Pouvoir laisser son cabinet quelques temps pour un congé maternité, une raison médicale… ou simplement pour souffler un peu est essentiel. Pourtant, nous sommes nombreux à nous l’interdire faute de pouvoir trouver un remplaçant kiné pour assurer la continuité des soins pendant notre absence. voilà les 6 solutions pour trouver un remplaçant en 2025.
Facebook et ses centaines de groupes sont un outil fort utile lorsque l’on cherche un ou une remplaçante ! De nombreux groupes sont disponibles et les annonces sont variées.
Il est recommandé de se créer un compte professionnel pour échanger avec ses confrères kinés ou des partenaires professionnels en préservant sa vie privée (spam, patients, etc).
Les groupes sont gérés le plus souvent par des confrères ou des organismes de formation et bien modérés.
En revanche, c’est l’algorithme de Facebook qui choisit si l’on voit les posts ou pas dans son fil : il faut donc parcourir manuellement chaque groupe qui pourrait potentiellement abriter l’annonce du remplaçant tant espéré.
Attention : il est dangereux de poster une annonce avec son profil personnel, l’adresse de son cabinet et ses dates d’absence. Si on veut éviter les surprises, il est également recommandé de ne surtout pas diffuser son numéro de téléphone ou son adresse email en public.
Si vous n’avez pas réussi à trouver de remplaçants dans les groupes Facebook, ou si vous en souhaitez pas y partager vos informations personnelles, vous pouvez trouver des candidats sur Jooble.
Rempleo
Rempleo est une application mobile créée par 3 amis kinésithérapeutes et informaticiens qui améliorent toujours continuellement l’application aujourd’hui.
La grande force de l’application, au-delà de sa communauté de plus de 40.000 des kinésithérapeutes libéraux de France, est qu’elle centralise dans un seul endroit sécurisé une messagerie, la gestion des contrats de remplacement, et la diffusion de ses annonces pour trouver un remplaçant kiné.
L’application va ainsi à l’essentiel et propose le plus grand choix d’annonces – 5.000 annonces kinés -, attirant ainsi un remplaçant kiné cherchant un poste à Mayotte ou en Guadeloupe aussi bien qu’à Bordeaux.
Les annonces de collaboration, assistanat ou même pour embaucher en CDI sont disponibles avec des critères prédéfinis pour permettre aux candidats de s’y retrouver en quelques clics, gagner en confiance grâce aux photos, et parcourir les descriptions personnalisées.
Kiné France est un site créé et maintenu par un confrère kinésithérapeute. Si elle ne compte pas encore une très grande communauté, elle permet de poster gratuitement une annonce pour trouver un ou une remplaçant kiné et de parcourir un catalogue de formations proposés par des organismes partenaires.
Une fonctionnalité utile est aussi le simulateur de charges sociales qui permet en quelques minutes de calculer les sommes que tu devra payer en URSSAF et CARPIMKO.
Un bon moyen donc de diversifier ses canaux de diffusion pour trouver un remplaçant en 2024 !
Ce blog est le site historique de petites annonces pour les kinésithérapeutes. Initialement une boutique d’équipement, un forum fut ouvert pour permettre aux kinésithérapeutes d’échanger.
Malheureusement, l’âge du site et le manque d’évolution le rendent inutilisable sur mobile. Si une option gratuite existe, impossible de trouver un remplaçant kiné sans mettre une annonce payante : il faut passer sur chaque annonce une à une pour parcourir l’offre, et les remplaçants n’ont bien sûr pas que ça a faire. Passer par une annonce payante permettra donc de faire monter sa demande parmi les autres en début du forum.
Si, pour maximiser tes chances, tu souhaites poster sur le forum Physiorama, sache qu’il faudra également y laisser son numéro de téléphone et adresse email, accessibles publiquement à tous les internautes (l’accès au site n’est pas réservé aux kinésithérapeutes).
Rempla France est une plateforme permettant aux kinésithérapeutes mais aussi toutes les autres professions médicales et paramédicales d’échanger sur leurs disponibilités. Le site est bien référencé et très simple d’utilisation.
L’inconvénient de ne pas être spécialisé, c’est le manque de choix dans certaines catégories (comme les kinésithérapeutes) et une gamme de services plus tournés vers le chasse de talents pour les structures médicales et les collectivités.
En plus du tarif pour poster l’annonce, des options existent comme pour contacter un candidat (ajouter 15 euros) ou pour signer le contrat (ajouter 5 euros).
App’Ines est une application mobile qui se définit comme l’alternative payante à Rempleo. Créée par Adrien à sa sortie de l’école de commerce NEOMA, la jolie application permet de poster des offres et de chercher parmi des remplaçants kinés potentiellement disponibles.
Après s’être concentrée sur le marché des kinésithérapeutes libéraux, l’application App’Ines s’est tournée vers les établissements de soins puis s’est diversifiée aux autres professions de santé pour faire de la chasse de talent.
Tu connais d’autres solutions ? N’hésite pas à les partager à ta communauté de confrères en commentaire ou en nous contactant par email pour que nous mettions à jour l’article ! À bientôt sur l’appli Rempleo 📲
Tu souhaites exercer la kinésithérapie en dehors de France mais tu ne sais pas trop comment cela se passe pour devenir kinésithérapeute à l’international ? Voilà un récapitulatif des exercices de la kinésithérapie dans le monde.
Si tu as fait tes études à l’étranger et que tu souhaites exercer en France, tu peux consulter notre article sur l’équivalence de diplôme.
Les études de kinésithérapeute durent 3 ans en Allemagne, mais des réforment sont en cours, pour rallonger la durée des études comme cela a été le cas en France. A leur terme, un Diplôme d’État (DE) est délivré.
Les frais de scolarité varient de 4.000 à 6.000€ par an.
En moyenne, 2.900 heures de cours théoriques sont couplées à un minimum de 1.600 heures de stage effectuées en 6 à 8 fois.
En parallèle des écoles spécialisées, il existe un programme en université qui permet l’obtention d’un bachelor en 4ans. Il est par la suite possible d’obtenir un master pour accéder à la recherche et l’enseignement.
La profession de kinésithérapeute en Allemagne
L’exercice de la kinésithérapie se fait majoritairement en salariat en Allemagne. L’accès au soin est direct et il y a 15 à 20 kinésithérapeutes pour 10.000 habitants.
Comme en France, les diplômes obtenus dans des pays de l’Union Europénne et en Suisse sont reconnus. Il peut être imposé en revanche un test d’aptitude, une période d’ajustement ou une attestation de niveau de langue.
En Belgique, il faut 4 ans d’étude incluant un bachelor en kinésithérapie puis un master en kinésithérapie pour pouvoir exercer. Il est possible d’embrayer sur un doctorat de recherche ou a d’autres masters par la suite.
Les 4 années d’études coûtent moins de 4.000€ au total. Elles sont constituées de 70% de cours théoriques et de 30% de pratique.
La profession de kinésithérapeute en Belgique
Il y a 30.000 kinésithérapeutes en Belgique, soit plus de 20 professionnels pour 10.000 habitants. La profession est très féminine et l’exercice libéral y est autorisé. En revanche il n’y a pas d’accès direct aux soins en kinésithérapie.
Les kinésithérapeutes belges sont représentés par l’AXXON et touchent en moyenne 3.000€ brut mensuel de salaire.
Exercer la kinésithérapie en Belgique
Pour exercer en Belgique, il est nécessaire d’envoyer un dossier à la commission d’équivalence (pour un coût de 200€). Une fois tous les documents fournis, le service dispose de 4 mois pour solliciter l’avis de l’organe consultatif, puis de 40 jours pour en faire part au demandeur.
Il faut 3 ans et demi pour obtenir le bachelor de kinésithérapie au Danemark. Un master est ensuite disponible pour accéder à la recherche et l’enseignement.
Les études sont gratuites pour les ressortissants de l’Union Européenne. Elles incluent 3 jours de stage de découverte puis 27 semaines de stages au court de la formation.
La profession de kinésithérapeute au Danemark
Il y a 13.000 kinésithérapeutes au Danemark, soit plus de 20 professionnels pour 10.000 habitants. 63% sont des femmes et l’accès direct facilite la prise en charge en kinésithérapie.
Les kinésithérapeutes danois sont représentés par le Danske Fysioterapeuter et touchent un salaire d’environ 550.000DKK par an, soit 75.000€.
Exercer la kinésithérapie au Danemark
Pour exercer au Danemark, il est nécessaire de faire une demande d’autorisation auprès du Conseil National de la Santé afin de faire reconnaître son diplôme. Un bon niveau de langue est également obligatoire.
La demande est traitée en 3 mois et les frais sont de 41,97€.
Le bachelor pour devenir kinésithérapeute dure 4 ans en Espagne. Un master et un doctorat existent si l’on souhaite continuer.
Les frais de scolarité varient entre 6.000€ et 12.000€ par an dans les instituts privés. Les études varient en fonction de l’institut mais incluent environ 1.200 heures de stage.
La profession de kinésithérapeute en Espagne
65% des 51.000 kinésithérapeutes espagnols sont des femmes. 75% exercent en libéral et l’Espagne bénéficie de l’accès direct.
Les 4 années d’études permettent d’obtenir un bachelor de kinésithérapeute. Un master est également accessible après 3 ans d’exercice puis des doctorats sont possibles.
Les études sont gratuites en Finlande et elles incluent 4 à 5 stages de 7 semaines.
La profession de kinésithérapeute en Finlande
16.200 kinésithérapeutes exercent en Finlande, soit plus de 20 kinés pour 10.000 habitants. Et 81% sont des femmes !
Il est possible de travailler dans la recherche et en laboratoire. L’accès direct est disponible.
Pour exercer en Finlande, il faut fournir un dossier à la VALVIRA (l’autorité pour la santé et le bien-être). Après acceptation, une période d’adaptation de 3ans permet de juger les candidats sur la durée (facturée entre 100€ et 400€). Au terme de cette période, soit le candidat est accepté, soit il faut recommencer.
Il est également nécessaire d’obtenir un certificat de niveau de langue.
Les études de kinésithérapie sont complétées avec l’obtention d’un master au bout de 5 ans en Islande. Il est possible d’ajouter d’autres masters ou un doctorat par la suite.
Le coût des études est de 536€ par an (uniquement les frais d’inscriptions).
En Islande, les études de kinésithérapies incluent 27 semaines de stage réparties en 4 stages.
La profession de kinésithérapeute en Islande
Il y a 700 kinésithérapeutes en Islande, soit entre 15 et 20 professionnels par habitant. 76% sont des femmes.
Les patients islandais bénéficient de l’accès direct.
Les kinésithérapeutes islandais sont représentés par la Icelandic Physiotherapy Association et bénéficient d’un revenu moyen annuel de 10.000.000ISK, soit 66.000€.
Exercer la kinésithérapie en Islande
Comme en France, un dossier de reconnaissance de diplôme est nécessaire pour exercer en Islande. Il est étudié par le Ministère de la Santé islandais.
En Italie, on peut devenir kinésithérapeute en 3 ans avec l’obtention d’un bachelor qui coûte entre 1.400€ et 2.000€.
Les étudiants suivent un cursus commun qui correspond à 66% du temps de scolarité, et 33% de spécialités définies par chaque université. Il est même possible de poursuivre ces spécialités 2 ans supplémentaires, mais le diplôme est toujours reconnu comme un bachelor. Il offre cependant des passerelles vers d’autres masters.
39% des kinés italiens seulement sont des femmes. Le salaire moyen d’un kinésithérapeute est de 33.000euros en Italie.
Il n’y a pas d’accès direct au parcours de soin en kinésithérapie en Italie.
Exercer la kinésithérapie en Italie
Une procédure de reconnaissance de diplôme est nécessaire pour exercer en Italie. Elle passe par la constitution du dossier Allegato B, avec des documents intégralement traduis en italiens.
La reconnaissance du diplôme se fait via la soumission d’un formulaire du Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, le MENEJ.
Il faut compter 4ans de formation à environ 2000€ par an pour obtenir le diplôme de kinésithérapeute aux Pays-Bas. 2 stages de 20 semaines et un semestre de spécialisation permettent de valider le bachelor.
Les études peuvent être poursuivies par un master et un doctorat.
La profession de kinésithérapeute aux Pays-Bas
Les Pays-Bas permettent l’accès direct à la kinésithérapie et comptent 27.000 kinés, dont 56% sont des femmes.
Le revenu moyen d’une kinésithérapeute néerlandais est d’environ 60.000€.
Un bon niveau de néerlandais est nécessaire pour exercer en tant que kinésithérapeute aux Pays-Bas, ainsi que la validation d’un dossier de reconnaissance des compétences par le Ministère de la Santé et des Sports.
En Suisse, on peut devenir kinésithérapeute salarié avec l’obtention d’un bachelor au terme de 3ans d’études.
L’année de formation coût environ 1000€, et le cursus inclus 4 stages de 36 semaines au total.
Il est possible de poursuivre ses études avec un master et un doctorat.
La profession de kinésithérapeute en Suisse
Il faut 2ans d’expérience clinique supplémentaire après ses études pour exercer en tant que kinésithérapeute libéral en suisse.
Il y a 12.000 physiothérapeutes en Suisse, soit 1 professionnel pour 1.000 habitants. 73% sont des femmes.
La Suisse bénéficie de l’accès direct en kinésithérapie.
Les kinés Suisses sont représentés par Physioswiss et touchent un revenu annuel moyen de 73.000€.
Exercer la kinésithérapie en Suisse
Il est nécessaire de faire reconnaitre son diplôme pour exercer la kinésithérapie en Suisse. La Croix Rouge Suisse effectue un premier contrôle puis un dossier complet doit être déposé. Si le dossier n’est pas suffisant, des mesures compensatoires à effectuer dans les 2ans peuvent être demandées.
Les études de kinésithérapie se déroulent en 4ans au Portugal, avec un niveau bachelor à la clé. L’année scolaire coute environ 1.000€ en institut publique et 3.000€ en institut privé.
Des stages sont inclus dans le cursus à partir de la deuxième année d’étude.
Il est possible de continuer avec un master puis un doctorat.
La profession de kinésithérapeute au Portugal
Il y a 7.000 Fisioterapeutas au Portugal, dont 65% sont des femmes.
Le Portugal bénéficie de l’accès direct aux soin en kinésithérapie.
Pour exercer la kinésithérapie au Portugal, il est possible de constituer un dossier de demande d’exercice à l’ACSS, l’Administração Central do Sistema de Saúde.
L’exercice de la kinésithérapie est possible après un bachelor en santé suivi d’un doctorat spécialisé en kinésithérapie aux États-Unis. D’autres spécialisations peuvent être menées ensuite.
Le tarif des études varie grandement dans le système scolaire américains, allant de 3.000€ à plus de 30.000€ en fonction de l’université.
La profession de kinésithérapeute aux États-Unis
Il y a 210.000 kinésithérapeutes aux États-Unis, dont 70% sont des femmes. Soit un ratio de près de 1 pour 1.000 habitant. L’accès est direct aux soin en kinésithérapie.
Un kinésithérapeute touche en moyenne un peu plus de 100.000$ par an aux États-Unis, et est représenté par la puissante American Physical Therapy Association.
Exercer la kinésithérapie aux États-Unis
Il est nécessaire de valider le National Physical Therapy Examination puis d’obtenir une licence de la part de l’État dans lequel on souhaite exercer pour être kinésithérapeute aux États-Unis. Chaque État a sa propre législation en la matière.
Pour obtenir l’équivalence du diplôme de kinésithérapeute, il faut auparavant avoir fait valider son dossier par la Credentialing Agency qui s’intéresse au référentiel de formation, par l’Educational Credentials Review qui contrôle le périmètre théorique, et par la Coursework Tools for Foreign Educated Physical Therapists qui juge l’expérience professionnelle passée.
Il est nécessaire d’obtenir un master pour exercer la kinésithérapie au Canada, au terme de 4ans d’études coutant chacun 1.200$ environ.
Le cursus contient 1.025 heures de pratique en stage.
Il est possible de se spécialiser et de continuer ses études vers un doctorat.
La profession de kinésithérapeute au Canada
Il y a 30.000 kinésithérapeutes au Canada, dont 74% sont des femmes. Au Québec plus précisément, il y a 9.000 kinés, dont 80% sont des femmes, et 55% exercent en libéral.
Le Canada permet l’accès direct au parcours de soin en kinésithérapie.
Pour exercer au Canada, il faut passer un examen des compétences en physiothérapie, puis se soumettre à l’évaluation des titres de compétences.
Mais le Québec spécifiquement bénéfice d’un arrangement pour faciliter l’accueil des kinésithérapeutes français, l’Arrangement en vue de la Reconnaissance Mutuelle des qualifications professionnelles, qui est valide en menant un cursus IRHPM à Amiens ou de MPSI à Grenoble.
Il existe un système de mesures compensatoires, si nécessaire pour se mettre au niveau.
Un bachelor obtenu après 4ans d’études permet d’exercer la kinésithérapie en Thailande. La scolarité coûte environ 1.000€ dans les instituts publiques et 3.000€ dans les instituts privés.
Plus de 1.000 heures d’expérience en stage sont inclues dans le cursus, qui peut-être suivi d’un master et d’un doctorat.
La profession de kinésithérapeute en Thailande
27.000 kinésithérapeutes exercent en Thaïlande, soit 2 pour 1.000 habitants.
La Thaïlande ne permet pas l’accès direct et n’est pas en pointe sur la recherche en kinésithérapie.
Il est très compliqué de s’installer en libéral en Thaïlande. Pour pouvoir exercer, il est nécessaire d’obtenir une licence renouvelable auprès du Physiotherapy Council, qui demandera notamment une pratique courante du thaï.
L’obtention du diplôme de masseur-kinésithérapeute se fait au terme 4ans en Nouvelle-Zélande, avec un niveau bachelor.
La scolarité est entre 4.000€ et 5.000€ l’année et inclus de nombreux stages en fin de cursus.
Il est possible de poursuivre ses études avec un master en 18 mois, et d’accéder au doctorat avec la rédaction d’une thèse et de deux articles de recherche.
La profession de kinésithérapeute en Nouvelle-Zélande
79% des 5100 kinésithérapeutes néo-zélandais sont des femmes ! Comme en France, il existe un système d’assistanat, et la Nouvelle-Zélande permet l’accès direct au parcours en kinésithérapie.
Les kinésithérapeutes ont des revenus annuels moyen de 87.000$NZ, soit environ 50.000€, et sont représentés par la Physiotherapy New Zealand.
Au Mexique, les étudiants en kinésithérapie bénéficient de 4ans d’études composés de 50% de cours théoriques, 40% de cours pratiques et 10% de stage avant l’obtention d’un bachelor.
Ils peuvent ensuite continuer les études pour obtenir un master et un doctorat.
La profession de kinésithérapeute au Mexique
Il y a 5000 kinésithérapeutes au Mexique, les Fisioterapeutas, soit moins de 1 pour 10000 habitants., qui ne bénéficient pas de l’accès direct.
Le salaire moyen d’un kinésithérapeute au Mexique est de 11000$MX par mois, soit environ 550€.
Il est nécessaire de faire revalider son diplôme auprès de la Dirección General de Acreditación, Incorporación y Revalidación (DGAIR) pour pouvoir exercer au Mexique avec un diplôme de kinésithérapie français ou européen.
Le dossier doit notamment inclure les documents académiques, le programme suivit lors des précédentes études et l’expérience accumulée.
La formation de masseur-kinésithérapeute se fait en 3ans au Maroc, avec l’obtention d’un bachelor. Le coût varie de 4500€ dans les instituts publics à 12000€ dans les instituts privés.
1800 heures d’expérience clinique en stage sont nécessaires pour valider la formation.
Il est possible de continuer ces études avec un master pendant 2 années supplémentaires.
La profession de kinésithérapeute au Maroc
Il y a 3000 masseurs-kinésithérapeutes au Maroc, soit 1 pour 1200 habitants et le salaire mensuel est d’environ 3500dh, soi 325€.
Il n y a pas d’accès direct et pas de possibilité de salariat pour les ressortissants étrangers qui doivent se tourner vers l’exercice en libéral uniquement. Les kinésithérapeutes marocain ont un revenu annuel moyen de 420.000dh, soit 40.000€.
Les kinésithérapeutes sont représentés par la Fédération Nationale des Kinésithérapeutes du Maroc, que l’on peut contacter via son compte Facebook.
Exercer la kinésithérapie au Maroc
Pour exercer en tant que kinésithérapeute au Maroc, il est nécessaire de soumettre un dossier au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique du Maroc.
Les 4ans d’études pour devenir physiothérapeute – ou Fiżjoterapist – sont gratuites à Malte.
1200 heures réparties du 9 stages cliniques à mener au cours de la formation sont nécessaire pour la validation du diplôme.
Il est possible ensuite de continuer avec un master, voir un doctorat pour les plus motivés.
La profession de kinésithérapeute à Malte
Il y a 500 masseurs kinésithérapeutes à Malte, soit un ratio de 7 pour 10.000 habitants qui bénéficient de l’accès direct au parcours de soin en masso-kinésithérapie.
Au Japon, les études de kinésithérapie peuvent être menées dans des instituts privés pour plus de 15.000€ par an, ou dans des instituts publics pour 4.500€ par an. Le cursus dure 3ans, avec l’obtention d’un bachelor, complété par 810 heures d’expérience clinique en hôpital.
La profession de kinésithérapeute au Japon
Il y a environ 180.000 masseurs-kinésithérapeutes au Japon, soit 1 kiné pour 750 habitants. 39% seulement sont des femmes et l’exercice se fait uniquement en salariat.
Pour exercer la kinésithérapie au Japon, il faut constituer un dossier technique, incluant un certificat de niveau de langue, et passer l’examen national pour valider sa pratique.
4ans d’études sont nécessaires pour l’obtention d’un bachelor de kinésithérapie en Inde, la Licenciatura, et les frais s’élèvent environ à 1.200€ l’année.
6 mois de stage intensifs en fin de cursus complètent la formation.
La profession de kinésithérapeute en Inde
Il n’y a qu’un kinésithérapeute pour 20.000 habitants en Inde, qui propose l’accès direct à la kinésithérapie.
Un dossier doit être déposé auprès de l’État dans lequel on souhaite exercer an tant que kinésithérapeute. Une fois ce dossier accepter, un examen des compétences doit être validé.
Le programme de formation français n’est par reconnu en Autralie, il n’y a donc pas de reconnaissance automatique du diplôme. L’Australian Physiotherapy Council valide les dossiers d’accréditations pour permettre d’exercer en Australie.
4ans d’études et l’obtention d’un bachelor permettent d’exercer la kinésithérapie en Afrique du Sud.
La formation, qui coûte environ 3.500€ par an, compte 1.000 heures d’expérience clinique et peut être poursuivie vers un master et un doctorat.
La profession de kinésithérapeute en Afrique du Sud
Il y a 8.500 kinésithérapeutes en Afrique du Sud, soit 1 pour 7.000 habitants environ, qui bénéficient de l’accès direct aux soins en kinésithérapie.
Les kinésithérapeutes Sud Africains sont représentés par la South African Society of Physiotherapy et peuvent compter sur un revenu d’environ 1.500€ par mois.
Exercer la kinésithérapie en Afrique du Sud
Un permis de travail temporaire renouvelable pendant 2ans est nécessaire pour commencer à travailler en Afrique du Sud. il s’obtient par une demande au Consultat d’Afrique du Sud.
Il faut 4ans d’études et l’obtention d’un bachelor en kinésithérapie pour pouvoir devenir kiné en Argentine. Le cursus inclus 700 heures d’expérience clinique et peut-être poursuivit par un master et un doctorat.
Les frais de scolarité s’élèvent à environ 150€ l’année.
La profession de kinésithérapeute en Argentine
Il y a 50.000 Kinesiólogo Fisiatras en Argentine, soit 1 pour 1.000 habitant, et les 3/4 sont des femmes.
Il n’y a pas d’accès direct aux soins en kinésithérapie en Argentine.
Il est nécessaire d’effectuer un cycle d’équivalence de formation nationale pour pouvoir exercer la kinésithérapie en Argentine, et de faire revalider son diplôme obtenu à l’étranger.
52,8% des kinésithérapeutes présentent des signes de burn-out selon une récente étude de la CARPIMKO. Pourtant, l’obligation morale et déontologique les empêche de laisser les patients sans assurer la continuité des soins. Comment trouver l’équilibre entre obligation professionnelle et stabilité personnelle lorsqu’on est chaque jour sous tension ?
Les kinésithérapeutes subissent une première pression, financière, lors de leurs études. Cette pression devrait bientôt se réduire grâce à la victoire de la FNEK auprès du Conseil d’État pour réduire le coût de formation en IFMK. Reste que les actes des masseurs-kinésithérapeutes n’ont été augmentés que de 25 centimes en 10 ans. Un problème matériel aussi bien que psychologique pour une communauté kiné qui se sent dévalorisée, même dans une période qui la rend essentielle à la population (pandémie de COVID, épidémie de bronchiolite….)
Ensuite, les zones sur-dotées complexifient le rapprochement familial alors que l’installation dans les déserts médicaux promet un travail sans relâche pour prendre soin des patients dans le besoin. Face à ce dilemme, de plus en plus de néo-diplômés se tournent vers le salariat, moins rémunérateurs mais plus flexible sur les possibilités géographiques d’exercice et simplifiant la coupure avec la vie personnelle. C’est même à la demande de la communauté de remplaçants kinés qui ont souffert de la pandémie de COVID que les offres de postes salariés ont été rendues possibles dans l’application mobile Rempleo.
La communauté a appelé ce phénomène la Kiné Rat Race, tunnel oppressant pour nombre de confrères et consœurs qui se retrouvent bientôt dans des groupes Facebook dédiés pour échanger sur les solutions pour mettre un terme à leur exercice de la kinésithérapie. Il semble essentiel de stopper cette hémorragie.
Prendre soin de nos soignants
Les kinésithérapeutes méritent qu’on crée des services qui leur sont dédiés. Les technologies le permettent aujourd’hui. Malheureusement, la communauté kiné d’un peu moins de 100.000 membres est souvent considérée comme « un petit marché », comparée par exemple aux 770.000 infirmiers et infirmières ou aux 230.000 médecins en 2023.
Pourtant, les problématiques quotidiennes des masseurs-kinésithérapeutes leur sont bien spécifiques, en exercice à domicile comme au cabinet. Protection des données personnelles, valorisation de la profession, suppression de la friction du rempla kiné, facilitation de la formation et de la recherche de poste pour trouver le mode d’exercice adéquat : c’est pour cette raison que Rempleo a été créée par des kinés, au service des kinés. Et le service n’évolue pas seul : un écosystème se structure, avec des services allant de la gestion des impayés à la valorisation de l’image dans le respect des règles déontologiques sur internet ou encore la gestion de son planning et de son cabinet directement depuis son mobile.
Il apparaît donc essentiel de fournir des services digitaux qui permettent de réduire la charge administrative des praticiens pour leur permettre de se concentrer sur leurs patients. Mais il semble tout aussi clé de leur permettre de se soigner ou partir en congés en faisant appel à des remplaçants kinés, ou faire face sereinement à une augmentation temporaire d’activité en trouvant rapidement des assistants et collaborateurs.
C’est l’équilibre d’une profession qui en dépend, et une question de santé publique.
Apportant épanouissement personnel et permettant aux masseurs-kinésithérapeutes d’évoluer dans leur pratique, la facilitation de l’accès à la formation continue kiné est un axe de travail permanent. Mais le sujet est également lié à la friction du remplacement kiné, un titulaire en stage de formation ayant besoin de se faire remplacer pour maintenir la prise en charge des patients lors de son absence.
Le masseur-kinésithérapeute est un élément clé du système de santé en France, souvent considéré comme l’un des meilleurs du monde. Il est important aujourd’hui de préserver cette communauté et de valoriser ses différents statuts (étudiants, remplaçants, collaborateurs, assistants et titulaires) en leur apportant les services nécessaires grâce à des outils digitaux dans un écosystème unifié et sécurisant.
Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire
Le FISC déploie actuellement un arsenal d’algorithmes pour accentuer la lutte contre la fraude fiscale et les diminutions d’impôts injustifiées. Pour 2022, les impôts prévoient 1 contrôle sur 2 de manière informatique, totalement à distance. Doit-on craindre une augmentation de fréquence du contrôle fiscal pour les kinés ?
Le droit à l’erreur repose sur la bonne foi des contribuables et donne donc la possibilité pour nous, kinés, de nous tromper (involontairement bien sûr) dans nos déclarations fiscales, sans risquer une amende ou des sanctions pécuniaires dès la première erreur ou le premier manquement déclaratif.
Pour bénéficier de ce droit à l’erreur, il est important de mettre toutes les chances de son côté.
« La loi pour un Etat au Service d’une Société de Confiance (ESSOC) a pour ambition de renforcer la relation de confiance entre le public (particulier comme entreprise) et l’administration ». Pour en savoir plus sur le droit à l’erreur, voilà le site du gouvernement.
Le contrôle fiscal par l’analyse de vos données fiscales ?
Dans un récent texte de loi, le fisc a mis en œuvre des programmes informatiques façon BIG DATA pour optimiser ses contrôles fiscaux.
Mais dans le même temps, l’Etat veut instaurer une relation de confiance avec ses contribuables et demande à chaque kiné de prouver sa bonne foi fiscale en apposant une mention ECF sur notre déclaration professionnelle n°2035. C’est l’Examen de Conformité Fiscale !
Quelle est la contrepartie ? En ayant opté pour ce « label » comptable et fiscal, le kinésithérapeute réduit son exposition au contrôle fiscal d’une part, et s’il venait finalement à en subir un, il est exempté de pénalité et intérêt de retard du fait de cette bonne foi.
Afin de s’armer contre les contrôles informatisés de l’Administration, il parait judicieux de passer par cette certification fiscale, surtout si les contrôles inopinés s’intensifient pour lutter contre la fraude fiscale.
L’Examen de Conformité Fiscale, c’est-à-dire ?
Concrètement sur la déclaration 2035, il faut cocher la case ECF et indiquer le nom du prestaire choisi pour assurer l’examen fiscal :
Ensuite on doit signer une lettre de mission (contrat) avec notre prestataire.
Mais qui choisir ? Une équipe de certificateurs, comme ils s’appellent, ont décidé de se spécialiser dans cet examen fiscal pour sécuriser les déclarations fiscales et être un contrôleur technique tiers pour l’Administration et offrir aux indépendants un service optimum de sérénité fiscale.
Combien coûte l’Examen de Conformité Fiscale ?
Nous avons le libre choix sur la désignation du professionnel qui effectuera cette prestation contractuelle. Elle peut être faite par un expert-comptable ou un organisme de gestion agréé par exemple, ou les 2 en co-traitance pour réduire son coût. Ainsi, par exemple, FISCA-PASS® travaille, si nécessaire, en collaboration avec notre cabinet d’expertise-comptable.
Ce service nous offre une vraie sécurité fiscale pour nous en tant qu’indépendants (kinés libéraux).
Un Examen de Conformité Fiscale (ECF) sur les revenus 2022 chez FISCA-PASS pour un Kiné, c’est 170€ HT, soit 204 € TTC.
Une réduction est appliquée s’il est adhérent à l’Organisme de Gestion Agréé ARCOLIB, et l’ECF coûte alors 50€ HT, soit 60 € TTC.
En résumé, le pack complet ARCOLIB + FISCA-PASS coûte 240€ TTC (dont 180€ TTC de cotisation ARCOLIB + 60€ TTC d’ECF FISCA-PASS).
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A l’issue de leur analyse, un compte-rendu de cette mission est transmis via informatique à notre Service des Impôts (CERFA 3030-SD), après rectification d’éventuelles erreurs.
Les kinésithérapeutes libéraux n’optant pas pour l’ECF prennent un risque fiscal, et sont donc sujets aux contrôles fiscaux informatisés. Les autres sont valorisés auprès des impôts par l’intermédiaire du formulaire CERFA officiel, et risquent moins de contrôles fiscaux.
Questions fréquentes
Combien je risque lors d’un contrôle fiscal ?
5000€ pour un mauvais fichier comptable par exemple, le redressement des éléments mal déclarés ou majorés en défaveur de l’Administration, …
Puis-je être personnellement impacté ?
L’ECF sécurise uniquement les revenus professionnels à ce stade de la mission définie dans les textes officiels.
Mes collaborateurs et remplaçants ou mon titulaire peuvent-ils me mettre en difficulté s’ils ne sont pas conformes ?
Non, pas à ce stade de la mission, sauf découverte d’une non-conformité qui touche au pénal (faits délictueux : arnaque à la carte Vitale, dissimulation de recettes en cas d’activité d’ostéopathie en complément, paiement en espèces d’activités non remboursées par la sécurité sociale…)
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La Journée mondiale de la physiothérapie a lieu le 8 septembre de chaque année et est l’occasion pour les physiothérapeutes du monde entier de sensibiliser à la contribution cruciale de leur profession au maintien de la santé, de la mobilité et de l’indépendance des personnes.
Le thème de la Journée mondiale des Physiothérapeutes 2022 est l’arthrose et comprend des fiches d’information et des affiches destinées au grand public promouvant le rôle des kinésithérapeutes dans la prévention de l’arthrose et dans la prise en charge des personnes touchées par l’arthrose.
L’arthrose est l’affection articulaire la plus courante. Elle peut toucher n’importe quelle articulation mobile, le plus souvent les genoux, les hanches et les mains. L’arthrose est une maladie articulaire. Elle peut commencer par une blessure mineure ou majeure de l’articulation. Au début du processus pathologique, l’organisme dispose des ressources nécessaires pour réparer ces changements. Au fur et à mesure que la maladie progresse, le système de réparation de l’organisme ne peut plus suivre et les tissus articulaires commencent à se dégrader, ce qui se traduit par un amincissement du cartilage, un remaniement des os, des bosses osseuses et une inflammation des articulations.
Malgré ces changements, l’articulation peut toujours fonctionner normalement, sans douleur ni raideur.
Il existe également une liste de ressources contenant des faits, des résultats de recherche, des statistiques et des articles pour vous aider à démontrer la contribution des kinésithérapeutes.
Les ressources de la Journée Mondiale de la Physiothérapie 2022
Les posters de sensibilisation à la prise en charge de l’arthrose sont disponibles ci-dessous 👇
L’origine de la journée mondiale de la Physiothérapie
En 1996, le 8 septembre a été désigné comme la Journée mondiale de la physiothérapie. Il s’agit de la date à laquelle la physiothérapie mondiale a été fondée en 1951.
Cette journée marque l’unité et la solidarité de la communauté mondiale de la physiothérapie. C’est l’occasion de reconnaître le travail que les physiothérapeutes accomplissent pour leurs patients et leur communauté. En utilisant la Journée mondiale de la physiothérapie comme point de mire, l’organisation World Physiotherapy vise à soutenir ses membres dans leurs efforts pour promouvoir la profession et faire progresser leur expertise.
Des rapports provenant du monde entier indiquent que les activités de la Journée mondiale du physiothérapeute ont un impact positif sur le profil et la position de la profession, tant auprès du public que des décideurs politiques.
De nombreuses organisations membres de World Physiotherapy ont déjà leurs propres journées, semaines et mois nationaux de la physiothérapie. Cependant, les organisations qui n’ont pas leur propre journée désignée choisissent souvent le 8 septembre.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur des sollicitations potentiellement frauduleuses relatives à la RGPD et à la proposition de délégation à la protection des données…
Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.
Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
Ces dernières semaines, de nombreux kinésithérapeutes exerçant en région Provence-Alpes Côte d’Azur nous ont informés avoir été démarchés par un cabinet d’avocat se réclamant de structures professionnelles départementales et régionales pour souscrire un contrat afin qu’il devienne leur Délégué à la protection des données.
Le Conseil national s’étonne fortement de ce démarchage téléphonique, tout d’abord parce que de telles pratiques de démarchage ne sont pas déontologiques. Ainsi, comme nous l’avons indiqué dans de précédentes communications, tout démarchage mail, courrier, téléphonique de quelque société ou cabinet d’avocat avec invitation sous couvert de condamnation financière à se mettre en conformité au RGPD en faisant notamment appel aux services d’un DPO, n’a pas lieu d’être dès lors que les professionnels ne sont pas assujettis à l’obligation d’avoir une DPO (les cabinets libéraux ne semblent pas réaliser de traitement à grande échelle).
En tant que masseur-kinésithérapeute inscrit au tableau de l’Ordre, seul le DPO du Conseil national est habilité à vous solliciter. En 2019, l’Ordre a désigné un délégué à la protection des données ou « Data Privacy Officer » en la personne de Maître Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate associée au sein du Cabinet DELSOL Avocats, spécialisée en protection des données personnelles et systèmes d’information de santé, pour accompagner l’Ordre dans cette mise en conformité. Des communications vous ont été adressées à ce sujet en 2019 et 2020 par exemple. Ses missions sont les suivantes :
Audit et mise en conformité des traitements de données à caractère personnel de l’Ordre
Information et conseil sur les obligations en matière de protection des données
Sensibilisation des conseillers et collaborateurs de l’Ordre à travers des formations
Point de contact des questions et demandes relatives à la protection des données personnelles.
Le DPO peut être joint par courriel à l’adresse suivante dpo@ordremk.fr ou par téléphone au 01 43 18 32 70, pour toute question relative à l’application des principes de protection des données ou à l’exercice des droits. Ce que de nombreux kinésithérapeutes ont déjà fait.
Vos conseils départementaux, interlocuteurs privilégiés des kinésithérapeutes, disposent de toutes ces informations et peuvent vous renseigner sur les obligations concernant le Règlement général sur la protection des données.
RGPD : Quelles sont vos obligations ?
Parce que vous conservez et partagez les données personnelles ou de santé de vos patients, sous forme numérique ou papier, ou parce que vous utilisez une plateforme en ligne de gestion des rendez-vous, vous êtes, en tant que professionnel de santé libéral, concerné par le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
Applicable depuis 2018, le Règlement européen sur la protection des données personnelles dont l’objectif est d’augmenter la protection des utilisateurs en matière d’accès à leurs données personnelles s’impose à tous ceux qui gèrent des données personnelles.
Toutes les informations sur le RGPD sont consultables sur ce site, page publiée en février 2019.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’accueil des étudiants stagiaires en cabinet libéral, conformément aux dispositions des articles L. 4321-2 et L. 4321-11 du code de la santé publique.
Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.
La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes a été alerté s’agissant d’établissements de santé qui signent des contrats de remplacement avec des étudiants en masso-kinésithérapie non diplômés d’Etat.
A ce propos, il est important de rappeler que, conformément aux dispositions des articles L. 4321-2 et L. 4321-11 du code de la santé publique, peuvent exercer la profession de masseur-kinésithérapeute :
les personnes titulaires du diplôme d’Etat français de masseur-kinésithérapeute et inscrites au tableau de l’Ordre ;
les personnes titulaires d’une autorisation d’exercice et inscrites au tableau de l’Ordre ;
les personnes titulaires d’une autorisation délivrée par le Conseil national de l’ordre après vérification des qualifications professionnelles dans le cadre d’une déclaration préalable de prestation de services.
En outre, il convient de rappeler que l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute, sans avoir respecté l’une des conditions ci-dessus rappelées, est constitutif du délit d’exercice illégal de la profession, défini à l’article L. 4323-4-1 et sanctionné par l’article L. 4323-4 du code de la santé publique.
Dès lors, un étudiant non diplômé d’Etat ne peut pas conclure un contrat de remplacement et prendre en charge la patientèle d’un titulaire sans se rendre coupable d’exercice illégal de la profession de masseur-kinésithérapeute. Le kinésithérapeute titulaire peut également être poursuivi pour complicité d’exercice illégal.
En revanche, les kinésithérapeutes peuvent accueillir en stage les étudiants issus des Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) dès lors que ces stages sont organisés dans le respect des prescriptions légales décrites dans l’avis CNO n°2015-03 du Conseil national relatif à l’accueil des étudiants stagiaires. Ils peuvent aussi accueillir des stagiaires étrangers dès lors que leur école dispose d’un agrément de l’autorité locale compétente permettant l’exercice de la kinésithérapie dans le pays qui délivre le diplôme.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
Le périnée est un ensemble de tissus et de muscles situés dans le bassin et qui présente une fonction de soutien des organes dans la cavité pelvienne (vessie, vagin, utérus, rectum), une fonction dans la continence vésicale et rectale et enfin une fonction sexuelle. Invisible, il fait encore l’objet d’un grand tabou, malgré les plus de 800.000 accouchements en France chaque année. La grossesse est l’occasion d’aborder le périnée parmi les nombreuses autres discussions mais le post partum n’est pas la seule indication pour la rééducation pelvi périnéale, en effet il est admis qu’une femme sur cinq a besoin de renforcer son périnée en France.
La prise en charge de la rééducation pelvi périnéale
Il existe de nombreux facteurs qui ont une influence négative sur le périnée, on peut citer :
la grossesse et l’accouchement
l’âge
le surpoids
le tabagisme
certains sports à impact
etc.
Un périnée faible peut être la cause de pathologies telles que l’incontinence urinaire, une descente d’organe (aussi appelée prolapsus) ou des douleurs. En France, la rééducation est pratiquée sur ordonnance médicale par les masseurs-kinésithérapeutes et les sage-femmes spécialisés, elle dure en général une dizaine de séances.
Souvent comparé aux muscles abdominaux, le périnée doit être entretenu et travaillé très régulièrement pour rester efficace. Le problème réside dans la prise en charge à domicile qui est encore trop légère à l’heure actuelle, en effet, les symptômes réapparaissent souvent par manque d’entretien musculaire.
Avec les problématiques actuelles d’accès au soin, qui s’ajoutent à la distance éventuelle vers les professionnels de santé, le planning très rempli des femmes actives et le peu de disponibilité des professionnels, il devient très compliqué d’avoir accès à une prise en charge de qualité.
C’est en dressant ce constat que le dispositif médical français Emy a été créé, afin de proposer une prise en charge médicale, ludique et efficace à domicile.
Emy s’intègre dans le parcours de rééducation
Comme nous l’avons évoqué plus haut, la rééducation pratiquée par les kinésithérapeutes et les sage-femmes spécialisés est efficace et le problème réside dans la prise en charge à domicile. En effet, le stop-pipi est maintenant largement déconseillé et les exercices prescrits ne sont pas satisfaisants (généralement, il est proposé de contracter son périnée régulièrement « en vous brossant les dents, dans l’ascenseur ou au feu rouge »).
Le dispositif médical Emy présente l’intérêt d’être conçu avec les mêmes protocoles médicaux que ceux utilisés en cabinet de rééducation, de proposer des exercices de biofeedback pour un travail actif des patientes et un suivi des progrès pour plus de motivation.
Il intervient naturellement après une rééducation avec un professionnel et permet de faire le lien avec la prise en charge à domicile via, par exemple, des exercices à faire à domicile que peuvent définir simplement les professionnels de santé.
Le dispositif médical Emy a fait l’objet d’un essai clinique qui a mis en évidence son efficacité.
Le périnée, toute sa vie
Nous avons déjà listé les facteurs de risque qui ont une influence négative sur le périnée et nous avons vu qu’il y en a de nombreux qui n’ont pas de rapport avec les grossesses et les accouchements. C’est pour cette raison que le périnée doit être entretenu tout au long de la vie des femmes.
À chaque période, celui-ci peut être faible et provoquer des symptômes.
Par exemple :
La jeune sportive : elle peut souffrir de pertes involontaires d’urine lors d’efforts sportifs très importants car elle a des abdominaux très puissants et le périnée pas suffisamment tonique pour compenser
Autour de la ménopause, une baisse des hormones induit une baisse de la tonicité des tissus, ce qui peut également mener à des pertes involontaires d’urine.
Le dispositif médical Emy est garanti pendant 5 ans et muni d’une batterie rechargeable, ce qui appuie le discours des professionnels expliquant que le périnée s’entretient sur le long terme.
Il s’utilise également en prévention, pour anticiper les troubles qui peuvent survenir par des exercices médicaux.
Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la sonde Emy, dédiées aux professionnels de santé, sur ce site.
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Apporter des expériences culturelles uniques aux étudiants kinés est essentiel pour garder une profession épanouie et curieuse. Découvrons le poste de responsable culture de l’IFMK de Saint Maurice !
Eva Arnaud, est étudiante en K2 à l’IFMK Saint Maurice, dans le Val d’Oise. À mi-parcours de son année de K1, elle s’est décidée à rejoindre le bureau des élèves, pour participer à l’organisation d’événements, apporter du plaisir et des expériences aux élèves.
Future confrère kiné passionnée, elle multiplie les activités culturelles sur son temps libre : musées, théâtre… mais aussi sociologie !
Elle rejoint donc le BDE EEKSM et saisit l’occasion du poste de responsable culture, en juin 2022 : un poste atypique dans un BDE et à réinventer après une petite pause les années précédentes. Elle hérite ainsi du journal mensuel, Le K’ENKRE, qui existe depuis quelques années, vecteur d’expérience pour les étudiants, mais aussi tribune pour s’exprimer. Diplômés d’État, élèves et professeurs peuvent y publier sur des sujets très variés.
Le journal permet de couvrir des sujets très larges :
actualité scolaire, comme la rentrée qui est abordée dans l’édition de septembre
actualités de la FNEK publiées en continue pour les élèves, en partenariat avec le pôle BDE de la Fédération Nationale
santé / solidarité, comme octobre rose et le cancer du sein qui est diffusé en octobre, en partenariat avec le pôle solidarité
évènements, en partenariat avec les différentes associations d’étudiants et diplômés kinés de la région
Le challenge pour Éva, c’est de coordonner quelques dizaines de rédacteurs et les garder motivés sur la durée. En plus de son rôle de chef d’orchestre, elle gère aussi la mise en page et rédige elle-même des pages sur ses sujets spécifiques autour de la culture. Lorsque ce n’est pas sa spécialité, elle préfère se faire assister, comme sur des sujets autour du cinéma.
Des projets passionnants pour allier kiné et culture
L’activité dynamique du pôle culture de l’EEKSM s’inscrit dans la vie associative kiné de la région. Le Bureau des arts pour tous les BDE d’Île de France diffuse également la culture au sein des IFMK.
Eva souhaite proposer prochainement des pièces de théâtre et des visites collectives de musées, pour partager l’expérience avec tous les étudiants qui le souhaitent.
Elle compte également mettre en place une bibliothèque partagée pour prêter ou faire don de ses bouquins à la communauté étudiante kiné et favoriser le partage.
Un événement phare de l’année sera probablement le Pouce d’Or. La compétition propose à des duos de se rendre dans une ville révélée le jour même en auto-stop et faire des choses insolites dans des endroits clés (avec preuve à l’appui). Sans gâcher la surprise, la ville héberge un IFMK, ce qui permet aux participants de rencontrer leurs confrères étudiants kinés locaux et dormir chez eux. Un beau moment de découverte et de partage prévu !
Le concept pourrait même se répandre dans d’autres écoles, pour complexifier le challenge !
À l’ordre du jour cette année également, la création d’une journée culturelle à l’IFMK Saint Maurice : pendant une journée, la possibilité serait ainsi offerte aux étudiants et anciens étudiants d’exposer leurs talents, donner un cours, présenter sa culture d’origine ou proposer un mini-concert aux autres participants.
Comme d’autres IFMK, Saint Mo est équipé d’une section sport : avec le soutien espéré de la direction, Éva souhaite ouvrir une section Musique. L’objectif est ici, de manière continue, de permettre aux étudiants d’exprimer leur talent et leur passion, avec une salle dédiée et un projet commun.
Alors, on ouvre un pôle culture dans tous les BDE kinés de France ? En tout cas, le dynamisme et la richesse des idées d’Eva nous a conquis. On garde un œil sur ces supers services apportés aux étudiants kinés !
Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure kiné ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes innovants, aventuriers ou sportifs de haut niveau
La rééducation de sportifs de haut niveau passionne un grand nombre d’entre nous. Dans cette démarche, le kinésithérapeute intervient en binôme avec le chirurgien spécialiste du sport. Nous nous sommes donc rapprochés du docteur Christophe Cermolacce, chirurgien orthopédiste, spécialisé dans le sport et plus particulièrement dans les opérations cheville/pied pour mieux comprendre cette relation.
Christophe a commencé sa carrière comme chirurgien orthopédiste général. Attiré par la prise en charge de patients sportifs, il s’est associé au docteur Jean-Pierre Franceschi, chirurgien des stars du ballon rond (notamment à l’Olympique de Marseille, célèbre lieu de prédilection) et bien connu dans le milieu du sport en général.
Il s’est concentré peu à peu sur la prise en charge de la cheville et du pied, apprenant de nouvelles techniques révolutionnaires, notamment aux USA. Il participe aux débuts de cette chirurgie spécialisée en 1992 en France et à ceux des techniques percutanées dans les années 2000.
Au fil des années, les techniques chirurgicales classiques ont évolué vers des chirurgies mini-invasives réservées à quelques pionniers
Spécialité et technique de pointe
En 1995, le docteur Christophe Cermolacce fonde, avec 3 chirurgiens orthopédistes, l’ICOS (Institut de Chirurgie Orthopédique et Sportive) à Marseille, le centre dédié aux consultations de chirurgie orthopédique et aux consultations en traumatologie du sport, avec des sous spécialités, organisés en 3 pôles : membres inférieurs, genou/hanche et cheville/pied pour apporter la même expertise que celle délivrée dans les centres spécialisés dans la main, souvent plus connus.
En quelques années, l’ICOS est devenu le centre de référence pour les sportifs de haut niveau, englobant l’évaluation physique et médicale des joueurs de l’OM. Aujourd’hui, l’institut compte 10 chirurgiens spécialisés.
Il y a 16 ans, en 2006, Christophe crée l’ICP (Institut de la Cheville et du Pied) à Paris, cette fois-ci avec 5 chirurgiens orthopédistes, une plateforme exclusivement destinée à la prise en charge et à la chirurgie de toutes les pathologies du pied.
Aujourd’hui, sa passion semble toujours aussi forte. Si la recherche fondamentale est faite dans les laboratoires spécialisés, l’innovation chirurgicale se fait notamment, par certains chirurgiens, chez les sportifs de haut niveau comme les cellules souches et la thérapie cellulaire en général (PRP, PRF…)
La symbiose Chirurgien et Kiné du Sport
Si les avancées sont impressionnantes dans le domaine, l’échange avec les kinésithérapeutes lui semble toujours plus essentiel. Ils ont notamment un rôle clé pour mesurer la progression des patients.
Leur investissement sur le long terme auprès de leurs patients permet de récolter des informations précieuses, autant avant qu’après l’opération. Et ils sont même très régulièrement présents au bloc.
« C’est une symbiose. Vous ne pouvez pas avoir de bon résultat en chirurgie si vous n’avez pas de bon kiné »
Christophe Cermolacce
Constamment sur le terrain et connaissant parfaitement les limites des patients, notamment en cas de problème mécanique, ce sont généralement les kinésithérapeutes qui contactent les chirurgiens directement.
Afin d’être réactif pour les grands sportifs, il est aujourd’hui possible d’échanger immédiatement par visioconférence en cas de priorité haut niveau, en plus des consultations à Paris, Marseille et Calvi.
En post opératoire également, pour les athlètes éloignés, la technologie est également pratique pour suivre la récupération et les consolidations.
A ses débuts, Christophe n’a pas pu profiter autant qu’il l’aurait souhaité de l’expérience des anciennes générations de chirurgiens. Si à l’époque la mode était plutôt à rester dans son coin, aujourd’hui le partage est une valeur importante. Apprendre à se connaître et à échanger régulièrement est important pour une bonne cohésion entre les professionnels de santé, notamment les chirurgiens, les ostéopathes et les kinésithérapeutes.
Christophe reçoit donc très souvent de nos confrères kinés. Avec en moyenne 80 interventions chirurgicales cheville/pied par semaine entre l’ICOS et l’ICP, il confie « C’est avec plaisir que j’invite les jeunes générations à assister aux opérations et échanger sur le sujet ».
La période de remplacement des kinés ou en début d’installation est idéale pour la formation car le planning du cabinet n’impose pas encore un rythme trop soutenu.
Comme le chirurgien fait son autoformation et rencontre des référents dans chaque domaine, il suggère aux futurs kinés du sport de multiplier les expériences, de rejoindre des associations comme la SFMKS et d’assister à des congrès. L’idéal est de nouer des liens forts avec les chirurgiens locaux voire nationaux pour les rencontrer et partager sur les pathologies rencontrées.
Il faut en profiter et s’appuyer sur les plus expérimentés, en ciblant les professionnels qui gèrent les sportifs haut niveau et s’occupent vraiment de sportifs et en ont fait leur quotidien.
Le patient sportif de haut niveau connaît très bien son corps et sa pathologie, à une récupération hors norme, et est une aide précieuse pour le kiné du sport.
La route est longue et la démarche de formation ne s’arrête jamais réellement. Au-delà de son activité, c’est une passion que Christophe a transmise à son fils, le docteur Mathieu Cermolacce, également chirurgien orthopédiste, qui vient d’intégrer le groupe ICOS dans le même pôle cheville/pied tout en gardant une activité hospitalière à l’APHM.
Tu peux retrouver toutes les informations sur Christophe Cermolacce sur son site internet et le contacter via les réseaux sociaux : on a adoré échanger avec lui !
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