La rééducation, et plus particulièrement le métier de kinésithérapeute, est en plein changement. Le professionnel doit faire face à la fois à une augmentation du coût de la vie sans revalorisation véritable de ses actes et à une demande importante de traitement et de suivi des patients.
Nous pouvons faire un focus sur la prise en charge post opératoire. Celle-ci a énormément évolué ces dernières années avec une prise en charge ambulatoire et un retour à domicile le plus rapide possible.
Les équipes chirurgicales ont développé des réseaux de professionnels (infirmières, prestataires en santé, kinésithérapeutes) afin d’accompagner le retour à domicile des patients.
Des protocoles sont remis rapidement aux patients avec un suivi journalier de la douleur afin d’améliorer la prise en charge du patient. En accompagnant le patient tout en le rendant autonome, le suivi post opératoire ambulatoire a permis un retour plus rapide vers les habitudes de vie des patients (reprise du travail, du sport…). Le développement ambulatoire a donc été bénéfique pour l’assurance maladie en diminuant les côuts mais également pour le patient en réduisant les infections nosocomiales et en permettant un retour plus rapide aux activités de la vie quotidienne comme l’évoque l’étude « L’état des lieux de la chirurgie ambulatoire de 2016« .
Accompagner ses patients à domicile
Le suivi post opératoire est donc un exemple à suivre pour la prise en charge quotidienne. Nous devons optimiser notre prise en charge, et donc rendre le patient acteur et autonome le plus rapidement possible.
Afin de faire évoluer favorablement nos traitements nous devons surveiller le niveau de douleur et la remise « en charge progressive » des tissus concernés par notre prise en charge. Mais rendre le patient acteur de sa prise à charge peut parfois être une chose complexe dans un quotidien chargé.
C’est pourquoi, la technologie proposant de nouvelles solutions, nous pouvons nous appuyer sur un outil de prescription d’exercice comme Physio Troma.
Physio Troma permet aux professionnels de disposer de plus d’une vingtaine de programmes standardisés par pathologies et de plus de 350 vidéos d’auto rééducation. Le patient bénéficie ainsi d’un suivi en retrouvant les exercices à faire sous forme de vidéos explicatives.
Le professionnel pourra suivre l’évolution de son patient (suivi réalisation, suivi de douleur) afin d’adapter le traitement et de rendre le patient le plus autonome possible.
Le suivi digitalisé du patient permet aux masseurs-kinésithérapeutes de gagner du temps et de faire gagner du temps, mais il est aussi un bon moyen de développer le hors nomenclature tout en apportant une plus value à sa prise en charge.
L’ensemble des professionnels de santé doivent s’adapter au monde dans lequel ils s’inscrivent et afin de continuer à assurer une qualité de prise en charge : ils peuvent s’appuyer sur les outils numériques actuels et Physio Troma en est un bon exemple.
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Gérer son patrimoine personnel et professionnel nécessite des approches distinctes pour les kinésithérapeutes. Capfinances t’accompagne pour adapter ta stratégie financière à chaque aspect, afin de maximiser la gestion de tes patrimoines personnel et professionnel.
La gestion du patrimoine personnel et professionnel nécessite généralement des approches distinctes. Capfinances t’aide à comprendre et à appliquer les différences nécessaires pour une gestion efficace de tes deux patrimoines.
Ton patrimoine professionnel peut être soumis à des défis spécifiques liés à notre activité, tels que la fluctuation des revenus, la responsabilité professionnelle et la planification de la retraite. Capfinances t’accompagne pour optimiser ton patrimoine professionnel en te proposant des stratégies adaptées à notre secteur d’activité et à tes objectifs professionnels.
Quant à ton patrimoine personnel, il est important de prendre en compte des aspects tels que la gestion de la trésorerie, la protection de la famille, la planification successorale et la diversification des investissements. Capfinances t’aide à définir une approche personnalisée pour ton patrimoine personnel, en tenant compte de tes besoins spécifiques, de ton profil d’investisseur et de tes objectifs financiers.
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Je m’appelle Jérémy Obin, j’ai 30ans. J’ai obtenu mon diplôme de masseur-kinésithérapie en septembre 2022 à l’HEPH Condorcet de Tournai, en Belgique.
Après des expériences dans différents service du Centre Hospitalier de Valenciennes, me voilà parti depuis début septembre pour une année en tant que Volontaire Solidarité Internationale (VSI) dans la capitale de la Guinée, à Conakry.
Un projet de couple avant tout, dans le but de voyager, de découvrir de nouvelles cultures et partir un peu à l’aventure, tout en ayant la volonté d’être impliqué dans un projet sur place auprès de la population et d’une ONG.
J’ai repris mes études à l’âge de 24ans après avoir mis ma carrière de footballeur professionnel de côté et de ne plus en faire une priorité. Cela l’a été depuis le plus jeune âge et plus particulièrement à partir de mon entrée au centre de formation du LOSC. Après une belle page sportive de tournée, je me suis engagé à reprendre mes études pour devenir Kinésithérapeute.
Un métier qui m’a toujours attiré. Dans un premier temps grâce au différents kinés que j’ai pu croiser durant ma carrière footballistique et qui par la suite m’a de plus en plus passionné en découvrant toutes les branches et les spécialités que peut offrir ce métier.
Ma première et seule expérience professionnelle, en dehors des différents stages étudiant, s’est faite au CH de Valenciennes. En y découvrant tout d’abord un peu tous les services, pour ensuite passer une petite année dans le service de Réanimation. J’ai également été un des kinés du service de traumatologie pendant 8 mois.
Le libéral et l’envie de me former dans différents domaines (kiné du sport, kiné respiratoire…) ont toujours été présent mais ce sera pour plus tard, tant l’envie de voyager et partir à l’aventure avec ma compagne a pris le dessus.
Démarrer une mission humanitaire
Les premières démarches de ce projet sont l’œuvre de ma compagne qui s’est renseignée sur le volontariat. Ce statut gouvernemental permet de s’engager dans un projet avec une ONG dans le monde tout en apportant ses compétences et son expérience.
Il existe plusieurs ONG reconnues pour le volontariat et les contrats VSI. Nous avons choisi de nous rapprocher de la Délégation Catholique et de la Coopération (DCC). Une ONG ouverte à tous avec laquelle nous partageons beaucoup de valeurs (partage, solidarité, développement, écologie, ouverture…). La DCC nous a rapproché de la Fondation Internationale TIerno et MAriam, une ONG partenaire.
FITIMA est une association fondé il y a 20ans, dans le but de permettre au personnes et enfants souffrants de handicap de s’insérer dans la société, leur permettre l’accès à l’éducation, à la santé médical et paramédical. Cette association a également un pôle d’activité pour la sensibilisation aux droits des femmes et à la santé sexuelle. Et depuis peu, FITIMA a créer l’Institut Supérieur de Rééducation (ISR) afin de former de futurs kinés.
Le métier de Kinésithérapeute est peu voir quasiment pas connu par la population Guinéenne. Il y a alors une forte sensibilisation à faire dans le pays et notamment auprès des différents métiers de la santé pour faire connaître la kinésithérapie.
Mes missions pendant cette année seront :
D’accueillir des familles et leurs enfants afin de réaliser un bilan et de les réorienter si besoin.
De réaliser des séances avec les enfants atteints de handicap
D’intervenir à l’ISR afin de donner des cours et participer à la formation des kinés
De promouvoir le métier de Kinésithérapeute auprès des hôpitaux, centre de santé, professionnels de santé et autres.
Ma mission à commencé depuis mi-septembre est je dois dire que la période d’adaptation est toujours en cours (nous sommes le 27/09). L’adaptation au pays, au rythme de vie, au climat et aux conditions de travail quelque peu différentes de la France.
Nous avons reçu un super accueil (digne des guinéens) de la part de toute l’équipe ainsi que de la fondatrice de l’association, Mme Hawa Dramé. On sent une énergie énorme à combattre certains préjugés, croyances encore présents en Afrique autour du Handicap et autour de la Femme.
Tout ça transmets une envie de rejoindre ces combats et de s’associer à eux. Pour ma part, les premières séances avec les enfants ont été parfois difficiles à encaisser (beaucoup de patients IMC, IMOC, POPB, Myopathie…), mais la force transmise par l’équipe, l’attachement des enfants et des accompagnants ont tout de suite pris le dessus et les séances se passent très bien ! La partie formation avec l’école n’est pas encore d’actualité car la rentrée va se faire le 03 octobre. Le programme d’étude à un peu changé. L’institut est très récent et quelques réglages sont toujours les bienvenus mais cela présage de belles perceptives pour la suite, c’est certain. J’ai eu des stagiaires sur mon lieu de travail à Valenciennes et j’ai aimé transmettre. Pour autant, ce sera une première pour moi de donner des cours devant une classe.
L’aventure kiné
Les prochaines semaines vont donc m’amener vers d’autres étapes : la rentrée à l’ISR, la promotion de la kinésithérapie et la rencontre de nouveaux patients.
Mais il y aura également tous les moments en dehors de ma mission pour me permettre de découvrir la Guinée !
Si certains de mes confrères et consœurs ou même de futurs diplômés souhaitent apporter leur expérience à une ONG comme FITIMA pour prendre en charge les patients et/ou pour former de futurs kinés Guinéen, n’hésitez pas, je serai ravi de vous en dire un peu plus.
Et si vous souhaitez partir également pour quelques temps, vous pouvez toujours vous rapprocher de la DCC qui sera ravi d’ouvrir ses portes à quiconque souhaite avoir plus d’informations sur le volontariat. Une chose est sûr, personnellement, cette aventure va me permettre d’enrichir mon expérience professionnelle et personnelle !
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
Sécurise ton patrimoine en tant que kinésithérapeute. Avec Capfinances, bénéficie de conseils personnalisés pour investir judicieusement et protéger ton avenir financier en toute tranquillité.
Capfinances propose plusieurs options d’investissement pour assurer la sécurité du patrimoine des kinésithérapeutes :
Diversification des placements : Capfinances peut recommander une diversification des placements, en combinant des investissements à faible risque avec d’autres plus dynamiques, pour réduire les risques et maximiser les rendements.
Placements retraite : Capfinances propose des solutions de placement spécifiques pour la retraite, telles que des régimes de retraite complémentaires ou des plans d’épargne retraite, permettant aux kinésithérapeutes de constituer un capital pour leur avenir financier après la cessation d’activité.
Planification successorale : Capfinances peut aider les kinésithérapeutes à élaborer une stratégie de planification successorale, en identifiant les besoins spécifiques et en proposant des solutions pour transférer efficacement le patrimoine aux héritiers, tout en minimisant les charges fiscales et les conflits potentiels.
Conseils financiers personnalisés : Les conseillers de Capfinances travaillent en étroite collaboration avec les kinésithérapeutes pour comprendre leurs objectifs financiers et personnels, et leur proposer des conseils sur mesure en fonction de leur situation spécifique.
En collaborant avec Capfinances, les kinésithérapeutes ont accès à une gamme de solutions d’investissement adaptées à leur profession, leur permettant de sécuriser leur patrimoine et d’atteindre leurs objectifs financiers à long terme.
Protége ta famille tout en développant ton patrimoine professionnel kiné. Avec Capfinances, bénéficie d’une approche globale qui allie sécurité et investissement, pour un avenir serein.
Capfinances te permet de concilier la sécurité de ta famille et les investissements dans ton patrimoine professionnel de plusieurs façons :
Planification successorale : Les conseillers de Capfinances t’aident à élaborer une stratégie de planification successorale pour assurer une transition en douceur de ton patrimoine professionnel à tes héritiers. Cela te permet de sécuriser l’avenir de ta famille et de préserver le fruit de ton travail.
Gestion financière équilibrée : Les conseillers de Capfinances t’aident à établir un équilibre entre les investissements dans ton patrimoine professionnel kiné et les investissements personnels. Ils t’aident à allouer tes ressources financières de manière judicieuse, en prenant en compte tes objectifs personnels et professionnels, ainsi que les risques et les opportunités associés.
Diversification des investissements : Capfinances te propose une gamme de solutions d’investissement diversifiées pour te permettre de faire fructifier ton patrimoine professionnel tout en réduisant les risques. Cela vous permet d’accroître tes revenus et de préparer l’avenir financier de ta famille.
En travaillant avec Capfinances, tu bénéficies d’une approche holistique qui prend en compte à la fois tes intérêts personnels et professionnels. Les conseillers t’aident à sécuriser ta famille tout en maximisant les opportunités d’investissement dans ton patrimoine professionnel, t’offrant ainsi une tranquillité d’esprit et une base solide pour un avenir prospère.
En tant que kinésithérapeute, notre patrimoine peut être exposé à des risques tels que la perte de revenu. Capfinances est là pour t’accompagner avec bienveillance, 3200 autres professionnels de santé, et te proposer des solutions sur mesure afin de protéger ta famille et tes revenus contre ces risques.
En tant que kinésithérapeute, tu peux être exposé à certains risques patrimoniaux, et Capfinances peut t’aider à les identifier et à les gérer de manière appropriée :
Protection financière : Capfinances propose des solutions d’assurance adaptées pour protéger ta famille en cas d’événements imprévus tels que décès, invalidité ou maladie grave. Tu peux ainsi garantir leur sécurité financière tout en te concentrant sur le développement de ton activité.
Gestion fiscale : Les kinésithérapeutes libéraux doivent faire face à des questions fiscales complexes. Capfinances peut t’aider à optimiser ta fiscalité en te proposant des stratégies d’épargne et d’investissement adaptées à ta situation.
Préparation à la retraite : En tant que professionnel de santé indépendant, tu dois également prendre en compte la planification de ta retraite. Capfinances peut t’aider à établir un plan de retraite solide en fonction de tes objectifs financiers et de tes aspirations pour l’avenir.
En travaillant avec Capfinances, tu bénéficies de l’expertise de conseillers financiers qui comprennent les défis spécifiques auxquels les kinésithérapeutes peuvent être confrontés. Ils peuvent t’accompagner dans la gestion de ces risques patrimoniaux afin que tu puisses exercer notre profession en toute sérénité tout en préservant ton patrimoine et en préparant ton avenir financier
Est-ce que le bilan patrimonial est réservé aux kinésithérapeutes les plus à l’aise financièrement ?
Pas du tout : il convient d’avoir une stratégie patrimoniale pour tous les profils de kinésithérapeute libéral. Il n’y a pas de moment charnière pour mettre en place cette stratégie : le plus tôt est le mieux. On peut commencer à constituer son patrimoine dès son début d’activité en épargnant un montant qui n’handicape pas le quotidien.
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La déglutition est le mécanisme qui permet la préhension des aliments, leur préparation dans la cavité buccale, puis leur propulsion de l’oropharynx vers l’estomac tout en assurant la protection des voies respiratoires. Dans certains contextes cliniques, la prévalence particulièrement élevée des troubles de la déglutition motive le dépistage quasi-systématique des patients. C’est le cas par exemple en réanimation où la prévalence peut atteindre jusqu’à 80 %.
La mise en place ou la présence prolongée des dispositifs médicaux tels que la sonde d’intubation, la trachéotomie ou la sonde nasogastrique altère la physiologie de la déglutition et produit des lésions locales à plusieurs niveaux. Par ailleurs, certains traitements médicaux altèrent la physiologie et la vigilance du patient, favorisant également l’apparition de ces troubles. Ainsi, des troubles de la propioception, une diminution de la propulsion pharyngée, un retard de déclenchement du réflexe de la déglutition, une atrophie musculaire ou des lésions de type ulcères, œdèmes ou granulomes pourront être retrouvés après un séjour en réanimation.
Ces troubles peuvent être à l’origine d’échecs d’extubation, prolonger la durée de la ventilation mécanique et par conséquence, du séjour en réanimation. La présence de ces troubles en post-extubation est à la fois associée à de mauvais résultats cliniques et une durée d’hospitalisation prolongée.
Plusieurs professionnels de santé s’articulent autour de la prise en charge des troubles de la déglutition afin de garantir un état nutritionnel satisfaisant tout en assurant la protection des voies respiratoires.
La stratégie thérapeutique mise en place par chacun de ces professionnels découle de l’hypothèse diagnostique. Ainsi, une adaptation des textures alimentaires ou de la posture du patient, la mise en place d’une nutrition artificielle partielle ou complète pourront être envisagées. Ces évaluations nécessitent donc l’utilisation d’outils suffisamment précis et fiables pour éviter la mise en place des traitements inadaptés.
De plus, ces examens doivent être répétés dans le temps, afin de suivre l’évolution du malade et adapter ainsi la stratégie thérapeutique.
L’examen clinique manque de précision et fiabilité et nécessite souvent des examens complémentaires comme la vidéofluoroscopie (VFSS) ou la nasofibroscopie de déglutition (FEES pour les termes en anglais « Fiber Endoscopic Evaluation for Swallowing »). Ces examens permettent d’objectiver une inhalation témoignant d’un trouble de la déglutition, d’identifier la structure à l’origine du trouble et d’en estimer la sévérité par le biais des scores tels que la Penetration and Aspiration Severity Scale (PASS) ou la Food and Oral Intake Scale (FOIS).
Cependant, ils manquent de standardisation et restent basés sur l’analyse subjective de l’examinateur. L’analyse quantitative, qui améliore le suivi de l’évolution du malade nécessite l’utilisation d’autres outils d’évaluation ou des logiciels de traitement d’images. Ces outils sont, de nouveau, souvent indisponibles et chronophages.
Dans ce contexte, l’échographie offre une alternative intéressante pour l’évaluation des troubles de la déglutition. L’analyse quantitative de la cinétique linguale, de l’ascension laryngée ou de la contraction des muscles supra-hyoïdiens, permet un suivi précis de l’évolution du malade.
Ce cas clinique expose une situation fréquente en rééducation des troubles de la déglutition où l’échographie peut faciliter l’évaluation et suivi du patient et orienter le choix de traitement, tout en réduisant les coûts liés aux examens complémentaires.
Description de la patiente
Mme G. est âgée de 48 ans. Elle pèse 74 kg et mesure 167 cm, soit un indice de masse corporelle (IMC) de 26,5 kg/m2. Elle n’a pas d’autres antécédents médicaux ou chirurgicaux.
Histoire de la maladie
La patiente est admise à l’hôpital le 3 février pour insuffisance respiratoire aigüe. Un diagnostic de pneumopathie à Covid-19 est posé. L’évolution est défavorable vers un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) pour lequel elle est admise en réanimation à J+2.
Mme G. bénéficiera de plusieurs séances de décubitus ventral. Une trachéotomie percutanée est réalisée à J+28 face à un sevrage de la ventilation difficile après 2 échecs d’extubation et la présence des troubles de la déglutition majeurs qui ont motivé la mise en place d’une gastrostomie endo-percutanée (GEP).
À J+21 de la trachéotomie, la patiente est transférée en soins de suite et réadaptation (SSR) pneumologie de l’Hôpital Forcilles dans le cadre d’un déconditionnement important à l’effort, de troubles de la déglutition persistants et d’une dénutrition sévère.
Résultat de l’examen clinique
Mme G. est eupnéique au repos sous 1 L/min d’oxygène. Elle présente une intolérance à l’effort avec la présence d’une dyspnée modérée et une hausse de son oxygénorequérence lors de sa participation à la toilette ou la rééducation.
Elle présente une neuromyopathie acquise en réanimation (NMAR) (score MRC = 44) et une dénutrition sévère sur le critère de la perte de poids.
L’examen clinique de la déglutition met en évi- dence des troubles de la déglutition majeurs persistants.
La palpation cervicale durant la déglutition et la réalisation des praxies contre-résistance mettent en évidence un défaut de propulsion linguale et d’ascension du larynx. Ces dysfonctionnements semblent être majoritairement impliqués dans les troubles de la déglutition.
La réalisation d’une VFSS permet au clinicien de confirmer son hypothèse diagnostique. L’alimentation per os est interdite et une prise en charge quotidienne est programmée. Ce degré de sévérité correspond au niveau 1 sur la Food Oral Intake Scale (FOIS), échelle largement utilisé dans l’évaluation des troubles de la déglutition.
Traitement proposé et suivi de l’évolution
Un travail analytique de renforcement muscu- laire des muscles supra-hyoïdiens et de la mus- culature linguale est proposé à la patiente afin d’améliorer la propulsion linguale et l’ascension du larynx. Ainsi, des exercices de mobilité lin- guale contre-résistance et des manœuvres de Mendelshon sont réalisés quotidiennement. De plus, des exercices de mobilité linguale sont réalisés pour la patiente en dehors des séances de rééducation.
L’électrostimulation de l’ensemble des muscles hyoïdiens est également réalisée 5 fois par semaine, en adjuvant à la thérapie convention- nelle proposée.
Les évaluations cliniques réalisées à J+7 et J+14 d’hospitalisation ne révèlent pas d’améliora- tion. Le manque d’évolution noté à l’examen clinique à J+21 remet en cause l’hypothèse dia- gnostique et la stratégie thérapeutique. La réa- lisation d’une nouvelle VFSS est indiquée par le clinicien.
Synthèse chronologique du cas clinique
Cet examen est réalisé à J+25 et met en évi- dence la persistance d’une dysfonction de la propulsion linguale et d’ascension laryngée. Le manque d’évolution du patient malgré la mise en place d’une thérapeutique a priori adéquate, fait émerger d’autres hypothèses diagnostiques et indique la réalisation d’une FEES à la recherche d’autres altérations anatomiques. Cet examen se révèle non concluant car aucune altération structurelle n’est notée.
L’hypothèse diagnostique de départ est de nouveau confirmée et la stratégie thérapeutique reste inchangée. L’alimentation per os est toujours interdite (FOIS = 1).
À J32, une légère évolution est notée par le clinicien qui autorise la prise partielle des aliments en sa présence et durant les séances de rééducation (FOIS = 3). À J40, une nette amélioration est notée durant les essais alimentaires. Les repas mixés sont autorisés mais les apports nutritionnels sont toujours complétés par voie artificielle (FOIS = 4). Une synthèse de la chronologie est présentée dans la figure 1.
Examen échographique
L’évaluation échographique des voies aéro-digestives supérieures (VADS) est réalisée pour la première fois à J7 à la demande du clinicien en charge de la rééducation des troubles de la déglutition. Ces évaluations sont réalisées par un kinésithérapeute formé à l’utilisation de l’échographie pour l’évaluation des troubles de la déglutition et sont répétées en parallèle des nouvelles évaluations cliniques durant tout le séjour hospitalier.
L’évaluation quantitative du mouvement de la langue durant la propulsion et de l’élévation laryngée est alors réalisée (fig. 2). L’utilisation du mode T-M durant la déglutition permet de quantifier l’amplitude du mouvement de la langue durant la propulsion. L’évaluation du mouvement d’élévation laryngée est réalisée par analyse de la position de l’os hyoïde au repos et durant la déglutition.
Lors de l’évaluation initiale, une amplitude de mouvement linguale de 0,5 cm et un mouvement d’élévation laryngée de 0,8 cm sont notés. Ces valeurs sont similaires aux valeurs décrites dans des cohortes des patients présentant des troubles de la déglutition. La répétition de l’évaluation échographique régulièrement permet de noter une augmetation de l’amplitude du mouvement lingual durant la propulsion ainsi que du mouvement hyoïdien, traduisant le mouvement d’élévation laryngée.
Le tableau I ci-contre résume les valeurs obtenues à chaque évaluation échographique et les mettent en regard de l’échelle FOIS utilisée pour quantifier la sévérité du trouble dans le suivi du patient.
Méthode d’évaluation de la cinétique linguale et élévation laryngée Image A : mode T-M durant la déglutition de la cinétique linguale ; distance A-B traduisant la quantité du mouvement ; distance A-C traduisant la durée Image B : image échographique en mode B obtenus par abord échographique sous-mentonnier, permettant d’identifier les structures à évaluer ; H : hyoïdes Image C : le calcul du déplacement de l’os hyoïdien se fait par différence entre la position de repos (A rouge) et fin de course (B rouge)
Discussion
L’évaluation de la déglutition doit permettre au clinicien le dépistage des troubles d’une part, d’identifier le(s) structure(s) à l’origine afin de mettre en place la thérapeutique la plus adaptée d’autre part.
De plus, elle devra permettre de suivre l’évolution du malade, afin d’adapter la prise en charge en fonction de la réponse du patient au traitement proposé.
La complexité du mécanisme de déglutition et le manque de précision et de fiabilité de l’examen clinique nécessitent souvent des examens complémentaires.
La réalisation des praxies linguales contre-résistance ou la palpation cervicale durant la déglutition, manquent de précision pour permettre au clinicien de noter de faibles changements dans la propulsion linguale ou l’élévation laryngée. De même, les essais alimentaires ne pourront révéler une amélioration que quand elle sera suffisante pour assurer une déglutition sans inhalation.
Dans ce cas, l’absence d’analyse quantitative conduit le clinicien à une surconsommation des ressources, à envisager une erreur diagnostique et à apporter une modification de la stratégie thérapeutique malgré une prise en charge efficace.
La VFSS et FEES, examens de référence dans l’évaluation des troubles de la déglutition, n’ont pas apporté d’informations permettant de guider le clinicien dans la prise en charge.
La réalisation de la VFSS à J1 a permis d’augmenter le degré de certitude du clinicien sur son hypothèse diagnostique. Néanmoins, cette évaluation qualitative, basée sur l’analyse subjective de l’examinateur n’a pas permis à J25 l’objectivation de l’amélioration.
L’analyse quantitative de l’ascension laryngée n’est possible que par l’analyse a posteriori et à l’aide d’un logiciel de traitement des images.
La quantification de la force des muscles impliqués dans la mastication ou les mouvements linguaux n’est, quant à elle, pas réalisable avec la VFSS et nécessite des outils très onéreux inaccessibles pour le clinicien.
Tableau 1 Résultat de l’examen clinique représenté par le niveau de sévérité selon l’échelle FOIS et mesures échographiques obtenues
La FEES, ne révélant pas d’autres anomalies et ne permettant pas la quantification de la fonction des structures déficitaires, n’a pas apporté, dans ce cas, des informations utiles au clinicien. En revanche, l’utilisation de l’échographie pour l’évaluation des VADS ayant permis l’analyse quantitative des structures visées par la thérapeutique mise en place, a permis de noter une amélioration de l’amplitude du mouvement de propulsion linguale et d’élévation laryngée. Ce constat a permis au clinicien d’orienter sa prise en charge et l’échographie a été l’outil diagnostique choisi par ce dernier pour le suivi de l’évolution de la malade jusqu’à la sortie hospitalière.
Bien que les seuils diagnostiques de l’échographie des VADS ne soient pas connus, l’analyse quantitative permet au clinicien un suivi précis des mécanismes visés par la thérapeutique mise en place. Son utilisation dans le suivi de l’évolution des patients a été précédemment décrite en plusieurs contextes.
L’échographie de la déglutition étant non invasive, non irradiante, réalisable dans une simple salle de consultation et nécessitant une coopération minime de la part du patient, pourrait être une alternative à la VFSS ou FEES dans le suivi de l’efficacité des traitements mis en place, puisqu’elle peut être réalisée fréquemment sans effets indésirables.
Conclusion
Ce cas clinique nous montre une situation fréquente en pratique clinique où les outils d’évaluation habituellement utilisés ne suffisent pas au suivi de l’évolution du malade et où l’échographie des VADS offre des nouvelles perspectives pour les thérapeutes.
L’analyse, qualitative et quantitative, des différentes structures impliquées dans la déglutition peut apporter des connaissances sur l’atteinte des fonctions et structures impliquées dans la déglutition. Cela pourra permettre à terme de mieux suivre l’évolution du malade et orienter la stratégie thérapeutique, tant sur le plan médical que sur le plan de la rééducation.
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L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle est un défi de taille quand on est kinésithérapeute, comme vous ! Ce métier passionnant peut facilement empiéter sur le temps libre et la vie personnelle. Cependant, un équilibre sain entre le travail et la vie privée est essentiel pour la santé mentale et physique de chacun.e, ainsi que pour votre capacité à fournir des soins de qualité à vos patients.
Le temps partiel peut aider à équilibrer les exigences du travail avec les engagements personnels et familiaux. Mais même à temps plein, d’autres solutions sont également possibles.
La gestion du temps est un élément clé pour maintenir un équilibre vie professionnelle/vie personnelle réussi. Vous pouvez utiliser un calendrier ou un planificateur pour organiser votre emploi du temps et vous assurer que vous disposez de suffisamment de temps pour vos proches et votre propre bien-être. Cela peut également vous aider à rester organisés et ainsi à éviter le stress.
Si vous êtes indépendants, vous pouvez avoir plus de flexibilité pour planifier votre temps de travail, mais vous devez également gérer les aspects administratifs et financiers de votre activité, des temps de travail à prévoir également dans la journée.
Dans le cadre du partage d’un cabinet avec d’autres praticiens, il peut également être pertinent d’optimiser vos plannings respectifs en fonction de la présence des uns et des autres au cabinet afin que celle-ci soit assurée tout au long de la semaine.
Évitez de prendre du travail à la maison
Il est important de laisser le travail au cabinet, dans la mesure du possible. L’objectif : maintenir la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle. Si vous devez absolument travailler à la maison, essayez de créer un espace de travail dédié et d’éviter les distractions.
Votre téléphone, outil de travail indispensable, ne doit pas servir pour une utilisation personnelle et professionnelle à la fois. Il est donc conseillé, dans l’idéal, d’avoir un téléphone pro en plus de votre téléphone perso. Cependant, il est tout à fait possible de faire la demande d’un numéro de téléphone pro (sur le même appareil) qu’il est possible de désactiver sur les horaires de repos et pendant les vacances. Sinon les patients appellent en continu !
Priorisez votre santé mentale et physique
La santé mentale et physique est essentielle pour un équilibre vie professionnelle/vie personnelle réussi. Vous pouvez prendre soin de vous en faisant de l’exercice régulièrement, en mangeant sainement et en prenant des pauses régulières pendant votre journée de travail. Souvent, il est recommandé aux patients de se rendre à leur consultation à vélo (quand c’est possible) : cela fait partie du processus de rééducation, leur permettant de prendre vraiment du temps pour s’impliquer et pour faire de l’exercice. C’est également applicable aux kinésithérapeutes et permet d’amorcer sa transition ! D’ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux à faire vos tournées aux domiciles des patient.e.s en vélo : cela permet aussi de gagner du temps sans avoir à trouver de place pour se garer.
Apprenez à déléguer
Il peut être difficile de déléguer des tâches à vos collègues, mais cela peut être un moyen efficace de réduire le stress et de libérer du temps pour des activités personnelles. Aborder ce sujet avec les praticiens que vous côtoyez au quotidien peut vous permettre de vous répartir les tâches annexes à votre métier et qu’elles puissent être attribuées en fonction des compétences et appétences de chacun.
Vous pouvez également envisager d’externaliser certaines tâches administratives pour gagner du temps, notamment la comptabilité, les ressources humaines. C’est ainsi que lors de vos congés, vous pouvez faire appel à des solutions de recrutement comme celles proposées par Adecco Medical et Rempleo pour vous remplacer pendant ces périodes. Si vous avez la possibilité et les ressources pour le faire, l’embauche d’un.e collaborateur.rice reste une option à envisager !
Utilisez les outils technologiques pour gagner du temps
Certains outils permettent aujourd’hui d’automatiser certaines tâches chronophages. C’est le cas notamment des logiciels de gestion de rendez-vous pour planifier votre emploi du temps, des applications de suivi de la condition physique pour rester en forme et des outils de communication en ligne pour travailler à distance. L’application Rempleo regroupe des fonctionnalités qui permettent de simplifier la gestion de votre planning, de vos remplacements de manière rapide et intuitive.
Rempleo et Adecco Medical œuvrent ensemble pour simplifier votre quotidien de kinésithérapeutes en vous proposant des solutions simples et efficaces pour équilibrer votre vie professionnelle et personnelle. Grâce à Adecco Medical, vous bénéficiez d’un accompagnement d’experts sur toutes vos candidatures. Quels que soient la durée ou le type de contrat recherchés, vous trouverez l’offre idéale. Notre bonne connaissance du domaine de la rééducation et du métier de kinésithérapeute ainsi que nos relations privilégiées avec les structures qui recrutent nous permettent de mettre avant vos profils. Pour faire face aux urgences, Adecco Medical possède une permanence téléphonique disponible 7j/7 et 24h/24 avec des experte.s disposé.e.s à vous accompagner quand vous en avez besoin !
Où que vous soyez, bénéficiez d’un accompagnement d’expert pour trouver un emploi ou recruter grâce à nos agences présentes partout en France Métropolitaine et Outre-Mer près de chez vous. Découvrez les opportunités et solutions RH sur le site web d’Adecco Medical.
200 kinésithérapeutes étudiants et diplômés venus de toute la France se sont retrouvés le temps d’un weekend pour une épreuve sportive à plusieurs facettes. Cette année la ville d’Ornans dans le Doubs et la vallée de la Loue ont été mises à l’honneur pour cette 12ème édition des Ekoraid !
Les 14 membres du bureau ont effectué un travail titanesque tout au long de l’année pour proposer un événement sportif et convivial de qualité. Des épreuves sportives aux repas en passant par les animations, tout a été millimétré.
Nous avons pu compter sur l’aide précieuse et indispensable d’une trentaine de kinés bénévoles, venus également de toute la France. Sans eux, l’évènement aurait été impossible.
Nous avons pu également compter sur l’aide financière et matérielle de nos nombreux partenaires dont Rempleo fait partie !
Sport et écoresponsabilité
Le weekend a été un cocktail d’épreuves variées (bike and run, trail, course d’orientation, biathlon et parcours du combattant) que les participants ont pu faire en binôme féminin, masculin ou mixte.
Les participants n’ont pas démérité face à ce raid multisport offrant une vue imprenable sur la vallée de la Loue.
Nous avons développé l’aspect éco-responsable pour limiter au maximum l’empreinte écologique de la manifestation ! Tri, limitation des déchets, wash in five, produits locaux, défis écoresponsables, stands sur l’évènement, et ateliers de fabrication de lessive étaient de mises.
Chacun est reparti avec des souvenirs plein la tête, en attendant la 13ème édition !
Le bureau se renouvelle
Comme chaque année, le bureau des Ekoraid change ! Nous recherchons encore les perles rares qui feront partie de l’organisation de l’édition 2024 ! Si tu es intéressé n’hésite pas et contacte nous : orga.ekoraid@gmail.com
N’hésite pas à regarder et re-regarder notre aftermovie :
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau