Auteur/autrice : Thimotée Derrier

  • Diversification et reconversion kiné, ou comment briser la routine ?

    Diversification et reconversion kiné, ou comment briser la routine ?

    Tu es kiné et as besoin de changement ? C’est maintenant 👇

    Sommaire
    Introduction
    1- Se diversifier au sein du métier de kiné
    1a – Exercer à mi-temps salarié et libéral ou dans différents types de structures
    1b – Exercer en tant que kiné en entreprise
    1c – Réaliser des actes Hors Nomenclature
    1d – Enseigner en IFMK
    2 – Se diversifier en dehors du métier de kiné
    2a – Faire de l’artisanat
    2b – Avoir une activité en ligne
    2c – Gérer son argent, se créer un patrimoine
    3 – La reconversion kiné
    Conclusion

    Introduction

    Tu voudrais un petit quelque chose en plus, ou bien mettre un grand coup de pied dans la fourmilière ? Ces envies passent par la tête de nombreux kinésithérapeutes. Cela peut passer par une diversification de son activité,et amener au passage un peu plus de stabilité financière, aider à trouver un équilibre dans sa vie professionnelle ou simplement redonner de la motivation à long terme. Cette volonté de changement peut même amener certains confrères et consœurs à aller beaucoup plus loin, jusque sur le chemin de la reconversion.. Dans cet article, nous allons te donner des pistes et des exemples pour sortir du train-train quotidien.

    quel choix peut faire un kiné pour se diversifier

    Se diversifier au sein du métier de kiné

    Exercer à mi-temps salarié et libéral ou dans différents types de structures

    Les deux exercices sont différents, que ce soit dans la patientèle prise en charge ou dans les conditions de travail (par exemple les salariés hospitaliers font partie d’un service, d’une équipe pluridisciplinaire, ou ont des congés payés).
    Pourquoi ne pas envisager d’exercer dans des structures différentes ? SSR, Centre Hospitalier, Clinique privée, EHPAD, Thermes, Centre de Thérapie Oro Faciale, Brûlologie, Pédiatrie. Les possibilités sont très nombreuses. Cela permet d’engranger de l’expérience, éventuellement d’apprendre de nouvelles techniques, et de se tourner vers de nouveaux horizons.

    Exercer en tant que kiné en entreprise

    De plus en plus d’entreprises proposent des programmes de prévention et de bien-être pour leurs employés. Le Kinésithérapeute en entreprise est attaché à l’équipe médicale «Santé au Travail» qui comprend des Médecins et des Infirmiers. Il a un rôle complémentaire dans l’abord du salarié en souffrance, notamment dans la détection de gestes et postures pouvant générer des troubles musculo-squelettiques.

    Des entreprises comme Axomove proposent de devenir “kiné préventeur” à celles et ceux qui ont suivi des formations en prévention des TMS, en les mettant directement en relation avec des entreprises intéressées (même pas besoin de prospecter!)
    Enfin, certaines structures font parfois appel aux kinés pour proposer des séances de massage à leurs salariés directement sur place.

    massage bien-être en entreprise

    Réaliser des actes Hors Nomenclature

    Autre manière de diversifier son activité, sans pour autant bouger de son cabinet et tout en augmentant ses revenus : proposer des services pour lesquels le kiné n’est pas conventionné. Cours de Yoga (comme Clara), de gymnastique, massage bien être, Drainage Lymphatique de confort ou esthétique, là encore les possibilités ne manquent pas.

    Enseigner en IFMK

    Si tu as de l’expérience et que tu souhaites transmettre ton savoir aux prochaines générations, pourquoi ne pas devenir enseignant en kinésithérapie (comme Claire) ? Les instituts de formation peuvent être à la recherche de kinés spécialisés pour grossir leurs rangs.

    devenir professeur en kinésithérapie

    Se diversifier en dehors du métier de kiné

    Si tu souhaites vraiment sortir de ta zone de confort et explorer de nouvelles opportunités, il y a de nombreuses options disponibles pour exercer une activité complémentaire. Rappelons qu’un masseur-kinésithérapeute a le droit d’exercer une autre activité, sauf si un tel cumul est incompatible avec l’indépendance, la moralité et la dignité professionnelles ou le rend susceptible de tirer profit de ses prescriptions.

    Faire de l’artisanat

    Bien que la kinésithérapie soit encore à ce jour un métier manuel, il peut manquer pour certains un côté artistique dans leur pratique. Pour y remédier, il existe de nombreux métiers d’artisanat qui peuvent être exercés à temps partiel, comme la couture, la poterie, la menuiserie, la création de bijoux. Si tu as un talent particulier ou une passion, pourquoi ne pas essayer d’en faire une activité régulière ?

    être kiné et fabriquer des bijoux

    Avoir une activité en ligne

    Ces dernières années, des membres de la profession se sont fait une place de choix sur les réseaux sociaux, en faisant principalement de la vulgarisation.. Mais on trouve aussi des codeurs, développeurs, rédacteurs web (coucou 👋), community managers, coachs en ligne. Le web propose des métiers avec des formations très courtes ou en autodidacte, et des plateformes freelance pour te mettre en relation avec de potentiels clients.
    La plus grosse difficulté ? Se lancer !

    Gérer son argent, se créer un patrimoine

    Avec le temps, ou si la lettre clé passe à 4€, tu auras peut-être de l’argent de côté. S’en occuper et le faire fructifier peut s’avérer très rémunérateur ou sécurisant pour l’avenir.

    Se lancer dans l’immobilier, les placements boursiers, ou encore les cryptos (pour les plus aventuriers), ça implique souvent de se former et de s’y intéresser de près. Donc d’y passer du temps. On peut le voir comme une activité à part entière.

    gérer son argent, une activité à part entière

    La reconversion kiné

    Si tu as l’impression que ton métier de kinésithérapeute ne te correspond plus du tout, il faut peut-être songer à une reconversion professionnelle. Choix difficile, mais potentiellement très gratifiant à long terme. Nombre de confrères et consoeurs ont sauté le pas, et il existe des groupes Facebooks entiers dédiés à la reconversion des paramédicaux en général, et des kinés en particuliers.
    Conseils, support, exemples de parcours, erreurs à ne pas commettre. Ces groupes peuvent être de véritables mines d’or pour qui veut sauter le pas.

    kiné diversifié ou reconverti s'approche du bonheur

    Conclusion

    Simple lassitude ou véritable épuisement, il est important de voir les signes en face. La plupart du temps, ils sont passagers. Mais dans un nombre de cas de plus en plus important, le burn out peut être au bout du chemin, (parfois pire).

    L’occasion de rappeler que l’association “Soins aux Professionnels de Santé” s’est donnée comme mission de venir en aide aux professionnels médicaux, paramédicaux ainsi qu’aux étudiants de ces filières. Un numéro vert existe, le 0805 23 23 36. 100% des appels sont décrochés.

    Alors n’aies pas peur de tenter des choses, l’épanouissement n’est parfois pas très loin. Et qui sait, tu as peut-être simplement besoin de vacances (on a fait un article avec des solutions pour trouver un remplaçant au top !).


    Alors, tu cherches à te diversifier, tu manques d’aventures ? Découvre des histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

    2- Rempleo : la nécessité de servir les masseurs-kinésithérapeutes

    3- Bonnes pratiques – Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    4- Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral

  • Rompre un Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    Rompre un Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    Condensé d’informations si tu souhaites signer un contrat d’assistant libéral ou bien rompre celui-ci… on ne sait jamais, ça peut arriver !

    Sommaire
    Introduction
    1- Rappel des différences assistant et collaborateur
    2- La rupture du Contrat d’Assistant Libéral
    3- Motif de rupture
    4- Préavis pour rompre un Contrat d’Assistant Kiné
    5- La forme de la rupture
    6- Clause de non concurrence
    Conclusion

    Introduction

    Puisque les meilleures (et les pires) choses ont une fin, la grande majorité des contrats d’assistanat s’arrêtent au bout de quelques mois ou de quelques années. Selon le contexte dans lequel se passe cette rupture, il est important de connaître les modalités à respecter.

    Les contrats de remplacement sont généralement bien connus, et pour ne pas s’emmêler les pinceaux, faisons un petit rappel sur les différences entre le Contrat d’Assistant Libéral et le Contrat de Collaboration Libérale. Puis nous nous pencherons sur les conditions à respecter pour rompre un Contrat d’Assistant Libéral en bonne et due forme.

    assistant kinésithérapeute exerçant la kinésithérapie dans son cabinet libéral

    Rappel des différences assistant et collaborateur

    Nous allons simplement faire un rappel dans les grandes lignes, si tu souhaites aller plus en profondeur, tu peux lire l’article comparant les statuts de collaborateur versus celui d’assistant.

    Le contrat de collaboration libérale (CCL) est encadré par la loi, et doit comporter obligatoirement certaines mentions, sous peine de nullité : la durée du contrat, les modalités de la redevance, de rupture du contrat, de renégociation, des conditions d’exercice…

    Contrairement à l’assistant qui suit la patientèle du titulaire, le collaborateur se constitue une patientèle qui lui est propre. Au terme du contrat, le collaborateur peut donc théoriquement partir avec sa patientèle constituée.

    Le contrat d’assistant libéral (CAL) n’est quant à lui pas encadré par la loi, et est librement déterminé par les deux parties. Il doit bien sûr respecter les règles déontologiques et contractuelles en vigueur. Il est donc potentiellement beaucoup plus souple qu’un contrat de collaboration, mais cette liberté le rend plus sujet à des clauses dites “abusives”.

    À noter que l’Ordre recommande de restreindre la durée des contrats d’assistanat à deux ou trois ans, pour éviter que certains contrats de trop longue durée ne soient requalifiés en salariat.

    kiné assistant et son titulaire qui concluent un contrat d’assistant libéral dans la bonne humeur

    La rupture du Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    Comme nous l’avons évoqué plus haut, le contrat d’Assistant Libéral n’est pas encadré légalement, ses différentes clauses sont librement négociées entre les parties. Nous rédigeons cet article sur base du contrat type d’assistant libéral diffusé par le Conseil de l’Ordre, et qui nous met en garde : comme tout contrat légalement formé, il tient lieu de loi à ceux qui l’ont fait (article 1103 du code civil) et doit être négocié, formé et exécuté de bonne foi (article 1104 du code civil).

    En cas de doute, la consultation d’un conseiller juridique est vivement recommandée avant la signature. Si tu envisages la résiliation de ton assistanat, tu n’as d’autres choix que de relire ton propre contrat pour en connaître les modalités de rupture.

    Motif de rupture

    Le Contrat d’Assistant Libéral peut être rompu par chacune des deux parties à n’importe quel moment de la vie du contrat, et cette résiliation ne doit pas être motivée. Pour le dire plus simplement, le kiné à l’origine de la rupture n’est pas obligé de se justifier sur les raisons de sa volonté de mettre fin au contrat.

    Les points à savoir pour rompre un contrat d'assistant kiné

    Préavis pour rompre un Contrat d’Assistant Kiné

    Résiliation à tout moment ne signifie pas du jour au lendemain, il faut comme pour la plupart des contrats respecter un certain délai avant que la fin de la collaboration soit effective. C’est ce qu’on appelle un préavis.
    Le CNOMK distingue deux périodes pour la durée de ce préavis.

    • Au cours des trois premiers mois après la signature du contrat (en général considérée comme période d’essai), la durée du préavis est de 2 semaines.
    • Au delà, il est d’usage de se mettre d’accord sur un préavis de 3 mois, laissant un peu de temps au titulaire pour s’organiser afin d’assurer la continuité des soins.
    Le préavis en cas de rupture d'un contrat d'assistant kiné

    La forme de la rupture

    De nouveau comme c’est l’usage pour d’autres types de contrats (assurance, prévoyance, complémentaire santé…), il est généralement conclu que la volonté de rupture doit être notifiée au titulaire ou à l’assistant par lettre recommandée avec accusé de réception.

    kinésithérpeute libéral titulaire interdisant à son assistant d’ouvrir un cabinet proche du sien

    Clause de non concurrence

    “Libéréééé… Délivrééééé…” Pas tout à fait. Les contrats d’assistant libéral contiennent très souvent une clause de non concurrence, selon laquelle l’assistant s’interdit une réinstallation dans un rayon déterminé autour du cabinet du titulaire, pendant une durée limitée dans le temps.

    Il est recommandé que cette clause soit conclue pour une durée maximale de 2 ans, se limitant à un arrondissement de grande ville, ou à quelques kilomètres en milieu plus rural, pour ne pas être considérée comme abusive. La jurisprudence considère qu’elle doit être proportionnée aux intérêts légitimes à protéger, mais ne doit pas faire entrave à la liberté d’installation de praticien concerné.

    Que faire suite à une rupture d'assistanat kiné ?

    Conclusion

    Les groupes de kinés sur les réseaux sociaux regorgent de discussions houleuses à propos d’histoires d’assistanats se terminant mal. Il est donc capital de bien lire, comprendre et négocier celui-ci avant de le signer.
    Une fois cela fait, il est tout aussi capital de respecter ce qui a été conclu, car si un juge peut déterminer qu’une clause est abusive, il va surtout considérer que le contrat fait loi et qu’il est contraignant envers les deux parties qui l’ont signé.

    La clé peut être le dialogue (quand celui-ci est possible) : en effet un avenant au contrat peut toujours être signé par les deux parties, pour adapter celui-ci aux évolutions naturelles que suivent les carrières d’un titulaire et de son assistant.


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    1- Kiné : Intérim vs Libéral

    2- Le Contrat d’Aide à la Création d’un Cabinet de Masseur-Kinésithérapeutes CACCMK

    3- L’installation en tant que kinésithérapeute libéral : les premières démarches

    4- Quitter la “Kiné Rat-Race”

  • L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

    L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

    Quoi ? Tu n’as pas lu le document de 19 pages que le CNO t’a envoyé en mars 2022 et qui
    contient les 21 propositions transmises aux candidats à la présidentielle ? On te comprend…
    Et du coup on l’a fait pour toi ! Par ici la synthèse…

    Sommaire

    Introduction
    1- Faciliter l’accès aux soins, pour tous et partout sur le territoire
    2- S’appuyer sur les 100 000 kinésithérapeutes, acteurs majeurs de la prévention
    3- Soutenir le déploiement du numérique en kinésithérapie
    4- Améliorer les conditions d’exercice des kinésithérapeutes, en voie de paupérisation
    5- Promouvoir les pratiques basées sur la science
    Conclusion

    L'avenir du système de santé par l'Ordre des kinésithérapeutes

    Introduction

    En décembre 2021, le Conseil National de l’Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes lançait une vaste consultation en ligne, afin de formuler des propositions sur l’avenir de la profession et du système de santé. Le but de cette démarche : élaborer un document de synthèse à transmettre aux candidats à la présidentielle.

    Petit rappel des mesures principales proposées dans ce document, pour ceux qui n’auraient pas le temps de lire les communications de l’Ordre coincées entre deux mails de l’URSSAF et quatre de la DGS, ou qui souhaitent simplement un résumé clair et concis.

    Faciliter l’accès aux soins, pour tous et partout sur le territoire

    Généraliser l’accès direct à la kinésithérapie

    Actuellement encadré et réservé à 2 cas spécifiques (lombalgie et torsion de cheville), le Conseil National de l’Ordre plaide pour une généralisation de l’accès direct des patients vers leur kiné. Objectif annoncé : faire gagner du temps au patient, faciliter son parcours de soins, et dégager du temps médical. 81% d’entre nous seraient favorables à cette mesure.

    Élargir la capacité de prescription des kinésithérapeutes

    Par extension à la proposition précédente, cet élargissement est apparu nécessaire à 87% des kinés exerçant en France : prescription d’imagerie, d’antalgiques, de bons de transport, ou encore d’arrêts de travail. Là encore, objectif annoncé de fluidifier le parcours de soin et libérer du temps médical.

    Mettre en place une permanence des soins en kinésithérapie dans le cadre de l’urgence.

    Bon, apparemment nous avons été moins nombreux à plaider en ce sens (63%)… Sont visées les kinés respi et la prise en charge des TMS. Bien que la permanence et la continuité des soins soient inscrites dans notre code de déontologie, et qu’à l’échelle de cabinets ou bien de secteurs, des confrères s’organisent, le Conseil semble proposer quelque chose de plus systématique, organisé (contraignant…?).

    Créer des « zones franches sanitaires ».

    Ce dispositif donnerait la possibilité aux professionnels s’installant dans ces zones de bénéficier d’exonérations fiscales et sociales (impôt sur les bénéfices, taxe professionnelle, charges sociales patronales et taxe foncière). 56% des kinésithérapeutes se diraient prêts à s’installer dans une zone sous-dotée si une telle mesure voyait le jour. Le conseil propose également une augmentation des aides à l’installation, et un élargissement des zones de revitalisation rurale.

    S’appuyer sur les 100 000 kinésithérapeutes, acteurs majeurs de la prévention

    Renforcer l’éducation à la santé et notamment à l’importance de l’activité physique tout au long de la vie.

    Selon le CNO, plus de 80% des kinésithérapeutes estiment que l’éducation à l’importance de l’exercice physique et la prévention de certains facteurs de risques, seraient des outils indispensables à mettre en œuvre.

    Ces actions d’éducation et de prévention pourraient être dispensées par le kinésithérapeute aussi bien en milieu scolaire qu’au sein des entreprises, ainsi qu’auprès des personnes âgées.

    Mettre en place des bilans et des dépistages ciblés tout au long de la vie, notamment pour prévenir le risque de chute.

    L'avenir du système de santé - Revalorisation kiné

    Soutenir le déploiement du numérique en kinésithérapie

    Développer la télé-kinésithérapie

    Citons ici simplement le CNO : “l’Ordre est convaincu que le développement de la télé-kinésithérapie pour certaines pathologies chroniques aidera à améliorer la prise en charge, l’observance, le suivi des traitements proposés et le maintien à domicile des patients”.

    Il soutient également le développement de « cabinets mobiles » où les soignants (médecins ou non) pourront dispenser des soins aux populations les plus touchées par la désertification médicale, mais également proposer l’accès à une offre de soins plus large que leur seule spécialité. Ces cabinets équipés avec des outils de télésanté permettraient de proposer des téléconsultations à des patients isolés avec l’accompagnement physique d’un second professionnel de santé pour faciliter l’usage des outils, et accompagner le patient dans la compréhension d’un diagnostic ou d’un traitement.

    Une “Maison France Santé” mobile en quelque sorte…

    Permettre au kinésithérapeute d’utiliser la prescription électronique.

    Celle-ci concerne les ordonnances de soins, de produits de santé et de prestations établies par les professionnels de santé (ainsi que leur transmission à l’Assurance Maladie par voie électronique), et permet de gagner en temps, en sécurité et en simplicité. Le conseil plaide pour que les kinés soient autorisés à recourir à ce procédé.

    À lire également sur le sujet : Kinésithérapie et numérique, nouveautés… et questionnements.

    Améliorer les conditions d’exercice des kinésithérapeutes, en voie de paupérisation

    Poursuivre la revalorisation et l’attractivité de l’exercice salarié

    Selon une étude menée par l’Ordre, il manquerait actuellement 3 090 équivalents temps plein (ETP) au sein des établissements de santé français, sur 20 000 postes budgétés. Ce déficit devrait doubler en 5 ans.

    L’ordre recommande de développer des opportunités de carrière dans la recherche, l’enseignement et la pratique hospitalière, une meilleure rémunération, et de meilleures conditions d’exercice.

    Assurer l’équilibre économique du modèle libéral

    Près de 70% des kinésithérapeutes libéraux interrogés dans l’enquête de Décembre 2021 ont placé la rémunération dans les principaux éléments d’insatisfaction dans la pratique de leur métier, et en font l’élément d’insatisfaction le plus prégnant, loin devant les conditions de travail (47%).

    Selon le CNO, de plus en plus de kinésithérapeutes regrettent que l’absence de revalorisation de leurs actes mette en danger leur capacité à accomplir correctement leur mission de santé publique. L’absence de revalorisation entraînant une augmentation du volume d’actes, au détriment de la santé du kinésithérapeute.

    À lire également sur le sujet : Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral.

    Promouvoir l’acte à domicile par une forte revalorisation

    Les kinésithérapeutes sont parmi les premiers et principaux professionnels de santé à intervenir au domicile des patients. On peut déplorer que cette pratique soit de moins en moins viable, en raison de la faible valorisation des actes et de la compensation kilométrique qui ne correspond plus à la réalité économique des dépenses engagées.

    Respectivement 77% et 66% des kinésithérapeutes jugent que les frais de déplacement et les actes pratiqués à domicile ne sont pas suffisamment valorisés.

    Octroyer le statut de micro-entrepreneur aux kinésithérapeutes en exercice mixte

    Avec un plafond à 72 600€ et un abattement de charges de 36% avant calcul de l’impôt, cette solution serait plébiscitée par environ 2/3 des consoeurs et confrères en salariat ou activité mixte.

    L'avenir du système de santé - Revalorisation kiné

    Promouvoir les pratiques basées sur la science

    Développer une recherche en kinésithérapie proche du terrain

    Pour nos représentants, il convient d’ouvrir largement les fonctions universitaires et de recherche aux kinésithérapeutes, quel que soit leur statut. Par exemple pouvoir cumuler pratique clinique en établissements publics de santé, et pratique de l’enseignement et de la recherche ; ou encore permettre l’accès des kinésithérapeutes aux statuts de praticien hospitalo-universitaire, de chef de clinique-assistant et de clinicien-chercheur. Enfin d’accélérer le recrutement de maîtres de conférences des universités (MCU) et de professeurs des universités (PU).

    Rendre plus accessibles les études de kinésithérapie

    En France, il existe de grandes disparités dans le coût des études, en fonction que l’on soit diplômé au sein d’un établissement public ou bien privé (170€ vs 9000€/an ! ). Il apparaît indispensable pour le CNO que la formation initiale en kinésithérapie soit à frais universitaires (comme c’est le cas pour de nombreuses professions de santé avec qui nous partageons nos première année d’études : les médecins, les sage-femmes, les chirurgiens dentistes et les pharmaciens).

    Promouvoir un cadre commun de formation en kinésithérapie à l’échelle de l’Union Européenne

    Petit point de démographie sur l’origine du diplôme des 100 000 kinés exerçant en France : 71,72% de kinés made in France, 28,13% venant de l’UE, et 0,15% hors UE.

    Le CNO plaide pour la mise en place d’un cadre commun de formation à la kinésithérapie en Europe, afin de garantir à son sens la qualité des soins dispensés en France et dans toute l’Union européenne.

    Conclusion

    Probablement seul organe représentant la profession à pouvoir entreprendre une consultation d’une telle envergure, on ne peut que saluer l’intention qu’a eu le CNO de mener celle-ci.

    Toutefois, il eût été intéressant de publier les résultats complets de l’enquête menée en Décembre 2021. Ce qui, sauf erreur de notre part, (nostra culpa, on ne lit peut être pas non plus tous les mails du CNO) cela n’a pas été le cas. Dès lors, comment être certains que toutes les préoccupations majoritaires au sein de la profession ont été relayées ?

    À l’inverse, si l’on prend l’exemple des télésoins en kinésithérapie, sommes-nous tous d’accord pour les promouvoir à grande échelle ?

    Afin d’être mieux entendus, et d’être d’accord sur ce que nous voulons faire entendre, nous avons sûrement besoin de dialoguer entre kinés quant à l’avenir de notre belle profession…


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    1- Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral

    2- Le Guide FNEK du Jeune MKDE

    3- Kinésithérapie et écologie

    4- Comment créer et poster une annonce kiné

  • Kiné salarié ou kiné libéral, quel statut choisir ?

    Kiné salarié ou kiné libéral, quel statut choisir ?

    Au-delà des seules conditions de travail, de nombreux facteurs influencent le choix du statut du kinésithérapeute et de son mode d’exercice. Couvrant un spectre très large (rémunération, vie familiale, protection sociale…), l’importance de ces différents critères est propre à chaque praticien.

    Sommaire
    Introduction
    1 Le statut de kiné libéral
    2 Le statut de kiné salarié
    3 Rémunération et patrimoine
    4 Indépendance, liberté et rapports hiérarchiques
    5 Vie personnelle et familiale
    6 Installation et formation
    Conclusion

    Choix statut kiné

    Introduction

    Confort vs liberté, stabilité des revenus vs indépendance… Les kinés salariés et libéraux sont complémentaires dans leur pratique, pour autant leurs statuts présentent des caractéristiques diamétralement opposées. Si bien qu’il peut être difficile de se positionner au moment de faire un choix.
    Tu te lances dans le grand bain, ou alors tu te demandes si l’herbe est plus verte de l’autre côté du statut kiné ? Tu es au bon endroit.

    Choix statut MKDE

    1- Le statut de kiné libéral

    Le kiné de ville (ou de campagne !) perçoit sa rémunération en fonction des actes qu’il pratique. Il signe une convention avec l’assurance maladie qui fixe le montant de ses honoraires. Il a toutefois la possibilité d’appliquer un dépassement exceptionnel (DE) si le patient a des exigences particulières (exemple: uniquement des rendez-vous à partir de 20h45). Il a également la possibilité de pratiquer des actes hors nomenclature (HN). À toi les séances de DLM Renata França à 250€ les 15 minutes !

    Si tu optes pour l’option libérale, tu pourras par exemple exercer en cabinet paramédical (individuel ou de groupe), MSP (contre un loyer), Ehpad (contre une éventuelle rétrocession), établissements thermaux etc. Ce statut est celui choisi par 80% des praticiens environ.

    Liberté kiné libéral

    2- Le statut de kiné salarié

    Lorsque l’on pense “kiné salarié”, on pense le plus souvent aux praticiens qui exercent leur mission en centre hospitalier (avec lequel ils ont signé un contrat de travail). C’est en effet le mode d’exercice salarié le plus répandu (17% du nombre total de kinés en France environ).
    Il existe un lien de subordination avec la collectivité ou l’entreprise qui fait appel à ses services. On retrouve également des kinés salariés dans les cliniques privées, IEM, IME, SSR, PMU…
    Si tu choisis ce statut, ta rémunération sera fixe. Elle dépendra du nombre d’heures de travail hebdomadaire et du taux horaire négociés à la signature.

    3- Rémunération et patrimoine des kinés

    Comme nous l’avons évoqué, la rémunération du kiné libéral se fait à l’acte. Il a donc totalement la main sur le montant de sa rémunération, et il peut décider de “travailler plus pour gagner plus” si bon lui semble.
    Revers de la médaille : ses honoraires ne sont pas stables dans le temps, et peuvent subir des variations dûes à des phénomènes extérieurs (exemple : Vieux Boucau les Bains dans les Landes ; 1600 habitants en hiver, 25 000 en été).
    Attention, le praticien libéral perçoit une rémunération brute à laquelle il doit retrancher des charges qui peuvent s’avérer très lourdes. Elles représentent un pourcentage important de son chiffre d’affaires qu’il faut optimiser (Impôts, URSSAF, CARPIMKO, Prévoyance, Contribution Foncière des Entreprises, logiciel métier, assurances, loyer, expert comptable, AGA, loyer ou mensualité, etc etc).
    En revanche, il a la possibilité de se fonder un patrimoine, en devenant par exemple propriétaire de son cabinet voire plus en créant une SCI par exemple et en pilotant son plan de retraite. Il a également la possibilité de négocier la reprise de sa patientèle par un confrère lors de son départ à la retraite.
    À ces arguments, le kiné salarié peut opposer une stabilité et une visibilité sur ses revenus, et bien souvent une charge de travail moins élevée. Il peut également se targuer de bénéficier de divers avantages comme des primes diverses, intéressements, parfois avantages en nature (logement par exemple) et n’a pas d’investissement à supporter pour commencer son activité.

    Patrimoine kiné libéral

    4- Indépendance, liberté et rapports hiérarchiques

    Dans le cadre de sa mission salariée, un kiné a la possibilité de travailler en équipe pluridisciplinaire, et de collaborer avec des confrères ou consœurs au sein de son service. C’est un des points positifs les plus souvent cités par les praticiens qui ont fait le choix de ce mode d’exercice.

    Le kiné de ville quant à lui est souvent seul face à sa patientèle. Même s’il exerce en cabinet de groupe, il a moins fréquemment la possibilité de pratiquer de manière transversale. Dans les faits, la collaboration avec les autres professionnels de santé (infirmiers, ergo ou médecins par exemple) est bien souvent trop peu développée.

    La lourdeur administrative est moins pesante du côté du salariat, et bien souvent un soutien logistique, informatique et matériel sont apportés. Le kiné dans son cabinet peut s’offrir les services d’une secrétaire (vous reprendrez bien un peu de charges ?) pour pallier une partie de ces problèmes.

    En revanche, il possède une liberté totale : aucun lien de subordination, liberté de s’associer avec d’autres praticiens pour diminuer ses charges, maîtrise (relative) de son agenda… Si tu fais le choix de l’indépendance, tu auras la liberté de t’installer dans le secteur géographique qui t’intéresse (hors zone surdotée, voir le Portail d’Accompagnement des Professionnels de Santé (PAPS) de ta région et le fonctionnement du conventionnement en zone surdotée), et non en fonction d’une structure qui pourrait t’employer. Après soyons clairs, la tension est très forte sur le recrutement de kinés salariés, et on peut trouver des postes vacants dans l’ensemble des territoires français.

    5- Vie personnelle et familiale

    Le plus gros point positif de cette section va pour l’exercice salarié. La maîtrise des volumes horaires peut avoir un côté rassurant, et représenter une tranquillité d’esprit pour nombre de praticiens notamment en zone sous-dotée.

    Pas d’urgence à gérer, ou de patient en détresse à qui expliquer qu’on ne peut rien pour lui avant 5 jours. Pas d’appel à 17h45 le vendredi soir pour une bronchiolite prescrite dimanche et jours fériés (bon ok ça n’existe quasiment plus. Mais ça arrive encore !).

    La question des remplacements, notamment en cas de congés maternité/paternité, ou bien d’arrêt maladie, n’est pas sous la responsabilité du kiné salarié qui peut sereinement envisager ces périodes (à toi le trek au Népal sans tracas !). Il bénéficie même de congés payés. Pour un praticien de ville, la recherche d’un(e) remplaçant(e) peut s’avérer très compliquée, à moins d’utiliser les bons outils.

    Rempla kiné

    6- Installation et formation kiné

    S’installer en libéral peut être complexe selon les secteurs : trouver un local, une patientèle, entamer les démarches administratives… Certaines communes qui sont en forte demande peuvent toutefois apporter leur aide sur ces différents points.
    Les contrats d’aide à la création de cabinet (CACCMK 50 000€ sur 5 ans) ou à l’installation des MKDE
    (CAIMK 34 000€ sur 5 ans) en zone sous dotée , l’exonération d’impôt sur le revenu en ZFU ou ZRR sont aussi des dispositifs qui peuvent faire pencher la balance pour ce mode d’exercice.
    À noter que la création d’un cabinet libéral peut représenter un coût très important, en moyenne de 15 000 à 60 000€.

    Concernant l’accès à la formation : il est facilité pour les kinés salariés (formation payée par l’employeur, salaire maintenu pendant les heures de formation, pas le souci de trouver un(e) remplaçant(e)).
    Les praticiens libéraux peuvent quant à eux voir leurs formations financées par l’OGDPC ou
    le FIF-PL, dont le catalogue est disponible ici, et peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt (calculé sur la base du nombre d’heures passées en formation, dans la limite de 40 heures par an, multiplié par le taux horaire du SMIC).

    Formation kiné

    Conclusion

    Il n’existe pas de mode d’exercice idéal, et certains arguments que tu peux considérer comme très avantageux vont se révéler rédhibitoires pour ta pote de promo.
    Selon à quel stade de ta carrière tu te situes (les jeunes kinés se tourneraient en plus grande proportion que leurs aînés vers les postes salariés par exemple), à quel train de vie tu veux avoir accès, la dose de tranquillité ou d’indépendance dont tu veux jouir ; le choix du statut de praticien libéral ou salarié se fera plus évident.
    Toutefois, cette décision de statut kiné n’est pas gravée dans le marbre, et tu pourras tout à fait passer d’un mode d’exercice à l’autre au cours de ta longue carrière.

    1- La recherche de l’amélioration continue dans l’exercice de la kinésithérapie

    2- Rezone kiné : la démographie des kinésithérapeutes en temps réel

    3- L’installation en tant que kinésithérapeute libéral : les premières démarches

    4- La démographie des kinésithérapeutes : rapport 2021

  • Indemnisation et durée des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux

    Indemnisation et durée des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux

    Kinésithérapeute et futur parent, tu cherches des informations concernant tes droits en prévision d’un heureux évènement ? Ou bien tout ceci est une perspective lointaine, mais en personne très organisée tu prends les devants pour savoir ce qui t’attend… Bravo ! On fait le point avec les informations les plus à jour sur les congés maternité et paternité pour les kinésithérapeutes libéraux.

    congé mat kiné

    Sommaire
    1- Quelles sont les conditions pour bénéficier des prestations ?
    2- Montant des indemnités journalières
    3- L’allocation forfaitaire de repos maternel
    4- Durées des congés maternité et paternité
    5- Liens utiles

    Quelles sont les conditions pour bénéficier des prestations de congé maternité et paternité ?

    Bien qu’elles ne compensent généralement pas le manque à gagner, ces indemnisations permettent de supporter au moins en partie ses charges de kiné (URSSAF, CARPIMKO…), qui ne s’arrêtent pas de courir pendant cette période si particulière.


    Pour en bénéficier, femmes et hommes sont logés à la même enseigne : tu dois justifier de 10 mois d’affiliation au titre d’une activité indépendante à la date présumée de l’accouchement ou de début du congé.

    Si tu exerçais précédemment une autre activité professionnelle ou bénéficiais du chômage, ces périodes peuvent être prises en compte (sous réserve qu’il n’y ait pas eu d’interruption entre ces affiliations).

    À noter que tu dois interrompre toute activité professionnelle. Pour la future maman, cette interruption doit avoir lieu au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement. Bien entendu, tu peux poster gratuitement une annonce sur Rempleo pour te faire remplacer pendant cette période.

    Congé maternité kiné

    Montant des indemnités journalières des congés maternité et paternité

    Un chiffre à retenir : 56,35€. Il s’agit du montant auquel peuvent prétendre les papas, pour chaque jour passé près de son enfant.
    Cette somme est également le plafond d’indemnité que peut percevoir la future maman pour chaque jour d’interruption de son activité professionnelle.

    En effet, le montant des IJ est calculé en fonction des revenus cotisés et transmis par l’Urssaf. Il ne peut être supérieur à 1/730 de la valeur annuelle du plafond de la sécurité sociale, soit 56,35€ au 1er janvier 2022.

    Bon à savoir : Ameli propose un simulateur pour estimer le montant de tes indemnités journalières (retrouve-le juste ici) et ainsi te faire une idée plus précise des sommes que tu  peux être amené(e) à percevoir.
    Les montants indicatifs sont de 3155.6€ pour 8 semaines de congés maternité, et de 1408,75€ pour 25 jours de congé paternité.

    Attention, ces indemnités sont soumises à impôt sur le revenu, 6,2% de CSG et 0,5% de CRDS.

    L’allocation forfaitaire de repos maternel

    À compter du 1er Janvier 2022; cette allocation s’élève à 3428,00€. Tu en percevra la moitié au début du congé maternité, et l’autre moitié à la fin des 8 semaines de cessation de ton activité de kinésithérapeute. Si l’accouchement à lieu avant la fin du 7ème mois de grossesse, la totalité du montant est versée en une seule fois.
    En cas d’adoption la moitié de cette allocation peut être perçue, soit 1714,00€.

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    Durées des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux

    Le congé maternité comprend un congé prénatal et un postnatal. Sa durée légale varie selon le nombre d’enfants attendu et le nombre d’enfants que vous avez déjà.

    Tu peux choisir de prendre un congé plus court que la durée maximale légale, toutefois pour percevoir tes indemnités journalières tu dois cesser d’exercer pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement (comme nous l’avons vu en première partie).

    Duré du congé maternité pour kinésithérapeute libéral

    NB: En cas d’accouchement prématuré (moins de 6 semaines avant la date prévue), la durée totale de ton congé maternité n’est pas réduite, la date de fin de ton congé est inchangée : le congé prénatal non pris est automatiquement reporté sur la période postnatale. En cas d’accouchement tardif, la date de fin du congé postnatal reste identique à la date initialement prévue. Et en cas d’allaitement, il n’existe malheureusement pas de congé spécifique pour le moment.

    Et pour les papas kinés ?

    La durée du congé de paternité et d’accueil de l’enfant est de 25 ou 32 jours selon si tu attends un ou plusieurs enfants : Il doit débuter le jour de la naissance.

    Tu peux prendre ce congé en une ou en plusieurs fois, et sa durée peut être décomposée en plusieurs périodes :

    • une première période obligatoire de 7 jours, qui doit débuter le jour de la naissance de l’enfant ;

    une seconde période de 18 jours en cas de naissance simple ou de 25 jours en cas de naissances multiples. Facultative, elle peut être fractionnée en trois parties dont la plus courte est au moins égale à 5 jours, et doit débuter dans un délai de 6 mois à compter de la naissance de l’enfant.

    Congé paternité kiné

    Liens utiles

    Ce tour d’horizon qui se veut rapide et synthétique n’aborde pas les questions des formalités à effectuer, des congés pour grossesse pathologique, les questions de report de congé prénatal ou autres situations parfois délicates.
    Nous ne manquerons pas d’y revenir dans un futur article sur le Blog de Rempleo.

    En attendant, retrouvez plus d’informations sur le site d’Ameli :

    lecture congés maternité kiné

    1- Comment créer et poster une annonce kiné

    2- Quitter la Kiné Rat-Race

    3- L’installation en tant que kinésithérapeute libéral : les premières démarches

    4- La démographie des kinésithérapeutes : rapport 2021