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  • Litige entre kiné titulaire et remplaçant : comment réagir ?

    Litige entre kiné titulaire et remplaçant : comment réagir ?

    Un retard de paiement, un taux de rétrocession modifié unilatéralement, une rupture abusive du contrat : les litiges entre titulaire et remplaçant sont plus fréquents qu’on ne le croit. La plupart pourraient être évités avec un contrat bien rédigé. Mais quand ça arrive, voici comment réagir méthodiquement.

    Les litiges les plus fréquents

    Type de litigeCause courantePrévention possible
    Retard ou non-paiement de la rétrocessionAbsence de délai de paiement dans le contratPréciser le délai et le mode de paiement dans le contrat
    Modification unilatérale du tauxRien d’écrit sur les modalités de révisionFixer le taux clairement et prévoir qu’il ne peut changer que par avenant signé
    Rupture sans préavisAbsence de clause de préavis dans le contratDéfinir un préavis minimal des deux côtés
    Non-remboursement des frais avancésFrais non prévus dans le contratLister les frais à la charge de chaque partie
    Contestation de la clause de non-concurrenceClause disproportionnée ou sans contrepartieNégocier la clause à la signature

    Étape 1 : tenter la résolution amiable

    Avant toute démarche formelle, un échange direct reste la voie la plus rapide et la moins coûteuse. Formule ta demande par écrit (email avec accusé de réception) en citant les clauses du contrat concernées et en fixant un délai de réponse raisonnable. Cette trace écrite sera utile pour la suite si l’amiable échoue.

    Étape 2 : saisir le Conseil Départemental de l’Ordre

    Si l’amiable échoue, le CDO peut être saisi pour tentative de conciliation. C’est une démarche gratuite, confidentielle, et qui peut débloquer des situations où les parties ne se parlent plus. Le CDO n’a pas de pouvoir coercitif, mais son intervention a souvent un effet décisif sur le titulaire, qui reste sous son autorité ordinale.

    Quand saisir le CDO plutôt que le tribunal ?
    Pour les litiges portant sur des manquements déontologiques (non-respect du code de déontologie, comportement fautif), l’Ordre est la voie adaptée. Pour les litiges purement contractuels et financiers (impayés, rupture abusive), le tribunal judiciaire est plus efficace.

    Étape 3 : saisir le tribunal judiciaire

    Pour un litige contractuel (impayé, rupture abusive), la juridiction compétente est le tribunal judiciaire du lieu d’exécution du contrat. Pour les montants inférieurs à 10 000€, la procédure simplifiée (injonction de payer) permet d’obtenir un titre exécutoire rapidement, sans audience obligatoire.

    Pour les montants supérieurs ou les situations plus complexes, faire appel à un avocat spécialisé en droit des professions libérales de santé est fortement recommandé. Les honoraires sont généralement récupérables en cas de succès.

    Le rôle de ta RCP dans un litige

    Si le litige porte sur ta responsabilité professionnelle lors d’un acte réalisé pendant le remplacement, c’est ta RCP qui prend en charge ta défense, y compris les frais d’avocat. Déclare tout litige à ton assureur dès que tu en as connaissance, même avant toute procédure formelle.

    FAQ : litiges kiné titulaire/remplaçant

    Le titulaire peut-il refuser de payer la rétrocession si un patient s’est plaint ?

    Non. Les honoraires perçus lors du remplacement sont dus au remplaçant selon les termes du contrat, indépendamment d’une plainte patient. La plainte suit son propre circuit (Ordre, assurance) et ne donne pas au titulaire le droit de bloquer le paiement.

    Un litige peut-il affecter mon inscription à l’Ordre ?

    Un litige contractuel (impayé, rupture) n’affecte pas en soi ton inscription ordinale. En revanche, si le litige révèle un manquement déontologique avéré, une procédure disciplinaire distincte peut être engagée par le CDO.

    Ce qu’il faut retenir
    Face à un litige, la méthode est toujours la même : écrit d’abord, conciliation CDO ensuite, tribunal en dernier recours. La trace écrite de chaque étape est ton meilleur atout. Pour les impayés inférieurs à 10 000€, l’injonction de payer reste la voie la plus rapide.

    Sources

    • Code de procédure civile – Injonction de payer, articles 1405 et suivants
    • CNOMK – Procédure de conciliation ordinale
  • Clause de non-concurrence kiné : légalité et jurisprudence

    Clause de non-concurrence kiné : légalité et jurisprudence

    La clause de non concurrence est l’une des clauses les plus négociées (et les plus mal comprises) dans les contrats de remplacement et de collaboration en kinésithérapie. Certains praticiens la signent sans la lire, d’autres refusent systématiquement de l’accepter. La vérité est ailleurs : tout dépend de sa rédaction et de sa proportionnalité.

    Ce que dit la loi sur la clause de non concurrence

    Les professions libérales peuvent légalement inclure une clause de non concurrence dans leurs contrats, sous réserve que celle-ci respecte trois conditions cumulatives issues du droit des contrats et de la jurisprudence de la Cour de cassation :

    • Elle doit être limitée dans le temps
    • Elle doit être limitée dans l’espace
    • Elle doit être justifiée par les intérêts légitimes du créancier (le titulaire)

    Une clause répondant à ces trois critères est valide. Une clause disproportionnée est susceptible d’être annulée par le juge, ce qui a pour effet de libérer totalement le débiteur (toi) de toute obligation, sans contrepartie.

    Les limites acceptées par la jurisprudence

    ParamètreFourchette généralement acceptéeExemples de clauses annulées
    Rayon géographique3 à 5 km autour du cabinet20 km jugé disproportionné par les tribunaux
    Durée1 à 2 ans5 ans jugé excessif
    ObjetExercice dans la même zoneInterdiction d’exercer dans tout le département
    La règle de la contrepartie financière
    Depuis plusieurs arrêts de la Cour de cassation, une clause de non concurrence doit être assortie d’une contrepartie financière pour être valide. Une clause sans aucune contrepartie peut être annulée. Cette contrepartie peut être un versement unique à la rupture du contrat, ou une majoration de la rétrocession pendant la période couverte.

    Ce que tu peux négocier

    Le périmètre géographique

    Un rayon de 5 km est la référence courante. Si le titulaire demande davantage, demandes lui de justifier pourquoi sa patientèle s’étend au-delà. En zone rurale, un rayon plus large peut être proportionné ; en ville dense, 3 km peut déjà couvrir une zone énorme.

    La durée

    Deux ans est une durée fréquemment acceptée par les tribunaux. Au-delà, la clause devient suspecte. Si le titulaire insiste sur 3 ou 4 ans, exige une contrepartie financière plus élevée.

    La contrepartie

    Demande systématiquement qu’une contrepartie soit mentionnée dans le contrat, même symbolique. Son absence fragilise la clause et pourrait la rendre nulle.

    Ce qui se passe en cas de violation

    Si tu violes une clause de non concurrence valide, le titulaire peut demander en justice des dommages et intérêts correspondant au préjudice subi. Ce préjudice doit être prouvé, ce qui n’est pas toujours simple. En pratique, les litiges se règlent souvent à l’amiable ou devant le tribunal judiciaire, avec des montants très variables.

    FAQ : clause de non concurrence kiné

    Une clause de non concurrence s’applique-t-elle si c’est le titulaire qui rompt le contrat ?

    En principe oui, sauf si le contrat prévoit explicitement la levée de la clause en cas de rupture à l’initiative du titulaire. C’est une clause à négocier à la signature : si le titulaire te lic… rompt le contrat sans faute de ta part, la clause de non-concurrence devrait être levée.

    La clause s’applique-t-elle au télésoin ?

    C’est une question émergente. Si le contrat ne précise pas, et que tu prétends exercer à distance dans la zone interdite, le débat est ouvert. Pour éviter toute ambiguïté, précise dans le contrat si la clause couvre uniquement l’exercice présentiel ou aussi le télésoin.

    Ce qu’il faut retenir
    Une clause de non-concurrence est valide si elle est limitée dans le temps (1-2 ans), dans l’espace (3-5 km), et assortie d’une contrepartie financière. Sans contrepartie, elle est fragilisée. Au-delà de 5 km ou 2 ans, elle devient contestable devant les tribunaux.

    Sources

    • Code civil – Articles 1102 et suivants, liberté contractuelle et clauses abusives
    • Cour de cassation – Jurisprudence sur les clauses de non-concurrence des professions libérales
    • CNOMK – Code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes
  • Contrat d’assistanat kiné : différences avec la collaboration libérale

    Contrat d’assistanat kiné : différences avec la collaboration libérale

    Assistanat ou collaboration libérale : les deux permettent d’exercer aux côtés d’un titulaire, mais les règles sont très différentes. Confondre les deux peut te coûter cher, aussi bien fiscalement qu’en termes d’accès aux zones non prioritaires. On clarifie les distinctions essentielles.

    L’assistanat kiné, c’est quoi exactement ?

    L’assistanat est un mode d’exercice prévu par l’article R.4321-128 du Code de la santé publique. Un kinésithérapeute assisté (le titulaire) peut se faire aider dans son exercice par un autre kiné (l’assistant). L’assistant exerce au nom et sous la responsabilité du titulaire, contrairement au collaborateur libéral qui exerce en son nom propre.

    Distinction fondamentale
    L’assistant exerce SOUS la responsabilité du titulaire. Le collaborateur exerce EN SON NOM PROPRE. Cette différence change tout : statut social, responsabilité civile, conventionnement, accès aux zones non prioritaires.

    Assistanat vs collaboration libérale : le comparatif complet

    CritèreAssistanatCollaboration libérale
    Base légaleArt. R.4321-128 CSPArt. R.4321-129 CSP
    Exercice en son nom propreNon, au nom du titulaireOui
    Patientèle propreNon, patientèle du titulaireOui, peut développer la sienne
    Conventionnement propreNon, couvert par le titulaireOui, doit se conventionner
    Accès zones non prioritairesDérogation possibleDérogation possible
    RémunérationConvenue librement avec le titulaireRétrocession ou honoraires propres
    Responsabilité civilePartagée avec le titulaireEntièrement personnelle
    DuréeEn général limitée, justifiée par une nécessitéLongue durée possible

    Quand l’assistanat est-il justifié ?

    L’assistanat doit répondre à une situation spécifique : surcharge temporaire d’activité du titulaire, préparation à la transmission du cabinet, état de santé du titulaire qui limite sa capacité d’exercice. Ce n’est pas un mode d’exercice permanent destiné à contourner les règles de conventionnement. L’Ordre vérifie que le recours à l’assistanat est justifié lors de l’enregistrement du contrat.

    Les clauses indispensables du contrat d’assistanat

    • La durée précise et la justification de l’assistanat
    • Les conditions de rémunération de l’assistant
    • La répartition des responsabilités entre titulaire et assistant
    • Les conditions de renouvellement ou de rupture
    • La déclaration à l’Ordre et à la CPAM dans les délais réglementaires

    Le piège de la requalification

    Un contrat rédigé comme assistanat mais qui ressemble dans les faits à un salariat (horaires imposés, lien de subordination, absence d’autonomie) peut être requalifié en contrat de travail par le juge. Les conséquences sont lourdes : redressement URSSAF pour le titulaire, remise en cause de la relation fiscale pour les deux parties. Le contrat doit refléter la réalité de l’exercice.

    FAQ : assistanat kiné

    Un assistant kiné peut-il exercer en zone non prioritaire ?

    Oui, l’assistanat bénéficie d’une dérogation à la règle du 1 pour 1, au même titre que le remplacement et la collaboration. L’assistant n’a pas besoin qu’une place se libère dans la zone pour pouvoir y exercer.

    L’assistant doit-il avoir sa propre RCP ?

    Oui. Même si sa responsabilité est partagée avec le titulaire, l’assistant doit disposer de sa propre assurance en responsabilité civile professionnelle. Le contrat du titulaire ne le couvre pas automatiquement.

    Ce qu’il faut retenir
    L’assistanat se distingue de la collaboration libérale par l’absence de patientèle propre et l’exercice au nom du titulaire. Il doit être justifié par une situation spécifique, déclaré à l’Ordre, et rédiger de manière à ne pas ressembler à un salariat déguisé.

    Sources

    • Article R.4321-128 et R.4321-129 du Code de la santé publique
    • CNOMK – Guide des modes d’exercice de la kinésithérapie libérale
  • Réseaux sociaux et newsletter kiné : le nouvel outil pour gérer sa communication

    Réseaux sociaux et newsletter kiné : le nouvel outil pour gérer sa communication

    Vous avez sûrement déjà ouvert un compte Instagram ou une page Facebook pour votre cabinet, avec de bonnes intentions. Puis, entre les séances, les bilans et la paperasse, les publications se sont espacées, jusqu’à s’arrêter complètement. Une newsletter patients, vous y avez peut-être pensé aussi, sans jamais trouver le moment de vous y mettre. Ce n’est pas un manque d’intérêt : c’est un problème de temps, que rencontrent la plupart des kinésithérapeutes libéraux.

    Cet article vous explique pourquoi la communication digitale mérite malgré tout un peu d’attention, et vous présente un nouvel outil, mis à votre disposition via Rempleo, pour gérer vos réseaux sociaux et votre newsletter sans que cela devienne une charge de plus.

    Pourquoi la communication digitale compte pour un cabinet

    Un patient qui cherche un kinésithérapeute vérifie de plus en plus votre présence en ligne avant de prendre rendez-vous : une page à jour, quelques publications récentes, un ton professionnel. Une page figée depuis des mois peut faire douter, même si votre cabinet tourne très bien par ailleurs.

    Le sujet est suffisamment installé pour que l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes ait lui-même publié ses propres recommandations sur la communication professionnelle en ligne : signe que ce n’est plus un sujet marginal pour la profession.

    Ce constat vaut aussi pour les patients que vous suivez déjà. Une fois la rééducation terminée, le contact s’arrête souvent net, jusqu’au jour où une nouvelle douleur les ramène chercher un praticien, pas nécessairement vous.

    La newsletter, elle, joue un rôle différent des réseaux sociaux : elle garde le lien avec les patients suivis dans la durée, sans démarche commerciale, simplement pour rester présent dans leur esprit au bon moment, celui où ils ont de nouveau besoin d’un kinésithérapeute ou en recommandent un à leur entourage.

    Une solution pour vos réseaux sociaux, sans y passer vos soirées

    Comment ça fonctionne

    Vos réseaux sociaux, ce sont les publications que vous partagez sur Instagram, Facebook ou LinkedIn pour faire connaître votre cabinet. Jusqu’ici, il fallait trouver une idée, l’écrire, la mettre en forme : c’est ce qui prenait le plus de temps.

    La nouvelle solution mise à votre disposition via Rempleo supprime cette étape avec une bibliothèque de posts déjà rédigés et pensés pour les kinésithérapeutes, sur trois types de contenus :

    • Des conseils de prévention pour vos patients
    • Des actualités du métier
    • Des publications qui mettent en avant votre activité

    Vous choisissez une publication dans la bibliothèque, vous l’ajustez si besoin, vous publiez. Quelques minutes suffisent, sans compétence technique particulière.

    Le cadre déontologique à connaître

    En tant que professionnel de santé, vous restez soumis aux règles de votre Ordre, y compris sur les réseaux sociaux. Un post de prévention ou d’actualité du métier est adapté ; une publication qui ressemblerait à une publicité tarifaire, ou qui utiliserait un témoignage patient comme argument commercial, ne l’est pas, quel que soit l’outil utilisé pour publier.

    Un avant/après de patient, même publié avec son accord, entre aussi dans cette zone à éviter : ce n’est pas parce qu’un contenu est autorisé ailleurs qu’il l’est pour un professionnel de santé. La bibliothèque de contenus est construite dans ce cadre, mais la vigilance finale sur ce que vous publiez reste la vôtre.

    Une newsletter pour garder le lien, sans effort de rédaction

    Comment ça fonctionne

    La newsletter ne vise pas à vendre : elle sert à rester présent dans l’esprit de vos patients entre deux visites, avec un conseil utile ou une information de saison. La solution proposée par Rempleo fonctionne sur le même principe que celle des réseaux sociaux : des contenus déjà rédigés, pensés pour les patients d’un kinésithérapeute, que vous sélectionnez et envoyez en quelques clics, sans compétence en rédaction ni en emailing.

    Un envoi peut rappeler un exercice d’auto-rééducation à faire à la maison, expliquer pourquoi il ne faut pas arrêter un traitement trop tôt, ou signaler un changement d’horaires du cabinet. Le patient qui reçoit ce message n’a rien demandé de particulier : il reçoit simplement un rappel utile, sans sollicitation, qui le rapproche un peu plus de votre cabinet le jour où il en a de nouveau besoin.

    Bon usage et fréquence

    Une à deux newsletters par mois suffisent en général pour rester présent sans devenir intrusif. Au-delà, le risque s’inverse : lasser des patients qui n’ont plus de suivi actif avec vous. Le ton doit rester informatif : un rappel d’exercice simple, une information de prévention, jamais une sollicitation commerciale déguisée, une règle qui s’applique tout particulièrement aux professions de santé.

    Ce que cela change pour votre cabinet

    Pris ensemble, ces deux outils répondent au même besoin : exister en ligne sans que cela devienne une charge supplémentaire. Vous gagnez du temps, vous gardez une présence régulière, et vous restez visible aussi bien pour de futurs patients que pour ceux que vous suivez déjà.

    Sur un mois, la gestion des deux outils représente en général moins d’une heure au total : quelques minutes pour choisir et publier huit à dix posts, quelques minutes de plus pour sélectionner et envoyer une newsletter.

    Le reste du temps, aucune action n’est nécessaire de votre part. Aucun des deux ne remplace le bouche-à-oreille ou la qualité de vos soins : ils viennent simplement soutenir ce qui fonctionne déjà pour vous.

    Envie de reprendre la main sur votre communication ?
    Simplébo met à votre disposition une bibliothèque de posts pour vos réseaux sociaux et une newsletter prête à envoyer à vos patients.

    En résumé

    Une présence en ligne à jour et une newsletter régulière ne demandent plus des heures de préparation. Avec les bibliothèques de contenus proposées via Rempleo, la plupart des publications se mettent en place en quelques minutes, sans compétence technique. Si vous voulez aller plus loin sur les autres leviers pour développer votre patientèle en tant que kinésithérapeute, le sujet ne s’arrête pas aux réseaux sociaux et à la newsletter. À vous de choisir le rythme qui vous convient, votre cabinet fait le reste.

  • Contrat de remplacement kiné : modèle et points clés à vérifier avant de signer

    Contrat de remplacement kiné : modèle et points clés à vérifier avant de signer

    Tu as trouvé un remplacement qui correspond à ce que tu cherches : bonne zone, bon volume de patients, taux de rétrocession correct. Il te reste une étape avant de commencer : signer le contrat. Et c’est souvent là que les choses se compliquent, parce qu’un contrat mal lu ou mal rédigé peut te coûter bien plus que le remplacement ne te rapporte.

    Voici les points à vérifier ligne par ligne, et les clauses qui méritent d’être renégociées avant de parapher quoi que ce soit.

    Le contrat de remplacement kiné : ce que dit la loi

    Le remplacement en kinésithérapie est encadré par l’article R.4321-131 du Code de la santé publique. Quelques règles fondamentales à connaître avant tout :

    • Le remplaçant doit être titulaire du diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute et inscrit au tableau de l’Ordre. Le titulaire, lui, ne peut pas exercer pendant la durée du remplacement, sauf exceptions prévues par l’article R.4321-130 (période de chevauchement de 15 jours maximum pour passation). Le contrat doit obligatoirement être écrit. Un accord oral n’a aucune valeur juridique en cas de litige.
    • Le contrat doit également être transmis au Conseil Départemental de l’Ordre (CDO) du titulaire dans les huit jours suivant sa signature. C’est la responsabilité du titulaire, pas du remplaçant, mais vérifie que c’est bien fait.

    Les clauses indispensables dans tout contrat de remplacement

    L’identité complète des deux parties

    Le contrat doit mentionner le nom, prénom, numéro RPPS, numéro d’inscription ordinale et adresse professionnelle du titulaire et du remplaçant. L’absence d’une de ces informations peut remettre en cause la validité du contrat.

    La durée et les dates précises

    Un contrat de remplacement doit mentionner une date de début et une date de fin clairement définies. Un contrat à durée indéterminée n’est pas un remplacement, c’est une collaboration libérale, et les règles ne sont pas les mêmes. Si tu fais des remplacements ponctuels répétés chez le même titulaire, chaque période doit faire l’objet d’un avenant ou d’un contrat distinct.

    Le taux de rétrocession

    C’est la clause que tout le monde regarde en premier, et à juste titre. Le taux standard du marché se situe entre 70 et 80% des honoraires bruts encaissés. En dessous de 70%, il y a matière à négocier, sauf si le titulaire fournit un logement ou un véhicule.

    Le contrat doit préciser sur quelle base le taux s’applique : sur les actes NGAP uniquement, ou aussi sur les actes hors nomenclature si tu en réalises. Si une partie de l’activité est hors nomenclature, la base de calcul mérite d’être explicitée.

    Les modalités et délais de paiement

    Certains titulaires paient à la semaine, d’autres au mois, d’autres après réception d’une note d’honoraires. Le contrat doit préciser le rythme de paiement, le délai à partir de la date de facturation, et le mode de règlement (virement, chèque). Un délai supérieur à 30 jours est à éviter.

    La prise en charge des frais

    Les frais professionnels engagés pendant le remplacement, comme les déplacements à domicile, les fournitures consommables ou les frais de stationnement, peuvent être à la charge du remplaçant ou du titulaire. Le contrat doit le préciser. Silence sur ce point = frais à ta charge par défaut.

    La clause de non-concurrence : lis-la deux fois

    C’est la clause qui fait le plus de dégâts quand elle est mal comprise ou acceptée trop vite. Elle peut t’interdire de t’installer ou de pratiquer dans un rayon géographique défini, pendant une durée déterminée, après la fin du remplacement.

    Les limites acceptables selon la jurisprudence et le code de déontologie : un rayon de 5 km autour du cabinet et une durée de 2 ans sont généralement considérés comme proportionnés. Au-delà, la clause risque d’être considérée comme disproportionnée et donc nulle.

    Deux points à vérifier impérativement. La clause doit être rémunérée pour être valide : une contrepartie financière doit être mentionnée. Et elle doit viser à protéger la patientèle du titulaire, pas à t’empêcher d’exercer dans ta propre zone de vie. Si la clause couvre 20 km et 5 ans, elle est probablement excessive.

    Ce que le contrat ne doit surtout pas contenir

    Certaines clauses sont illicites et doivent alerter immédiatement.

    Un lien de subordination du remplaçant envers le titulaire. Si le contrat mentionne des horaires imposés, un droit de regard du titulaire sur tes actes ou des sanctions en cas de non-respect d’instructions, la relation bascule vers le salariat déguisé, avec toutes les conséquences fiscales et sociales que cela implique.

    Une commission sur honoraires au profit du titulaire au-delà du taux de rétrocession convenu. La rétrocession est la seule forme de rémunération licite dans un contrat de remplacement.

    Une clause interdisant tout autre remplacement simultané. Tu restes un professionnel indépendant, libre d’accepter d’autres missions en dehors des jours convenus avec ce titulaire.

    Modèle de contrat : où le trouver

    Le Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes (CNOMK) met à disposition un modèle de contrat de remplacement sur son site ordremk.fr. Ce modèle est la référence de la profession : il couvre les clauses obligatoires, est régulièrement mis à jour, et peut être utilisé tel quel ou adapté.

    Si le titulaire te propose un contrat maison, compare-le point par point avec le modèle de l’Ordre. Toute divergence mérite d’être expliquée et justifiée.

    FAQ : contrat de remplacement kiné

    Est-ce que je dois signer un contrat pour un remplacement d’un seul jour ?

    Oui. L’obligation de contrat écrit s’applique quelle que soit la durée du remplacement. Un remplacement d’une journée sans contrat expose le titulaire à une sanction ordinale et toi à une situation floue en cas d’accident ou de litige.

    Que faire si le titulaire refuse de me transmettre le contrat avant le début du remplacement ?

    C’est un signal d’alerte. Sans contrat signé avant de commencer, tu n’as aucune garantie sur le taux de rétrocession, les modalités de paiement ou la clause de non-concurrence. La règle : pas de contrat signé, pas de remplacement.

    Le contrat peut-il être modifié en cours de remplacement ?

    Oui, par avenant signé des deux parties. Une modification unilatérale du taux de rétrocession ou des conditions de paiement par le titulaire en cours de remplacement n’a aucune valeur juridique.

    Ce qu’il faut retenir

    Un contrat de remplacement doit être écrit, signé avant le premier jour, et transmis au CDO. Les clauses à vérifier en priorité : le taux de rétrocession et sa base de calcul, les délais de paiement, la prise en charge des frais, et la clause de non-concurrence. Si une clause te semble disproportionnée, elle se renégocie. Si le titulaire refuse toute négociation sur une clause manifestement abusive, c’est une information en soi.

    Sur Rempleo, les conditions du remplacement sont affichées avant même que tu répondes à une annonce : taux de rétrocession, type d’activité, volume de patients. Moins de surprises au moment de la signature.

    Sources

    • Code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes, articles 57 et suivants
    • Article R.4321-130 et R.4321-131 du Code de la santé publique
    • Modèle de contrat de remplacement, ordremk.fr
  • Kiné et télésoin : est-ce rentable en 2026 ?

    Kiné et télésoin : est-ce rentable en 2026 ?

    Le télésoin en kinésithérapie a fait son apparition dans la nomenclature en 2021. Son adoption reste timide dans la profession, et la question de la rentabilité revient régulièrement. Voici une analyse honnête.

    Le cadre réglementaire en 2026

    Le télésoin est la réalisation à distance d’actes de kinésithérapie par vidéotransmission. Pour être facturable et remboursable, il doit respecter ces conditions :

    • Le patient doit avoir été vu en présentiel au moins une fois au préalable
    • La prescription médicale doit mentionner explicitement la possibilité du télésoin
    • La séance doit être réalisée via une solution sécurisée certifiée HDS
    • Le patient doit donner son consentement éclairé

    La rémunération du télésoin

    ActeCotationTarif 2026Prise en charge AM
    Télésoin kinésithérapieATS16,13 €Oui, 60 % base NGAP
    Séance présentielle comparableAMK 7,516,13 €Identique

    La réalité financière : le tarif du télésoin est identique à celui d’une séance présentielle. L’équation varie fortement selon ton mode d’exercice.

    Pour qui le télésoin est-il vraiment intéressant ?

    ProfilIntérêt du télésoinLimites
    Kiné à domicile avec patients éloignésTrès élevé, élimine les déplacements longs pour les séances de suiviSéances techniques impossibles à distance
    Kiné spécialiste en éducation thérapeutiqueÉlevé, les séances d’explication et de suivi d’exercices s’y prêtent bienActes techniques restent en présentiel
    Kiné de cabinet classiqueMoyen, utile pour les bilans de suiviMajorité des actes NGAP nécessite le contact manuel

    Les outils techniques conformes

    Pour être conforme, la solution doit être certifiée Hébergement de Données de Santé (HDS). Plusieurs outils sont déjà utilisés par les kinés :

    • Doctolib : solution intégrée à son logiciel avec facturation incluse
    • Maiia (Cegedim) : solution certifiée avec module de téléconsultation
    • Lifen, Medaviz : autres solutions certifiées HDS disponibles

    Attention : Zoom, Teams, WhatsApp ou FaceTime ne sont pas conformes aux exigences HDS. Leur utilisation pour des séances facturées est contraire à la réglementation.

    Ce qu’il faut retenir
    Le télésoin est légal, remboursé et peut être intéressant, mais ses indications restent circonscrites aux actes ne nécessitant pas de contact manuel. Son intérêt économique varie fortement selon le mode d’exercice. Il représente actuellement un complément, pas un substitut, à l’exercice présentiel.

    Sources

    • Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes – Cotation ATS télésoin 2021-2026
    • Arrêté du 1er avril 2022 – Conditions de réalisation du télésoin
    • Ameli.fr – Télésoin des masseurs-kinésithérapeutes
  • Déménager son cabinet de kiné : démarches et comment préserver sa patientèle

    Déménager son cabinet de kiné : démarches et comment préserver sa patientèle

    Déménager son cabinet, c’est l’une des situations les plus stressantes de la vie d’un kiné libéral. La peur de perdre sa patientèle, les démarches administratives, le timing entre deux baux : on te donne la méthode pour passer cette étape sereinement.

    Les démarches administratives à réaliser

    DémarcheAuprès de quiDélai recommandé
    Informer l’Ordre de ton changement d’adresseCDODès la signature du nouveau bail
    Informer la CPAMCPAM départementaleAu moins 1 mois avant
    Informer l’URSSAFVia net-entreprises.frDès le changement effectif
    Informer la CARPIMKOCARPIMKODans le mois suivant
    Mettre à jour ta fiche GoogleVia ton compte GoogleLe jour J ou avant
    Mettre à jour ton profil DoctolibVia ton espace DoctolibLe jour J ou avant
    Informer tes patientsPar tout moyenAu moins 4 à 8 semaines avant
    Mettre à jour tes ordonnances et tampons–Avant la réouverture
    Vérifier la conformité ERP du nouveau local–Avant signature du bail

    Comment préserver sa patientèle lors d’un déménagement

    Les études montrent qu’un déménagement bien communiqué entraîne en général une perte de 10 à 25 % de la patientèle. Un déménagement mal communiqué peut faire bien plus de dégâts.

    La communication : le point le plus important

    • Informe tes patients en face à face lors des séances, au moins 4 semaines avant
    • Envoie un SMS ou email avec la nouvelle adresse et un plan d’accès
    • Affiche la future adresse en salle d’attente dès que c’est officiel
    • Place un panneau à l’ancienne adresse le jour J, indiquant la nouvelle

    La distance : le facteur décisif

    Même rue ou même quartier : perte négligeable. Même ville mais quartier différent : perte modérée. Autre ville ou zone : perte significative, quasi-totale si la distance est élevée.

    Informe également tes prescripteurs

    Tes médecins prescripteurs habituels doivent être informés. Un email avec ta nouvelle adresse et un plan d’accès suffit.

    FAQ : déménager son cabinet kiné

    Le déménagement peut-il affecter mon conventionnement ?

    Si tu changes de zone CPAM, notamment si tu passes vers une zone non prioritaire, la règle du 1 pour 1 peut s’appliquer. Consulte ta CPAM avant de signer le nouveau bail.

    Sources

    • Ameli.fr – Changement d’adresse d’exercice des professionnels de santé
    • CNOMK – Obligations déclaratives en cas de changement de lieu d’exercice
  • Coworking kiné : louer un poste plutôt qu’un cabinet

    Coworking kiné : louer un poste plutôt qu’un cabinet

    Louer un poste dans un cabinet existant plutôt que de s’engager sur un bail à long terme : c’est la promesse du coworking en santé. Un modèle qui se développe en France, encore peu structuré, mais qui peut être une alternative intéressante dans certaines situations.

    Le coworking kiné, c’est quoi concrètement ?

    Un kiné titulaire ou une structure met à disposition une ou plusieurs salles de soins à des praticiens extérieurs, en échange d’un loyer à l’heure, à la journée ou au mois. Chaque praticien conserve sa patientèle, ses honoraires et son statut.

    Modèle de locationDétailIdéal pour
    À l’heureTu réserves un créneau précisActivité partielle, test d’une zone
    À la journéeTu loues la salle pour une période fixeRythme régulier mais non full-time
    Au mois (créneaux réservés)Tu loues des créneaux récurrentsActivité stable sans bail long terme

    Les avantages du coworking pour un kiné

    • Pas de bail commercial à signer, flexibilité totale
    • Pas d’investissement en matériel, le titulaire met à disposition ses équipements
    • Pas de charges fixes lourdes, tu paies pour ce que tu utilises
    • Idéal pour tester une zone avant de s’y installer durablement
    • Idéal pour développer une activité secondaire ou une spécialité complémentaire

    Les limites et points de vigilance

    Les points à vérifier absolument
    1. La déontologie : la location doit être un loyer fixe, indépendant de tes recettes. Pas de commission sur honoraires.
    2. L’assurance RCP : vérifie que ton contrat couvre l’exercice dans les locaux d’un tiers.
    3. La conformité ERP : le local doit être conforme aux normes ERP.
    4. Le conventionnement : si tu exerces dans ce local comme lieu d’exercice principal, déclare-le à la CPAM.
    5. La durabilité : si le titulaire décide de ne plus louer, tu perds l’accès sans préavis long.

    Sources

    • Code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes -Location de locaux et rémunération
    • CNOMK – Conditions d’exercice en locaux partagés
  • CPTS kiné : exercice coordonné et accès direct

    CPTS kiné : exercice coordonné et accès direct

    Les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS) sont souvent confondues avec les MSP. La distinction est importante, et la CPTS peut être bien plus facilement accessible pour un kiné libéral.

    CPTS vs MSP : la distinction essentielle

    CritèreMSPCPTS
    Lieu d’exerciceRegroupement dans un même lieuPas de lieu commun, coordination à l’échelle du territoire
    AmpleurQuelques professionnelsTous les professionnels d’un territoire
    Accès directOuiOui (expérimentation 2025)
    Engagement requisFort : locaux partagés, projet communPlus léger, adhésion à un projet de territoire

    La différence clé pour un kiné : rejoindre une CPTS ne nécessite pas de changer de lieu d’exercice. Tu restes dans ton cabinet, tu adhères à la CPTS de ton territoire, et tu bénéficies des avantages sans bouleverser ton quotidien.

    L’accès direct en CPTS : ce qui a changé en 2025

    ParamètreDétail 2025-2026
    Nombre de séances sans ordonnance8 séances maximum par patient
    RemboursementIdentique aux séances sur ordonnance (60 % SS)
    Départements pilotes 202518 départements (liste sur le site de l’Ordre MK)
    Extension prévueGénéralisation en discussion pour 2026-2027

    Comment rejoindre la CPTS de ton territoire

    • Identifie ta CPTS sur le site de l’ARS de ta région ou sur sante.fr
    • Prends contact avec le coordinateur, souvent un médecin généraliste
    • Adhère à la structure : cotisation annuelle et participation aux réunions de coordination
    • Signe l’ACI si ta CPTS en a un, condition pour percevoir les financements supplémentaires

    FAQ : CPTS kiné

    Y a-t-il une CPTS partout en France ?

    Le maillage est en cours de finalisation. En 2025, la grande majorité des territoires métropolitains dispose d’une CPTS ou est en cours de constitution.

    Peut-on être à la fois en MSP et en CPTS ?

    Oui, les deux sont complémentaires. La MSP assure la coordination rapprochée entre quelques professionnels, la CPTS assure la coordination à l’échelle du bassin de vie.

    Sources

    • Loi Ma Santé 2022 du 26 juillet 2019 – Création et financement des CPTS
    • Arrêté du 8 juin 2025 – Expérimentation accès direct kiné en CPTS, 18 départements pilotes
  • Kiné en Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) : avantages et fonctionnement

    Kiné en Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) : avantages et fonctionnement

    Les MSP sont en plein essor, portées par la politique de développement de l’exercice coordonné. De plus en plus de kinés y exercent, ou s’interrogent sur l’intérêt d’en rejoindre une. On démystifie le fonctionnement.

    Définition
    Une MSP est un regroupement de professionnels de santé de premiers recours qui exercent en commun dans un même lieu et ont construit un projet de santé commun. La forme juridique recommandée est la SISA (Société Interprofessionnelle de Soins Ambulatoires), qui permet de percevoir les rémunérations collectives de l’Assurance Maladie.

    Les avantages concrets pour un kiné

    Les rémunérations supplémentaires (ACI)

    Les MSP qui ont signé un Accord Conventionnel Interprofessionnel avec l’Assurance Maladie perçoivent des financements supplémentaires répartis entre les professionnels selon des indicateurs de performance. Ces financements peuvent représenter plusieurs milliers d’euros par an pour chaque praticien.

    L’accès direct sans ordonnance

    Depuis l’arrêté du 8 juin 2025, les kinés exerçant dans des structures éligibles dont les MSP peuvent prendre en charge des patients en accès direct, sans ordonnance préalable, pour un maximum de 8 séances.

    Le réseau de prescripteurs sur place

    Exercer en MSP, c’est avoir des médecins, des infirmiers, des orthophonistes à proximité immédiate. Les prescriptions arrivent naturellement, sans démarche de prospection.

    La qualité de vie au travail

    L’isolement est l’un des facteurs de burn-out les plus cités par les kinés libéraux. La MSP offre une dynamique d’équipe, des réunions interprofessionnelles, et une réflexion collective qui améliore nettement le bien-être professionnel.

    Les contraintes à anticiper

    ContrainteCe que ça implique
    Projet de santé communTu dois adhérer à un projet défini collectivement
    Réunions régulièresDu temps hors soins
    Indicateurs à atteindreLes financements ACI sont conditionnés à des indicateurs collectifs
    Gouvernance collectiveLes décisions se prennent en groupe, plus lent qu’en solo
    Engagement dans la duréeRejoindre une MSP est un engagement professionnel long terme

    FAQ : kiné en MSP

    Un kiné peut-il créer une MSP lui-même ?

    Oui, mais une MSP nécessite par définition plusieurs professions de santé différentes. Tu ne peux pas en créer une seul.

    L’accès direct est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

    Oui. Les 8 séances en accès direct sont remboursées dans les mêmes conditions que les séances sur ordonnance.

    Sources

    • Loi HPST du 21 juillet 2009 – Création et encadrement des MSP
    • Arrêté du 8 juin 2025 – Extension de l’accès direct en kinésithérapie