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  • SELARL kiné : pourquoi et quand passer en société ?

    SELARL kiné : pourquoi et quand passer en société ?

    La SELARL (Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) est la forme sociétaire la plus utilisée par les kinés qui souhaitent exercer en commun ou optimiser leur fiscalité. Elle implique des obligations plus lourdes qu’une entreprise individuelle, mais offre des avantages spécifiques qui en font le bon choix dans certaines configurations. On te détaille tout, sans jargon inutile.

    La SELARL, c’est quoi exactement ?

    La SELARL est l’équivalent d’une SARL adapté aux professions libérales. Elle permet à un ou plusieurs kinés d’exercer au sein d’une personne morale, c’est la société qui exerce, et non plus les individus. Contrairement à la SCM qui ne fait que mutualiser des moyens, la SELARL génère un chiffre d’affaires, emploie les associés, et supporte les charges.

    SELARL vs SELURL : quelle différence ?
    La SELURL (Société d’Exercice Libéral Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est la version à associé unique de la SELARL. Quand tu es seul, on parle de SELURL. Quand vous êtes plusieurs, on parle de SELARL. La logique de fonctionnement est identique, seule la composition en associés diffère.

    Comparatif : EI vs SCM vs SELARL

    CritèreEI classiqueSCMSELARL
    La société exerceNon, tu exercesNon, tu exercesOui, la SELARL exerce
    PatientèleT’appartientT’appartientAppartient à la société
    Revenus partagésNonNonOui, selon les statuts
    Protection patrimoineLimitée (séparation EI depuis 2022)FaibleForte, responsabilité limitée aux apports
    ImpositionIR direct sur bénéficeIR direct par transparenceIS par défaut (option IR possible 5 ans)
    Obligations comptablesAllégéesMoyennesÉlevées (bilan, liasse fiscale)
    Statut social du gérantTNS (URSSAF indépendant)TNS si gérant majoritaire, assimilé salarié si minoritaire
    Idéal pourDébut d’activité, exercice seulPartage de chargesAssociation, optimisation fiscale

    Les vraies raisons de passer en SELARL

    1. L’exercice à plusieurs associés

    C’est la raison la plus évidente. Si tu veux t’associer avec un ou plusieurs confrères dans une structure où vous exercez ensemble, partagez les revenus et prenez des décisions collectives, la SELARL est la structure adaptée. Contrairement à la SCM, les revenus sont gérés au niveau de la société avant d’être répartis entre associés selon les statuts.

    2. L’optimisation fiscale à partir d’un certain niveau de revenu

    C’est l’argument clé pour les kinés qui exercent seuls mais en SELURL. La SELARL est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut. La société paie l’IS sur son bénéfice (15 % jusqu’à 42 500 €, 25 % au-delà). Le gérant se verse une rémunération déductible, seule la rémunération et les dividendes perçus sont imposés à l’IR. Le bénéfice laissé dans la société n’est pas imposé à l’IR.

    Exemple chiffré simplifié
    – En EI avec 80 000 € de bénéfice : tu es imposé à l’IR sur 80 000 €.
    – En SELURL avec 80 000 € de CA net : tu te verses 45 000 € de rémunération (imposée à l’IR), la société garde 35 000 € imposés à l’IS (15 % = 5 250 €). Si tu n’as pas besoin de cet argent immédiatement, tu as économisé la différence entre ton taux marginal d’IR et 15 %.
    Ce gain devient significatif à partir d’une tranche marginale d’IR de 30 % ou plus, soit à partir d’un bénéfice annuel d’environ 60 000 à 70 000 €.

    3. La protection du patrimoine personnel

    En SELARL, ta responsabilité est limitée au montant de tes apports en capital. Tes biens personnels (logement, épargne personnelle) sont protégés des dettes professionnelles de la société. Cette protection est plus forte et plus claire qu’en EI, même depuis la réforme de 2022 qui a créé la séparation automatique du patrimoine en EI.

    4. La préparation d’une transmission ou d’une cession

    Une SELARL facilite la transmission progressive des parts sociales à un repreneur, contrairement à une EI où la cession est souvent tout ou rien. Les parts peuvent être cédées progressivement, ce qui facilite une transition douce vers la retraite ou un changement de projet.

    Les contraintes à anticiper

    ContrainteCe que ça implique concrètement
    Comptabilité formelle obligatoireBilan annuel, compte de résultat, annexes, un expert-comptable est indispensable
    Dépôt des comptes au greffeLes comptes sont publics (toute personne peut les consulter)
    Inscription spécifique à l’OrdreLa SELARL doit être inscrite en tant que structure d’exercice au CDO
    Statuts à rédiger soigneusementLa répartition des parts, la rémunération, les clauses de sortie, tout doit être prévu
    Coûts de création et de gestionFrais de création (800 à 2 000 €) + honoraires comptable plus élevés qu’en EI
    Patientèle appartenant à la sociétéEn cas de dissolution ou de départ d’un associé, la question de la patientèle peut être conflictuelle

    Les étapes de création d’une SELARL

    ÉtapeActionPoint d’attention
    1Rédaction des statuts par un avocat ou notaire spécialiséClause de répartition des parts, rémunération, sortie d’associé
    2Constitution du capital social (minimum 1 € légalement, mais 1 000 € recommandé)Le capital influence la crédibilité auprès des banques
    3Publication d’un avis de constitution dans un JALObligatoire avant immatriculation
    4Dépôt du dossier d’immatriculation (via formalites.entreprises.gouv.fr)Inclure statuts, liste des associés, justificatifs d’identité
    5Inscription de la SELARL au tableau de l’OrdreSpécifique aux sociétés d’exercice libéral, ne pas l’oublier
    6Ouverture d’un compte bancaire professionnel au nom de la SELARLSéparé du compte personnel des associés

    La règle pratique : quand passer en SELARL ?

    Notre recommandation
    – Tu exerces seul et ton bénéfice annuel est inférieur à 60 000 € : reste en EI. La simplicité l’emporte.
    – Tu exerces seul et ton bénéfice dépasse 60 000à 70 000 € : consulte un expert-comptable pour modéliser le gain en SELURL.
    – Tu veux t’associer avec un confrère : SELARL. C’est la structure adaptée.
    – Tu prépares une cession à moyen terme : SELARL facilite la transmission des parts.

    FAQ : SELARL kiné

    Un kiné en SELARL est-il toujours PAMC ?

    Oui. Le statut PAMC (Praticien et Auxiliaire Médical Conventionné) dépend de la convention avec l’Assurance Maladie, pas de la structure juridique d’exercice. Tu restes PAMC qu’tu exerces en EI, en SELURL ou en SELARL.

    Peut-on passer de l’EI à la SELARL en cours d’activité ?

    Oui, cette transition est possible et fréquente. Elle nécessite un apport de la patientèle à la société, avec les conséquences fiscales que cela implique (plus-value professionnelle potentielle). Un accompagnement par un expert-comptable spécialisé santé libérale est indispensable pour optimiser cette transition.

    Les dividendes sont-ils soumis aux cotisations sociales ?

    Oui, pour les gérants majoritaires TNS, la fraction des dividendes dépassant 10 % du capital social est soumise aux cotisations sociales depuis 2013. C’est un point souvent sous-estimé dans la comparaison EI vs SELARL.

    Sources

    • Loi n°90-1258 du 31 décembre 1990 – Sociétés d’exercice libéral
    • Code général des impôts – Imposition à l’IS et option IR des SELARL
    • CNOMK – Réglementation des sociétés d’exercice libéral de kinésithérapeutes
  • SCM kiné : avantages, limites et création pas à pas

    SCM kiné : avantages, limites et création pas à pas

    La Société Civile de Moyens est la structure juridique que beaucoup de kinés connaissent de nom sans vraiment savoir à quoi elle sert et surtout à quoi elle ne sert pas. Résultat : elle est soit choisie pour les mauvaises raisons, soit évitée alors qu’elle serait la solution idéale. On démêle tout.

    Ce qu’est vraiment une SCM

    Définition légale
    La Société Civile de Moyens (articles 36 et suivants de la loi n°66-879 du 29 novembre 1966) est une structure juridique réservée aux professions libérales.
    Son unique objet légal : mettre en commun des moyens matériels ou humains pour faciliter l’exercice professionnel de chaque associé.
    Chaque associé conserve son indépendance totale : sa patientèle lui appartient, ses honoraires lui appartiennent, sa comptabilité est individuelle. La SCM elle-même ne génère pas de chiffre d’affaires, elle refacture ses coûts à chaque associé.

    La confusion la plus fréquente : SCM vs exercice en commun

    Ce que la SCM n’est pas
    La SCM n’est pas une structure d’exercice en commun. Si tu veux exercer avec des associés dans une logique de cabinet intégré (facturation commune, répartition des revenus, stratégie partagée) ce n’est pas la bonne structure. Il te faut une SELARL ou une SELAS.
    Choisir une SCM dans l’espoir de « s’associer » est l’erreur la plus fréquente. Elle crée une structure juridique inadaptée à l’objectif réel, avec les inconvénients de la société sans les avantages de l’exercice en commun.

    Les vrais avantages de la SCM

    Le partage des charges fixes

    C’est le principal intérêt de la SCM. Loyer, électricité, eau, assurance du local, secrétariat éventuel, logiciel de gestion : toutes ces charges sont supportées par la SCM et réparties entre les associés selon une clé de répartition définie dans les statuts. Pour un kiné seul, un loyer de 600 €/mois représente 7 200 € par an. En SCM à 3, ce même loyer ne représente plus que 2 400 € par personne.

    L’indépendance préservée

    Contrairement à la SELARL, chaque associé en SCM reste entièrement maître de son exercice : sa patientèle, ses horaires, ses tarifs hors nomenclature, sa politique commerciale. Si l’un des associés décide de se spécialiser, de réduire son activité ou de partir, cela n’affecte pas les autres sur le plan clinique, seulement sur la répartition des charges.

    La fiscalité transparente

    La SCM est fiscalement transparente : elle calcule son résultat (qui est toujours proche de zéro puisqu’elle refacture ses coûts à chaque associé), mais chaque associé est imposé individuellement sur ses propres revenus professionnels. Il n’y a pas d’imposition au niveau de la SCM elle-même.

    Les limites de la SCM

    LimiteCe que ça implique
    Pas de facturation communeChaque associé facture séparément ses patients
    Pas de partage des revenusSi un associé a plus de patients, il gagne plus, la SCM ne rééquilibre pas
    La patientèle ne « appartient pas à la SCM »En cas de départ, l’associé emmène sa patientèle
    Décisions collectives parfois difficilesLes investissements communs nécessitent l’accord de tous les associés
    Responsabilité solidaire possibleSelon les statuts, les associés peuvent être solidairement responsables des dettes de la SCM

    Dans quels cas la SCM est le bon choix

    • Tu veux partager un local et des charges avec un ou plusieurs confrères, tout en gardant ton indépendance totale
    • Tu veux mutualiser un secrétariat ou une télésecretariat
    • Vous êtes plusieurs kinés installés dans le même bâtiment et vous souhaitez formaliser les relations
    • Tu veux réduire tes charges fixes sans partager tes revenus ni ta patientèle

    La création d’une SCM pas à pas

    ÉtapeActionPoints d’attention
    1Rédaction des statutsClé de répartition des charges, modes de décision, modalités de départ
    2Dépôt du capital social1 € légalement, mais un capital symbolique plus élevé est recommandé
    3Publication d’un avis de constitution dans un JALJournal d’Annonces Légales du département du siège social
    4Dépôt du dossier au Greffe (immatriculation RCS)Depuis 2023, via le guichet unique formalites.entreprises.gouv.fr
    5Obtention du SIRET de la SCMQuelques jours après l’immatriculation
    6Ouverture d’un compte bancaire au nom de la SCMPour faire circuler les charges et les remboursements

    La règle d’or sur les statuts : les statuts d’une SCM sont le document le plus important de toute la structure. Ils définissent comment les charges sont réparties, comment les décisions sont prises, et surtout comment se passe le départ d’un associé. Une SCM dont les statuts ont été rédigés à la va-vite génère presque toujours des conflits le jour où un associé veut partir.

    La répartition des charges : la clé de tout

    C’est LE sujet sensible de toute SCM. Deux approches principales :

    MéthodeAvantagesInconvénients
    Répartition à parts égalesSimple, prévisible, pas de calcul mensuelInjuste si les activités sont très différentes (temps plein vs partiel)
    Répartition au prorata du CAPlus juste selon l’utilisation réellePlus complexe à calculer et à justifier mensuellement
    Répartition au prorata des jours de présenceÉquitable si les tarifs sont similairesNécessite un suivi rigoureux des présences

    FAQ : SCM kiné

    Une SCM peut-elle employer du personnel ?

    Oui, la SCM peut employer une secrétaire ou un télésecrétariat. C’est même l’un des intérêts principaux : mutualiser le coût d’un employé entre plusieurs associés.

    Est-ce qu’un remplacant peut exercer dans une SCM ?

    Oui. Un remplacant peut pratiquer dans les locaux de la SCM pour le compte de l’un des associés titulaires. La SCM reste l’entité qui gère le local ; la relation remplacant/titulaire se passe entre les deux individus concernés.

    Peut-on avoir une SCM entre membres de la même famille ?

    Oui, il n’y a aucune restriction sur la qualité des associés, pour autant que tous exercent bien une profession libérale. Une SCM entre deux kinés conjoint est tout à fait possible.

    La SCM est-elle soumise à l’IS ou à l’IR ?

    La SCM est en principe soumise à l’IR avec la transparence fiscale (chaque associé est imposé sur sa quote-part). Elle peut opter pour l’IS, mais cette option est irréversible et rarement pertinente pour une SCM kiné.

    Ce qu’il faut retenir
    La SCM permet de partager des charges (loyer, matériel, secrétariat) tout en préservant l’indépendance totale de chaque associé. Elle n’est pas une structure d’exercice en commun, si tu veux partager des revenus ou exercer dans une logique de cabinet intégré, il te faut une SELARL. Les statuts, et notamment la clé de répartition des charges et les modalités de départ, sont le point le plus critique à soigner avant de créer.

    Sources

    • Loi n°66-879 du 29 novembre 1966 – Sociétés civiles de moyens
    • CNOMK – Enquête sur les modalités d’exercice des kinésithérapeutes 2024
    • Code civil – Articles sur les sociétés civiles
  • Vendre son cabinet de kiné : étapes, valorisation et fiscalité

    Vendre son cabinet de kiné : étapes, valorisation et fiscalité

    La vente d’un cabinet, c’est souvent l’étape la moins préparée d’une carrière. Beaucoup de kinés y pensent trop tard et se retrouvent à céder dans la précipitation, à un prix en dessous de ce qu’ils auraient pu obtenir, et avec une fiscalité non optimisée. On te donne ici la vision complète pour anticiper et maximiser ce que tu transmets.

    Quand commencer à préparer la vente

    Idéalement 2 à 3 ans avant la cession effective. Ce délai te permet de :

    • Stabiliser et si possible augmenter ton chiffre d’affaires, c’est la base de la valorisation
    • Constituer des dossiers patients exhaustifs et bien tenus
    • Optimiser ta situation fiscale avant la cession
    • Trouver le bon repreneur plutôt que d’accepter le premier venu dans la précipitation
    • Anticiper les conséquences sur ta retraite CARPIMKO
    💡 La règle des 3 ans
    Les acheteurs et leurs banques regardent les 3 dernières années de liasses fiscales (déclarations 2035) pour valoriser le cabinet. Une année atypique à la hausse ou à la baisse est lissée sur l’ensemble. C’est pourquoi préparer sa cession 3 ans à l’avance permet de présenter un historique stable et crédible.

    Comment valoriser son cabinet

    La même méthode que pour la reprise s’applique : entre 25 et 50 % du CA annuel net pour la patientèle, auquel s’ajoutent la valeur du matériel et éventuellement le droit au bail ou les murs.

    Les éléments qui maximisent ta valorisation

    ÉlémentCe que tu peux faire concrètement
    CA stable ou croissantÉvite les années à fort conges payant ou arrêt dans les 3 ans avant la cession
    Dossiers patientsTiens une comptabilité patient irréprochable : diagnostics, plans de soins, évolution
    Présence numériqueOptimise ta fiche Google et ton profil Doctolib avant la mise en vente
    MatérielFais les petites réparations et mises à jour avant la visite du repreneur potentiel
    Bail favorableAssure-toi que le bail a encore plusieurs années devant lui et qu’il est cessible

    La fiscalité de la cession : les dispositifs d’exonération

    La cession de patientèle libérale est soumise à l’impôt sur les plus-values professionnelles. La plus-value est calculée sur la différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable de la patientèle (généralement 0, puisqu’elle n’apparaît pas au bilan). Trois dispositifs principaux permettent de réduire ou d’annuler cette imposition.

    DispositifConditionsAvantage fiscal
    Article 151 septies : Exonération totaleRecettes < 250 000 € (moyenne 2 dernières années) ET activité ≥ 5 ansPlus-value intégralement exonérée d’IR et de prélèvements sociaux
    Article 151 septies : Exonération partielleRecettes entre 250 000 et 500 000 € (moyenne 2 dernières années)Exonération dégressive proportionnelle
    Article 151 septies A : Exonération retraiteCessation totale d’activité + Départ en retraite dans les 2 ans + Activité ≥ 5 ans + Cession à un tiersExonération totale d’IR sur la plus-value (prélèvements sociaux restent dus)

    Conseil clé : la plupart des kinés qui s’appuient sur l’article 151 septies pour une exonération totale ont intérêt à s’assurer que leurs recettes moyennes restent sous le seuil de 250 000 € dans les 2 ans qui précèdent la cession. Un expert-comptable spécialisé santé libérale peut modéliser cette optimisation plusieurs années à l’avance.

    La cession et la retraite CARPIMKO : anticiper les interactions

    La cession du cabinet entraîne la fin de l’affiliation CARPIMKO. Si tu cèdes avant l’âge de la retraite, tu dois anticiper :

    • Le rachat éventuel de trimestres manquants pour atteindre le taux plein
    • La possibilité de cumul emploi-retraite si tu veux continuer une activité partielle après la cession
    • L’impact de la cession sur les prestations de prévoyance CARPIMKO en cours

    Trouver le bon repreneur

    C’est souvent l’étape la plus longue et la plus délicate. Plusieurs canaux sont possibles :

    CanalAvantagesInconvénients
    Réseau de confrères et remplacantsConfiance, connaissance préalableChoix limité
    CNOMK et CDOAnnonces sérieuses, profession contrôléePas très actif selon les départements
    RempleoAccès à 46 000+ kinés, notamment les remplacants en recherche d’installationAnnonce à rédiger et gérer
    Spécialistes (Prestonn)Expertise de valorisation et mise en relation cibléeCoût de l’accompagnement

    FAQ : vendre son cabinet de kiné

    Faut-il prévenir ses patients de la vente ?

    Il n’existe pas d’obligation légale de prévenir les patients avant la cession. En pratique, une communication transparente au moment de la présentation est vivement recommandée, c’est ce qui maximise la fidélisation au repreneur et donc la valeur réelle de ta patientèle.

    Peut-on vendre à un conjoint ou un enfant ?

    Oui, mais attention : la cession à un membre de la famille peut être requalifiée par l’administration fiscale si le prix ne correspond pas à la valeur marché. Une évaluation indépendante est recommandée pour soutenir le prix pratiqué.

    La vente du cabinet entraîne-t-elle la radiation de l’Ordre ?

    Non, pas automatiquement. La radiation n’intervient que si tu cesses totalement toute activité et en fais la demande, ou après un délai sans activité. Si tu gardes une activité même partielle après la vente, ton inscription ordinale se maintient.

    Ce qu’il faut retenir
    Vendre son cabinet se prépare 2 à 3 ans à l’avance pour maximiser la valorisation et optimiser la fiscalité. Les dispositifs d’exonération (151 septies, 151 septies A) peuvent permettre d’être totalement exonéré d’IR sur la plus-value si les conditions sont remplies. La durée de présentation, la clause de non-concurrence et les échéances de paiement sont les trois éléments les plus importants à négocier.

    Sources

    • Code général des impôts – Articles 151 septies et 151 septies A, plus-values professionnelles
    • Observation de marché Rempleo – Cessions de cabinet kiné, 2025-2026
    • CARPIMKO – Conséquences de la cessation d’activité sur les droits à retraite
  • Reprendre un cabinet de kiné : valorisation, négociation et pièges à éviter

    Reprendre un cabinet de kiné : valorisation, négociation et pièges à éviter

    Reprendre un cabinet existant, c’est une voie souvent plus rapide vers une activité stable qu’une création de toutes pièces. Tu récupères une patientèle constituée, un local aménagé, et parfois du matériel. Mais combien ça vaut vraiment ? Comment négocier sans se faire avoir, et quels sont les pièges à éviter ? On détaille tout.

    Ce qu’on achète vraiment lors d’une reprise

    Une reprise de cabinet est rarement un achat simple. Elle comprend en général plusieurs composantes distinctes qu’il faut valoriser séparément et négocier indépendamment.

    ComposanteCe que c’estMéthode de valorisation habituelle
    Patientèle / droit de présentationL’engagement du cédant à te présenter ses patients et à soutenir la transition25 à 50 % du CA annuel net
    Matériel et mobilierTables de massage, électrostimulation, matériel de rééducationValeur nette comptable ou estimation contradictoire
    Droit au bail commercialLa valeur du bail si le local est loué à un tiersVariable selon emplacement, durée restante, loyer
    Murs professionnelsL’immeuble lui-même si le cédant est propriétaireValeur marché immobilier professionnel
    Logiciels et donnéesLogiciel métier, base de données patients (avec accord RGPD)À négocier au cas par cas

    Attention : dans beaucoup de cas, le coté patientèle et le côté immobilier sont confondus dans une négociation globale. C’est une erreur, les deux ont des logiques de valorisation très différentes et doivent être analysés séparément.

    Comment estimer le prix juste d’une patientèle

    La formule standard du marché en 2026 : entre 25 et 50 % du chiffre d’affaires annuel net du cédant. Cette fourchette large s’explique par de nombreux facteurs qui jouent à la hausse ou à la baisse.

    FacteurImpact sur le prixExplication
    Zone sous-dotée avec patientèle fidèle↑ HaussePatientèle rarissime à trouver autrement
    Kiné cédant proche de la retraite, patientèle âgée↓ BaisseTurn-over naturel à anticiper
    Spécialité rare transférable avec formation↑ HausseValeur ajoutée réelle
    Cabinet en zone non prioritaire saturée↓ BaisseConcurrence forte, délais de fidélisation
    Dossiers patients bien tenus et complets↑ HausseContinuité des soins facilitée
    Présence Doctolib et réservation en ligne↑ HaussePatientèle active et habituée au numérique
    Cabinet géré par un kiné en arrêt prolongé↓ BaissePatientèle potentiellement dispersée

    La négociation : les leviers à activer

    La durée de présentation

    C’est le levier le plus important pour sécuriser la transition. La présentation, c’est la période pendant laquelle le cédant reste présent (ou joignable) pour introduire ses patients au repreneur. Un minimum de 3 mois est la norme, mais vise 6 mois voire plus pour une patientèle importante ou une spécialité exigeante.

    Plus la période de présentation est courte, plus tu prends un risque sur la fidélisation des patients. C’est un point à négocier avant de signer.

    La clause de non-concurrence

    Standard dans toute cession de cabinet, la clause de non-concurrence empêche le cédant de se réinstaller dans un rayon géographique défini pendant une durée déterminée. Les limites habituelles : rayon de 5 km, durée de 2 ans. Deux éléments à vérifier :

    • La clause doit être rémunérée pour être valide juridiquement
    • Elle doit être proportionnée, un rayon de 20 km pendant 5 ans serait disproportionné et potentiellement nul

    Les échéances de paiement

    La patientèle se paye rarement en une seule fois. Un paiement échelonné sur 2 à 3 ans est fréquent et souvent préférable : tu paies au fur et à mesure que tu génères des revenus, et le cédant a intérêt à bien te transmettre sa patientèle pour recevoir ses paiements.

    Les équipements inclus ou non

    Négocie séparément chaque équipement. Ce qui est à jour et en bon état mérite d’être intégré à un prix raisonnable. Ce qui est vétuste ou que tu n’utiliseras pas ne doit pas alourdir le prix de reprise.

    Les pièges à éviter absolument

    Piège 1 : ne pas vérifier le CA réel sur 3 ans

    La valorisation repose sur le CA du cédant. Demande systématiquement les liasses fiscales (déclarations 2035) des 3 dernières années, pas juste le chiffre annoncé à l’oral. Un CA en déclin depuis 2 ans nécessite une décote significative.

    Piège 2 : ne pas faire évaluer le local indépendamment

    Si la reprise inclut les murs, fais évaluer le bien par un expert immobilier indépendant avant de signer. La valeur annoncée par le vendeur est rarement objective.

    Piège 3 : négliger la vérification CPAM en zone non prioritaire

    En zone non prioritaire, vérifie que le cédant a bien notifié sa cessation à la CPAM avant de signer. Sans cette notification, la CPAM peut refuser ton conventionnement même si le cédant a cessé d’exercer.

    Piège 4 : signer sans avocat ou expert-comptable

    La cession de cabinet est un acte juridique et fiscal complexe. Les économies réalisées en ne prenant pas de conseil spécialisé sont souvent bien inférieures aux coûts d’une erreur non détectée.

    Notre partenaire Prestonn
    Prestonn accompagne les kinésithérapeutes dans la reprise de cabinets : estimation de la valeur, due diligence, négociation, accompagnement juridique. C’est une expertise spécifiquement orientée santé libérale, qui évite les erreurs les plus coûteuses.

    FAQ : reprendre un cabinet de kiné

    Peut-on reprendre un cabinet sans racheter la patientèle ?

    Oui, il est possible de ne reprendre que le local (bail ou murs) et le matériel, sans payer de droit de présentation. Dans ce cas, tu repartes de zéro sur la patientèle, mais tu économises souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est une option pertinente en zone sous-dotée où la patientèle viendra naturellement.

    La patientèle suit-elle toujours le repreneur ?

    Pas automatiquement. La fidélisation dépend de la qualité de la présentation, de la proximité de ta spécialité avec celle du cédant, et de la qualité de ta relation avec les patients. En pratique, une perte de 20 à 30 % de la patientèle dans la première année est normale, à intégrer dans ta valorisation.

    Le financement bancaire est-il accessible pour une reprise ?

    Oui, les banques financent couramment les reprises de cabinet libéral, notamment pour les kinés dont la solidité de l’activité est démontrée par les liasses fiscales du cédant. Un apport de 10 à 20 % est généralement demandé.

    Ce qu’il faut retenir
    La valeur d’un cabinet se compose de plusieurs éléments à valoriser séparément : patientèle (25-50 % du CA), matériel, bail, éventuellement les murs. La durée de présentation, la clause de non-concurrence rémunérée et les échéances de paiement sont les trois leviers de négociation les plus importants. Ne signe jamais sans avoir vérifié les liasses fiscales sur 3 ans et sans accompagnement spécialisé.

    Sources

    • Observation de marché Rempleo – Valorisation des cessions de cabinet kiné, 2025-2026
    • Prestonn – Partenaire Rempleo pour l’immobilier professionnel des kinés
    • Code civil – Clauses de non-concurrence et cession d’activité
  • Conventionnement kiné : démarches, délais et points de vigilance

    Conventionnement kiné : démarches, délais et points de vigilance

    Le conventionnement avec l’Assurance Maladie est l’étape qui te permet de facturer aux tarifs NGAP et d’être remboursé à tes patients. C’est aussi celle qui conditionne ton accès aux aides CPAM et à l’ASV CARPIMKO. Beaucoup de kinés la traitent comme une formalité, mais les délais peuvent surprendre et les règles varient selon ta zone. Voici les démarches précises et les points de vigilance à anticiper.

    Le conventionnement, c’est quoi exactement ?

    Le conventionnement est l’accord signé entre toi et l’Assurance Maladie par lequel tu t’engages à appliquer les tarifs de la convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes (tarifs NGAP). En contrepartie :

    • Tes patients sont remboursés sur ces tarifs par la Sécurité sociale
    • Tu bénéficies d’une prise en charge partielle de ta cotisation maladie par la CPAM
    • Tu accèdes à l’Avantage Social Vieillesse (ASV) de la CARPIMKO
    • Tu peux signer les contrats d’aide à l’installation (CAIMK, CACCMK) si ta zone est éligible

    Un kiné non conventionné peut exercer en France, mais ses patients ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Cette situation est très rare (moins de 1 % des kinés en France exercent hors convention) et prive le praticien de l’ASV CARPIMKO et de toutes les aides CPAM.

    Prérequis : ce qui doit être fait avant de demander le conventionnement

    Dans l’ordre obligatoire
    1. Obtenir ton diplôme de masseur-kinésithérapeute (DE)
    2. T’inscrire au tableau de l’Ordre (CDO de ton département d’exercice)
    3. Obtenir ton numéro RPPS (11 chiffres) et ta Carte de Professionnel de Santé (CPS)
    4. Seulement ensuite : déposer ton dossier de conventionnement à la CPAM
    Tu ne peux pas demander le conventionnement sans numéro RPPS. Et tu ne peux pas avoir de numéro RPPS sans inscription ordinale. L’ordre est strict.

    Les démarches de conventionnement étape par étape

    ÉtapeActionDélai estimé
    1Inscription au tableau de l’Ordre (CDO) en ligne sur ordremk.fr2 à 4 semaines
    2Génération automatique de la CPS par l’ASIP SantéQuelques jours après l’inscription Ordre
    3Constitution du dossier CPAM : numéro RPPS, CPS, RIB pro, justificatif d’adresse du cabinetImmédiat
    4Dépôt du dossier auprès de ta CPAM départementaleImmédiat
    5Instruction du dossier par la CPAM2 à 6 semaines selon les CPAM
    6Envoi de l’attestation de conventionnementQuelques jours après l’instruction
    7Activation de la télétransmission SESAM-VitaleQuelques jours après l’attestation
    ⚠️ Point de vigilance : le délai CPAM peut varier significativement
    Certaines CPAM traitent les dossiers en 2 semaines, d’autres prennent jusqu’à 6 semaines selon leur charge. Tu ne peux pas facturer via SESAM-Vitale avant d’avoir reçu ton attestation de conventionnement. Si tu as signé un bail et que tu as des patients qui attendent, ce délai peut coûter cher.
    Conseil pratique : dépose ton dossier CPAM dès que ton inscription ordinale est validée, sans attendre d’avoir trouvé ton local ou d’avoir signé ton bail.

    Le cas particulier des zones non prioritaires

    En zone non prioritaire (classement CPAM), le conventionnement est soumis à la règle du 1 pour 1 issue de l’Avenant 7. La CPAM vérifie qu’un kiné a bien cessé d’exercer dans la zone avant d’accorder le conventionnement à un nouveau praticien.

    Mode d’exerciceSoumis à la règle 1 pour 1 ?
    Installation en tant que titulaireOui
    Collaboration libéraleNon, dérogation prévue par la convention
    RemplacementNon, le remplacement n’est pas concerné
    AssistanatNon, dérogation prévue
    Reprise de cabinet avec cessation du prédécesseurNon, le 1 pour 1 est satisfait par la cessation

    Cette règle crée une situation paradoxale : en zone non prioritaire, tu peux travailler comme remplaçant ou collaborateur sans restriction, mais t’installer comme titulaire nécessite qu’une place se libère. La reprise d’un cabinet est souvent la voie la plus rapide pour contourner cette contrainte.

    Secteurs et dépassements : ce qui est spécifique aux kinés

    Contrairement à certaines professions médicales qui peuvent exercer en secteur 2 (honoraires libres) ou secteur 3 (non conventionné), les masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent exercer qu’en secteur 1 conventionné. Les tarifs NGAP sont les seuls tarifs conventionnés autorisés.

    Les seuls suppléments autorisés sont les dépassements pour exigence du patient (DE), dans des conditions très précises définies par l’article 3.6 de la convention, un sujet traité en détail dans notre guide dédié aux dépassements d’honoraires.

    Maintenir son conventionnement : les obligations continues

    Le conventionnement n’est pas acquis une fois pour toutes. Certaines situations peuvent remettre en cause ton statut conventionné :

    • Un contrôle CPAM qui identifie des pratiques de surfacturation ou de facturation abusive
    • Une sanction ordinale qui peut entraîner une suspension ou une radiation affectant le conventionnement
    • Un changement de zone d’exercice sans déclaration à la CPAM
    • Un arrêt d’activité prolongé non déclaré

    FAQ : conventionnement kiné

    Puis-je exercer pendant le délai d’instruction de mon dossier CPAM ?

    Tu peux exercer et voir des patients, mais tu ne peux pas télétransmettre via la carte Vitale ni facturer à la Sécurité sociale. Durant cette période, tu dois établir des feuilles de soins papier que tes patients soumettront eux-mêmes à leur caisse.

    Le conventionnement est-il automatique ou peut-il être refusé ?

    En dehors des zones non prioritaires où la règle du 1 pour 1 s’applique, le conventionnement est de droit pour tout kiné inscrit à l’Ordre et déposant un dossier complet. La CPAM ne peut pas le refuser sans motif valable.

    Que se passe-t-il si je déménage ou change de département ?

    Tu dois signaler tout changement d’adresse d’exercice à ta CPAM et à l’Ordre dans les meilleurs délais. Si tu changes de département, tu devras déposer un nouveau dossier auprès de la CPAM du nouveau département.

    Ce qu’il faut retenir
    Le conventionnement conditionne tout : la facturation à la Sécu, les aides CPAM, l’ASV CARPIMKO. Les délais d’instruction (jusqu’à 6 semaines) doivent être anticipés avant la signature du bail. En zone non prioritaire, la règle du 1 pour 1 s’applique à l’installation comme titulaire, mais pas au remplacement ni à la collaboration.

    Sources

    • Ameli.fr – Conventionnement des masseurs-kinésithérapeutes 2026
    • Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes – Avenant 7
    • CNOMK – Inscription au tableau de l’Ordre
  • Aides à l’installation kiné en zone sous-dotée : CACCMK, CAIMK, CAMMK

    Aides à l’installation kiné en zone sous-dotée : CACCMK, CAIMK, CAMMK

    Tu envisages de t’installer en zone sous-dotée ? L’Assurance Maladie a mis en place trois contrats spécifiques pour t’y accompagner financièrement. Beaucoup de kinés ne les connaissent pas, ou les confondent avec les contrats médecins. On les détaille un par un, avec les conditions précises et les montants 2026.

    ⚠️ Terminologie importante
    Les acronymes CAIM et COSCOM sont souvent cités dans les guides généralistes. Ils correspondent aux contrats médecins. Pour les kinésithérapeutes, les bons acronymes sont CACCMK, CAIMK et CAMMK. La confusion est fréquente, vérifie toujours que tu consultes un document spécifique aux masseurs-kinésithérapeutes.

    Pourquoi ces aides existent

    La France fait face à un accès aux soins de kinésithérapie très inégal selon les territoires. Dans les zones les plus déficitaires, les délais pour obtenir un rendez-vous peuvent dépasser plusieurs semaines. Pour inciter les kinés à s’y installer plutôt qu’en zone urbaine saturée, l’Assurance Maladie a créé ces contrats dans le cadre de l’Avenant 7 à la convention nationale.

    Ces contrats ne sont pas des subventions à fonds perdus : ils impliquent des engagements de ta part, notamment en termes d’exercice réel dans la zone et de conventionnement secteur 1. Mais les montants sont significatifs, suffisamment pour changer la donne financière d’une installation.

    Le CAIMK : Contrat d’Aide à l’Installation

    Le CAIMK est le contrat le plus connu. Il vise à aider financièrement les kinésithérapeutes qui choisissent de s’installer dans les zones les plus déficitaires, que ce soit en créant un cabinet ou en reprenant un existant.

    ParamètreDétail
    Zones éligiblesZones très sous-dotées et sous-dotées supérieures
    Montant années 1 et 215 000 € par an
    Montant année 39 000 €
    Montant années 4 et 55 000 € par an
    Total sur 5 ans49 000 €
    Conventionnement requisSecteur 1 obligatoire
    Exercice requisExercice réel dans la zone éligible
    Dépôt du dossierAuprès de ta CPAM, avant ou juste après l’installation

    Ce que ça représente concrètement : 49 000 € sur 5 ans, c’est le financement quasi-total du matériel d’un cabinet de kiné neuf. C’est aussi une élément qui change radicalement l’équation financière d’une installation par rapport à une zone non prioritaire, où aucune aide n’existe.

    Le CACCMK : Contrat d’Aide à la Création de Cabinet

    Le CACCMK est réservé aux kinés qui créent un cabinet complètement nouveau dans une zone sous-dotée. Il est distinct du CAIMK, qui couvre aussi les reprises. Les montants sont plus élevés en contrepartie de l’effort plus important que représente une création ex nihilo.

    ParamètreDétail
    Zones éligiblesZones très sous-dotées et sous-dotées supérieures
    Montant années 1 et 230 000 € par an
    Montant année 39 000 €
    Montant années 4 et 55 000 € par an
    Total sur 5 ans79 000 €
    Condition spécifiqueCréation d’un nouveau cabinet (pas une reprise)
    Conventionnement requisSecteur 1 obligatoire
    CAIMK ou CACCMK : lequel choisir ?
    Si tu reprends un cabinet existant, avec ou sans rachat de patientèle : CAIMK. Si tu crées un cabinet complètement nouveau dans une zone vide de toute offre : CACCMK. Les deux ne sont pas cumulables.
    En cas de doute, ta CPAM peut t’orienter avant que tu prennes ta décision.

    Le CAMMK : Contrat d’Aide au Maintien

    Le CAMMK s’adresse aux kinés déjà installés en zone sous-dotée qui souhaitent maintenir et développer leur activité. Il récompense l’engagement à rester dans une zone en tension et à participer à des missions de coordination des soins.

    Concrètement, le CAMMK implique des engagements supplémentaires : accès aux soins non programmés, participation à des réunions de coordination interprofessionnelle, contribution à des projets de santé du territoire. En contrepartie, une aide annuelle est versée par la CPAM.

    Ce contrat est souvent moins connu que les deux précédents parce qu’il ne s’adresse pas aux nouvelles installations, mais pour un kiné déjà installé en zone déficitaire, il peut représenter plusieurs milliers d’euros supplémentaires par an sans changer de zone ni d’exercice.

    Les Zones France Ruralits Revitalisation (ZFRR)

    En plus des contrats CPAM, les zones classées ZFRR (anciennement ZRR) offrent des avantages fiscaux complémentaires pour les professionnels qui s’y installent. Ces avantages sont indépendants des contrats CPAM et peuvent se cumuler avec eux.

    Avantage ZFRRDétail
    Exonération d’impôt sur le revenuExonération totale les 5 premières années, puis partielle jusqu’à la 12ème année
    Exonération de CFESur délibération de la commune, souvent accordée en zone rurale
    Exonération de charges sociales patronalesSi tu salaries du personnel

    Vérification importante : une zone peut être éligible aux contrats CPAM sans être classée ZFRR, et vice versa. Les deux classifications sont indépendantes. Consulte le site France Ruralites et le site Ameli pour vérifier les deux statuts de ta zone.

    Comment demander ces aides : la procédure pas à pas

    Étape 1 : Vérifie l’éligibilité de ta zone

    Sur rezonekine.ameli.fr, vérifie le classement de ta zone. Seules les zones très sous-dotées et sous-dotées supérieures donnent accès aux contrats CAIMK et CACCMK.

    Étape 2 : Prends contact avec ta CPAM en amont

    Ne signe pas de bail ni d’acte de reprise avant d’avoir confirmé ton éligibilité avec ta CPAM. Certaines zones évoluent régulièrement et le classement peut changer entre le moment où tu t’y intéresses et le moment où tu t’y installes effectivement.

    Étape 3 : Constitue ton dossier

    Le dossier de demande comprend généralement :

    • Justificatif d’inscription au tableau de l’Ordre
    • Attestation de conventionnement secteur 1
    • Justificatif d’exercice dans la zone (bail, acte de reprise, ou déclaration d’activité)
    • RIB professionnel

    Étape 4 : Signe le contrat avec la CPAM

    Le contrat est signé directement avec ta CPAM départementale. Il fixe les montants, la durée, et tes engagements. Les versements sont généralement annuels ou semestriels.

    Ce que ces aides changent à l’équation de l’installation

    Pour comprendre l’impact réel, comparons deux scénarios pour une même durée de 5 ans :

    Zone non prioritaire (sans aide)Zone très sous-dotée (CACCMK)
    Patientèle au démarrageFaible (concurrence forte)Quasi garantie (peu de kinés)
    Rentabilité2 à 3 ans pour atteindre le plein régimePlus rapide
    Aides CPAM sur 5 ans0 €Jusqu’à 79 000 €
    Avantages ZFRR (si éligible)NonOui
    Rachat de patientèleSouvent obligatoirePas nécessaire

    FAQ : aides à l’installation en zone sous-dotée

    Peut-on cumuler CAIMK et avantages ZFRR ?

    Oui, les deux dispositifs sont indépendants et cumulables. Le CAIMK est un contrat avec la CPAM ; les avantages ZFRR sont des exonérations fiscales. Tu peux bénéficier des deux simultanément si ta zone est éligible aux deux.

    Que se passe-t-il si je quitte la zone avant la fin du contrat ?

    Les contrats CPAM prévoient généralement une clause de remboursement proportionnel si tu quittes la zone avant le terme du contrat. C’est un engagement réel à prendre au sérieux avant de signer.

    Les remplaçants sont-ils éligibles ?

    Non. Ces contrats sont réservés aux kinés qui s’installent durablement. Le remplacement, même régulier dans une zone sous-dotée, ne donne pas accès à ces aides.

    Les zones éligibles changent-elles ?

    Oui, les zonages sont révisés périodiquement en fonction de l’évolution de la démographie des kinés et des besoins de soins. Une zone sous-dotée aujourd’hui peut évoluer dans les années suivantes. Vérifie le classement actuel sur rezonekine.ameli.fr avant toute décision.

    Ce qu’il faut retenir
    Trois contrats existent pour les kinés qui s’installent en zone sous-dotée : le CAIMK (jusqu’à 49 000 € sur 5 ans, installation ou reprise), le CACCMK (jusqu’à 79 000 € sur 5 ans, création uniquement), et le CAMMK (maintien de l’activité pour les déjà installés). Ces montants peuvent complètement transformer l’équation financière d’une installation par rapport à une zone non prioritaire.

    Sources

    • Ameli.fr – Contrats d’aides à l’installation des masseurs-kinésithérapeutes 2026
    • Avenant 7 – Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes
    • Agence France Ruralites – Zones France Ruralites Revitalisation (ZFRR)
  • Zonage kiné 2026 : guide complet des zones sous-dotées et non prioritaires

    Zonage kiné 2026 : guide complet des zones sous-dotées et non prioritaires

    Le zonage kiné définit où tu peux t’installer, dans quelles conditions, et avec quelles aides. L’article existant sur Rezone Kiné explique comment utiliser l’outil. Ici, on va plus loin : les 4 catégories de zones, leurs règles précises, et les conséquences concrètes sur ton installation.

    Les 4 catégories de zones (Avenant 7)

    CatégorieAPLRègle d’installationAides CPAM
    Zones très sous-dotéesTrès faibleLibreMaximum
    Zones sous-dotées supérieuresFaibleLibreOui
    Zones intermédiairesMoyenLibreNon
    Zones non prioritairesÉlevéRègle 1 pour 1Non

    La règle du 1 pour 1 en zones non prioritaires

    Comment fonctionne la règle du 1 pour 1 ?
    En zone non prioritaire, un nouveau kiné ne peut s’installer que si un kiné déjà en exercice cesse d’exercer dans cette zone. Des dérogations existent pour les rempla9ants et collaborateurs.

    Comment consulter le zonage de ta zone

    • Via l’outil Rezone Kiné : rezonekine.ameli.fr
    • Via ta CPAM locale pour une confirmation officielle
    • Via ton CDO (Conseil Départemental de l’Ordre)

    Pourquoi certains kinés choisissent les zones non prioritaires malgré tout

    Réseau de confrères dense, accès à des plateaux techniques, préférence de vie personnelle. Dans ce cas, le rachat de patientèle ou la reprise d’un cabinet existant est souvent la voie la plus rapide pour contourner la règle du 1 pour 1.

    Sources

    • Avenant 7 6 Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes
    • Ameli.fr 6 Rezonekine, cartographie APL
  • Créer son cabinet de kiné : budget complet et checklist 2026

    Créer son cabinet de kiné : budget complet et checklist 2026

    Créer son cabinet from scratch : trouver le local, l’aménager, acheter le matériel, obtenir les autorisations, est un projet qui se prépare plusieurs mois à l’avance.

    Checklist avant de signer le bail

    • Vérifier le classement CPAM de la zone (Rezone Kiné)
    • S’assurer que le local est conforme ERP (accessibilité handicapés)
    • Vérifier la surface (recommandation CNOMK : 20 m² minimum par salle de soins)
    • Faire évaluer les travaux nécessaires avant signature
    • Vérifier la clause de destination du bail commercial

    Budget matériel

    PosteBudget indicatif
    Table de massage électrique1 500 à 5 000 €
    Table de massage manuelle400 à 1 500 €
    Matériel d’électro-stimulation500 à 3 000 €
    Matériel de rééducation300 à 1 500 €
    Logiciel métier + lecteur carte Vitale200 à 1 000 €/an
    Ordinateur et imprimante600 à 1 500 €

    Démarches administratives post-signature

    • Déclaration d’ouverture à la CPAM
    • Mise à jour adresse professionnelle auprès de l’Ordre
    • Souscription ou extension de la RCP au nouveau cabinet
    • Dépôt du formulaire CFE 1447-C avant le 31/12 de la 1ère année
    • Affichage obligatoire des tarifs en salle d’attente
    Notre partenaire Prestonn
    Prestonn accompagne les kinés dans la recherche de leur local professionnel.

    Sources

    • Code de déontologie des masseurs-kinésithérapeutes – Conditions d’exercice
    • Prestonn – Partenaire Rempleo pour l’immobilier professionnel des kinés
  • Fiche Google de kiné : ce qu’il faut remplir en priorité

    Fiche Google de kiné : ce qu’il faut remplir en priorité

    Tu viens de reprendre un cabinet à la suite d’un remplacement, ou tu t’installes pour la première fois en libéral. Tu as réglé les urgences : matériel, planning, déclarations. Et puis un jour, tu tapes ton propre nom sur Google. Résultat : une fiche Google vide, ou pire, une fiche à moitié remplie qui appartient encore au titulaire précédent.

    C’est justement le moment où cette fiche mérite ton attention, avant même de penser au reste. Dans cet article, on te dit quelles informations remplir en priorité et comment gérer les avis, sans y passer ta soirée.

    La fiche Google, la première impression avant le premier rendez-vous

    Une fiche d’établissement Google (Google My Business) est l’encart qui apparaît quand quelqu’un cherche « kiné » suivi du nom de ta ville, avec ta note, tes horaires et un bouton pour t’appeler. C’est souvent la toute première image que se fait un patient de ton cabinet, avant même d’ouvrir ton site s’il en existe un.

    Une fiche à jour et bien remplie signale un cabinet actif et sérieux. Une fiche à l’abandon donne l’impression inverse, même si tes soins sont irréprochables. Et après un changement de titulaire, une fiche laissée telle quelle peut carrément orienter un patient vers ton prédécesseur.

    Cinq points font la différence sur une fiche Google efficace :

    • Le nom et la catégorie
    • L’adresse et les horaires
    • La description et les services
    • Les photos
    • Les avis patients

    1. Le nom et la catégorie, la base que Google doit comprendre

    Le nom de ta fiche doit exactement correspondre à celui utilisé sur ton site, tes ordonnances et tes réseaux : « Cabinet de kinésithérapie [Nom] » plutôt qu’une variante différente à chaque endroit. Choisis ensuite la catégorie « Kinésithérapeute » en catégorie principale, et ajoute en catégories secondaires tes spécialités si tu en as (kiné du sport, rééducation périnéale, drainage lymphatique). C’est cette catégorisation qui permet à Google de te faire apparaître sur les bonnes recherches.

    Une erreur fréquente après une reprise de cabinet : garder la catégorie ou les spécialités de l’ancien titulaire, ce qui attire des patients pour des soins que tu ne pratiques pas.

    2. L’adresse et les horaires, pour éviter les rendez-vous ratés

    Vérifie que l’adresse de ton cabinet est identique partout (site, annuaires, ordonnances) : Google recoupe ces informations pour juger de la fiabilité de ta fiche, un principe qu’on appelle la cohérence des informations. Cela joue énormément sur la puissance de ta visibilité locale.

    Mets à jour tes horaires réels dès ton installation, y compris les jours de fermeture, et pense aux horaires exceptionnels lors de tes congés. Un patient qui se déplace pour trouver porte close, c’est un avis négatif qui se profile.

    3. La description et les services, ta carte de visite écrite

    La description te permet de te présenter en deux ou trois phrases : tes spécialités, ta patientèle (sport, pédiatrie, personnes âgées…). Complète ensuite la section « Services » avec chaque acte que tu pratiques : chaque ligne renseignée est une occasion supplémentaire d’apparaître dans une recherche précise.

    Beaucoup de kinés laissent cette section vide alors qu’elle prend cinq minutes à remplir.

    Tu préfères confier tout ça à un expert ?
    Création ou reprise de fiche Google, site internet, avis en ligne, réseaux sociaux, newsletter : Simplébo, la solution tout-en-un de visibilité en ligne, s’occupe de tout à ta place. Grâce au partenariat avec Rempleo, tu bénéficies de -50 % sur les frais de lancement.

    4. Les photos, ce qui achève de rassurer

    Une fiche sans photo, ou avec les photos de l’ancien titulaire, donne l’impression d’un cabinet à l’abandon. Ajoute au minimum une photo de façade (pour que le patient reconnaisse l’entrée), une photo de la salle de soin, et si possible un portrait professionnel.

    Inutile de faire appel à un photographe : des photos nettes prises avec un smartphone suffisent largement. Ce sont ces trois clichés simples qui manquent le plus souvent sur les fiches de cabinets fraîchement repris.

    5. Les avis patients, ce qui pèse le plus dans la décision finale

    Les avis en ligne sont l’élément que les patients regardent le plus avant de choisir un cabinet. Pour un kiné, la règle est simple : la déontologie interdit de solliciter des avis en échange d’un service ou d’une contrepartie, et il vaut mieux ne jamais transformer la collecte d’avis en démarche commerciale.

    En revanche, rien n’empêche d’informer tes patients qu’ils peuvent partager leur ressenti sur ta fiche s’ils le souhaitent, par exemple via une affichette en salle d’attente.

    Le plus important reste de répondre à chaque avis, positif ou négatif, avec professionnalisme et sans jamais mentionner d’information de santé dans ta réponse, même en creux.

    Conclusion

    Que tu t’installes pour la première fois ou que tu reprennes un cabinet après un remplacement, ta fiche Google mérite la même attention que ta salle d’attente.

    Nom exact, catégorie à jour, adresse cohérente, description complète et avis suivis avec sérieux : ce sont ces cinq points, remplis correctement, qui font la différence entre une fiche qui dort et une fiche qui t’amène de nouveaux patients.

    Si tu veux aller plus loin et confier l’optimisation de votre visibilité en ligne à un expert, tu gagneras un temps précieux pour te consacrer à tes patients.

  • S’installer kiné libéral : guide complet 2026

    S’installer kiné libéral : guide complet 2026

    S’installer en libéral concentre en quelques semaines des décisions qui impactent les 5 à 10 prochaines années : zone, mode d’exercice, statut juridique, financement. Ce guide enrichit notre article de référence sur les premières démarches avec une vision complète et actualisée 2026.

    Étape 1 – Choisir sa zone : la décision la plus importante

    CatégorieCe que ça signifieAccès aux aides CPAM
    Zones très sous-dotéesPénurie sévère, patientèle immédiateOui, CACCMK, CAIMK, CAMMK
    Zones sous-dotées supérieuresManque de kinés, accès facilitéOui
    Zones intermédiairesÉquilibre offre/demandeNon
    Zones non prioritairesSaturation, règle 1 pour 1Non

    Notre conseil : utilise l’outil Rezone Kiné (rezonekine.ameli.fr) pour consulter le classement exact de ta zone cible avant toute signature.

    Étape 2 – Choisir son mode d’exercice

    ModeAvantagesContraintes
    Seul en cabinetIndépendance totaleToutes les charges à ta charge
    En SCMPartage des charges fixesGestion collective
    En collaborationPatientèle immédiateTaux de rétrocession
    Rachat de cabinetPatientèle existanteInvestissement initial
    À domicilePas de loyerFrais véhicule, déplacements

    Étape 3 – Les démarches administratives dans l’ordre

    • Inscription au tableau de l’Ordre (CDO), délivre le numéro RPPS et la CPS
    • Inscription CPAM, délivre les feuilles de soins, signale à l’URSSAF
    • Inscription URSSAF et CARPIMKO via formalites.entreprises.gouv.fr
    • Souscription RCP
    • Attribution numéro SIRET par l’INSEE
    • Affichage obligatoire des tarifs en salle d’attente (décret n°2009-152)

    Étape 4 – Le budget d’installation

    PosteFourchette
    Aménagement et travaux5 000 à 25 000 €
    Matériel (table, électro, petit matériel)3 000 à 15 000 €
    Logiciel métier et Doctolib0 à 2 000 €/an
    Assurance RCP300 à 1 000 €/an
    Provision cotisations sociales 1ère année5 000 à 8 000 €
    Rachat de patientèle (si reprise)25 à 50 % du CA annuel
    Notre partenaire Prestonn
    Prestonn accompagne les kinés dans la recherche et l’acquisition de leur local professionnel.

    FAQ

    Combien de temps prend une installation ?

    De la décision à la première séance : 3 à 6 mois selon la disponibilité des locaux et les délais ordinaux.

    Faut-il avoir remplacé avant de s’installer ?

    Ce n’est pas une obligation légale, mais fortement recommandé. Les données Rempleo montrent que les kinés ayant remplacé dans leur zone cible réussissent mieux leur lancement.

    Sources

    • Ameli.fr – Démarches d’installation masseur-kinésithérapeute 2026
    • CNOMK – Inscription au tableau de l’Ordre
    • Avenant 7 – Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes