Véronique, kinésithérapeute du sein, nous partage son parcours pour inspirer une nouvelle génération de jeunes diplômés.
Sommaire
1- Débuts en libéral
2 – Se former en kiné du sein
3- Exercer la kiné du sein

Débuts en libéral
Véronique a 48 ans, et a fait ses études à l’IFMK de Rouen, avant d’être diplômée en 1997. Elle s’est tout de suite installée en tant que kinésithérapeute libérale, d’abord en tant qu’assistante puis en tant que titulaire dans son propre cabinet.
L’exercice de la kinésithérapie en libéral a toujours été une évidence pour elle, l’exercice en hôpital, suivant les services, ne couvrant généralement que le démarrage de la prise en charge des patients, entrainant de fait une certaine frustration.
La variété de la démographie des patients et de leur profil est très enrichissante. Tout comme la démarche volontaire qu’ils font pour se rendre au cabinet est un élément positif et enthousiasmant. Véronique embrasse donc sa carrière libérale et continue aujourd’hui de l’apprécier de manière active, puisque le rythme de travail en libéral est plus intense.
Pour compléter ses connaissances, elle s’est formée en uro-gynéco pour homme et femme et un possède même un diplôme d’ostéopathe qui lui sert notamment pour ses prises en charge en pédiatrie. Un déclic va lui permettre par la suite de découvrir tout un nouveau pan de la kinésithérapie.
Se former en kiné du sein
Sa prise de conscience du besoin d’accompagnement des femmes atteintes du cancer du sein s’est fait il y a une quinzaine d’années, alors qu’une patiente est venue pour un problème de rachis. Véronique découvre une cicatrice de reconstruction par lambeau du grand dorsal et il lui apparait évident que les problèmes de la patiente sont liés à cette intervention.
Elle se rend compte alors qu’il lui manque des connaissances pour accompagner au mieux cette patiente dans sa rééducation et se met à faire des recherches et lire des études sur le sujet. Pour aller plus loin, elle démarre un parcours de formation qui l’emmène dans des villes partout en France avec l’objectif de mieux appréhender les pathologies liées au cancer du sein.
Cette quête de connaissance ne s’arrêtera jamais. La formation continue apparaît essentielle, pour mettre à jour ses connaissances, sortir de sa zone de confort et rencontrer ses collègues, comme elles, passionnées par la sénologie. Véronique a d’ailleurs obtenu en 2024 un Diplôme Universitaire sur le perfectionnement de la prise en charge du cancer du sein obtenu à Nantes.
Pour elle, tout praticien peut se retrouver un jour face à une impasse, sans connaissances suffisantes pour améliorer l’état du patient. Aller chercher d’autres techniques, d’autres façons de faire, s’informer de l’évolution des techniques opératoires et des traitements est donc le meilleur moyen de pouvoir l’accompagner.

Exercer la kiné du sein
L’exercice d’aujourd’hui de Véronique est bien différent de celui qu’elle avait à la sortie d’école, notamL’exercice d’aujourd’hui de Véronique est bien différent de celui qu’elle avait à la sortie d’école, notamment de par l’adaptation de la prise en charge à chaque patiente qu’elle mène pour obtenir son adhésion totale. La rééducation devient beaucoup plus efficace en étant personnalisée, au-delà de la base théorique.
Les compétences décisives pour son quotidien sont sûrement l’observation et l’adaptation. La remise en question permanente et le bilan renouvelé à chaque séance lui permettent de remettre les choses à plat pour coller au mieux au besoin de la patiente qui peuvent aussi évoluer au fil du parcours de soin.
Véronique espère que la kinésithérapie du sein sera reconnue comme une spécialité à part entière pour permettre aux patientes de trouver plus facilement des kinésithérapeutes formés à cette prise en charge. Elle encourage les jeunes kinésithérapeutes dans cette voie vaste et passionnante, qui permet de se former tout au long de sa carrière et de rencontrer des spécialistes très variés comme des oncologues ou des chirurgiens, et même d’assister à des opérations.
Pour s’imprégner du domaine, il existe de nombreuses associations comme Rose Up , le RKS (le réseau des kinésithérapeutes du sein) et des patientes parlent de leur parcours de soin sur les réseaux sociaux, comme Marine Illustrations et bien d’autres encore.
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1- Le Réseau des Kinésithérapeutes du Sein (RKS)
3- Questionnaire amélioration de l’exercice de la kinésithérapie

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