Auteur/autrice : Sandrine Pinson

  • Flash Actu – La communication du kinésithérapeute

    Flash Actu – La communication du kinésithérapeute

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute.

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    Flash Actu de l'Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
    Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes

    Les moyens de communication à disposition des kinésithérapeutes ne cessent de se diversifier et la communication numérique tend à s’amplifier. Le marketing d’influence est devenu omniprésent et l’on remarque que de plus en plus de kinésithérapeutes ont recours aux médias sociaux, et que certains y développent même une activité d’influenceur ou de créateur de contenus.

    Cette modification profonde de notre société nous a conduits à éditer cette deuxième version du guide des recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute. En effet, si la communication évolue, les règles de déontologie se sont adaptées pour permettre à tout kinésithérapeute d’user des moyens de communication actuels tout en respectant les règles encadrant l’exercice de la profession.
    La commission éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes analyse et rend régulièrement des avis relatifs à la communication professionnelle des kinésithérapeutes. Le 22 décembre 2020, un véritable changement a eu lieu grâce à la publication du décret n° 2020-1663 qui consacre un principe de libre communication dans le respect des règles déontologiques de la profession et des recommandations du Conseil national. Ainsi, le 30 mars 2021, le Conseil national a adopté un document, élaboré par la commission, qui détaille de façon pratique les règles d’utilisation des différents outils et supports de communications, notamment numériques à disposition des kinésithérapeutes.

    L’objectif poursuivi est ainsi d’améliorer l’information à destination du public particulièrement en ce qui concerne les compétences et les pratiques professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes.

    Les pratiques évoluent, la déontologie ne peut être figée et doit apporter des réponses adaptées aux exigences que requiert l’exercice d’une profession de santé.

    Communiquer, valoriser sa pratique et sa profession, transmettre et relayer des messages de santé publique, participer à l’éducation thérapeutique de la population par tout moyen, c’est une part importante de l’exercice de la kinésithérapie, profession qui ne cesse de se renouveler depuis sa création.

    Le Conseil national de l’Ordre

    Guide des recommandations relatives à la communication du masseur-kinésithérapeute
    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

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    1- GEM-K : le podcast kiné

    2- Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

    3- L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

    4- Kiné des îles, kiné des mers

  • GEM-K : le podcast kiné

    GEM-K : le podcast kiné

    Le podcast GEM-K donne la parole à toute la diversité de la communauté kiné. Politique, pathologie, pratiques, spécialités, écologie… aucun thème n’est épargné. Nous avons donc souhaité rencontrer Matthieu, kinésithérapeute et hôte de ce podcast kiné.

    Sommaire
    1- Le parcours de Matthieu, kinésithérapeute
    2- La naissance du podcast GEM-K
    3- Les objectifs du podcast kiné
    4- L’équilibre vie kiné / vie perso
    5- Le partage de connaissances kiné à l’heure des réseaux sociaux

    GEM-K Le podcast kiné

    Matthieu, vous êtes d’abord kinésithérapeute : quel est votre parcours ?

    Bonjour et merci beaucoup pour cette interview. 

    Pour me présenter, je suis kinésithérapeute depuis maintenant 18 ans. Dès le début de mon activité, j’ai éprouvé le besoin de me former et me suis tourné assez rapidement vers l’ostéopathie qui représentait à l’époque une sorte de graal pour la pratique libérale. Parallèlement, j’ai eu la chance d’intervenir en tant que formateur assez rapidement dans le même domaine et me suis spécialisé dans le traitement des pathologies musculosquelettiques avec une appétence marquée pour les rachialgies et les douleurs d’épaule.

    J’ai découvert un peu comme la plupart de nos collègues français·e l’EBP après 2010 et ai changé d’orientation pour me diriger vers la Thérapie Manuelle Orthopédique dans laquelle je me suis beaucoup formé pendant près de 10 ans, jusque obtenir la reconnaissance de Fellow par OMT-France en 2022. 

    En 2009, à l’occasion d’une migration professionnelle, j’ai rencontré Baptiste Falin qui est maintenant mon associé et ami. Nous avons eu cette idée à l’époque devant les difficultés pour les collègues de se former d’amener la formation localement, et ce, afin de réduire les coûts et les difficultés logistiques. Dès 2009, j’ai commencé à animer mon cycle de thérapie manuelle sur 2 ans et c’est en 2012 que GEM-K a vu le jour pour monter en puissance petit à petit. 

    Nous organisons depuis plus de 10 ans maintenant des formations pour les kinésithérapeutes (mais pas que), surtout dans le Centre Est mais avec quelques escapades plus lointaines (par exemple la Guadeloupe). Nous formons entre 700 à 900 participant·es par an autour d’une trentaine de formations aidés d’une super collaboratrice, Severine, pour gérer l’administratif et la qualité.

    Aujourd’hui, j’ai une pratique libérale à Troyes 2 jours par semaines et le reste du temps, je donne des cours en formation initiale et continue ce qui m’occupe autour de 500 heures par an. Le temps restant, j’essaie de m’amuser et de partager, entre autre, autour du podcast.

    Matthieu Loubière kinésithérapeute à Troyes

    GEM-K c’est d’abord un organisme de formation. Comment vous est venue l’idée d’un podcast ?

    En effet, alors, je ne me souviens plus exactement quand m’est venue l’idée mais je crois qu’au départ, c’était plus ou moins sur un coup de tête. Évidemment, comme n’importe quel organisme, nous souhaitions nous développer un peu plus et avions à l’époque un collègue, Guillaume Thierry, qui proposait des billets pour notre blog.

    Je me suis dis que ce serait intéressant de l’enregistrer en audio pour faire gagner du temps aux collègues et, à l’occasion d’une formation commune avec Gilles Barette animée en binôme, j’ai eu l’idée de sortir mon micro et ai mis en boite ses impressions un peu sans savoir où ça allait me mener.

    De fil en aiguille, le podcast s’est développé et j’ai doucement changer le format jusque arriver aujourd’hui à des épisodes de 30 minutes deux fois par mois.

    Pourquoi ce format plutôt que l’écrit ? Je dirai qu’il me semble que dans cet exercice, je me sens mieux et plus aligné avec mon souhait : donner la parole à un confrère ou une consœur en prenant le temps de discuter, d’échanger et égoïstement, d’apprendre de mes invité·es.

    C’est une sacrée chance de pouvoir partager avec ses pairs et si éventuellement, cela peut en inspirer d’autres, et bien je crois que c’est plutôt cool non. Et je pense que nous sommes dans les premiers à avoir proposé un podcast kiné, artisanal certes, mais podcast quand même 🙂

    A qui est adressé ce podcast et quel rayonnement en 2022 ? Quels objectifs en 2023 ?

    Ce podcast s’adresse principalement aux métiers de la rééducation, mais je crois que les thèmes abordés sont suffisamment larges pour intéresser d’autres personnes. J’essaie de varier sur les thématiques qui vont :

    J’ai été très étonné de constater que sur l’année 2022, en cumulant notre chaîne youtube et notre podcast, nous avions atteint les 33000 écoutes pour une satisfaction maximale. C’est assez incroyable je trouve pour un petit podcast sans prétention. L’idée est de poursuivre en 2023 avec de nouveaux invités, je m’enrichis énormément de ces échanges et le public nous fait confiance, donc je ne peux que souhaiter que ça continue, d’autant que j’ai encore une dizaine de podcasts d’avance en tête.

    Comment gérez-vous l’équilibre vie personnelle / vies pros ?

    Je ne sais pas si mon organisation sera inspirante mais je suis comme tout le monde, je cours après le temps, et ce qui me sauve c’est que je me garde le mardi pour travailler à la maison. Cette journée me permet d’avancer sur les cours, de gérer la com de GEM-K, de répondre aux mails et aussi de programmer ces podcasts.

    J’essaie comme n’importe qui de conserver une vraie barrière entre ma vie personnelle et professionnelle et parviens assez facilement à couper pour me concentrer sur l’essentiel à savoir mon cocon familial et mes amis.

    Quant à la création de podcast, pour que vous puissiez vous rendre compte, pour une heure de podcast, j’ai besoin de 5 à 6 heures de production. Il faut notamment :

    • choisir les personnes invitées
    • trouver une thématique en accord avec elles
    • travailler le sujet et écrire les questions
    • enregistrer le podcast
    • le scinder et le monter
    • produire des infographies en rapport pour synthétiser les informations
    • et enfin partager sur de multiples plateformes

    Ca fait du boulot mais ça me fait plaisir à chaque fois de le faire.

    Matthieu Loubière MKDE à Troyes et hôte de GEM-K le podcast

    Quel est votre avis sur la communication sur les réseaux sociaux par les kinésithérapeutes ?

    Alors c’est amusant que vous posiez cette question car je pense avoir changer d’avis depuis quelques mois. J’ai toujours été très prudent avec les réseaux sociaux (RS), car je trouve qu’il y a une exacerbation voir une hystérisation des débats, l’attaque personnelle étant souvent plus simple voire légion.

    Toutefois, nous avons toutes et tous pu constater que certain·es collègues influenceurs ou influenceuses avaient un bras de levier énorme pour vulgariser et changer l’image de la kinésithérapie, voir distiller des informations vertueuses pour la population générale. Nous avons longtemps réfléchis sur la place des RS pour GEM-K et des codes de communication associés. Il est évident que nous avons intérêt à être présents, comme n’importe quelle entreprise par ailleurs. Nous essayons de le faire de façon alignée avec nos valeurs en cherchant à partager du contenu qualitatif sur nos chaînes Instagram et Facebook.

    Il y a maintenant quelques mois, j’ai décidé de me lancer moi-même sur les réseaux car j’ai compris que cela devenait indispensable, d’une part pour continuer d’enseigner (et j’adore ça) mais aussi car, que je le veuille ou non, nous vivons maintenant dans une société où les RS sont présents. Par contre, je fais bien la différence entre un podcast, un article scientifique et une vidéo Insta. Ces trois médias ne répondant pas aux mêmes exigences et aux mêmes buts et je dois dire que j’apprécie beaucoup ces trois formats.

    Avec le podcast, on a le temps de traiter en profondeur les sujets et mettre de la nuance.

    L’article scientifique nécessite un don de soi et un travail personnel fort permettant de creuser un maximum un sujet

    Quant aux posts sur les réseaux sociaux, ils s’adressent au plus grand nombre et permettent (un peu) de s’affranchir des justifications extrêmes.

    Je trouve mon équilibre comme ça en gardant à l’esprit ces trois modes d’expression. Les dangers et les opportunités des réseaux sont donc tout aussi grands je crois, notamment dans le discernement des spectateurs et spectatrices qui, parfois je trouve, ont du mal à faire la part des choses entre vulgarisations et recherche, création de contenu et création de connaissances. Nous avons besoin des deux, mais sans en oublier les contours et les limites et en essayant d’être le plus bienveillant possible.


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    1- Kiné : rester informé facilement

    2- Quitter la “Kiné Rat-Race”

    3- L’installation en tant que kinésithérapeute libéral : les premières démarches

    4- L’e-réputation au cœur de la carrière du kiné

  • Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

    Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

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    Si vous êtes kinésithérapeute et que vous avez subi des violences ou incivilités, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes vous encourage vivement à signaler ces faits sur la plateforme mise en place par l’observatoire national des violences en santé (ONVS). Pour accéder à celle-ci, cliquez ici.

    Un réseau d’associations vient en complément de cette plateforme de signalement pour les kinésithérapeutes qui souhaiteraient dénoncer des faits de violences ayant eu lieu dans leur cabinet ou à l’extérieur de celui-ci, aux kinésithérapeutes qui subiraient des violences ou encore aux étudiants en masso-kinésithérapie qui seraient témoins ou victimes au sein d’un IFMK.

    Pour trouver une association locale, nous vous invitons à cliquer ici.

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

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    1- Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral

    2- Kiné : Intérim vs Libéral

    3- Kinésithérapie et numérique : nouveautés… et questionnements

    4- Indemnisation et durée des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux

  • L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

    L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

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    Accès direct aux kinésithérapeutes à l'Assemblée Nationale

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :

    « La confiance du parlement nous honore et nous oblige.

    Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.

    Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.

    Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »

    Suite à cette première étape, la proposition de loi a été transmise à la commission des affaires sociales du Sénat. Le texte sera ensuite voté en séance publique le mardi 14 février 2023.

    Une fois la proposition votée par le Sénat, une commission mixte paritaire se réunira pour aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.

    Dans le cas où la commission trouve un accord, la procédure législative requiert un vote d’adoption définitive en séance publique des deux chambres. La loi est ensuite promulguée.

    Dans le cas où la commission ne trouve pas d’accord, l’Assemblée puis le Sénat sont consultés en nouvelle lecture avant que l’Assemblée nationale n’ait le dernier mot lors d’une lecture définitive du texte.

    Le Conseil national de l’Ordre

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    1- L’équivalence de diplôme de masseur-kinésithérapeute en France

    2- Rompre un Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    3- Données personnelles : se protéger en ligne quand on est masseur-kinésithérapeute

    4- L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

  • Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Être kinésithérapeute, c’est aussi savoir transmettre et partager. Robin s’y met dès ses premières années d’études en proposant ses services en tutorat pour les autres.

    Sommaire
    1- Partage et pédagogie
    2- Associatif et études de kinésithérapie

    LAS et PAS

    Partage et pédagogie

    Robin Azziza est entré à l’IFMK d’Alençon en K1 après une LAS (Licence option Santé) à Caen. Ayant bénéficié d’un tutorat médecine à Caen, qu’il considère comme essentiel à la réussite, il souhaitait absolument transmettre cela pour assurer la continuité auprès de nouveaux étudiants.

    Il intervient donc à Alençon, où il n’y avait pas d’association de ce type avant, Alençon étant une antenne de l’académie de Caen. L’occasion aussi de rencontrer d’autres profils puisqu’il suit des élèves d’une LAS de droit, pour les accompagner sur la biomécanique, biophysique, les médicaments et toutes les matières de médecine.

    L’antenne compte 32 inscrits et 5 tuteurs. Sur l’académie cela monte même à 1000 tutés pour 77 tuteurs ! Bien organisés, ils ont un groupe Facebook dédié pour échanger et des rendez-vous personnalisés au besoin, à la demande des élèves. Pour le rythme de travail, c’est chaque semaine :

    • une colle blanche (c’est-à-dire que la matière peut-être une surprise)
    • une armature (une série d’exercices qu’ils préparent et qui sont corrigés en publique pour répondre aux questions, souvent sur les matières calculatoires).

    La LAS vaut 20% de la note finale (80% de licence majeure), il se concentre donc de manière pragmatique avec les élèves sur les 20% qui peuvent être décisifs pour eux. Cela leur permet de tenter le concours de médecine tout en ayant déjà une licence !

    Robin tutorat kiné

    Associatif et études de kinésithérapie

    Étant vice-président de l’association, il continuera à aider sur le plan organisationnel. En revanche, il ne souhaite plus faire de tutorat afin de garder cette expérience pour les élèves qui ont fraîchement sauté le pas. Le BDE local, Tadei, pourra aussi bénéficier de son expérience.

    Pour Robin, l’associatif permet de tester de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et nourrir sa curiosité. Côté charge de travail, il nous l’assure : c’est largement compatible avec le tutorat et les soirées pour sociabiliser ! Donner entre 5 et 10h par semaine lorsqu’on sort d’une année de préparation intense est une expérience facile à partager. Et le sentiment de rendre un service dont il a bénéficié lorsqu’il en avait le plus besoin lui semble le plus naturel du monde.


    L’enseignement l’intéresse beaucoup, et le tutorat qu’il a pu exercer permet aussi de se former à la transmission du savoir, aux méthodologies et de travailler les qualités de pédagogue. Robin envisage pourquoi pas d’enseigner en IFMK par la suite ! Hâte de le croiser sur les bancs dans quelques années !


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    1- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    2- Eva Arnaud : Kiné et culture

    3- Le Guide FNEK du Jeune MKDE

    4- Futurs kinés à la barre

  • Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie est kinésithérapeute à Montpellier et a clos récemment sa carrière sportive internationale en BMX. Elle nous partage son retour d’expérience sur le parcours d’études Kiné Sport et l’équilibre entre ses deux vocations.

    Sommaire
    1- Études Kiné Sport
    2- Carrières sportives et kinésithérapie
    3- Préparer son avenir de kinésithérapeute

    Études Kiné Sport

    Magalie commence le BMX à 6 ans, rejoignant la passion familiale qui lui fait parcourir le monde au gré des championnats. Après un BAC Economique et Social, alors qu’elle au Pôle France Élite de BMX d’Aix-en-Provence, elle décide de s’orienter vers l’exercice de la kinésithérapie.

    La Fédération de Cyclisme et le Creps d’Aix En Provence lui propose donc de l’aider à monter un dossier pour rejoindre l’IFMK de Marseille, qui propose 2 places pour des athlètes de haut niveau.

    Attendant que le résultat tombe, elle démarre une première année de licence STAPS. Son engagement dans sa pratique sportive ne peut être remis en cause grâce à un beau palmarès : notamment Championne du Monde Junior et plusieurs victoires de Championne de France et d’Europe. La discipline de BMX est aussi entrée aux Jeux Olympiques en 2008.

    Toujours est-il qu’en 2009, son dossier est validé et l’IFMK de Marseille l’accueille à bras ouverts.

    Si chaque école qui intègre des sportifs de haut niveau a sa propre façon de faire, à Marseille, l’aménagement des horaires est très personnalisé. Si un dédoublement de l’année est nécessaire, l’année supplémentaire est par exemple à moitié prix. Un avantage non négligeable pour permettre aux jeunes sportifs de mener leur carrière sportive souvent très peu rémunérée et intense, tout en suivant des études de kinésithérapie autour de 3000-4000 euros l’année.

    Ayant un parcours sportif également, le directeur de l’établissement accompagne et rassure immédiatement Magalie sur sa montée en compétence.

    Au lieu des 6 ans prévus pour compléter les études (traditionnellement en 3 ans pour les étudiants non sportifs à ce moment-là), elle les a complétés en 8ans vu son implication internationale :

    • Remplaçante aux JO en 2008
    • Finaliste aux JO en 2012
    • Championne du Monde en 2012

    Mener ces projets de compétition de 4ans nécessite de gros investissements personnels. Il est donc nécessaire de choisir ses priorités : 2 années avant les JO, Magalie priorisait ainsi les Jeux et les 2ans suivants les JO elle priorisait les études.

    Pour les étudiants souhaitant développer leur carrière sportive, l’école de kinésithérapie apporte un équilibre intellectuel et social favorable à la récupération et rassurant pour l’avenir professionnel. Quand on a les deux aspects à gérer en même temps, on passe ainsi de phases de très haute intensité à certaines périodes plus calmes. L’investissement dans les cours est plus simple en hiver quand on fait du BMX par exemple ! Il faut donc trouver l’équilibre et faire des choix pragmatiques.

    Au bout de 8 ans d’études, en 2017, Magalie a complété avec plaisir son cycle d’études. Elle s’est toujours sentie intégrée aux groupes d’élèves, qui étaient curieux de son parcours et l’aidaient volontiers pour les études.

    Magalie Pottier aux jeux Olympiques de Londres 2012. AFP PHOTO / ODD ANDERSEN

    Carrières sportives et kinésithérapie

    Après avoir manqué les sélections aux Jeux Olympiques de Rio, Magalie décide de mettre fin à sa carrière sportive BMX race et fait des remplacements en tant que kinésithérapeute libérale.

    Le BMX freestyle devient alors une nouvelle catégorie des JO. Grâce à son expérience sportive et passionnée par la discipline, elle décide de rejoindre l’aventure lorsqu’on lui en propose l’opportunité. 

    Elle va alors devoir mener sa carrière de kiné en plus de cette nouvelle carrière sportive, dans laquelle elle ne doit plus être la plus rapide sur la piste mais doit convaincre un jury subjectif.

    A partir de 2019 elle ajoute également une activité kiné au CREPS de Montpellier, en fonction du planning des athlètes et de ses propres compétitions, où elle s’occupe de sportives de la natation, d’athlétisme et de breakdance. Sur le terrain, elle est déjà intervenue avec les Equipes de France du BMX Freestyle Park relève et du Trial pour des stages ou des compétitions internationales

    Si son expérience de kinésithérapeute est alors plutôt courte, elle accède à une belle diversité d’événements grâce à son parcours sportif, jusqu’à des championnats du monde.

    Ressentant le besoin de rentrer pleinement dans la vie active de kinésithérapeute après 16 ans de carrière de sportive de haut niveau, elle s’arrête finalement en 2021 pour se concentrer à 100% à la kiné en tant que collaboratrice libéral dans un centre paramédical avec un dentiste, des infirmières et une psychologue. Pour l’instant elle ne se spécialise pas en kiné du sport, même si elle a des formations dédiées (notamment Kiné Sport Expert, qu’elle développe car le sport reste une passion).

    Elle continue également son activité au CREPS pour des prestations spécifiques. En 2021, elle obtient un diplôme pour faire de l’encadrement en BMX, ce qui lui permettra de continuer à transmettre sa passion dans sa discipline de prédilection lorsqu’elle aura atteint ses objectifs en tant que kinésithérapeutes.

    L’activité libérale offre aujourd’hui à Magalie une liberté bienvenue pour pouvoir découvrir tous les modes d’exercice qu’elle le souhaite et suivre les opportunités et les envies en fonction des contacts humains. Les patients le ressentent, et il est donc essentiel pour eux comme pour elle de travailler dans une bonne ambiance. Préserver son planning reste clé : un patient par demie-heure en cabinet, avec des heures au CREPS le mercredi et le vendredi. Et cela laisse aussi la possibilité de s’adapter en fonction de la demande de la patientèle (pendant les vacances c’est en principe moins chargé !).

    Encore une fois, il faut trouver le bon équilibre personnel pour être bien dans son métier mais aussi financièrement.

    cabinet mk

    Préparer son avenir de kinésithérapeute

    La retraite sportive est toujours une situation particulière lorsqu’on a un grand parcours international. Il faut préparer cet événement pour s’épanouir pleinement dans ce que l’on fait en compétition. Avoir un diplôme ou une formation dans lequel on pourra développer de futures compétences et relations est essentiel.

    Côté social et développement personnel, c’est également important : après avoir vécu des émotions très fortes pendant les événements sportifs, on redescend vite sur terre lors de stages en hôpital par exemple. Dans la kinésithérapie comme dans le sport, les moments de vie sont variés, très forts et sont une grande source d’apprentissage.

    « Préparer sa fin de carrière sportive, un moment délicat, et essentiel »

    Magalie Pottier, kinésithérapeute et championne de BMX

    Magalie partage donc avec plaisir son expérience et ne regrette pas d’avoir mis un terme à sa carrière d’athlète après un parcours extrêmement dense.

    Chaque confrère a sa propre façon de faire, garantie par la liberté d’exercice, et les différentes possibilités d’exercice offrent aux (futurs) kinésithérapeutes de nombreux choix : en clinique ou en libéral, se concentrer sur la kiné respiratoire, la pédiatrie, la gériatrie, la cardiologie, la neurologie, la vestibulaire ou se tourner vers les sportifs…

    Il y a de nombreux domaines que l’on découvre en IFMK et les multiples manières d’exercer sont un vrai atout pour la profession. Dans une journée type, Magalie peut voir des patients à domicile, au CREPS, au cabinet. Elle peut avoir des enfants, des ados, des adultes ou des personnes âgées. Et alterner les endroits et les ambiances de travail lui convient bien ! De plus, grâce à l’association Sport SF, elle se perfectionne également dans la prévention des spécificités féminines chez la sportive, au côté d’experts comme Isabelle Reynaud (Kinésithérapeute) et Pierre Mares (gynécologue).

    Un autre avantage de l’exercice de la kinésithérapie est de pouvoir se former en continu, ce qui est très appréciable. À la manière du sportif qui est acteur ou actrice de ses choix de formations pour performer. On ne reste pas sur ses acquis et il faut continuer d’avancer. Cela permet de faire évoluer son exercice et de délivrer des prises en charges plus poussées à ses patients par la suite tout en nourrissant sa soif de savoir.

    Magalie Pottier kinésithérapeute

    Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure sportive ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Francis, kinésithérapeute et sportif de haut niveau

    2- Charlène, kinésithérapeute et sportive de haut niveau

    3- Une kinette : les valeurs de la kiné

    4- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

  • Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le vote de l’Assemblée nationale à propos de l’accès direct au kinésithérapeute exerçant dans une structure de soins coordonnés.

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    Flash Actu de l'Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
    Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes

    Chères consœurs, chers confrères, mesdames, messieurs,

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés. Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.

    L’article 2 de la proposition de loi portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant en structures de soins coordonnés ainsi que dans les établissements de santé publics comme privés, les établissements et les services sociaux et médico-sociaux selon les conditions suivantes : 

    • Dans la limite de 10 séances ;
    • La transmission systématique du bilan et du compte-rendu au médecin et au patient ;
    • Pour les CPTS, l’inscription des modalités de prise en charge dans le projet de santé de la structure ;
    • Prendre prioritairement en charge les patients atteints d’affections de longue durée.

    Cet article est complété par l’article 2 bis qui permet au kinésithérapeute de prescrire de l’activité physique adaptée (APA) : « Il est également habilité, dans le cadre du parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques et des personnes en perte d’autonomie, à prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. »

    Demande de longue date de la profession, il s’agit d’une première réponse forte à la nécessaire amélioration de l’accès aux soins des patients.


    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :

    « La confiance du parlement nous honore et nous oblige.

    Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.

    Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.

    Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    2- La signature électronique dans les contrats entre kinésithérapeutes

    3- Accueil des étudiants en stage de kinésithérapie

    4- Kinés : faut-il craindre le contrôle fiscal en France ?

  • Kiné des îles, kiné des mers

    Kiné des îles, kiné des mers

    Amoureuse de la mer, Mathilde en a profité pour exercer la kinésithérapie de la Nouvelle-Calédonie à la pointe de la Bretagne. Elle nous partage son parcours et son prochain projet sportif !

    Sommaire
    1- Kiné des îles
    2- Kinésithérapie & transatlantique

    Mathilde kinésithérapeute libérale et intérim et skippeuse

    Kiné des îles

    Diplômée 2011 de l’Université de Liège, Mathilde est passée par l’exercice de la validation d’équivalence. Un processus long (4 mois) et complexe… mais dont elle vient finalement à bout avant de s’envoler pour de nouvelles aventures, sans avoir de stage de mise à niveau à faire. À noter que, contrairement à Elsa, elle avait fait un stage en France et tous les autres stages en Belgique.

    Pour la première partie de sa carrière de masseur-kinésithérapeute, Mathilde décide de s’installer en Nouvelle-Caléonie. Elle voulait partir dans les îles depuis un moment, et avait de la famille à Nouméa : le choix a donc été naturel ! Elle va passer 10 ans dans le Pacifique, en tant que kiné remplaçante à mi-temps, dans un cabinet libéral. Elle en profite aussi pour avoir quelques expériences ponctuelles dans d’autres cabinets pour varier son exercice.

    Kinésithérapeute en Nouvelle-Calédonie

    Le rythme des praticiens en Nouvelle-Calédonie est généralement plus tranquille, mais la pratique de la kinésithérapie reste identique. Elle note qu’il est en revanche plus complexe de mener sa formation continue qu’en métropole, car l’offre est assez faible.

    Si la vie est un peu plus chère là-bas, les impôts sont aussi bien plus faibles et les prises en charges kiné beaucoup mieux valorisées. Faisons une comparaison rapide sur une séance au tarif minimum :

    • La séance est à 16,13€ en France, sur laquelle le kiné récupère environ 8€ après impôts et charges
    • Elle est autour de 23€ en Nouvelle-Calédonie, sur lesquelles le kinésithérapeute en récupère 18€

    C’est donc plus du double qu’en France métropolitaine, et largement de quoi pouvoir profiter des beautés que la nature offre dans l’archipel.

    Petite, Mathilde passait déjà ses vacances en voilier et a continué à pratiquer la voile pendant ses études. En Nouvelle-Calédonie elle a donc choisi de vivre sur son voilierGalopin, sur lequel elle organisait aussi des régates en équipage féminin comme la Groupama Race (le tour de la Nouvelle Calédonie sans escales).

    « Les valeurs de partage, l’humilité et l’adaptation sont communes à la pratique de la voile et à l’exercice de la kinésithérapie »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Ces expériences et la participation au départ de la Route du Rhum en 2018 lui ont donné envie de prendre part, comme notre confrère Victor, à une grande course au large. En discutant avec des amis qui avaient vécu une transatlantique, elle décide elle aussi de préparer sa transat en Mini.

    Kinésithérapeute en mini transat

    Kinésithérapie & transatlantique

    Après une période de préparation, elle souhaite prendre le départ le 24 septembre 2023, sur son voilier Minimalist. Le métier de kinésithérapeute offre à Mathilde une liberté d’organisation qui lui permet de s’occuper du bateau. Mais veiller à l’équilibre physique et en disponibilités d’exercice est très important car la préparation d’une course au large prend du temps. Surtout qu’il faut enchaîner les courses intermédiaires pour avoir la chance de participer à la Mini Transat (comme la Mini Fastnet de Douarnenez à l’Irlande pour Mathilde !).

    Monter un projet sportif aussi intense comme s’occuper des patients nécessite un engagement maximum. Or, la pratique de la kinésithérapie est aussi un travail physique, et aller naviguer le weekend demande parfois de la motivation après une semaine de travail au cabinet ! 

    Il est aussi essentiel d’avoir un équilibre financier, car en dehors des périodes de remplacement kiné, il peut être nécessaire de passer 2 ou 3 mois sur l’eau. Mathilde fait donc des remplacements en cabinet libéral et travaille en intérim dans un centre de rééducation dans les environs de Douarnenez, ce qui est enrichissant et permet de travailler sur différents types de pathologies.

    Son inscription à la Mini Transat a pût se faire le 16 janvier grâce à la validation des miles nautiques déjà parcourus. La course se passe en septembre, en solitaire, avec un départ des Sables d’Olonne sur des bateaux de 6,5m avec une escale aux Canaries (10 jours) puis direction la Guadeloupe en une quinzaine de jours.

    Kinésithérapie & transatlantique

    Savoir rapidement s’adapter et se confronter en permanence à de nouvelles personnes sont des qualités nécessaires à la fois au remplacement kiné et à la préparation d’une régate. Pour la préparation physique, Mathilde a forcément un avantage et propose même d’aider les autres candidats à la transatlantique pour préparer ensemble leur corps à cette épreuve. Il faut être souple, agile, explosif lorsque c’est nécessaire ou capable de rester des heures assis à barrer et travailler sa proprioception. La voile lui permet d’ailleurs d’appréhender complètement l’impact d’une bonne préparation physique en s’appliquant ses méthodes à soi-même, pour ensuite aider ses patients.

    « Quelque soit la place à la fin, on apprend à chaque régate car on sort de sa zone de confort. »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Finalement l’accomplissement est énorme lorsqu’on regarde le point de départ sur le quai, les tempêtes traversées et les jours de mer seule. Ce sont des opportunités d’expérience uniques, qui permettent aussi de porter les couleurs de missions qui tiennent à cœur. Mathilde soutient la Voix de l’Enfant, dont le parrain est Bruno Solo.

    Il y a de nombreux profils sur la course, ce qui est très enrichissant. Ils sont regroupés dans une association : le Pôle Mini. Si tu es intéressé, Mathilde recommande de finir ses études pour attaquer sereinement un tel parcours en tant que remplaçant kiné. C’est une bonne école pour apprendre de nouvelles choses sur soi-même, et repousser ses limites personnelles.

    Tu peux suivre les aventures de Mathilde depuis sa page Instagram@titienmini

    Tu peux également soutenir son projet depuis cette page !

    Minimalist, le bateau de la kiné Mathilde Vaudelet

    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Yoga et kinésithérapie

    2- Isaline, kiné des championnes

    3- Kiné du Sport : l’experience de Yoann

    4- Physio on hand : le voyage à travers le monde d’un masseur-kinésithérapeute

  • Yoga et kinésithérapie

    Yoga et kinésithérapie

    Clara Bonneau est kinésithérapeute spécialisée dans la périnéologie et professeure de yoga. Elle nous a partagé sa vision de la complémentarité des deux exercices, pour les patients comme pour les kinésithérapeutes.

    Sommaire
    1- Kiné & Yogi
    2- Les avantages du yoga pour les kinésithérapeutes
    3- Les avantages du yoga pour les patients

    Clara - kiné et yoga

    Kiné & Yogi

    Diplômée en 2008 de l’école d’Assas, Clara entre en poste en salariat dans un centre de rééducation, en neurologie. En 2013, elle quitte son poste pour faire un tour du monde et découvre le yoga et la méditation.

    Cette expérience lui offre un autre regard sur sa pratique de la kinésithérapie. Elle continue donc à voyager et à se former, notamment au massage thaï, puis enchaîne les formations en périnéologie à partir de 2014.

    En 2017 elle obtient son premier diplôme de professeur de yoga (Vinyasa) au Brésil, complète son cursus en 2018 en se formant au Yin yoga, puis aux 5 éléments en 2021 et enfin au yoga hormonal en 2022.

    Elle combine aujourd’hui les deux exercices, pratiquant la kinésithérapie dans un cabinet libéral à Levallois-Perret et donnant des cours de yoga.

    En semaine, elle alterne entre consultations, cours de yoga et préparation des formations. Le weekend, elle anime des ateliers de yoga. Une à deux fois par an, elle organise des retraites d’une semaine. Cela lui permet d’alterner ses passions, sans jamais s’ennuyer. Si ses pratiques se recouvrent l’une l’autre, les sujets abordés ne sont pas forcément les mêmes avec un patient en une demie heure (on parle plus d’anatomie) ou lors d’une retraite d’une semaine (on peut aborder jusqu’à la philosophie, spiritualité).

    « Le yoga permet de donner plus de sens a mon exercice quotidien. »

    Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga

    Clara recommande un tour du monde, qui offre la possibilité de rencontrer des gens exceptionnels et de vivre des expériences décisives. Apporter du soin aux gens aujourd’hui lui permet de redonner ce qu’elle a pût recevoir, de faire vivre ce cadeau et cette connaissance.

    En tant que professionnelle de santé, elle propose des formations via l’organisme Kiné Formations, mais ne communique pas aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Elle le fait en revanche en tant que professeure de yoga : c’est un sujet à la mode, qui souffre de beaucoup d’idées reçues et d’informations erronées.

    Afin d’apporter des réponses aux sportives en difficulté, elle prépare actuellement une formation qui est dédiée à leur prise en charge (stress et dérèglements hormonaux), en plus des formations déjà disponibles en e-learning :

    • yoga kiné prénatal
    • yoga kiné post partum
    • yoga viscéral et introduction au yoga hormonal  

    Pour aller plus loin dans le partage, elle souhaite monter un cabinet pluridisciplinaire dédié aux prises en charge féminines. L’occasion de créer un lieu où l’on aborde des sujets parfois tabous (sexo, périnéo) afin de dédramatiser et d’apporter des réponses sérieuses dans un cadre privilégié. Elle aimerait également faire rayonner les connaissances partagées dans des écoles ou auprès de clubs sportifs.

    Clara Bonneau kiné et professeure de yoga

    Les avantages du yoga pour les kinésithérapeutes

    En plus de cette diversité qui permet de garder son métier passionnant, Clara note de manière pragmatique que les kinés ont besoin de se diversifier pour survivre dans un monde de la santé qui ne fait pas de cadeau. Cela permet d’équilibrer le mental et le physique, mais également d’équilibrer sa pratique quotidienne pour les patients et d’offrir d’autres débouchés.

    En effet, quand on sait qu’on va travailler jusqu’à 67 ans, si on ne veut pas faire de burnout il faut pouvoir s’épanouir et se préserver. Et Clara le souligne : on ne peut pas prendre soin des patients si nous même sommes au bout du rouleau. Pour rappel 52,8% des kinés montrent des signes de burnout selon la CARPIMKO.

    C’est en s’épanouissant que nous serons meilleurs pour servir les patients, que nous vivrons plus en harmonie avec nos collègues (la majeure partie de son temps est passée au travail) et que l’on réduira les frictions en famille après des journées surchargées.

    On ne prépare pas les soignants à faire face à ces difficultés : on a toujours l’impression que l’on doit faire plus pour les patients et on peut donc éprouver une certaine culpabilité. Comme le mentionnait Thierry Blain, il faut réussir à quitter la Kiné Rat Race.

    Avec la quantité de pathologies observées, de patients suivis, se sentir crédible et légitime peuvent également sembler impossible. Pourtant le kinésithérapeute est un élément clé du système de santé, à préserver. Qui le soignera s’il se blesse ? Il ne faut pas penser que c’est ingrat de partir en vacances ou de réduire ses horaires de travail. Ce serait bien plus dommageable de gâcher sa vocation.

    « La clé est de trouver l’harmonie, comme dans une partition, en variant son rythme, ses notes, ses pauses, son tempo. »

    Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga

    Elle recommande donc fortement la pratique du yoga pour les kinés a titre individuel. Les masseurs-kinésithérapeutes sont au quotidien dans l’empathie, c’est un métier physique mais également chargé d’émotions. Il faut être à l’écoute de soi, sur le plan physique et mental. C’est essentiel pour se mettre à disposition des patients et éviter la lassitude dans un contexte difficile.

    L’intérêt de cet outil – le yoga – est donc évident. En tant que kiné on connaît la puissance du mental et on constate tous les jours des patients atteints de troubles émotionnels en plus de leurs pathologies physiques. Le yoga s’inscrit dans une démarche préventive sur les deux plans pour le praticien. C’est une approche globale de l’Être tant sur le plan physique, mental, émotionnel, énergétique et spirituel. C’est l’union de tous ces aspects qui permet de trouver un équilibre stable et une santé durable.

    La formation continue, que se soit en yoga ou en kinésithérapie est extrêmement importante pour développer sa pratique : elle conseille ainsi de se former au yoga via des organismes internationaux reconnus et certifiants (son choix personnel s’est porté sur Yoga Alliance).

    Kiné et Yogi

    Les avantages du yoga pour les patients

    Le yoga s’inscrit totalement en complément de nos techniques de kinésithérapie classique. Cette discipline a des vertus multiples qui peuvent s’appliquer à un champ d’action large:

    • Au niveau de la sphère viscérale : en complément de la thérapie manuelle et de l’approche nutritionnelle, on peut compléter par des exercices d’étirements fluides (en yoga dynamique) ou par des positions tenues (en Yin yoga) avec une action sur l’organe et le méridien.
    • Au niveau hormonal : il y a des liens très étroits entre l’anatomie, le système hormonal, la respiration… avec des postures de bases du yoga on peut avoir des champs d’applications immenses et très ciblés pour les patients.
      Depuis l’hypothalamus et l’hypophyse, dans le cerveau, les hormones sont transportées par le flux sanguin vers les glandes qui les transforment pour agir. Chez une patiente, il est donc possible grâce au yoga d’agir sur le cerveau, le cœur par la mise en mouvement pour agir sur le flux et sur les glandes en comprimant ou étirant les organes, voire sur le méridien des organes ciblés pour aider à rééquilibrer le système hormonal.
    • Au niveau postural, rhumato : pour améliorer la posture au quotidien, contre balancer un mode de vie sédentaire, réduire des douleurs chroniques, améliorer sa mobilité, sa tonicité, son équilibre.

    Pour les patients, il peut s’avérer essentiel de s’apaiser pour mieux se réparer. Notamment pour ses patientes qui la consultent en périnatale. Les exercices de yoga à faire à la maison sont très doux et permettent de s’autonomiser au maximum.

    Cela permet aussi de développer les connaissances des patientes et leur donner des clés de compréhension de leur propre corps. C’est également un élément important pour la prévention des blessures, et notamment pour les patients sportifs.

    Yoga et kinésithérapie

    Cet échange plein d’ondes positives sur le yoga et la kinésithérapie nous a laissés en forme ! Et Clara ne compte pas s’arrêter là : elle souhaite créer une plateforme accessible en ligne pour mettre à disposition une bibliothèque d’exercices afin de partager et d’autonomiser encore plus les patients et confrères qui en auraient besoin. Nous avons hâte de découvrir cela !

    En attendant, si vous souhaitez la retrouver, lui poser des questions, avoir plus d’informations ou approfondir vos connaissances, voici les liens à suivre :

    • Le site de kiné formations pour les formations en présentiel (yoga périnatal, périnéologie et sport au féminin), les e-learning (yoga prénatal, yoga post partum, yoga viscéral)
    • www.kialaya.fr

    Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire 👇

    1- La recherche de l’amélioration continue dans l’exercice de la kinésithérapie

    2- Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    3- Isaline, kiné des championnes

    4- Une kinette : les valeurs de la kiné

  • K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    Humanitaire, aventure, rencontres… le 4L Trophy est un challenge qui permet de se forger une expérience unique pour les étudiants kinés les plus courageux. Marjorie et Noémie ont donc suivi leur vocation, plutôt que la voie de la facilité.

    Sommaire
    1- Un projet d’étude kiné
    2- Objectif humanitaire

    Experience aventure etudiantes kinés

    Un projet d’étude kiné

    En K1 à l’IFMK d’Orléans, ça a immédiatement matché entre Marjorie et Noémie. Alors lorsqu’en K3 elles doivent faire un projet et le présenter à l’école, elles décident de s’associer.

    Le projet doit promouvoir la kinésithérapie auprès du grand public. Des portes ouvertes, un film ou l’animation d’un forum sont envisageables. Mais il manque quelque chose… Elles pourraient inclure leur projet dans une aventure humanitaire.

    Elles choisissent donc de se lancer dans le 4L Trophy, une aventure humanitaire intense, sur une période de dix jours. En plus du matériel scolaire, elles livreront ainsi du matériel médical pour la rééducation : béquilles, fauteuil roulant, déambulateurs. Ce projet permettra ainsi de rencontrer d’autres personnes, et de partager sur leur vocation de masseur-kinésithérapeute, mettant en avant leur formation et leur métier dans chaque échange…

    À l’issue du projet, l’objectif est de faire une présentation pour faire découvrir l’aventure, et qui sait, susciter de nouvelles vocations d’étudiants kinés !

    4L Trophy kiné

    Objectif humanitaire

    Marjorie le confie, la préparation est assez compliquée mais le projet est déjà très enrichissant. Les deux aventurières ont monté leur association, les Kinesitrophystes, et déjà parcouru la jungle administrative. Avec de la famille parrainant déjà un enfant via l’association Enfants du Désert, qui organise l’événement, la mission est très concrète et permet de garder le cap.

    « Je n’ai encore jamais traversé 3 pays dans une 4L. Ça sera une nouvelle expérience. »

    Marjorie, étudiante kiné du 4L Trophy

    Des sponsors les suivent déjà :

    • L’ARAPL Grand Centre (accompagnement comptable et fiscal pour les professionnels de santé)
    • GPM, partenaires du BDE de l’IFMK d’Orléans Kinergy
    • Des partenaires moins connus mais tout aussi important de leurs réseaux personnels

    Les bienfaiteurs et bienfaitrices de la communauté kiné sont aussi les bienvenus : https://www.helloasso.com/associations/kinesitrophystes/collectes/financement-4l-trophy-2022-kinesitrophystes.

    Les Kinesitrophystes sont aussi bien sûr sur Instagram !

    Si l’humanitaire et le fait de se débrouiller toutes seules les attiraient beaucoup pour ce projet étudiant, Marjorie envisage de retourner faire de l’humanitaire à nouveau une fois en exercice. Libéral ou salariat, rien n’est encore arrêté, mais travailler en équipe lui semble essentiel. Pouvoir échanger avec des confrères ou même d’autres professionnels de santé lui apporte déjà beaucoup lors de ses stages.


    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Sandstorm : une aventure d’étudiants kinés

    2- Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    3- Eva Arnaud : Kiné et culture

    4- Les K-raid’ingues : aventure kiné à l’Europ’Raid