L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’indépendance d’exercice de la kinésithérapie.
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Le principe d’indépendance professionnelle s’applique aux kinésithérapeutes, quels que soient leur statut et leur mode d’exercice.
Ainsi un praticien dispose pleinement de son indépendance lorsqu’il exerce. Il demeure libre dans le choix de ses actes, techniques et prescriptions.
Dans ces conditions, les kinésithérapeutes sont libres de recourir à la technique qu’ils estiment la plus appropriée à la bonne prise en charge d’un patient suite à la réalisation du bilan et ne sont pas tenus par l’indication sur l’ordonnance du médecin prescripteur du nombre de séances à effectuer ou de la technique à mettre en œuvre. Il convient à cet égard de rappeler que seules les techniques validées scientifiquement peuvent être mises en œuvre par les kinésithérapeutes, sous peine d’engager leur responsabilité disciplinaire.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
Elsa est une jeune masso-kinésithérapeute qui exerce dans le sud de la France. En parallèle, elle a monté un profil Instagram pour partager les recherches et révisions qu’elle effectue pour sa formation continue de kinésithérapeute.
Parcours d’une masso-kinésithérapeute diplômée en Espagne
Diplômée en 2021 à l’Université de VIC, en Catalogne, elle est passée par l’étape de l’équivalence de diplôme de kinésithérapeute. Grâce à un peu de chance et un dossier béton, elle n’a pas eu de stage compensatoire à faire et a pût se lancer directement dans les démarches pour exercer. Elsa conseille, afin de maximiser ses chances de bénéficier de l’équivalence sur dossier dès la commission de :
faire tous ses stages en France
exercer dans un maximum de spécialités possible
déposer un dossier clair et organisé (le jury en voit des centaines, aidons les !)
se relire 10 fois et contrôler que les pièces justificatives ne manquent pas
Elle enchaîne donc sur un poste en clinique pour quelques mois, le temps de faire l’administratif : ordre, URSSAF, CPAM… on liste les premières démarches de l’installation kiné. Après cette transition d’un an entre les études et l’exercice professionnel qu’elle s’était imaginé, elle se lance dans le remplacement en libéral.
En dehors des lapins occasionnels des patients, son expérience de kiné remplaçante se passe super bien. L’adaptation est importante dans la profession en général, mais le statut de kinésithérapeute remplaçant la rend essentielle puisqu’on est en permanence dans l’inconnu. Elle varie entre des tromatos classiques, quelques enfants, des sportifs…
Aujourd’hui assistante dans un cabinet dans lequel elle faisait des remplacements, elle continue à se former et prend le temps de comprendre exactement comment elle veut travailler, avec quels confrères ou autres professions paramédicales. Pour sa formation continue, Elsa aimerait faire la formation kiné du sport et diversifier ainsi sa patientèle en apportant aux sportifs une prise en charge de qualité.
Instagram et partage de la kinésithérapie
Elsa a commencé à poster sur Instagram sur le compte @ma_kine_est_nulle en octobre 2021, juste après son diplôme. Initialement, elle voulait se mettre dans le bain de l’exercice de la kinésithérapie en mettant au point des fiches de révision. Pour se motiver, rien de mieux que de partager ce travail : avec un peu de courage, le canal de partage s’est trouvé être Instagram.
On est loin du post fait rapidement. Dès le début, si le partage était l’objectif, Elsa souhaitait une approche pédagogique autant pour elle-même que pour ses abonnés. Elle s’est donc lancée à fond, sans compter ses heures… et sans imaginer avoir un jour plus de 27.000 abonnés sur son compte. Un joli score réalisé en un peu plus d’un an !
La répartition des abonnés de @ma_kine_est_nulle
35% d’étudiants
35% kinés
15% patients
15% autres professionnels de santé
Les posts sont variés, mettant en avant des pathologies, des exercices, des infographies ou moyen de partage des astuces qui fonctionnent au cabinet pour Elsa. Le format est court et le ton direct, les éléments complexes vulgarisés. En effet, il faut remettre les abonnés de toute origine professionnelle dans le contexte, sans oublier de bien intégrer les liens vers des articles scientifiques pour sourcer toutes les informations.
« Sur chaque post j’essaie de faire bénéficier les lecteurs de deux choses clés pour moi : l’ouverture d’esprit et l’expérience de la pratique de le kinésithérapie »
Elsa, kinésithérapeute et autrice de @ma_kine_est_nulle
Séparer son activité sur Instagram et son exercice de la kinésithérapie est important. Ainsi elle ne fait pas de publicité, ni dans un sens ni dans un autre, ne prend aucun rendez-vous de patient sur Instagram et reste discrète sur son activité. Cela pour ménager les attentes, et rester la kiné de proximité à laquelle les patients peuvent se confier avec la confidentialité de rigueur.
Elsa ne le cache pas, c’est une grosse charge de travail qu’il faut mener avec passion. Lors de ses débuts, alors qu’elle exerçait en clinique, elle pouvait facilement écrire des posts de 17h à 1h du matin ! Avec le temps bien sûr cela devient plus facile : l’expérience est là, la confiance en elle mais aussi le lien qui est créé avec la communauté. La difficulté qui persiste est la régularité, car l’algorithme n’aime pas que le contenu prenne des vacances, mais Elsa confirme son engagement pour le projet sur le long terme ! On est donc ravis !
Quelle suite pour une kinésithérapeute qui partage ses connaissances sur Instagram ?
Garder sa passion et son ADN bien sûr : rester bienveillante vis-à-vis de soi et des autres. D’ailleurs, faire des collaborations pour partager avec d’autres kinésithérapeutes l’intéresse beaucoup ! Si elle a fait quelques partenariats commerciaux (signalés bien sûr) cela reste très limité et uniquement sur des choses intéressantes qui lui semblent vraiment judicieuses à partager. Il faut filtrer les demandes et ne pas hésiter à les décliner. En aucun cas cela ne concurrence son exercice de kinésithérapeute, et ce n’est pas du tout prévu.
« Instagram ne peut pas marcher sans passion »
Elsa, kinésithérapeute et autrice de @ma_kine_est_nulle
La pédagogie en présentiel l’intéresse également, mais lui semble encore un peu précoce : enseigner en IFMK demande une assurance et une légitimité qu’elle n’estime pas avoir. Elsa adore enseigner, le plaisir de transmettre que ce soit auprès des patients (habitudes a prendre) ou des membres de la communauté, et sans nul doute qu’elle pourrait faire profiter des élèves de sa passion, ce serait un succès !
Pour Elsa, les kinésithérapeutes libéraux ont la vocation de faire les choses par eux-mêmes, de ne pas dépendre des autres. De gros bosseurs, avec plein de casquettes (administratif, patrimoine, etc) ? Il y a un donc petit côté entrepreneur qui est très stimulant et qu’elle a su valoriser pour son plus grand plaisir et pour le notre.
Merci Elsa pour l’effort de recherche et de création de contenu. Comme tu le dis si bien « Plaisir partagé : si tout le monde kiffe, c’est le principal. »
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire, entrepreneuriale ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de la signature électronique dans les contrats, notamment ceux proposés par Rempleo pour faciliter les échanges entre confrères.
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Les conseils départementaux de l’ordre ont pour mission de contrôler la conformité des contrats communiqués par les praticiens à la déontologie de la profession.
La signature de ces contrats par les parties est nécessaire à leur validité.
Le code civil fixe les conditions de validité de la signature électronique. Elle impose la présence d’un « procédé fiable d’identification », c’est-à-dire qu’elle doit permettre de garantir l’identité du signataire et l’intégrité du document, attestant que le document signé n’a pas été modifié (article 1366 et article 1367 du code civil).
La signature électronique simple est la plus adaptée s’agissant des contrats signés entre kinésithérapeutes puisqu’elle intègre l’identité du signataire et permet d’assurer l’intégrité du document (signature numérique, cachet électronique) grâce à un fichier de preuves établi au moment de la signature.
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Perrine est sportive de haut niveau et kinésithérapeute. Elle a décidé de fonder Ochy, une startup qui propose de démocratiser l’accès à l’intelligence artificielle pour fournir des analyses biomécaniques accessibles à tous, sportifs, kinésithérapeutes et patients.
À ses débuts, Perrine était une athlète de haut niveau spécialisée dans le 400m. Lorsque vient le moment de se lancer dans ses études supérieures, elle s’oriente naturellement vers la kinésithérapie.
La Fédération Française d’Athlétisme lui donne l’opportunité d’aller étudier la kiné du sport à l’University of Central Missouri, aux États-Unis. Se voyant mal mener en solitaire une première année de médecine en parallèle de ses compétitions, elle saisit sa chance. Elle se retrouve immédiatement sur le terrain pour suivre les élèves des années supérieures et pendant 6 ans, se forme au métier de kinésithérapeute du sport.
Elle forge son expertise à la kiné du sport en suivant au fil des ans :
l’équipe de NFL
l’équipe de basket féminin
les équipes de baseball et softball
Tous les athlètes d’un lycée de la ville (en clinique)
Perrine rencontre sur les pistes d’athlétisme Khaldon Evans, son mari et associé aujourd’hui, qui est aussi coureur de 400m et son premier patient. Malgré une blessure, elle obtient son diplôme de physiothérapeute aux USA en 2012 et conserve un bagage très complet en préparation mentale. Il va bien sûr lui servir dans sa vie professionnelle par la suite : comme sur les pistes, lorsque c’est dur il ne faut rien lâcher.
En 2013, Perrine et Khaldon reviennent en Europe. Perrine se spécialise dans les analyses biomécaniques. Son objectif est de comprendre les causes fondamentales des blessures des grands sportifs et comment ces blessures arrivent. Elle travaille dans des cliniques en Belgique et au Luxembourg.
Aujourd’hui basée à Rennes en Bretagne, la famille s’est agrandie et pratique plus le 10 km ou 21 km que les courtes distances. Mais Perrine et Khaldon se sont également lancés dans l’entreprenariat !
L’analyse biomécanique démocratisée
En laboratoires, les analyses ne sont pas forcément accessibles aux patients. En cabinet, le professionnel de santé n’a pas forcément le temps. Alors l’équipe a souhaité sortir le laboratoire du laboratoire, pour ainsi rendre l’analyse biomécanique accessible à tous, c’est-à-dire via un smartphone.
« Ochy est une application qui utilise la vision par ordinateur pour analyser le mouvement des personnes avec la précision des analyses effectuées en laboratoire mais sur un smartphone afin que les gens puissent évaluer leur technique où et quand ils le souhaitent ».
La technologie de référence de l’IA est conçue pour analyser le mouvement humain et est complétée par un algorithme qui détermine si le mouvement biomécanique d’une personne est adéquat en course à pied. Grâce à cette IA, nous identifions les points de faiblesse de la personne et proposons un plan de renforcement afin que la personne puisse réduire les risques de blessures et ainsi courir avec une meilleure efficacité.
Nous ne sommes pas des robots, il est nécessaire d’apporter une analyse biomécanique personnalisée à chacun
Perrine Chapot, cofondatrice d’Ochy
Si Perrine et Khaldon se sont d’abord tournés vers le running, c’est parce que c’est ce qu’ils connaissent le mieux et qu’ils sont passionnés. Mais tout type de mouvement peut ainsi être analysé et amélioré.
Pourquoi il y a des douleurs ? Comment bouger mieux et sans ces douleurs ? Ces questions, Perrine sait que des milliers de kinésithérapeutes et leurs patients se les posent.
Une application pour les kinés et les gens qui bougent
Alors, en s’associant avec Victor Dequidt, informaticien et grand sportif amateur (France- Norvège c’est quand même 2500km à pied !), il ont créé une application mobile pour répondre à ces questions. Grâce à l’application Ochy, en deux foulées, les points forts et les points faibles de la personne sont détectés ce qui permet de cibler le groupe musculaire à travailler. En collaboration avec des laboratoires de recherches tels que l’Inria de Rennes et l’University of Suffolf (UK), nous sommes maintenant en phase beta test.
On a des clubs d’athlé comme des mamies de 80ans qui veulent continuer à marcher sans douleur. En voyant cela, c’est ce qui nous motive au quotidien !
Perrine Chapot, cofondatrice d’Ochy
Ochy s’est bien sûr rapproché des cabinets de rééducation et des clubs sportifs alentour. L’usage de l’application permet aux kinésithérapeutes de montrer en direct au patient ce qui se passe dans le mouvement, expliquer ce qu’il faut travailler et pourquoi. Le patient s’observe, se corrige lui-même et est largement engagé dans son plan de rééducation : en comprenant pourquoi l’exercice est nécessaire, ses efforts sont plus synchronisés avec la prise en charge du kinésithérapeute.
L’application est disponible sur Play Store et Apple Store :
Les exercices seront bientôt ajoutés pour proposer directement les pistes d’amélioration avec des plans de renforcement musculaire sur son smartphone. Et l’équipe ne compte pas s’arrêter là : au-delà du running, ils reçoivent déjà de nombreuses vidéos de sports différents ! Football, tennis, velo, kayak, gymnastique… on leur souhaite un beau parcours et dans la team Rempleo, on a déjà adopté l’appli !
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers, entrepreneurs ou sportifs de haut niveau
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’accueil des étudiants en stage de kinésithérapie.
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
L’Ordre recommande aux kinésithérapeutes d’uniquement accueillir en stage des étudiants qui suivent une formation en masso-kinésithérapie ou, plus généralement, qui sont des étudiants auxiliaires médicaux.
Au même titre que tous les auxiliaires médicaux, ils « concourent à la formation initiale des étudiants et élèves auxiliaires médicaux. À ce titre, ils peuvent accueillir, pour des stages à finalité pédagogique nécessitant leur présence constante, des étudiants et élèves auxiliaires médicaux en formation. […] » (article L.4381-1 du code de la santé publique).
Il résulte de ces textes que seul l’accueil en stage des étudiants auxiliaires médicaux est encadré par les textes du code de la santé publique.
En effet, les élèves de l’enseignement secondaire ne sont pas au nombre des personnes avec lesquelles les kinésithérapeutes, peuvent partager les informations confidentielles protégées par le secret professionnel selon l’article R.4321-55 du code de la santé publique qui dit que « le secret professionnel institué dans l’intérêt des patients s’impose au masseur-kinésithérapeute et à l’étudiant en masso-kinésithérapie ».
Dès lors, l’accueil d’élèves collégiens dans le cadre de leur stage de 3ème est vivement déconseillé. Il vous expose à d’éventuels litiges avec des patients susceptibles d’engager votre responsabilité notamment s’il est reproché une atteinte au secret professionnel durant cette période de stage.
Pour de plus amples informations sur les conditions d’accueil d’étudiants stagiaires, vous êtes invités à consulter l’avis rendu par le Conseil national de l’ordre le 24 septembre 2015 concernant l’accueil des étudiants stagiaires en masso-kinésithérapie (disponible sur le site internet de l’Ordre).
Le Conseil national de l’Ordre
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Isaline est kinésithérapeute libérale et kiné du sport. Depuis le début de son exercice, elle s’est spécialisée pour soutenir les sportifs et sportives de haut niveau, des équipes amateurs locales à l’équipe de France féminine à sept.
Elle nous partage son parcours passionnant et nous livre quelques conseils.
Diplômée à Saragosse en Espagne en 2015, Isaline a tout de suite embrayé sur un diplôme pour se spécialiser dans la kiné du sport. Pendant ses études, elle avait effectué tous ses stages en France. Et elle s’était déjà donnée une orientation sportive, avec un passage au Centre Européen de Rééducation du Sportif (CERS) de Capbreton.
En 2014 elle fait la connaissance de Pascal Gohier, kinésithérapeute de l’équipe de France masculine de basket. Cette rencontre passionnante valide son envie de suivre cette voie de kiné du sport. Pendant ses vacances, elle reçoit un appel de sa part, pour l’aider à s’occuper de l’équipe de France qui préparait les championnats d’Europe à Pau. Une opportunité incroyable pour une jeune future kiné !
Lorsqu’elle a demandé son équivalence de diplôme, son dossier été accepté immédiatement. Alors elle le conseille à tous nos futurs confrères qui font leurs études dans des pays européens : faites vos stages en France et n’hésitez pas à faire des stages supplémentaires pendant les vacances. Le nombre d’heures demandés n’étant pas forcément similaire, il ne faut pas hésiter à en faire beaucoup plus !
Afin d’aller encore plus loin, elle a suivi un Diplôme Inter Universitaire (DIU) Pathologie du Rugby de 2018 à 2020, réservé aux médecins et kinés. Son objectif est alors d’en apprendre plus sur les commotions et les principales pathologies du rugby. Isaline complète sa formation par le diplôme international World Rugby qui permet d’être sur un terrain lors d’un match international.
Au fur et à mesure de ces formations, elle participe à des stages au SUA (Agen), Stade Toulousain et au LOU (Lyon). Des expériences incroyables qui lui permettent de valider ses compétences théoriques mais aussi de rencontrer des athlètes de haut niveau et des médecins. Elle participe ainsi aux demies finales de top 14 en 2019, puis demande un stage en sélection nationale.
L’exercice de la kiné dans le sport de haut niveau
Le monde du sport est petit. Pour y rentrer, il ne faut rien lâcher pendant des années et garder sa passion intacte. Isaline le dit sans détour : on fait des sélections départementales ou régionales sans attendre de salaire, mais on apprend et on fait des rencontres. Et puis, le jour vient où il faut démarcher la fédération, et déployer toute sa détermination.
Depuis 3 ans elle s’occupe des Pachys, l’équipe féminine de rugby de Dax qui joue en élite 2. Initialement volleyeuse, elle a une histoire personnelle avec l’équipe de Dax qu’elle supporte depuis toute petite. À haut niveau, en 2022 après avoir fait le Tournoi des 6 Nations avec les filles U18, elle est sélectionnée pour le championnat d’Europe U18 à sept à Prague en République Tchèque. Elle y rencontrera l’entraîneur de l’équipe professionnelle qui lui propose de partir pour la Coupe du Monde en septembre qui aura lieu en Afrique du Sud au Cap.
Entre l’équipe de France et les Pachys, la passion et les pathologies restent les mêmes, mais les préparations physiques sont bien différentes. En haut niveau, en préparation de grands évènements sportifs, la fédération organise des stages et des entraînements en altitude en hypoxie comme à Font-Romeu. Les joueuses ont également accès à la cryothérapie intégrale avec des températures jusqu’à -110°C permettant une récupération exceptionnelle.
« Leurs capacités de récupération sont incroyables. »
Isaline, kinésithérapeute du XV de France
Isaline note que les filles semblent mieux récupérer que les garçons. Peut-être parce qu’elles sont particulièrement méticuleuses dans les phases de récupération. C’est un plaisir de les voir chercher les petites choses qui leur permettront de faire la différence sur le terrain et de pouvoir mettre en place des stratégies sur le long terme. Et puis, en Équipe de France, contrairement à l’activité libérale, on a du temps ! C’est un super avantage qui permet d’aller jusqu’où c’est nécessaire avec chacune d’entre elles.
Il y a encore du travail pour féminiser le milieu du rugby. Actuellement il y a seulement 3 femmes kinésithérapeutes en top 14, alors qu’en Angleterre la majorité des kinésithérapeutes sont des femmes. La relation de confiance avec les équipes féminines est vraiment particulière. Claire nous l’avait déjà confié précédemment : les patientes se confient différemment à un kiné qu’à une kiné, ce qui peut faire aussi la différence dans une prise en charge.
L’exercice libéral, divers et épanouissant
Le souhait initial d’Isaline était de rejoindre le CERS, mais c’est finalement en libéral qu’elle s’est installé.
Elle a aujourd’hui son propre cabinet a Linxe, à 10 minutes de l’océan, qu’elle partage avec d’autres professionnels de santé. Le cabinet est équipé d’une balnéo, qu’elle rêvait d’avoir pour pouvoir multiplier les types de prise en charge, et permettre ainsi à des patients en postopératoire de reprendre progressivement la rééducation.
Si elle est passionnée par la kiné du sport, la diversité des patients est un sujet qui lui tient également à cœur. Afin de pouvoir rendre à la communauté locale ce qu’elle lui apporte, elle a décidé récemment d’ouvrir un cabinet secondaire dans un village voisin dépourvu de kinésithérapeute jusqu’à présent.
L’exercice libéral lui apporte donc à la fois une diversité dans ses prises en charge et de la flexibilité dans son planning pour assister à de grands évènements sportifs.
Si la kinésithérapie du sport à haut niveau vous intéresse, il ne faut donc rien lâcher, et donner de votre temps auprès de jeunes sportifs sans compter vos heures. Se former avec un DU spécialisé dans le sport et en thérapie manuelle est une bonne option pour pouvoir y parvenir.C’est une voie passionnante qui permet de partager des moments particulièrement intenses auprès d’athlètes et de staffs incroyables.
Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure kiné incroyable ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
Remplacement kiné : pourquoi vous ne trouvez pas de remplaçants?
Depuis au moins 11 ans, les kinés libéraux sont confrontés à une pénurie de confrères remplaçants. Ce phénomène s’amplifie actuellement. Aussi, cette situation entraîne, pendant l’absence du masseur-kinésithérapeute, un manquement à l’obligation déontologique de continuité de soins. Les conséquences que l’on peut imaginer pour le patient sont bel et bien présentes.
Découvrez les principales raisons de cette pénurie et LA solution ideale pour trouver un remplaçant !
Raison n°1 – Absence de promo
Le remplacement d’un confrère est souvent la première étape d’une carrière professionnelle. Depuis toujours, en chaque fin d’année scolaire, les nouveaux diplômés, constituent un vivier supplémentaire pour grossir le rang des masseurs kinésithérapeutes remplaçants.
En 2018, pas de nouveaux diplômés!
En cause : la réorganisation et l’allongement des études kinés dans les IFMK.
Raison n°2 – L’effet « zonage »
A ce jour, il n’y a pas de restrictions à l’installation dans les zones sur-dotées.
Néanmoins la menace d’application du zonage a précipité beaucoup de confrères remplaçants à s’installer par peur de se voir supprimer la liberté d’installation.
Raison n°3 – Concentration des demandes à certaines périodes de l’année
Tradition de congés oblige, le nombre de demandes de remplacement est tel à certaines périodes de l’année, que toutes ne pourront pas être satisfaites.
Par conséquent, anticiper la mise en ligne de votre annonce ou décaler vos vacances aux périodes creuses devient pratiquement toujours necéssaire.
Raison n°4 – Attractivité de certaines offres
Si les masseurs kinésithérapeutes éprouvent des difficultés à se faire remplacer, les remplaçants eux ont le pouvoir du choix.
Cela les amène souvent à privilégier les offres les plus attractives géographiquement ou aux facilités offertes.
Raison n°5 – Mise en relation inter-kiné laborieuse
Alors que le peu pratique site Physiorama avait le mérite de réunir la majorité des annonces kinés; aujourd’hui beaucoup par désespoir préfèrent jeter « une bouteille à la mer » en déposant une annonce sur les réseaux sociaux en espérant toucher le maximum de candidats.
Malheureusement, une veille constante est nécessaire pour faire le tri dans le flux d’informations et un mélange vie privé / vie pro peut être mal venu.
Une solution innovante et efficace
Or, bien que le nombre de remplaçants ne soit pas en rapport avec la réalité des besoins, les nouvelles technologies mobiles et la puissance de leurs algorithmes peuvent apporter des solutions d’avenir pour la profession.
Une application comme Rempleo disponible sur Smartphones ouvre la voie à une mise en relation optimisée. Les formalités administratives deviennent finalement beaucoup plus simples. Notre application rencontre un immense succès depuis son lancement en Août 2018.
Quelques 2400 kinés l’utilisent déjà. Elle permet entre autres de déposer une annonce de remplacement claire et précise en 2 min et de générer puis signer un contrat de remplacement sur l’écran de son téléphone. L’appli se charge même d’envoyer le contrat à l’Ordre. Alors, si vous ne connaissez pas REMPLEO n’hésitez pas a rejoindre notre communauté. Beaucoup de surprises vous attendront prochainement ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
Bilan Kiné, l’appli simple et rapide pour faire enfin ses bilans (rapidement et simplement, donc)
Le bilan kiné, serpent de mer de la profession, est obligatoire depuis quelques temps et doit compléter l’ordonnance du prescripteur dès la première séance. Facturable 23€ en plus de la première séance, seule une minorité de kinésithérapeutes facturent leurs bilans kiné.
C’est à n’y rien comprendre ? Penchons-nous sur la question…
Tout d’abord, platons le décor : nos patients, lorsque nous les accueillons pour la première fois, sont généralement pressés que les soins commencent.
D’autre part, l’établissement du bilan kiné demande généralement de prendre des notes, à minima. Lorsqu’un ordinateur est disponible dans la salle de soin, le bilan peut être commencé en présence du patient.
Mais naturellement, entre le temps que ça prend – ce qui décale les soins d’autant – et l’ordinateur qui plante – on a pas fait kiné pour se spécialiser en informatique – on peut comprendre que nombreux soient ceux qui ont renoncé à formaliser leurs bilans.
Un bilan kiné pro en quelques instants
Ainsi, la promesse de Bilan Kiné « un bilan kiné pro en quelques instants » nous a intrigués. Première bonne surprise, nous testons la démo en ligne immédiatement, avec des patients-test. Un chrono se déclenche au début du bilan et nous promet de nous indiquer en combien de temps nous avons réalisé notre bilan.
Remplissage du formulaire
Notre choix se porte sur l’épaule, articulation suffisamment complexe pour pouvoir tester différentes manières de faire un bilan. Des boutons listant les pathologies sont immédiatement visibles au début du bilan. On joue un peu avec et l’on découvre que chaque bouton fait apparaitre/disparaitre les questions en fonction de la pathologie. Le formulaire est fluide, on passe facilement d’une question à l’autre, des compléments d’information nous sont demandés en fonction de ce qu’on remplit. On comprend rapidement que l’on peut faire un bilan très succinct ou très complet et que le formulaire s’adapte à notre utilisation. Sur les champs qui peuvent poser question, un bouton « plus d’info » permet de savoir sans changer de page de quoi il s’agit.
Passons au résultat du bilan
Arrivé au bas du formulaire, c’est le moment fatidique de la génération du bilan dans sa forme « exploitable » : rien à dire, une introduction détaillant le patient dans un texte court précède un tableau lisible qui reprend les éléments saisis dans le formulaire.
Plusieurs options sont proposées à cette étape : soit copier coller le contenu, soit exporter tel quel en PDF afin de l’envoyer soit même par mail. Dans la démo, le chrono s’arrête et nous indique combien de temps nous avons passé à réaliser ce bilan. Nous avons trainé en route, notre temps n’est pas spectaculaire, mais en regardant les stats des utilisateurs de Bilan Kiné, force est de constater que 5m30s pour un bilan en moyenne, ça fait rêver.
Mais sur smartphone ?
Une question demeure : si Bilan Kiné semble très simple d’utilisation sur PC, tiendra-t’il ses promesses dans la salle de soin, devant le patient, smartphone à la main ?
Une petite mise en situation plus tard, nous testons le formulaire en bilantant l’épaule d’Alex ( belle bête ! 🙂 ) et le résultat est sans appel : non seulement on ne met pas plus de temps, mais plutôt moins, vu que c’est la deuxième fois et que l’on s’est immédiatement habitué à l’interface très fluide de l’application.
Trop beau pour être vrai ?
Trop beau, difficile à dire, mais lorsque nous passons à la page tarif, une chose est sûre : Bilan Kiné est, à l’heure où nous écrivons ces lignes, l’application la plus chère du marché : 35€/mois pour l’option « résiliable à tout moment » mais le tarif peut descendre jusqu’à 21€/mois en fonction des options de paiement et d’engagement.
Cela dit, l’atout numéro 1 de Bilan Kiné est évident : sa rapidité (suivi de près par la simplicité)
La perspective de réaliser en 5-7 minutes un acte facturé 23€ en plus de la séance, sans se prendre la tête avec Word/Excel, et en ayant un PDF prêt à l’envoi à la fin de la manip, c’est vraiment motivant. Sans compter que c’est une obligation réglementaire depuis presque 10 ans.
D’ailleurs, Bilan Kiné a pensé à tout puisqu’ils ont réalisé une petite simulation qui compare un kiné qui facture ses bilans avec celui qui ne les facture pas.
Que conclure de cet essai de Bilan Kiné ?
Si l’investissement peut paraitre important, le jeu en vaut vraiment la chandelle puisqu’il suffit de facturer un bilan par mois (ou deux selon l’abonnement) pour rembourser l’investissement et faire une vraie différence de chiffre d’affaire en fin d’année.
Tout en se mettant en conformité, en respectant la réglementation et en étant sûr d’être carré en cas de contrôle de la caisse.
Tout d’abord nous tenons à vous remercier de la confiance que vous avez en Rempleo. Nous essayons d’améliorer tous les jours ses fonctionnalités pour vous aider dans vos recherches. Nous sommes de plus en plus nombreux et l’activité augmente.
Cela fait un moment que nous n’avions pas fait de point sur notre application. Il est temps de s’y mettre et de faire un petit debrief général sur certains points.
Donnez nous des stats!
Nous avons à ce jour plus de 2000 utilisateurs inscrits, ce qui nous donne déjà une bonne base. Les kinés inscrits sont répartis sur toute la France avec environ 30% de remplaçants. On travaille d’arrache pied à recruter de nouveaux utilisateurs tous les jours mais la tâche n’est pas simple. Nous avons besoin de toutes les ressources possibles pour y arriver. Un partage, du bouche à oreille est une grande aide pour la communauté Rempleo. Plus il y aura de kinés inscrits, plus la démarche sera simple pour trouver un remplacement ou un remplaçant et le domaine de la kinésithérapie ne s’en portera que mieux.
830 Offres de remplacements sont disponibles en ce moment sur un total de 2200 depuis la création de notre service. Cependant il y a encore du travail pour vous les remplaçants! Allez hop on se motive un peu! 🙂
Environ 1400 messages ont été échangés à travers notre application. Cela est très encourageant pour la suite.
Dernière fonctionnalité en date, les contrats de remplacement. Vous avez été une cinquantaine à signer directement vos contrats dans l’application, ceci aussi est très motivant pour nous car nous y voyons un réel intérêt. Pouvoir parapher, signer et envoyer les contrats à l’Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes depuis l’application vous évite la paperasse et vous fait gagner beaucoup de temps.
En conclusion
Voila pour ce point du jour, nous essaierons de faire un point statistiques régulièrement et vous remercions encore pour votre attention et votre confiance!
2018 fut une année chargée pour toute notre équipe qui s’efforce de rendre la partie « remplacement » de votre vie de kiné la plus simple et rapide qui soit. L’application lancée il ne nous restait plus qu’à trouver des utilisateurs réguliers pour la faire avancer.
Nous constatons aujourd’hui une grande évolution du nombre de masseurs-kinésithérapeutes utilisant l’application au quotidien, qu’ils soient remplaçants ou titulaires et vous en faites partie intégrante et nous vous en remercions.
Il y a encore une longue route devant nous, que nous allons arpenter toute au long de cette année 2019. De belles évolutions sont en cours de développement pour aller plus loin dans vos recherches, que ce soit en tant que titulaire ou remplaçant, mais d’ores et déjà nous voyons que vous êtes de plus en plus nombreux à vous mettre en relation, à discuter et à signer directement vos contrats dans l’application mobile.
2019 sera une année phare pour le remplacement dans le secteur de la kinésithérapie et pour nous aussi.
Le blog va lui continuer d’évoluer en alternant les articles de presses sur la kinésithérapie et les news sur notre application #rempleo. Quelques points statistiques et un peu d’humour seront aussi de la partie pour les plus pointilleux et sceptiques d’entre vous.
Enfin, la Team Rempleo vous souhaite une excellente année 2019 et vous remercie pour votre confiance au cours de l’année passée et pour l’année en cours. En espérant que de nombreuses autres personnes nous rejoignent dans cette grande aventure qu’est la nôtre!
Bonne année a vous!
Team Rempleo