Les kinés en Or sont des confrères et consœurs kinés inspirants, dont les actions sont remarquables et que nous souhaitons faire découvrir à la communauté Rempleo.
Un Kiné en Or vous semble incontournable ? Parlez nous en pour que nous prenions contact !
Après le succès de la dernière expédition humanitaire du K Raid, les étudiantes kinés de Rodez doublent la mise avec le projet d’aligner deux 205 sur le départ de l’EuropRaid. On les laisse te présenter l’aventure 👇
Nous sommes 6 étudiantes kinés en 2ème année à l’IFMK de Rodez, dans l’Aveyron. Issues de la première année de médecine ou de STAPS, nous nous sommes rencontrées en septembre 2021 à l’école de kiné et nous avons rapidement lié des liens d’amitiés.
Dans quelques années, nous avons toutes des projets assez similaires : exercer en libéral et poursuivre en parallèle une activité humanitaire. En effet, dans ces deux types d’exercices nous retrouvons ce pourquoi nous nous sommes lancées dans cette aventure humanitaire : l’humain, les rencontres et l’apprentissage quotidien.
À l’heure actuelle, notre projet est donc de réaliser l’EuropRaid, qui s’est fait connaître à l’école de kiné en 2019 et qui a permis la création, durant cette même année, de l’association K-Raid. Une aventure humanitaire qui se transmet entre générations d’étudiantes kinés !
L’EuropRaid, c’est quoi ?
Ce RAID se fait par équipages de 3 personnes, qui devront prendre 70 kg de matériel (scolaire, sportif, médical…) et ce dans une 205 préalablement préparée au voyage.
Et quel voyage ! Nous aurons 21 jours pour parcourir 8000 km à travers 21 pays d’Europe de l’Est.
Malheureusement l’épidémie de Covid a imposé l’annulation de l’édition de l’année 2020 pour laquelle nos aînées devaient partir. Mais la solidarité ruthénoise au sein de notre école a permis de faire persister l’association et de faire aboutir ce projet. Et c’est en 2022 que 3 autres étudiantes kinés se sont lancées dans l’aventure !
Une fois revenues de leurs éditions, nous nous sommes rapidement rapprochées des filles afin de leur faire part de notre volonté de reprendre l’association et de partir à notre tour pour cette aventure humanitaire et culturelle incroyable. Et c’est sans hésiter qu’elles nous ont passé les rênes de l’association en avril 2023.
Nous avons à cœur de nous investir dans ce projet humanitaire afin d’apporter notre aide et montrer notre soutien aux pays d’Europe défavorisés. D’autant plus que le matériel que nous transporterons sera adressé à des enfants d’une école d’un de ces pays.
Comme nous vous l’avons dit plus haut, nous partirons avec 70 kg de matériel afin de les déposer dans une école d’un de ces pays dans le besoin.
La première étape qui était de récupérer l’association K-Raid étant passée, nous avons maintenant besoin de trouver les fonds afin de financer notamment les frais d’inscription, ainsi que les deux 205 et leur préparation pour pouvoir partir, et nous aurons besoin de récolter les 140 kg de matériel. Puisque nous sommes 6 à partir, nous formerons 2 équipages.
Là est notre challenge, et nous sommes prêtes à le relever !
L’équipe des K Raid
Si vous êtes intéressés par notre projet, vous pouvez venir nous soutenir sur nos réseaux !
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Reprenant le concept de Holi hindoue, des étudiants en M2 de kinésithérapie de l’EUK-CVL ont mis en place une course du même genre, sous le nom de Color’Campus.
Le concept de la course colorée, sans chronomètre et sans classement, nous vient tout droit de la « Holi », une célébration printanière hindoue. De nos jours, cet évènement festif qui réunit dans les rues des milliers d’indiens vêtus de blanc et se projetant de la poudre colorée s’est répandu dans le monde entier.
Grâce à de nombreux partenaires et grâce au soutien de l’Université d’Orléans et de la Ligue Centre-Val de Loire FFSU, 124 étudiants se sont déjà lancés dans une course colorée de 4,8 km.
Le but de cet évènement est de renforcer la cohésion interfilière, nécessaire après cette période de crise sanitaire, ainsi que de promouvoir l’activité physique.
Reprenant le flambeau, les générations d’étudiants kinés à l’EUK-CVL se succèdent pour porter et renouveler le projet. L’activité physique, la prévention et la promotion de la santé sont des éléments clés de l’exercice de la kinésithérapie, dont l’objectif est la rééducation par le mouvement.
Une orientation sociale
Pour l’équipe derrière la Color’Campus, rien de mieux pour parvenir à cet objectif de promotion que via un événement en phase avec les aspirations des étudiants du campus orléanais.
Les étudiants kinés reversent donc tous les bénéfices à l’Épicerie SOlidaire Pour les Étudiants (l’ESOPE) et souhaitent renforcer la cohésion étudiante en touchant à la fois à la santé physique et mentale des membres du campus.
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Après l’avoir découvert sur Instagram, nous voulions vous faire découvrir Yotéra, le catalogue de ressources pour les kinés, et son fondateur Julien, MKDE qui exerce en assistanat à la Réunion.
Julien exerce à mi-temps en tant qu’assistant à la Réunion, pour pouvoir se consacrer au développement de l’association. Il nous partage son parcours.
Diplômé de l’IFMK de Marseille en 2019 j’ai débuté ma carrière en salariat à l’Hôpital de La Timone (Marseille), en service de réanimation.
En mai 2021, j’ai commencé mon activité libérale à Saint-Benoît sur l’Ile de La Réunion en tant qu’assistant et où je travaille encore actuellement. Je tends à m’orienter vers la rééducation de la main et du poignet.
N’ayant pas d’expérience libérale, je me suis très vite rendu compte du fossé entre la théorie enseignée en formation initiale et les besoins réels en tant que praticien libéral avec, entre autres, les contraintes de temps et de moyens.
En septembre 2021, mon activité s’est brutalement arrêtée en raison d’une fracture au coude. Pendant cette période, j’ai eu davantage de temps pour m’informer.
Devant la difficulté à trouver des données en ligne pertinentes et devant le temps nécessaire à en trouver l’idée de créer Yotéra a commencé à se dessiner.
L’avenir de l’information kiné
Pour Julien, l’avenir de l’exercice de la kinésithérapie se trouve dans la spécialisation, au moins partiellement, pour pouvoir être expert dans un domaine précis. Cela va pousser les kinésithérapeutes à renforcer le lien avec les autres professionnels de santé et entre confrères et consœurs kinésithérapeutes.
D’ailleurs, l’exercice spécialisé et dans une équipe pluridisciplinaire est largement plébiscité par les futurs kinésithérapeutes interrogés par Rempleo, comme Margaux par exemple.
Le but de Yotéra, c’est aussi de permettre aux kinésithérapeutes de prendre du plaisir en s’informant de manière fiable et d’étoffer ses connaissances scientifiques sans oublier l’aspect ludique. Julien nous propose donc une autre approche de l’accès à l’information scientifique kiné.
La présence de professionnels de santé sur les réseaux sociaux est très stimulants. On gagne en visibilité et les contenus sont la plupart du temps très visuels et impactant.
Pour autant, je ne trouve pas que les réseaux sociaux soient suffisant. Pour moi, ils ne sont pas pratiques pour trouver des informations scientifiques précises : il faut trouver le bon compte, le bon hashtag et les références bibliographiques ne sont pas forcément indiquées.
D’un autre côté, les bases de données comme Pubmed et Google Scholar ne sont pas non plus pratiques : il faut la bonne équation de recherche, les articles sont complexes, souvent payant et en anglais.
Yotéra a pour but de proposer une base de données où l’on peut retrouver facilement des informations sérieuses et utiles pour notre pratique.
Pour celà :
La recherche est facilitée via de nombreux filtres (catégories, parties du corps, tags) et une recherche efficace par mot-clé.
Les articles ont de nombreuses références bibliographiques (moins la partie blog).
Les ressources sont créées par des kinés pour les kinés afin d’éviter le superflu et d’aller directement à ce qui nous intéresse vraiment.
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La Medical Run est la course des professionnels de santé. Chaque année, ils se regroupent pour partager un moment unique et convivial, organisé par l’association CAMI.
La MedicalRun fait son retour pour une 7ème édition le dimanche 25 juin prochain dans le Parc de St-Cloud. Créée en 2017 avec l’association CAMI Sport & Cancer, la MedicalRun a pour objectif de rassembler et d’engager l’ensemble des professionnels de santé en tant qu’acteurs du sport-santé en France.
3 épreuves au programme :
10km course
5km course
5km marche
L’événement donne l’occasion aux professionnels de santé de se retrouver sur une manifestation sportive conviviale au soutien de la CAMI Sport & Cancer, association à but non lucratif reconnue d’intérêt général qui développe des programmes d’activité physique thérapeutique pour les patients atteints de cancer.
La MedicalRun est ainsi ouverte à l’ensemble des personnes travaillant dans le secteur médical : médecins, kinésithérapeutes, pharmaciens, infirmiers, étudiants, collaborateurs des entreprises du secteur, etc.
Dans le cadre de la prochaine édition, l’organisation de la MedicalRun est à la recherche de kinés bénévoles pour venir apporter des soins aux participants après leur course.
Prêt à venir apporter ton aide à une expérience sportive et solidaire unique en son genre ? Pour cela, contacte l’équipe par mail à l’adresse communication@medicalrun.fr
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Margaux Bailleul est étudiante en kinésithérapie. Mais elle fait aussi sportive de haut niveau : elle pratique l’aviron et participe à des compétitions internationales. Elle a accepté de nous partager son expérience !
Initialement orientée vers l’apprentissage du métier de sage-femme, Margaux, a vite découvert que la kinésithérapie pédiatrique & gynécologique était plus son domaine de prédilection.
Le soutien aux patients sur le long terme, la possibilité de les voir évoluer et les accompagner dans leur processus de guérison est ce qui la passionne. Elle a donc fait une première année en STAPS puis emprunté une passerelle pour les sportifs de haut niveau pour intégrer Kiné.
Lorsqu’on suit la Voie du Sport de haut niveau, le parcours en IFMK se prévoit sur 7 à 8 ans. C’est ce que Margaux a anticipé en entrant à Saint Maurice en 2018. De plus que le report des Jeux Olympiques de 2020 a nécessité une durée d’entraînement allongée. Induisant un dédoublement de chaque année scolaire.
« Il faut croire en ses rêves et s’accrocher. Si on a un projet il faut aller jusqu’au bout même si ça prend des années. Tout est possible. Il ne faut pas oublier d’où on vient et comment on veut atteindre notre objectif. »
Margaux Bailleul, rameuse en l’équipe de France d’aviron et étudiante en masso-kinésithérapie
Avoir choisi l’IFMK de Saint Maurice permet de bénéficier d’une bonne compréhension des enjeux sportifs de la part du responsable, qui fait le lien avec de la direction. D’ailleurs, deux autres membres de l’équipe font également des études de kiné : Audrey FEUTRIE, également à l’IFMK St Mo et Claire BOVE, à l’IFMK de Lyon ! Reste qu’il faut travailler la communication avec les autres élèves et les formateurs pour faire comprendre pourquoi on n’est pas toujours présent.
Les connaissances en tant que sportive aident beaucoup et donnent une longueur d’avance dans les études de kiné. Dans l’autre sens, parfaire ses connaissances en kinésithérapie aide au niveau de la récupération et des soins en tant que sportive. Être tournée vers le soin de l’autre dans son parcours d’études permet d’avoir une approche différente dans la compétition, avec un équilibre mental certain et beaucoup de recul. Si la sportive connaît la pression, la kinésithérapeute aussi.
Lorsque les compétitions tombent durant les périodes de partiel, il faut savoir se concentrer intensément sur chaque chose et prioriser. Si les écrits sont passés cette année, il reste les pratiques à faire ! C’est donc forcément très intense, et l’essentiel est de bien s’organiser en amont pour adapter son année, ses entraînements, ses examens. Et pour le moment, force est de constater que la rigueur paie ! Voilà le palmarès impressionnant de Margaux :
17 médailles d’or au championnat de France
1 médaille d’argent et 2 médailles de bronze au championnat d’Europe
1 médaille de bronze au championnat du monde.
Les objectifs de Margaux en tant que kiné & rameuse professionnelle
L’objectif de devenir kiné offre un équilibre, car il apporte une vie sociale et étudiante très importante pour se sentir à l’aise en tant que sportive. Et pour assurer son avenir après une carrière de sportive de haut niveau.
Côté kiné, Margaux souhaite commencer en centre hospitalier, en pédiatrie, et se confronter aux cas graves. Elle aimerait ensuite retourner chez elle, au Havre, où il manque beaucoup de kinés pédiatriques, mais sans perdre de vue les hôpitaux qui ont toujours besoin de professionnels.
Exercer au sein d’une équipe pluridisciplinaire lui est d’autant plus cher que sa sœur est orthoptiste, et pourquoi pas travailler avec d’autres professions paramédicales ou médicales… surtout en pédiatrie : ouvrir un grand cabinet pédia est un rêve !
« Les enfants sont magiques. Avec nos études on apprend à observer les gens et on voit qui en a le plus besoin. »
Margaux Bailleul, rameuse en l’équipe de France d’aviron et étudiante en masso-kinésithérapie
Côté aviron, voilà le planning pour la suivre et la soutenir
Championnat d’Europe en Slovénie du 25 au 28 mai.
Coupe du monde en Italie du 16 au 18 juin.
Coupe du monde en Suisse du 7 au 9 juillet (oui, l’aviron à deux coupes du monde même 3 mais nous ne faisons pas la première !)
Championnat du monde en Serbie 3 au 10 septembre.
Un championnat du monde en Serbie qui compte comme qualification pour les Jeux Olympiques ! Et les jeux de Paris, avec la plus belle des médailles, c’est bien sûr le grand objectif de notre championne française.
Margaux est donc aujourd’hui concentrée sur les médailles, mais participer à un 4L trophy comme les kinésithérapeutes en herbe des équipes Kinesitrophystes et Sandstorm l’intéresse ! Elle aimerait également beaucoup aller dans les pays du tiers-monde, auprès des enfants qui en ont le plus besoin.
Hâte de voir ce que te réserve la suite de ton parcours, Margaux, et la communauté kiné est à fond derrière toi !
Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure sportive une mission humanitaire ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
Être kinésithérapeute, c’est aussi savoir transmettre et partager. Robin s’y met dès ses premières années d’études en proposant ses services en tutorat pour les autres.
Robin Azziza est entré à l’IFMK d’Alençon en K1 après une LAS (Licence option Santé) à Caen. Ayant bénéficié d’un tutorat médecine à Caen, qu’il considère comme essentiel à la réussite, il souhaitait absolument transmettre cela pour assurer la continuité auprès de nouveaux étudiants.
Il intervient donc à Alençon, où il n’y avait pas d’association de ce type avant, Alençon étant une antenne de l’académie de Caen. L’occasion aussi de rencontrer d’autres profils puisqu’il suit des élèves d’une LAS de droit, pour les accompagner sur la biomécanique, biophysique, les médicaments et toutes les matières de médecine.
L’antenne compte 32 inscrits et 5 tuteurs. Sur l’académie cela monte même à 1000 tutés pour 77 tuteurs ! Bien organisés, ils ont un groupe Facebook dédié pour échanger et des rendez-vous personnalisés au besoin, à la demande des élèves. Pour le rythme de travail, c’est chaque semaine :
une colle blanche (c’est-à-dire que la matière peut-être une surprise)
une armature (une série d’exercices qu’ils préparent et qui sont corrigés en publique pour répondre aux questions, souvent sur les matières calculatoires).
La LAS vaut 20% de la note finale (80% de licence majeure), il se concentre donc de manière pragmatique avec les élèves sur les 20% qui peuvent être décisifs pour eux. Cela leur permet de tenter le concours de médecine tout en ayant déjà une licence !
Associatif et études de kinésithérapie
Étant vice-président de l’association, il continuera à aider sur le plan organisationnel. En revanche, il ne souhaite plus faire de tutorat afin de garder cette expérience pour les élèves qui ont fraîchement sauté le pas. Le BDE local, Tadei, pourra aussi bénéficier de son expérience.
Pour Robin, l’associatif permet de tester de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et nourrir sa curiosité. Côté charge de travail, il nous l’assure : c’est largement compatible avec le tutorat et les soirées pour sociabiliser ! Donner entre 5 et 10h par semaine lorsqu’on sort d’une année de préparation intense est une expérience facile à partager. Et le sentiment de rendre un service dont il a bénéficié lorsqu’il en avait le plus besoin lui semble le plus naturel du monde.
L’enseignement l’intéresse beaucoup, et le tutorat qu’il a pu exercer permet aussi de se former à la transmission du savoir, aux méthodologies et de travailler les qualités de pédagogue. Robin envisage pourquoi pas d’enseigner en IFMK par la suite ! Hâte de le croiser sur les bancs dans quelques années !
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Magalie est kinésithérapeute à Montpellier et a clos récemment sa carrière sportive internationale en BMX. Elle nous partage son retour d’expérience sur le parcours d’études Kiné Sport et l’équilibre entre ses deux vocations.
Magalie commence le BMX à 6 ans, rejoignant la passion familiale qui lui fait parcourir le monde au gré des championnats. Après un BAC Economique et Social, alors qu’elle au Pôle France Élite de BMX d’Aix-en-Provence, elle décide de s’orienter vers l’exercice de la kinésithérapie.
La Fédération de Cyclisme et le Creps d’Aix En Provence lui propose donc de l’aider à monter un dossier pour rejoindre l’IFMK de Marseille, qui propose 2 places pour des athlètes de haut niveau.
Attendant que le résultat tombe, elle démarre une première année de licence STAPS. Son engagement dans sa pratique sportive ne peut être remis en cause grâce à un beau palmarès : notamment Championne du Monde Junior et plusieurs victoires de Championne de France et d’Europe. La discipline de BMX est aussi entrée aux Jeux Olympiques en 2008.
Toujours est-il qu’en 2009, son dossier est validé et l’IFMK de Marseille l’accueille à bras ouverts.
Si chaque école qui intègre des sportifs de haut niveau a sa propre façon de faire, à Marseille, l’aménagement des horaires est très personnalisé. Si un dédoublement de l’année est nécessaire, l’année supplémentaire est par exemple à moitié prix. Un avantage non négligeable pour permettre aux jeunes sportifs de mener leur carrière sportive souvent très peu rémunérée et intense, tout en suivant des études de kinésithérapie autour de 3000-4000 euros l’année.
Ayant un parcours sportif également, le directeur de l’établissement accompagne et rassure immédiatement Magalie sur sa montée en compétence.
Au lieu des 6 ans prévus pour compléter les études (traditionnellement en 3 ans pour les étudiants non sportifs à ce moment-là), elle les a complétés en 8ans vu son implication internationale :
Remplaçante aux JO en 2008
Finaliste aux JO en 2012
Championne du Monde en 2012
Mener ces projets de compétition de 4ans nécessite de gros investissements personnels. Il est donc nécessaire de choisir ses priorités : 2 années avant les JO, Magalie priorisait ainsi les Jeux et les 2ans suivants les JO elle priorisait les études.
Pour les étudiants souhaitant développer leur carrière sportive, l’école de kinésithérapie apporte un équilibre intellectuel et social favorable à la récupération et rassurant pour l’avenir professionnel. Quand on a les deux aspects à gérer en même temps, on passe ainsi de phases de très haute intensité à certaines périodes plus calmes. L’investissement dans les cours est plus simple en hiver quand on fait du BMX par exemple ! Il faut donc trouver l’équilibre et faire des choix pragmatiques.
Au bout de 8 ans d’études, en 2017, Magalie a complété avec plaisir son cycle d’études. Elle s’est toujours sentie intégrée aux groupes d’élèves, qui étaient curieux de son parcours et l’aidaient volontiers pour les études.
Magalie Pottier aux jeux Olympiques de Londres 2012. AFP PHOTO / ODD ANDERSEN
Carrières sportives et kinésithérapie
Après avoir manqué les sélections aux Jeux Olympiques de Rio, Magalie décide de mettre fin à sa carrière sportive BMX race et fait des remplacements en tant que kinésithérapeute libérale.
Le BMX freestyle devient alors une nouvelle catégorie des JO. Grâce à son expérience sportive et passionnée par la discipline, elle décide de rejoindre l’aventure lorsqu’on lui en propose l’opportunité.
Elle va alors devoir mener sa carrière de kiné en plus de cette nouvelle carrière sportive, dans laquelle elle ne doit plus être la plus rapide sur la piste mais doit convaincre un jury subjectif.
A partir de 2019 elle ajoute également une activité kiné au CREPS de Montpellier, en fonction du planning des athlètes et de ses propres compétitions, où elle s’occupe de sportives de la natation, d’athlétisme et de breakdance. Sur le terrain, elle est déjà intervenue avec les Equipes de France du BMX Freestyle Park relève et du Trial pour des stages ou des compétitions internationales
Si son expérience de kinésithérapeute est alors plutôt courte, elle accède à une belle diversité d’événements grâce à son parcours sportif, jusqu’à des championnats du monde.
Ressentant le besoin de rentrer pleinement dans la vie active de kinésithérapeute après 16 ans de carrière de sportive de haut niveau, elle s’arrête finalement en 2021 pour se concentrer à 100% à la kiné en tant que collaboratrice libéral dans un centre paramédical avec un dentiste, des infirmières et une psychologue. Pour l’instant elle ne se spécialise pas en kiné du sport, même si elle a des formations dédiées (notamment Kiné Sport Expert, qu’elle développe car le sport reste une passion).
Elle continue également son activité au CREPS pour des prestations spécifiques. En 2021, elle obtient un diplôme pour faire de l’encadrement en BMX, ce qui lui permettra de continuer à transmettre sa passion dans sa discipline de prédilection lorsqu’elle aura atteint ses objectifs en tant que kinésithérapeutes.
L’activité libérale offre aujourd’hui à Magalie une liberté bienvenue pour pouvoir découvrir tous les modes d’exercice qu’elle le souhaite et suivre les opportunités et les envies en fonction des contacts humains. Les patients le ressentent, et il est donc essentiel pour eux comme pour elle de travailler dans une bonne ambiance. Préserver son planning reste clé : un patient par demie-heure en cabinet, avec des heures au CREPS le mercredi et le vendredi. Et cela laisse aussi la possibilité de s’adapter en fonction de la demande de la patientèle (pendant les vacances c’est en principe moins chargé !).
Encore une fois, il faut trouver le bon équilibre personnel pour être bien dans son métier mais aussi financièrement.
Préparer son avenir de kinésithérapeute
La retraite sportive est toujours une situation particulière lorsqu’on a un grand parcours international. Il faut préparer cet événement pour s’épanouir pleinement dans ce que l’on fait en compétition. Avoir un diplôme ou une formation dans lequel on pourra développer de futures compétences et relations est essentiel.
Côté social et développement personnel, c’est également important : après avoir vécu des émotions très fortes pendant les événements sportifs, on redescend vite sur terre lors de stages en hôpital par exemple. Dans la kinésithérapie comme dans le sport, les moments de vie sont variés, très forts et sont une grande source d’apprentissage.
« Préparer sa fin de carrière sportive, un moment délicat, et essentiel »
Magalie Pottier, kinésithérapeute et championne de BMX
Magalie partage donc avec plaisir son expérience et ne regrette pas d’avoir mis un terme à sa carrière d’athlète après un parcours extrêmement dense.
Chaque confrère a sa propre façon de faire, garantie par la liberté d’exercice, et les différentes possibilités d’exercice offrent aux (futurs) kinésithérapeutes de nombreux choix : en clinique ou en libéral, se concentrer sur la kiné respiratoire, la pédiatrie, la gériatrie, la cardiologie, la neurologie, la vestibulaire ou se tourner vers les sportifs…
Il y a de nombreux domaines que l’on découvre en IFMK et les multiples manières d’exercer sont un vrai atout pour la profession. Dans une journée type, Magalie peut voir des patients à domicile, au CREPS, au cabinet. Elle peut avoir des enfants, des ados, des adultes ou des personnes âgées. Et alterner les endroits et les ambiances de travail lui convient bien ! De plus, grâce à l’association Sport SF, elle se perfectionne également dans la prévention des spécificités féminines chez la sportive, au côté d’experts comme Isabelle Reynaud (Kinésithérapeute) et Pierre Mares (gynécologue).
Un autre avantage de l’exercice de la kinésithérapie est de pouvoir se former en continu, ce qui est très appréciable. À la manière du sportif qui est acteur ou actrice de ses choix de formations pour performer. On ne reste pas sur ses acquis et il faut continuer d’avancer. Cela permet de faire évoluer son exercice et de délivrer des prises en charges plus poussées à ses patients par la suite tout en nourrissant sa soif de savoir.
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Amoureuse de la mer, Mathilde en a profité pour exercer la kinésithérapie de la Nouvelle-Calédonie à la pointe de la Bretagne. Elle nous partage son parcours et son prochain projet sportif !
Diplômée 2011 de l’Université de Liège, Mathilde est passée par l’exercice de la validation d’équivalence. Un processus long (4 mois) et complexe… mais dont elle vient finalement à bout avant de s’envoler pour de nouvelles aventures, sans avoir de stage de mise à niveau à faire. À noter que, contrairement à Elsa, elle avait fait un stage en France et tous les autres stages en Belgique.
Pour la première partie de sa carrière de masseur-kinésithérapeute, Mathilde décide de s’installer en Nouvelle-Caléonie. Elle voulait partir dans les îles depuis un moment, et avait de la famille à Nouméa : le choix a donc été naturel ! Elle va passer 10 ans dans le Pacifique, en tant que kiné remplaçante à mi-temps, dans un cabinet libéral. Elle en profite aussi pour avoir quelques expériences ponctuelles dans d’autres cabinets pour varier son exercice.
Le rythme des praticiens en Nouvelle-Calédonie est généralement plus tranquille, mais la pratique de la kinésithérapie reste identique. Elle note qu’il est en revanche plus complexe de mener sa formation continue qu’en métropole, car l’offre est assez faible.
Si la vie est un peu plus chère là-bas, les impôts sont aussi bien plus faibles et les prises en charges kiné beaucoup mieux valorisées. Faisons une comparaison rapide sur une séance au tarif minimum :
La séance est à 16,13€ en France, sur laquelle le kiné récupère environ 8€ après impôts et charges
Elle est autour de 23€ en Nouvelle-Calédonie, sur lesquelles le kinésithérapeute en récupère 18€
C’est donc plus du double qu’en France métropolitaine, et largement de quoi pouvoir profiter des beautés que la nature offre dans l’archipel.
Petite, Mathilde passait déjà ses vacances en voilier et a continué à pratiquer la voile pendant ses études. En Nouvelle-Calédonie elle a donc choisi de vivre sur son voilier, Galopin, sur lequel elle organisait aussi des régates en équipage féminin comme la Groupama Race (le tour de la Nouvelle Calédonie sans escales).
« Les valeurs de partage, l’humilité et l’adaptation sont communes à la pratique de la voile et à l’exercice de la kinésithérapie »
Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse
Ces expériences et la participation au départ de la Route du Rhum en 2018 lui ont donné envie de prendre part, comme notre confrère Victor, à une grande course au large. En discutant avec des amis qui avaient vécu une transatlantique, elle décide elle aussi de préparer sa transat en Mini.
Kinésithérapie & transatlantique
Après une période de préparation, elle souhaite prendre le départ le 24 septembre 2023, sur son voilier Minimalist. Le métier de kinésithérapeute offre à Mathilde une liberté d’organisation qui lui permet de s’occuper du bateau. Mais veiller à l’équilibre physique et en disponibilités d’exercice est très important car la préparation d’une course au large prend du temps. Surtout qu’il faut enchaîner les courses intermédiaires pour avoir la chance de participer à la Mini Transat (comme la Mini Fastnet de Douarnenez à l’Irlande pour Mathilde !).
Monter un projet sportif aussi intense comme s’occuper des patients nécessite un engagement maximum. Or, la pratique de la kinésithérapie est aussi un travail physique, et aller naviguer le weekend demande parfois de la motivation après une semaine de travail au cabinet !
Il est aussi essentiel d’avoir un équilibre financier, car en dehors des périodes de remplacement kiné, il peut être nécessaire de passer 2 ou 3 mois sur l’eau. Mathilde fait donc des remplacements en cabinet libéral et travaille en intérim dans un centre de rééducation dans les environs de Douarnenez, ce qui est enrichissant et permet de travailler sur différents types de pathologies.
Son inscription à la Mini Transat a pût se faire le 16 janvier grâce à la validation des miles nautiques déjà parcourus. La course se passe en septembre, en solitaire, avec un départ des Sables d’Olonne sur des bateaux de 6,5m avec une escale aux Canaries (10 jours) puis direction la Guadeloupe en une quinzaine de jours.
Savoir rapidement s’adapter et se confronter en permanence à de nouvelles personnes sont des qualités nécessaires à la fois au remplacement kiné et à la préparation d’une régate. Pour la préparation physique, Mathilde a forcément un avantage et propose même d’aider les autres candidats à la transatlantique pour préparer ensemble leur corps à cette épreuve. Il faut être souple, agile, explosif lorsque c’est nécessaire ou capable de rester des heures assis à barrer et travailler sa proprioception. La voile lui permet d’ailleurs d’appréhender complètement l’impact d’une bonne préparation physique en s’appliquant ses méthodes à soi-même, pour ensuite aider ses patients.
« Quelque soit la place à la fin, on apprend à chaque régate car on sort de sa zone de confort. »
Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse
Finalement l’accomplissement est énorme lorsqu’on regarde le point de départ sur le quai, les tempêtes traversées et les jours de mer seule. Ce sont des opportunités d’expérience uniques, qui permettent aussi de porter les couleurs de missions qui tiennent à cœur. Mathilde soutient la Voix de l’Enfant, dont le parrain est Bruno Solo.
Il y a de nombreux profils sur la course, ce qui est très enrichissant. Ils sont regroupés dans une association : le Pôle Mini. Si tu es intéressé, Mathilde recommande de finir ses études pour attaquer sereinement un tel parcours en tant que remplaçant kiné. C’est une bonne école pour apprendre de nouvelles choses sur soi-même, et repousser ses limites personnelles.
Tu peux suivre les aventures de Mathilde depuis sa page Instagram : @titienmini
Tu peux également soutenir son projet depuis cette page !
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
Clara Bonneau est kinésithérapeute spécialisée dans la périnéologie et professeure de yoga. Elle nous a partagé sa vision de la complémentarité des deux exercices, pour les patients comme pour les kinésithérapeutes.
Diplômée en 2008 de l’école d’Assas, Clara entre en poste en salariat dans un centre de rééducation, en neurologie. En 2013, elle quitte son poste pour faire un tour du monde et découvre le yoga et la méditation.
Cette expérience lui offre un autre regard sur sa pratique de la kinésithérapie. Elle continue donc à voyager et à se former, notamment au massage thaï, puis enchaîne les formations en périnéologie à partir de 2014.
En 2017 elle obtient son premier diplôme de professeur de yoga (Vinyasa) au Brésil, complète son cursus en 2018 en se formant au Yin yoga, puis aux 5 éléments en 2021 et enfin au yoga hormonal en 2022.
Elle combine aujourd’hui les deux exercices, pratiquant la kinésithérapie dans un cabinet libéral à Levallois-Perret et donnant des cours de yoga.
En semaine, elle alterne entre consultations, cours de yoga et préparation des formations. Le weekend, elle anime des ateliers de yoga. Une à deux fois par an, elle organise des retraites d’une semaine. Cela lui permet d’alterner ses passions, sans jamais s’ennuyer. Si ses pratiques se recouvrent l’une l’autre, les sujets abordés ne sont pas forcément les mêmes avec un patient en une demie heure (on parle plus d’anatomie) ou lors d’une retraite d’une semaine (on peut aborder jusqu’à la philosophie, spiritualité).
« Le yoga permet de donner plus de sens a mon exercice quotidien. »
Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga
Clara recommande un tour du monde, qui offre la possibilité de rencontrer des gens exceptionnels et de vivre des expériences décisives. Apporter du soin aux gens aujourd’hui lui permet de redonner ce qu’elle a pût recevoir, de faire vivre ce cadeau et cette connaissance.
En tant que professionnelle de santé, elle propose des formations via l’organisme Kiné Formations, mais ne communique pas aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Elle le fait en revanche en tant que professeure de yoga : c’est un sujet à la mode, qui souffre de beaucoup d’idées reçues et d’informations erronées.
Afin d’apporter des réponses aux sportives en difficulté, elle prépare actuellement une formation qui est dédiée à leur prise en charge (stress et dérèglements hormonaux), en plus des formations déjà disponibles en e-learning :
yoga kiné prénatal
yoga kiné post partum
yoga viscéral et introduction au yoga hormonal
Pour aller plus loin dans le partage, elle souhaite monter un cabinet pluridisciplinaire dédié aux prises en charge féminines. L’occasion de créer un lieu où l’on aborde des sujets parfois tabous (sexo, périnéo) afin de dédramatiser et d’apporter des réponses sérieuses dans un cadre privilégié. Elle aimerait également faire rayonner les connaissances partagées dans des écoles ou auprès de clubs sportifs.
Les avantages du yoga pour les kinésithérapeutes
En plus de cette diversité qui permet de garder son métier passionnant, Clara note de manière pragmatique que les kinés ont besoin de se diversifier pour survivre dans un monde de la santé qui ne fait pas de cadeau. Cela permet d’équilibrer le mental et le physique, mais également d’équilibrer sa pratique quotidienne pour les patients et d’offrir d’autres débouchés.
En effet, quand on sait qu’on va travailler jusqu’à 67 ans, si on ne veut pas faire de burnout il faut pouvoir s’épanouir et se préserver. Et Clara le souligne : on ne peut pas prendre soin des patients si nous même sommes au bout du rouleau. Pour rappel 52,8% des kinés montrent des signes de burnout selon la CARPIMKO.
C’est en s’épanouissant que nous serons meilleurs pour servir les patients, que nous vivrons plus en harmonie avec nos collègues (la majeure partie de son temps est passée au travail) et que l’on réduira les frictions en famille après des journées surchargées.
On ne prépare pas les soignants à faire face à ces difficultés : on a toujours l’impression que l’on doit faire plus pour les patients et on peut donc éprouver une certaine culpabilité. Comme le mentionnait Thierry Blain, il faut réussir à quitter la Kiné Rat Race.
Avec la quantité de pathologies observées, de patients suivis, se sentir crédible et légitime peuvent également sembler impossible. Pourtant le kinésithérapeute est un élément clé du système de santé, à préserver. Qui le soignera s’il se blesse ? Il ne faut pas penser que c’est ingrat de partir en vacances ou de réduire ses horaires de travail. Ce serait bien plus dommageable de gâcher sa vocation.
« La clé est de trouver l’harmonie, comme dans une partition, en variant son rythme, ses notes, ses pauses, son tempo. »
Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga
Elle recommande donc fortement la pratique du yoga pour les kinés a titre individuel. Les masseurs-kinésithérapeutes sont au quotidien dans l’empathie, c’est un métier physique mais également chargé d’émotions. Il faut être à l’écoute de soi, sur le plan physique et mental. C’est essentiel pour se mettre à disposition des patients et éviter la lassitude dans un contexte difficile.
L’intérêt de cet outil – le yoga – est donc évident. En tant que kiné on connaît la puissance du mental et on constate tous les jours des patients atteints de troubles émotionnels en plus de leurs pathologies physiques. Le yoga s’inscrit dans une démarche préventive sur les deux plans pour le praticien. C’est une approche globale de l’Être tant sur le plan physique, mental, émotionnel, énergétique et spirituel. C’est l’union de tous ces aspects qui permet de trouver un équilibre stable et une santé durable.
La formation continue, que se soit en yoga ou en kinésithérapie est extrêmement importante pour développer sa pratique : elle conseille ainsi de se former au yoga via des organismes internationaux reconnus et certifiants (son choix personnel s’est porté sur Yoga Alliance).
Les avantages du yoga pour les patients
Le yoga s’inscrit totalement en complément de nos techniques de kinésithérapie classique. Cette discipline a des vertus multiples qui peuvent s’appliquer à un champ d’action large:
Au niveau de la sphère viscérale : en complément de la thérapie manuelle et de l’approche nutritionnelle, on peut compléter par des exercices d’étirements fluides (en yoga dynamique) ou par des positions tenues (en Yin yoga) avec une action sur l’organe et le méridien.
Au niveau hormonal : il y a des liens très étroits entre l’anatomie, le système hormonal, la respiration… avec des postures de bases du yoga on peut avoir des champs d’applications immenses et très ciblés pour les patients. Depuis l’hypothalamus et l’hypophyse, dans le cerveau, les hormones sont transportées par le flux sanguin vers les glandes qui les transforment pour agir. Chez une patiente, il est donc possible grâce au yoga d’agir sur le cerveau, le cœur par la mise en mouvement pour agir sur le flux et sur les glandes en comprimant ou étirant les organes, voire sur le méridien des organes ciblés pour aider à rééquilibrer le système hormonal.
Au niveau postural, rhumato : pour améliorer la posture au quotidien, contre balancer un mode de vie sédentaire, réduire des douleurs chroniques, améliorer sa mobilité, sa tonicité, son équilibre.
Pour les patients, il peut s’avérer essentiel de s’apaiser pour mieux se réparer. Notamment pour ses patientes qui la consultent en périnatale. Les exercices de yoga à faire à la maison sont très doux et permettent de s’autonomiser au maximum.
Cela permet aussi de développer les connaissances des patientes et leur donner des clés de compréhension de leur propre corps. C’est également un élément important pour la prévention des blessures, et notamment pour les patients sportifs.
Cet échange plein d’ondes positives sur le yoga et la kinésithérapie nous a laissés en forme ! Et Clara ne compte pas s’arrêter là : elle souhaite créer une plateforme accessible en ligne pour mettre à disposition une bibliothèque d’exercices afin de partager et d’autonomiser encore plus les patients et confrères qui en auraient besoin. Nous avons hâte de découvrir cela !
En attendant, si vous souhaitez la retrouver, lui poser des questions, avoir plus d’informations ou approfondir vos connaissances, voici les liens à suivre :
Le site de kiné formations pour les formations en présentiel (yoga périnatal, périnéologie et sport au féminin), les e-learning (yoga prénatal, yoga post partum, yoga viscéral)
Humanitaire, aventure, rencontres… le 4L Trophy est un challenge qui permet de se forger une expérience unique pour les étudiants kinés les plus courageux. Marjorie et Noémie ont donc suivi leur vocation, plutôt que la voie de la facilité.
En K1 à l’IFMK d’Orléans, ça a immédiatement matché entre Marjorie et Noémie. Alors lorsqu’en K3 elles doivent faire un projet et le présenter à l’école, elles décident de s’associer.
Le projet doit promouvoir la kinésithérapie auprès du grand public. Des portes ouvertes, un film ou l’animation d’un forum sont envisageables. Mais il manque quelque chose… Elles pourraient inclure leur projet dans une aventure humanitaire.
Elles choisissent donc de se lancer dans le 4L Trophy, une aventure humanitaire intense, sur une période de dix jours. En plus du matériel scolaire, elles livreront ainsi du matériel médical pour la rééducation : béquilles, fauteuil roulant, déambulateurs. Ce projet permettra ainsi de rencontrer d’autres personnes, et de partager sur leur vocation de masseur-kinésithérapeute, mettant en avant leur formation et leur métier dans chaque échange…
À l’issue du projet, l’objectif est de faire une présentation pour faire découvrir l’aventure, et qui sait, susciter de nouvelles vocations d’étudiants kinés !
Objectif humanitaire
Marjorie le confie, la préparation est assez compliquée mais le projet est déjà très enrichissant. Les deux aventurières ont monté leur association, les Kinesitrophystes, et déjà parcouru la jungle administrative. Avec de la famille parrainant déjà un enfant via l’association Enfants du Désert, qui organise l’événement, la mission est très concrète et permet de garder le cap.
« Je n’ai encore jamais traversé 3 pays dans une 4L. Ça sera une nouvelle expérience. »
Marjorie, étudiante kiné du 4L Trophy
Des sponsors les suivent déjà :
L’ARAPL Grand Centre (accompagnement comptable et fiscal pour les professionnels de santé)
GPM, partenaires du BDE de l’IFMK d’Orléans Kinergy
Des partenaires moins connus mais tout aussi important de leurs réseaux personnels
Les Kinesitrophystes sont aussi bien sûr sur Instagram !
Si l’humanitaire et le fait de se débrouiller toutes seules les attiraient beaucoup pour ce projet étudiant, Marjorie envisage de retourner faire de l’humanitaire à nouveau une fois en exercice. Libéral ou salariat, rien n’est encore arrêté, mais travailler en équipe lui semble essentiel. Pouvoir échanger avec des confrères ou même d’autres professionnels de santé lui apporte déjà beaucoup lors de ses stages.
Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau