Comment trouver un remplaçant kiné ? Quelle est la démographie des masseurs kinésithérapeutes ? Quelles formations et quels remboursements pour les MKDE ? Comment gérer sa comptabilité kiné ?
Autant de questions que nous nous sommes posé nous aussi dans notre quotidien de kiné : on y répond ici !
Le mercredi 12 octobre 2022, la présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, a présenté les propositions élaborées avec le Comité de Liaison des Institutions Ordinales – Santé (CLIO Santé) pour améliorer l’accès à l’offre de soins au ministre de la Santé et de la Prévention et à la ministre chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé.
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Cette mobilisation des Ordres de santé, voulue de longue date par Pascale Mathieu, était une urgence en raison des difficultés et inégalités territoriales d’accès aux soins, de l’amplification des déserts médicaux et du non-recours aux soins d’une partie de la population. Pour éviter aux patients les pertes de chance, il est nécessaire de placer l’interprofessionnalité au centre des mesures qui pourront être mises en œuvre de manière immédiate.
De nombreuses questions nous ont guidées dans ces travaux afin d’apporter des réponses aux patients, sans médecin et en ALD, et aux professionnels de santé.
Ces propositions apporteront des éléments de réponse aux professionnels travaillant ensemble, pour optimiser le parcours du patient et gagner du temps sans perte de chance, dans un exercice coordonné, souple et respectant les responsabilités et l’indépendance des professionnels de santé.
Pour améliorer la lisibilité du système de santé, pour les citoyens comme les professionnels de santé, une organisation sera définie et devra être expliqué tant aux patients qu’aux professionnels.
Parmi ces propositions, l’amélioration de l’attractivité des professions de santé est une nécessité. En effet, la formation et la démographie sont des enjeux cruciaux.
Ces propositions, articulées autour de quatre axes, sont les clés d’un système de santé plus équilibré et efficace :
améliorer l’accès au médecin traitant en développant le partage d’actes et d’activités entre médecins et professionnels de santé, dont les kinésithérapeutes ;
accélérer la mise en œuvre des mesures existantes en publiant sans délai les textes réglementaires en attente ;
améliorer la lisibilité du système de santé au travers d’une organisation définie et partagée entre les professionnels de santé et la population en expliquant celui-ci tant aux patients qu’aux professionnels ;
valoriser les compétences des professions de santé au travers des dispositifs de formation et garantir une démographie des professionnels de santé cohérente avec les besoins de la population.
Les propositions du CLIO Santé s’appuient sur deux axes complémentaires selon la situation du patient :
s’il dispose d’un médecin traitant : développer dans chaque territoire les partages d’actes et d’activités des médecins vers les professionnels de santé exerçant au sein d’équipes de soins primaires et de proximité pour dégager du temps supplémentaire au médecin traitant, afin d’augmenter le nombre de patients pris en charge par celui-ci ;
à défaut de médecin traitant disponible : confier aux autres professionnels de santé l’orientation du patient dans le système de santé, en assurant une première prise en charge, afin d’organiser in fine, avec les autres acteurs du territoire, l’orientation vers un médecin.
Ces propositions s’inscrivent dans le cadre des valeurs et des principes auxquels les Ordres sont particulièrement attachés à savoir :
la garantie de la qualité et de la sécurité des soins ;
le respect de la déontologie et du cadre d’exercice des professions de santé réglementées ;
Prochaine étape, un rendez-vous la semaine prochaine avec la ministre chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, pour envisager ensemble des propositions concrètes permettant d’améliorer l’accès aux soins et de faire vivre ce dispositif.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
Les données personnelles, notamment des masseurs-kinésithérapeutes, comme de tous les professionnels de santé, sont la cible de convoitises. Si, chez Rempleo, nous avons toujours refusé et refuserons toujours de partager ces informations (oui bien sûr, on nous l’a déjà proposé !), il nous semble essentiel d’aider la profession avec de bonnes pratiques pour protéger ses données personnelles.
Rempleo a commencé à lorsque des amis kinés ont exposé leur problème du rempla kiné. Mais très rapidement, ce qui a choqué l’équipe technique, c’était le manque de solutions offertes aux masseurs-kinésithérapeutes pour protéger leurs données personnelles sur internet, notamment lorsqu’on recherche (désespérément) un rempla.
C’est comme cela qu’est née la vérification des utilisateurs par leur RPPS, pour préserver la communauté du spam. C’est également la première raison d’être de la messagerie instantanée de l’application : et si je ne souhaite pas diffuser mon numéro de téléphone AVANT de décider de faire le premier pas ?
Si Rempleo est utilisé aujourd’hui par 30.000 confrères et consœurs en France métropolitaine et DOM-TOM, 60.000 masseurs-kinésithérapeutes n’ont toujours pas de solution. Ces bonnes pratiques sont pour eux, celles et ceux dont les informations se baledent sur Facebook ou sur les forums accessibles publiquement.
Si vous souhaitez rejoindre (gratuitement) l’application de la communauté kiné en France, c’est par ici :
Pourquoi protéger ses données personnelles quand on est kiné ?
Une donnée personnelle, lorsqu’elle est collectée dans une base de données, c’est fini : elle sera revendue pour une fraction de centimes à d’autres bases, éventuellement croisée et enrichie jusqu’à que cela pose un réel risque.
Le but ici n’est pas de faire peur, mais plutôt d’alerter.
Une annonce de rempla sur Facebook risque par exemple de laisser filtrer :
ton nom et prénom
l’adresse de ton cabinet
ton numéro de téléphone
ton adresse email
ta photo de profil
ta profession (et donc toutes les données publiques qui sont liées à ton statut de kiné)
tes prochaines dates de vacances
Bon, rien qu’avec des dates de vacances et une adresse de cab’, ça peut poser de réels soucis.
On ne va pas faire la liste de tout ce qui peut nous pourrir la vie en cas de piratage, mais j’imagine que je ne suis pas le seul à recevoir ces SMS toutes les semaines : MERCI, JE SUIS ASSEZ GRAND POUR CHOISIR MA FORMATION TOUT SEUL.
On est entre amis sur les réseaux sociaux ? Difficile de se croire en confiance… prenons simplement l’exemple de Rempleo, l’appli des kinés en France : il existe des faux comptes Faceboom et Instagram.
Et on a bien déposé la marque, mais rien à faire pour les enlever, même si on se doute bien que ce sont des p’tits malins qui veulent la faire à l’envers aux kiné. Alors imaginez un compte personnel !
Et rappelons que ces réseaux sont basés sur des algorithmes publicitaires, eux-mêmes basés sur les données personnelles.
Il apparaît donc essentiel, en tant que professionnel de santé, de sécuriser nos données personnelles.
Sécuriser son email
Ton email est personnel… est personnel. Tu peux créer une adresse email professionnelle gratuitement en 2 minutes. Segmenter ainsi les adresses permet te la supprimer si elle tombe dans une base de données de spam.
Donc, si tu utilises Facebbook pour poster une annonce, prends quelques instants pour créer une adresse email dédiée.
Tu n’as pas envie de multiplier les onglets pour ouvrir tes boîtes emails ? Pas de panique, moi non plus : sur ton téléphone tu peux connecter autant d’adresses que tu le souhaites !
Il te suffit de cliquer sur « Ajouter une adresse email » dans ton appli d’email préférée.
Si tu le souhaites, tu peux également prendre le temps de faire une redirection de ton email spécifique vers ton adresse personnelle : comme ça, tu ne sors pas de ta boite de réception habituelle, et tu ne diffuses ton email personnel qu’à tes confrères et consœurs de confiance.
Protéger son numéro de téléphone
Tu souhaites passer par Facebook ou des forums pour poster une annonce kiné ? On te recommande à nouveau l’appli dédiée, mais si c’est impensable, alors voilà un conseil.
Pour que tes confrères et consœurs masseur-kinésithérapeutes puissent te contacter, tu dois laisser un numéro de téléphone. Le but est de rendre la tâche difficile aux outils d’automatisation pour l’enregistrer dans une base de données.
transforme les 0 en O : les zéros en « o » majuscules
ajoute l’indicatif d’appel entre parenthèses et sépare les chiffres par des points pour inclure des caractères spéciaux : (+3.3)6.5.6.1.3.5.6.7.8
voir… écrit en toute lettres : je suis joignable au zéro six cinq six un trois cinq six sept huit.
Ne pas divulguer son adresse exacte
Soyons honnêtes, l’adresse exacte du cabinet importe peu au premier abord. A part pour quelqu’un qui voudrait y faire une visite non désirée.
Indiquer un quartier, c’est déjà top ! Par exemple, ce qui compte pour 34% de jeunes kinésithérapeutes remplaçants, c’est de savoir si ils peuvent venir en vélo 🚴♂️
Est-ce proche des commodités ? Avec quels moyens de transport est-ce accessible (la station de métro pour les citadins) ? Si un appartement est proposé avec l’annonce, à quelle distance est-il ?
Voilà de quoi mettre toutes les chances de son côté sans divulguer l’adresse de son cabinet publiquement !
Et pendant ce temps sur internet 🥵
Rester flou sur ses dates de disponibilités
Comme mentionné plus haut, partager ses dates précises de proposition de poste peut être une source de risque si les informations sont croisées… par exemple avec la localisation du cabinet.
Et finalement, si le confrère est dispo 3 jours plus tard, qui le refusera ? On est d’accord ^^
Indiquer une période grosso-modo permet d’engager la discussion avec un plus grand nombre de candidats ou titulaires potentiels. Et puis si le feeling passe bine, de toute façon un accord sera trouvé !
Créer un compte Facebook dédié
Tu l’auras compris, on est pas les plus grands fans de Mark Zuckerberg. Mais on comprend que Facebook reste incontournable pour toi aujourd’hui.
Créer un compte Facebook dédié, est également une bonne pratique dans ce cas pour éviter de transmettre :
Son nom complet : « Sam Kiné » est un nom tout à fait adapté
Des photos en masse : il est essentiel de mettre une photo pour s’assurer la confiance de ses interlocuteurs (y compris dans ton appli Rempleo, qui aime échanger avec un parfait inconnu ?). Mais contrairement à ses échanges privés, dans le cadre professionnel une seule suffit pour des années ! Même Microsoft a se pose des questions éthiques sur son usage de nos photos.
Des informations personnelles comme le statut de couple, la date de naissance, etc
En revanche, c’est l’occasion d’échanger sur tout ce qui touche à la kiné, et de partager ton CV a tes confrères. Tu peux notamment en profiter pour aborder :
Tes expériences et formations
Les spécialités
Tes objectifs de carrières
Poser des questions sur des pathos dans les groupes dédiés
Passer d’un compte à l’autre n’est pas très compliqué, mais si tu souhaites bien différencier tes deux espaces Facebook personnel et kiné professionnel pour bien séparer les informations, tu peux télécharger des applications comme Parrallel Space ou Clone App.
Et bien sûr, cela fonctionne aussi pour WhatsApp par exemple !
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet du non-respect des règles de facturation en EHPAD, suite à l’Arrêt de la Cour de cassation, 7 avril 2022, 20-22.014
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Par un arrêt en date du 7 avril 2022, la Cour de cassation a rappelé que lorsqu’un kinésithérapeute a facturé, à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), des actes accomplis pour un résident d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), la CPAM est en droit d’exiger de lui la répétition de l’indu sans avoir à demander à l’EHPAD le remboursement de ces sommes.
De 2011 à 2014, le kinésithérapeute libéral a apporté des soins à une résidente d’EHPAD en facturant ses actes comme s’il s’agissait de soins de ville. Puisque la patiente est résidente d’EHPAD, la CPAM a estimé que le remboursement des actes de kinésithérapie ne pouvait être considéré au même titre que des soins de ville et a engagé contre le praticien, une procédure de répétition de l’indu sur trois ans.
Le professionnel soutient qu’il appartient à la CPAM de solliciter le remboursement de la prise en charge financière des actes qu’il a réalisé auprès de l’EHPAD.
La cour d’appel de Paris, par un arrêt en date du 18 septembre 2020, a donné raison à la CPAM et le kinésithérapeute a formé un pourvoi en cassation contre cette décision.
La question suivante est donc posée à la Cour de cassation : En cas de non-respect des règles de facturation des actes, la CPAM doit-elle demander le remboursement des sommes indues au praticien ou à l’EHPAD ?
La Cour de cassation constate que le kinésithérapeute a facturé à la CPAM des soins prodigués sur une résidente d’EHPAD alors qu’ils auraient dû être facturés directement à l’établissement puisqu’inclus dans son budget global.
Il en découle que la CPAM est en droit de demander au professionnel de santé le remboursement des actes qu’il a indûment facturé. La Cour de cassation le condamne à rembourser la somme de 40.000 euros.
Le Conseil national de l’Ordre
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Quoi ? Tu n’as pas lu le document de 19 pages que le CNO t’a envoyé en mars 2022 et qui contient les 21 propositions transmises aux candidats à la présidentielle ? On te comprend… Et du coup on l’a fait pour toi ! Par ici la synthèse…
En décembre 2021, le Conseil National de l’Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes lançait une vaste consultation en ligne, afin de formuler des propositions sur l’avenir de la profession et du système de santé. Le but de cette démarche : élaborer un document de synthèse à transmettre aux candidats à la présidentielle.
Petit rappel des mesures principales proposées dans ce document, pour ceux qui n’auraient pas le temps de lire les communications de l’Ordre coincées entre deux mails de l’URSSAF et quatre de la DGS, ou qui souhaitent simplement un résumé clair et concis.
Faciliter l’accès aux soins, pour tous et partout sur le territoire
Généraliser l’accès direct à la kinésithérapie
Actuellement encadré et réservé à 2 cas spécifiques (lombalgie et torsion de cheville), le Conseil National de l’Ordre plaide pour une généralisation de l’accès direct des patients vers leur kiné. Objectif annoncé : faire gagner du temps au patient, faciliter son parcours de soins, et dégager du temps médical. 81% d’entre nous seraient favorables à cette mesure.
Élargir la capacité de prescription des kinésithérapeutes
Par extension à la proposition précédente, cet élargissement est apparu nécessaire à 87% des kinés exerçant en France : prescription d’imagerie, d’antalgiques, de bons de transport, ou encore d’arrêts de travail. Là encore, objectif annoncé de fluidifier le parcours de soin et libérer du temps médical.
Mettre en place une permanence des soins en kinésithérapie dans le cadre de l’urgence.
Bon, apparemment nous avons été moins nombreux à plaider en ce sens (63%)… Sont visées les kinés respi et la prise en charge des TMS. Bien que la permanence et la continuité des soins soient inscrites dans notre code de déontologie, et qu’à l’échelle de cabinets ou bien de secteurs, des confrères s’organisent, le Conseil semble proposer quelque chose de plus systématique, organisé (contraignant…?).
Créer des « zones franches sanitaires ».
Ce dispositif donnerait la possibilité aux professionnels s’installant dans ces zones de bénéficier d’exonérations fiscales et sociales (impôt sur les bénéfices, taxe professionnelle, charges sociales patronales et taxe foncière). 56% des kinésithérapeutes se diraient prêts à s’installer dans une zone sous-dotée si une telle mesure voyait le jour. Le conseil propose également une augmentation des aides à l’installation, et un élargissement des zones de revitalisation rurale.
S’appuyer sur les 100 000 kinésithérapeutes, acteurs majeurs de la prévention
Renforcer l’éducation à la santé et notamment à l’importance de l’activité physique tout au long de la vie.
Selon le CNO, plus de 80% des kinésithérapeutes estiment que l’éducation à l’importance de l’exercice physique et la prévention de certains facteurs de risques, seraient des outils indispensables à mettre en œuvre.
Ces actions d’éducation et de prévention pourraient être dispensées par le kinésithérapeute aussi bien en milieu scolaire qu’au sein des entreprises, ainsi qu’auprès des personnes âgées.
Mettre en place des bilans et des dépistages ciblés tout au long de la vie, notamment pour prévenir le risque de chute.
Soutenir le déploiement du numérique en kinésithérapie
Développer la télé-kinésithérapie
Citons ici simplement le CNO : “l’Ordre est convaincu que le développement de la télé-kinésithérapie pour certaines pathologies chroniques aidera à améliorer la prise en charge, l’observance, le suivi des traitements proposés et le maintien à domicile des patients”.
Il soutient également le développement de « cabinets mobiles » où les soignants (médecins ou non) pourront dispenser des soins aux populations les plus touchées par la désertification médicale, mais également proposer l’accès à une offre de soins plus large que leur seule spécialité. Ces cabinets équipés avec des outils de télésanté permettraient de proposer des téléconsultations à des patients isolés avec l’accompagnement physique d’un second professionnel de santé pour faciliter l’usage des outils, et accompagner le patient dans la compréhension d’un diagnostic ou d’un traitement.
Une “Maison France Santé” mobile en quelque sorte…
Permettre au kinésithérapeute d’utiliser la prescription électronique.
Celle-ci concerne les ordonnances de soins, de produits de santé et de prestations établies par les professionnels de santé (ainsi que leur transmission à l’Assurance Maladie par voie électronique), et permet de gagner en temps, en sécurité et en simplicité. Le conseil plaide pour que les kinés soient autorisés à recourir à ce procédé.
Améliorer les conditions d’exercice des kinésithérapeutes, en voie de paupérisation
Poursuivre la revalorisation et l’attractivité de l’exercice salarié
Selon une étude menée par l’Ordre, il manquerait actuellement 3 090 équivalents temps plein (ETP) au sein des établissements de santé français, sur 20 000 postes budgétés. Ce déficit devrait doubler en 5 ans.
L’ordre recommande de développer des opportunités de carrière dans la recherche, l’enseignement et la pratique hospitalière, une meilleure rémunération, et de meilleures conditions d’exercice.
Assurer l’équilibre économique du modèle libéral
Près de 70% des kinésithérapeutes libéraux interrogés dans l’enquête de Décembre 2021 ont placé la rémunération dans les principaux éléments d’insatisfaction dans la pratique de leur métier, et en font l’élément d’insatisfaction le plus prégnant, loin devant les conditions de travail (47%).
Selon le CNO, de plus en plus de kinésithérapeutes regrettent que l’absence de revalorisation de leurs actes mette en danger leur capacité à accomplir correctement leur mission de santé publique. L’absence de revalorisation entraînant une augmentation du volume d’actes, au détriment de la santé du kinésithérapeute.
Promouvoir l’acte à domicile par une forte revalorisation
Les kinésithérapeutes sont parmi les premiers et principaux professionnels de santé à intervenir au domicile des patients. On peut déplorer que cette pratique soit de moins en moins viable, en raison de la faible valorisation des actes et de la compensation kilométrique qui ne correspond plus à la réalité économique des dépenses engagées.
Respectivement 77% et 66% des kinésithérapeutes jugent que les frais de déplacement et les actes pratiqués à domicile ne sont pas suffisamment valorisés.
Octroyer le statut de micro-entrepreneur aux kinésithérapeutes en exercice mixte
Avec un plafond à 72 600€ et un abattement de charges de 36% avant calcul de l’impôt, cette solution serait plébiscitée par environ 2/3 des consoeurs et confrères en salariat ou activité mixte.
Promouvoir les pratiques basées sur la science
Développer une recherche en kinésithérapie proche du terrain
Pour nos représentants, il convient d’ouvrir largement les fonctions universitaires et de recherche aux kinésithérapeutes, quel que soit leur statut. Par exemple pouvoir cumuler pratique clinique en établissements publics de santé, et pratique de l’enseignement et de la recherche ; ou encore permettre l’accès des kinésithérapeutes aux statuts de praticien hospitalo-universitaire, de chef de clinique-assistant et de clinicien-chercheur. Enfin d’accélérer le recrutement de maîtres de conférences des universités (MCU) et de professeurs des universités (PU).
Rendre plus accessibles les études de kinésithérapie
En France, il existe de grandes disparités dans le coût des études, en fonction que l’on soit diplômé au sein d’un établissement public ou bien privé (170€ vs 9000€/an ! ). Il apparaît indispensable pour le CNO que la formation initiale en kinésithérapie soit à frais universitaires (comme c’est le cas pour de nombreuses professions de santé avec qui nous partageons nos première année d’études : les médecins, les sage-femmes, les chirurgiens dentistes et les pharmaciens).
Promouvoir un cadre commun de formation en kinésithérapie à l’échelle de l’Union Européenne
Petit point de démographie sur l’origine du diplôme des 100 000 kinés exerçant en France : 71,72% de kinés made in France, 28,13% venant de l’UE, et 0,15% hors UE.
Le CNO plaide pour la mise en place d’un cadre commun de formation à la kinésithérapie en Europe, afin de garantir à son sens la qualité des soins dispensés en France et dans toute l’Union européenne.
Conclusion
Probablement seul organe représentant la profession à pouvoir entreprendre une consultation d’une telle envergure, on ne peut que saluer l’intention qu’a eu le CNO de mener celle-ci.
Toutefois, il eût été intéressant de publier les résultats complets de l’enquête menée en Décembre 2021. Ce qui, sauf erreur de notre part, (nostra culpa, on ne lit peut être pas non plus tous les mails du CNO) cela n’a pas été le cas. Dès lors, comment être certains que toutes les préoccupations majoritaires au sein de la profession ont été relayées ?
À l’inverse, si l’on prend l’exemple des télésoins en kinésithérapie, sommes-nous tous d’accord pour les promouvoir à grande échelle ?
Afin d’être mieux entendus, et d’être d’accord sur ce que nous voulons faire entendre, nous avons sûrement besoin de dialoguer entre kinés quant à l’avenir de notre belle profession…
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Le Conseil d’État a confirmé, le 24 mai dernier, un arrêt de la Chambre disciplinaire nationale qui avait infligé la sanction d’interdiction d’exercer la profession pour une durée de six mois, dont trois avec sursis, à un kinésithérapeute suite à des manquements déontologiques constatés à l’occasion d’une séance de cryolipolyse.
Celui-ci avait posé les ventouses de l’appareil de cryolipolyse sur le ventre de sa patiente avant de la laisser sans surveillance. Occupé par un appel téléphonique alors que sa patiente l’appelait à plusieurs reprises du fait de sensations de brûlures, il n’est intervenu auprès d’elle que tardivement et dans des conditions inadaptées et très préjudiciables.
En effet, bien que constatant que la peau de la patiente était rouge, il s’est contenté de repositionner les ventouses de l’appareil, sans vérifier si les cryodes ne chauffaient pas anormalement. C’est seulement suite à une nouvelle plainte de la patiente, qu’il a enfin enlevé les ventouses de son ventre, révélant des cloques représentant une brûlure au moins au deuxième degré et sur une surface importante de la peau. Après avoir touché les cloques sans s’être désinfecté les mains, le kinésithérapeute a minimisé la gravité des brûlures en les comparant à un coup de soleil. Il a ensuite renvoyé la patiente chez elle en lui conseillant de mettre une pommade habituellement utilisée pour soigner les coups de soleil. Il n’a pas tenté de refroidir la peau, ni veillé à ce que la patiente bénéficie d’un examen médical sans délai.
De plus, même s’il a fait prendre de ses nouvelles par sa secrétaire après la séance, la Chambre disciplinaire nationale a relevé qu’« il n’a pas assuré auprès de sa patiente l’accompagnement qui aurait été nécessaire, ne lui manifestant personnellement aucune compassion et ne réagissant pas à la lettre recommandée que celle-ci lui [avait] envoyée […] pour lui faire part des complications intervenues », lesquelles avaient nécessité l’hospitalisation de la patiente ainsi qu’une intervention chirurgicale.
En rejetant le pourvoi formé par l’intéressé, le Conseil d’État confirme que la Chambre disciplinaire nationale a fait une exacte application du code de déontologie de la profession en jugeant ce comportement contraire au principe de responsabilité indispensable à l’exercice de la kinésithérapie. Le kinésithérapeute n’a pas respecté l’obligation d’assurer des soins consciencieux, attentifs et l’obligation d’accompagnement moral qui lui incombe. Ainsi que l’a relevé la Chambre disciplinaire nationale le dysfonctionnement de l’appareil de cryolipolyse qui produisait de la chaleur plutôt que du froid « n’est toutefois pas de nature à exonérer celui-ci de sa responsabilité disciplinaire ».
Le Conseil national de l’Ordre
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Partenaire historique de la FNEK pour la création du Guide du Jeune MKDE, à destination des neodiplomés kinés, l’équipe de Rempleo vous en conseille bien sûr la lecture !
une suite de guides de conseils et bonnes pratiques
Pour bien démarrer sa vie professionnelle, les conseils du Guide du Jeune MKDE couvrent les catégories suivantes :
les Instances de la masso-kinésithérapie
les premières démarches à effectuer
les spécificités de l’exercice salarié
les spécificités de l’exercice libéral
le numérique et la santé connectée
la variété d’exercices possibles
une bibliographie
L’équipe de Rempleo intervient bien sûr dans la partie de l’exercice libéral, au sujet des différents status du kinésithérapeute : titulaire, collaborateur et remplaçant.
Le Guide du Jeune MKDE est disponible gratuitement, publié sur le site de la FNEK qui est son seul éditeur autorisé 👇
Le travail de la FNEK ne s’arrête pas à la création de ce guide, puisqu’elle publie également :
le Guide de la Poursuite de Formation qui recense les formations complémentaires que les kinésithérapeutes peuvent réaliser en plus de leur diplôme d’état.
le Guide de l’Élu Étudient Kiné qui comprend un résumé des textes du référentiel de formation, mais aussi une partie plus générale sur la posture de l’élu et les clés pour représenter efficacement les étudiants.
le Kit d’Initiation à la Recherche Bibliographique qui a pour but d’accompagner les étudiants, principalement en début de cursus, à réaliser une recherche bibliographique. Il s’accompagne aussi d’une aide à l’édition de la bibliographie.
le Guide de Survie du Stagiaire Kiné est édité par la FNEK en collaboration avec la SFP et distribué gratuitement à tous les étudiants lors de leur entrée en IFMK. Les étudiants et masso-kinéithérapeutes diplômés d’Etat désirant se le procurer au format papier peuvent nous contacter à publication@fnek.fr.
le Guide des Outre-Mer fait la promotion des territoires Outre-mer. Y sont listés les besoins des territoires et les démarches nécessaires aux étudiants et diplômés souhaitant exercer Outre-mer.
le Guide PCJS permet d’organiser l’intégration des nouveaux étudiants en masso-kinésithérapie, tout en y associant des actions solidaires, et de la prévention.
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Le chiffre d’affaires et le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute sont bien différents. Cette différence peut laisser croire que nous sommes très bien lotis. Notre partenaire Arcolib, spécialiste du domaine, a donc enquêté sur le sujet. On vous dévoile les vrais chiffres, tirés des 2035 moyennes des adhérents kinés du service !
À noter que sur 10ans, le revenu d’un MKDE titulaire est en très légère baisse. Pourtant, nous sommes nombreux à faire face à l’inflation galopante dans notre vie privée.
À la suite de la pandémie en 2020, les recettes semblent heureusement reprendre leur taux normal.
2021 est la meilleure année sur 10ans pour les collaborateurs, avec une augmentation notable des recettes, précédée comme pour nous tous d’une baisse due à la pandémie de COVID.
Hors année de COVID, 2021 semble être la moins bonne de ces 10 dernières années en terme de résultat net pour les kinés remplaçants. Une précarité qui ne devrait pas devenir un danger pour la profession, alors qu’il est déjà complexe de trouver des confrères pour assurer la continuité des soins pendant nos congés et arrêts maladie.
Pour bénéficier de l’accompagnement de ces spécialistes fiscalo-comptables du conseil aux libéraux, n’hésite pas à te rendre dans l’espace Avantages de ton application Rempleo : tu pourras profiter d’un forfait à 180€ par an !
Découvrez aussi le nouveau service de conformité fiscale Fisca-PASS créé par Arcolib.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le rappel de l’expertise essentielle des kinésithérapeutes dans la vie des Français.
Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.
Alors que la désertification sanitaire met en péril notre système de santé, la profession compte plus de 100 000 kinésithérapeutes, professionnels de santé dont les compétences permettent de prévenir et soigner de nombreux problèmes de santé à toutes les étapes de la vie.
Dans le contexte actuel,rappeler l’expertise des kinésithérapeutes et les pathologies que la profession est à même de prendre en charge au quotidien est un enjeu majeur.
Les kinésithérapeutes sont des acteurs clés de notre système de santé sur lesquels les Français peuvent compter.
Connaître l’étendue des prises en charge possibles en kinésithérapie et permettre aux kinésithérapeutes de soigner leurs patients dans les meilleures conditions, c’est assurer la qualité des soins, prévenir la perte d’autonomie, mettre en œuvre une politique de santé favorisant la prévention et préserver la santé de nos concitoyens. Les champs d’expertise de la kinésithérapie restent encore trop peu connus des Français.
C’est pourquoi, à l’occasion de la journée mondiale de la kinésithérapie ce jeudi 8 septembre, le Conseil national lance une vaste campagne de communication.
L’objectif de cette campagne est de promouvoir la profession et de rappeler combien les kinésithérapeutes, acteurs majeurs de santé publique, accompagnent les citoyens à toutes les étapes de leur vie, pour les aider à prévenir les maladies et à les traiter quand elles sont présentes. Le message principal que nous souhaitons véhiculer au grand public est que les kinésithérapeutes n’ont pas pour unique vocation de soigner des pathologies liées à la rééducation motrice et fonctionnelle, mais que leur champ d’action est bien plus vaste : prévention, dépistage, diagnostic, prise en charge et traitement de nombreuses autres pathologies.
Cette campagne se compose de plusieurs outils de communication.
Six visuels illustrant des pathologies différentes
La campagne met en avant six exemples de pathologies sur lesquelles les kinésithérapeutes peuvent intervenir dans le cadre d’une prise en charge concertée et auxquelles les Français ne pensent pas spontanément :
la prévention de l’obésité
la prévention des troubles de l’équilibre chez la personne âgée
la prise en charge de la rééducation du périnée
la prévention des troubles musculo-squelettiques
la prise en charge des situations de handicap
la prise en charge de la plagiocéphalie chez le nourrisson
La prévention de l’obésité
La prévention des troubles de l’équilibre chez la personne âgée
La prise en charge de la rééducation du périnée
La prévention des troubles musculo-squelettiques
La prise en charge des situations de handicap
La prise en charge de la plagiocéphalie chez le nourrisson
Un site internet dédié au grand public
Un site internet a été créé spécifiquement pour la campagne. Il s’adresse à une cible grand public qui pourra y découvrir l’ensemble des pathologies prises en charge par le kinésithérapeute via une mosaïque des pathologies complémentaires à celles mises en avant dans les affiches.
Cette vidéo, visant à valoriser les différents types de prises en charge de la profession tout au long de la vie des patients, décrit la place de la kinésithérapie dans la vie d’Anne, de sa naissance à l’âge senior. Celle-ci met en valeur le rôle majeur de la profession à tous les âges de la vie et pour de nombreuses pathologies diverses. La vidéo rappelle enfin que les kinésithérapeutes sont tant des professionnels du soin que de la prévention.
N’hésitez pas à partager cette campagne « La kinésithérapie, une pièce essentielle pour votre santé » sur vos réseaux sociaux et à utiliser les supports sur votre lieu d’exercice.
Cette campagne fera l’objet d’un important relais sur les réseaux sociaux de l’Ordre.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les mesures en place jusqu’au 30 septembre 2022 pour renforcer l’accès aux soins urgents et non programmés en France.
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En réponse aux difficultés rencontrées par les structures d’urgences, et plus globalement par l’ensemble du système de santé, la Première ministre, madame Elisabeth Borne a annoncé le 1er juillet dernier un ensemble de mesures ayant vocation à soutenir une organisation renforcée de l’accès aux soins urgents et non programmés sur tout le territoire.
Vous trouverez ci-dessous les mesures, précisées par monsieur François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, qui sont mises en place jusqu’au 30 septembre 2022 et qui concernent les kinésithérapeutes :
1- Simplification de la mise en application des protocoles de coopération entre kinésithérapeutes et médecins
Pour rappel, l’article 66 de la loi OTSS a remplacé le dispositif des protocoles de coopération issu de la loi HPST de 2009 par un nouveau permettant aux professionnels de santé travaillant en équipe de pouvoir s’engager, à leur initiative, dans une démarche de coopération pour mieux répondre aux besoins des patients.
Ce dispositif vise à permettre l’élaboration de protocoles de coopération entre des médecins et d’autres professionnels de santé en opérant des transferts d’activités, d’actes de soins ou d’actes de prévention.
Ces protocoles de coopération ont vocation à être déployés au niveau national et sont autorisés par arrêté ministériel.
A ce jour, seuls les protocoles de coopérations « Prise en charge de la douleur lombaire aigüe inférieure à 4 semaines par le masseur-kinésithérapeute dans le cadre d’une structure pluri-professionnelle » et « Prise en charge du traumatisme en torsion de la cheville par le masseur-kinésithérapeute dans le cadre d’une structure pluri-professionnelle » ont fait l’objet de deux arrêtés en date du 6 mars 2020.
Désormais et jusqu’au 30 septembre :
La mise en œuvre de ces protocoles n’est plus simplement autorisée en MSP et centre de santé mais peut également être effectuée dans le périmètre plus large des CPTS ayant signé l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) avec l’assurance maladie ou dont le projet de santé a été validé par l’ARS.
Afin de rendre possible la mise en œuvre des protocoles hors MSP, l’exigence de partage d’un même système d’information est supprimée s’agissant de la mise à jour des dispositions relatives au partage sécurisé des données de santé. Celui-ci peut être remplacé par un recueil de données de santé référencées par le Volet de Synthèse Médicale défini par la HAS.
La déclaration de l’adhésion aux protocoles est allégée puisqu’un formulaire unique de déclaration en équipe est mis à disposition sur l’application dédiée du ministère. En revanche, les structures d’emploi ou d’exercice sont toujours tenues de déclarer auprès de l’ARS chaque membre de l’équipe volontaire pour mettre en œuvre le protocole.
La possibilité de facturer à l’assurance maladie et d’indemniser les professionnels de santé mettant en œuvre le protocole au titre de leur participation à la réalisation des missions de service public de la CPTS est étendue à celle-ci. Cela permettra en pratique que les caisses primaires d’assurance maladie reconnaissent les prescriptions d’arrêts maladies et d’antalgiques des kinésithérapeutes dans le cadre des protocoles de coopération afin de permettre aux patients d’obtenir le remboursement des soins effectués.
Les collectivités locales peuvent vous aider en vous fournissant des locaux, des équipements et des moyens humains. Cet assouplissement doit permettre de faciliter l’application de ces protocoles et de montrer, une fois de plus, l’importance de l’accès direct au kinésithérapeute dans l’amélioration de notre système de santé et de l’accès aux soins de nos concitoyens
2- Un kinésithérapeute positif au Covid asymptomatique peut continuer à travailler dans le respect strict des conditions suivantes :
Les kinésithérapeutes asymptomatiques ou pauci-symptomatiques sans signes cliniques respiratoires susceptibles de majorer l’excrétion virale (toux, éternuements) peuvent continuer à travailler en établissement de santé, établissement social ou médico-social et en ville compte tenu du bénéfice/risque pour les patients dans le strict respect des conditions suivantes :
Ne pas prendre en charge des patients à risque de forme grave, non vaccinés ou en échec de vaccination connue ;
Ne pas partager de repas ou de pauses avec d’autres personnels soignants, en respectant les conditions d’aération des salles de pause ;
Respecter les mesures barrières et le port d’équipements de protections individuelle pendant toute la durée de la présence sur le lieu de travail.
Cette mesure en vigueur depuis le 3 janvier 2022 est prolongée jusqu’au 30 septembre 2022.
3- Faciliter le recrutement des kinésithérapeutes qui acceptent de participer à l’activité hospitalière en plus de leur activité libérale
Des dispositions exceptionnelles de recrutement et de rémunération des professionnels libéraux installés en cabinet par les établissements de santé sont mis en place :
La rémunération doit permettre le recrutement des professionnels libéraux en renfort des équipes hospitalières ;
Les recrutements sont réalisés dans le cadre d’un contrat avec l’établissement de santé, notamment pour sécuriser le bénéfice de la couverture assurantielle et de la couverture au titre des comptes accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) ;
L’intervention des masseurs-kinésithérapeutes libéraux conventionnés est valorisée forfaitairement comme suit : 30 euros par heure ou 41 euros par heure la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés.
Sur ce dernier point, le Conseil national de l’ordre a demandé au gouvernement une correction de ces tarifs à la hausse, l’écart constaté avec d’autres professionnels de santé apparaissant injustifié. Un arrêté modificatif procédant à un alignement de ces tarifs sur ceux alloués aux infirmiers doit paraître prochainement.
Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à renforcer les équipes hospitalières. Il est néanmoins indispensable de garder une offre de soins libérale cohérente, permettant les retours rapides à domicile des patients hospitalisés. Il convient également de participer autant que possible au service d’hospitalisation à domicile et au programme Prado, le service dédié au suivi du patient à domicile après son hospitalisation.
Si vous êtes intéressé pour renforcer les équipes, nous vous invitons à vous rapprocher des directions des ressources humaines des hôpitaux concernés ou de la plateforme Renfort RH crise.
Je vous prie de recevoir chères consœurs, chers confrères, mesdames, messieurs, mes salutations confraternelles. Pascale Mathieu Présidente du Conseil national de l’ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les données personnelles et professionnelles des kinésithérapeutes.
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Vous avez été nombreux à nous alerter au sujet de certaines plateformes de rendez-vous en ligne ou de logiciels de gestion des cabinets qui détiennent les données personnelles des professionnels de santé.
Ces plateformes affichent certaines données personnelles telles que les adresses professionnelles ainsi que les contacts associés (fax, mail et téléphone). Pour obtenir ces informations, elles utilisent « l’Annuaire santé », qui est une copie publique du « Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé » (RPPS). Cet annuaire identifie les professionnels de santé, rassemble et publie les informations définies comme « communicables au public ». Ces informations sont remplies par les professionnels de santé notamment quand ils effectuent une demande de Carte de Professionnel de Santé (carte CPS).
Vous êtes également amenés à communiquer des coordonnées professionnelles au sein du formulaire d’inscription au tableau de l’Ordre. Ces coordonnées ont vocation à être rendues publiques. C’est pourquoi il est essentiel de compléter cet encart avec son courriel et numéro de téléphone professionnels. Si vous y inscrivez des données personnelles, celles-ci seront reprises par le RPPS, rendues publiques et ainsi librement accessibles par ces plateformes de rendez-vous en ligne.
Il est bien sûr possible de demander la modification de ces informations au conseil départemental d’inscription.
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