Comment trouver un remplaçant kiné ? Quelle est la démographie des masseurs kinésithérapeutes ? Quelles formations et quels remboursements pour les MKDE ? Comment gérer sa comptabilité kiné ?
Autant de questions que nous nous sommes posé nous aussi dans notre quotidien de kiné : on y répond ici !
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Si vous êtes kinésithérapeute et que vous avez subi des violences ou incivilités, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes vous encourage vivement à signaler ces faits sur la plateforme mise en place par l’observatoire national des violences en santé (ONVS). Pour accéder à celle-ci, cliquez ici.
Un réseau d’associations vient en complément de cette plateforme de signalement pour les kinésithérapeutes qui souhaiteraient dénoncer des faits de violences ayant eu lieu dans leur cabinet ou à l’extérieur de celui-ci, aux kinésithérapeutes qui subiraient des violences ou encore aux étudiants en masso-kinésithérapie qui seraient témoins ou victimes au sein d’un IFMK.
Pour trouver une association locale, nous vous invitons à cliquer ici.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
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Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.
Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.
Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :
« La confiance du parlement nous honore et nous oblige.
Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.
Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.
Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.
Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »
Suite à cette première étape, la proposition de loi a été transmise à la commission des affaires sociales du Sénat. Le texte sera ensuite voté en séance publique le mardi 14 février 2023.
Une fois la proposition votée par le Sénat, une commission mixte paritaire se réunira pour aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.
Dans le cas où la commission trouve un accord, la procédure législative requiert un vote d’adoption définitive en séance publique des deux chambres. La loi est ensuite promulguée.
Dans le cas où la commission ne trouve pas d’accord, l’Assemblée puis le Sénat sont consultés en nouvelle lecture avant que l’Assemblée nationale n’ait le dernier mot lors d’une lecture définitive du texte.
Le Conseil national de l’Ordre
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le vote de l’Assemblée nationale à propos de l’accès direct au kinésithérapeute exerçant dans une structure de soins coordonnés.
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Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés. Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.
L’article 2 de la proposition de loi portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant en structures de soins coordonnés ainsi que dans les établissements de santé publics comme privés, les établissements et les services sociaux et médico-sociaux selon les conditions suivantes :
Dans la limite de 10 séances ;
La transmission systématique du bilan et du compte-rendu au médecin et au patient ;
Pour les CPTS, l’inscription des modalités de prise en charge dans le projet de santé de la structure ;
Prendre prioritairement en charge les patients atteints d’affections de longue durée.
Cet article est complété par l’article 2 bis qui permet au kinésithérapeute de prescrire de l’activité physique adaptée (APA) : « Il est également habilité, dans le cadre du parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques et des personnes en perte d’autonomie, à prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. »
Demande de longue date de la profession, il s’agit d’une première réponse forte à la nécessaire amélioration de l’accès aux soins des patients.
Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :
« La confiance du parlement nous honore et nous oblige.
Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.
Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.
Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.
Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’indépendance d’exercice de la kinésithérapie.
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Le principe d’indépendance professionnelle s’applique aux kinésithérapeutes, quels que soient leur statut et leur mode d’exercice.
Ainsi un praticien dispose pleinement de son indépendance lorsqu’il exerce. Il demeure libre dans le choix de ses actes, techniques et prescriptions.
Dans ces conditions, les kinésithérapeutes sont libres de recourir à la technique qu’ils estiment la plus appropriée à la bonne prise en charge d’un patient suite à la réalisation du bilan et ne sont pas tenus par l’indication sur l’ordonnance du médecin prescripteur du nombre de séances à effectuer ou de la technique à mettre en œuvre. Il convient à cet égard de rappeler que seules les techniques validées scientifiquement peuvent être mises en œuvre par les kinésithérapeutes, sous peine d’engager leur responsabilité disciplinaire.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de la signature électronique dans les contrats, notamment ceux proposés par Rempleo pour faciliter les échanges entre confrères.
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Les conseils départementaux de l’ordre ont pour mission de contrôler la conformité des contrats communiqués par les praticiens à la déontologie de la profession.
La signature de ces contrats par les parties est nécessaire à leur validité.
Le code civil fixe les conditions de validité de la signature électronique. Elle impose la présence d’un « procédé fiable d’identification », c’est-à-dire qu’elle doit permettre de garantir l’identité du signataire et l’intégrité du document, attestant que le document signé n’a pas été modifié (article 1366 et article 1367 du code civil).
La signature électronique simple est la plus adaptée s’agissant des contrats signés entre kinésithérapeutes puisqu’elle intègre l’identité du signataire et permet d’assurer l’intégrité du document (signature numérique, cachet électronique) grâce à un fichier de preuves établi au moment de la signature.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’accueil des étudiants en stage de kinésithérapie.
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L’Ordre recommande aux kinésithérapeutes d’uniquement accueillir en stage des étudiants qui suivent une formation en masso-kinésithérapie ou, plus généralement, qui sont des étudiants auxiliaires médicaux.
Au même titre que tous les auxiliaires médicaux, ils « concourent à la formation initiale des étudiants et élèves auxiliaires médicaux. À ce titre, ils peuvent accueillir, pour des stages à finalité pédagogique nécessitant leur présence constante, des étudiants et élèves auxiliaires médicaux en formation. […] » (article L.4381-1 du code de la santé publique).
Il résulte de ces textes que seul l’accueil en stage des étudiants auxiliaires médicaux est encadré par les textes du code de la santé publique.
En effet, les élèves de l’enseignement secondaire ne sont pas au nombre des personnes avec lesquelles les kinésithérapeutes, peuvent partager les informations confidentielles protégées par le secret professionnel selon l’article R.4321-55 du code de la santé publique qui dit que « le secret professionnel institué dans l’intérêt des patients s’impose au masseur-kinésithérapeute et à l’étudiant en masso-kinésithérapie ».
Dès lors, l’accueil d’élèves collégiens dans le cadre de leur stage de 3ème est vivement déconseillé. Il vous expose à d’éventuels litiges avec des patients susceptibles d’engager votre responsabilité notamment s’il est reproché une atteinte au secret professionnel durant cette période de stage.
Pour de plus amples informations sur les conditions d’accueil d’étudiants stagiaires, vous êtes invités à consulter l’avis rendu par le Conseil national de l’ordre le 24 septembre 2015 concernant l’accueil des étudiants stagiaires en masso-kinésithérapie (disponible sur le site internet de l’Ordre).
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur des sollicitations potentiellement frauduleuses relatives à la RGPD et à la proposition de délégation à la protection des données…
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Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
Ces dernières semaines, de nombreux kinésithérapeutes exerçant en région Provence-Alpes Côte d’Azur nous ont informés avoir été démarchés par un cabinet d’avocat se réclamant de structures professionnelles départementales et régionales pour souscrire un contrat afin qu’il devienne leur Délégué à la protection des données.
Le Conseil national s’étonne fortement de ce démarchage téléphonique, tout d’abord parce que de telles pratiques de démarchage ne sont pas déontologiques. Ainsi, comme nous l’avons indiqué dans de précédentes communications, tout démarchage mail, courrier, téléphonique de quelque société ou cabinet d’avocat avec invitation sous couvert de condamnation financière à se mettre en conformité au RGPD en faisant notamment appel aux services d’un DPO, n’a pas lieu d’être dès lors que les professionnels ne sont pas assujettis à l’obligation d’avoir une DPO (les cabinets libéraux ne semblent pas réaliser de traitement à grande échelle).
En tant que masseur-kinésithérapeute inscrit au tableau de l’Ordre, seul le DPO du Conseil national est habilité à vous solliciter. En 2019, l’Ordre a désigné un délégué à la protection des données ou « Data Privacy Officer » en la personne de Maître Jeanne BOSSI MALAFOSSE, avocate associée au sein du Cabinet DELSOL Avocats, spécialisée en protection des données personnelles et systèmes d’information de santé, pour accompagner l’Ordre dans cette mise en conformité. Des communications vous ont été adressées à ce sujet en 2019 et 2020 par exemple. Ses missions sont les suivantes :
Audit et mise en conformité des traitements de données à caractère personnel de l’Ordre
Information et conseil sur les obligations en matière de protection des données
Sensibilisation des conseillers et collaborateurs de l’Ordre à travers des formations
Point de contact des questions et demandes relatives à la protection des données personnelles.
Le DPO peut être joint par courriel à l’adresse suivante dpo@ordremk.fr ou par téléphone au 01 43 18 32 70, pour toute question relative à l’application des principes de protection des données ou à l’exercice des droits. Ce que de nombreux kinésithérapeutes ont déjà fait.
Vos conseils départementaux, interlocuteurs privilégiés des kinésithérapeutes, disposent de toutes ces informations et peuvent vous renseigner sur les obligations concernant le Règlement général sur la protection des données.
RGPD : Quelles sont vos obligations ?
Parce que vous conservez et partagez les données personnelles ou de santé de vos patients, sous forme numérique ou papier, ou parce que vous utilisez une plateforme en ligne de gestion des rendez-vous, vous êtes, en tant que professionnel de santé libéral, concerné par le Règlement général sur la protection des données (RGPD).
Applicable depuis 2018, le Règlement européen sur la protection des données personnelles dont l’objectif est d’augmenter la protection des utilisateurs en matière d’accès à leurs données personnelles s’impose à tous ceux qui gèrent des données personnelles.
Toutes les informations sur le RGPD sont consultables sur ce site, page publiée en février 2019.
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Puisque les meilleures (et les pires) choses ont une fin, la grande majorité des contrats d’assistanat s’arrêtent au bout de quelques mois ou de quelques années. Selon le contexte dans lequel se passe cette rupture, il est important de connaître les modalités à respecter.
Les contrats de remplacement sont généralement bien connus, et pour ne pas s’emmêler les pinceaux, faisons un petit rappel sur les différences entre le Contrat d’Assistant Libéral et le Contrat de Collaboration Libérale. Puis nous nous pencherons sur les conditions à respecter pour rompre un Contrat d’Assistant Libéral en bonne et due forme.
Rappel des différences assistant et collaborateur
Nous allons simplement faire un rappel dans les grandes lignes, si tu souhaites aller plus en profondeur, tu peux lire l’article comparant les statuts de collaborateur versus celui d’assistant.
Le contrat de collaboration libérale (CCL) est encadré par la loi, et doit comporter obligatoirement certaines mentions, sous peine de nullité : la durée du contrat, les modalités de la redevance, de rupture du contrat, de renégociation, des conditions d’exercice…
Contrairement à l’assistant qui suit la patientèle du titulaire, le collaborateur se constitue une patientèle qui lui est propre. Au terme du contrat, le collaborateur peut donc théoriquement partir avec sa patientèle constituée.
Le contrat d’assistant libéral (CAL) n’est quant à lui pas encadré par la loi, et est librement déterminé par les deux parties. Il doit bien sûr respecter les règles déontologiques et contractuelles en vigueur. Il est donc potentiellement beaucoup plus souple qu’un contrat de collaboration, mais cette liberté le rend plus sujet à des clauses dites “abusives”.
À noter que l’Ordre recommande de restreindre la durée des contrats d’assistanat à deux ou trois ans, pour éviter que certains contrats de trop longue durée ne soient requalifiés en salariat.
La rupture du Contrat d’Assistant Kiné Libéral
Comme nous l’avons évoqué plus haut, le contrat d’Assistant Libéral n’est pas encadré légalement, ses différentes clauses sont librement négociées entre les parties. Nous rédigeons cet article sur base du contrat type d’assistant libéral diffusé par le Conseil de l’Ordre, et qui nous met en garde : comme tout contrat légalement formé, il tient lieu de loi à ceux qui l’ont fait (article 1103 du code civil) et doit être négocié, formé et exécuté de bonne foi (article 1104 du code civil).
En cas de doute, la consultation d’un conseiller juridique est vivement recommandée avant la signature. Si tu envisages la résiliation de ton assistanat, tu n’as d’autres choix que de relire ton propre contrat pour en connaître les modalités de rupture.
Motif de rupture
Le Contrat d’Assistant Libéral peut être rompu par chacune des deux parties à n’importe quel moment de la vie du contrat, et cette résiliation ne doit pas être motivée. Pour le dire plus simplement, le kiné à l’origine de la rupture n’est pas obligé de se justifier sur les raisons de sa volonté de mettre fin au contrat.
Préavis pour rompre un Contrat d’Assistant Kiné
Résiliation à tout moment ne signifie pas du jour au lendemain, il faut comme pour la plupart des contrats respecter un certain délai avant que la fin de la collaboration soit effective. C’est ce qu’on appelle un préavis. Le CNOMK distingue deux périodes pour la durée de ce préavis.
Au cours des trois premiers mois après la signature du contrat (en général considérée comme période d’essai), la durée du préavis est de 2 semaines.
Au delà, il est d’usage de se mettre d’accord sur un préavis de 3 mois, laissant un peu de temps au titulaire pour s’organiser afin d’assurer la continuité des soins.
La forme de la rupture
De nouveau comme c’est l’usage pour d’autres types de contrats (assurance, prévoyance, complémentaire santé…), il est généralement conclu que la volonté de rupture doit être notifiée au titulaire ou à l’assistant par lettre recommandée avec accusé de réception.
Clause de non concurrence
“Libéréééé… Délivrééééé…” Pas tout à fait. Les contrats d’assistant libéral contiennent très souvent une clause de non concurrence, selon laquelle l’assistant s’interdit une réinstallation dans un rayon déterminé autour du cabinet du titulaire, pendant une durée limitée dans le temps.
Il est recommandé que cette clause soit conclue pour une durée maximale de 2 ans, se limitant à un arrondissement de grande ville, ou à quelques kilomètres en milieu plus rural, pour ne pas être considérée comme abusive. La jurisprudence considère qu’elle doit être proportionnée aux intérêts légitimes à protéger, mais ne doit pas faire entrave à la liberté d’installation de praticien concerné.
Conclusion
Les groupes de kinés sur les réseaux sociaux regorgent de discussions houleuses à propos d’histoires d’assistanats se terminant mal. Il est donc capital de bien lire, comprendre et négocier celui-ci avant de le signer. Une fois cela fait, il est tout aussi capital de respecter ce qui a été conclu, car si un juge peut déterminer qu’une clause est abusive, il va surtout considérer que le contrat fait loi et qu’il est contraignant envers les deux parties qui l’ont signé.
La clé peut être le dialogue (quand celui-ci est possible) : en effet un avenant au contrat peut toujours être signé par les deux parties, pour adapter celui-ci aux évolutions naturelles que suivent les carrières d’un titulaire et de son assistant.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’accueil des étudiants stagiaires en cabinet libéral, conformément aux dispositions des articles L. 4321-2 et L. 4321-11 du code de la santé publique.
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La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
Le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes a été alerté s’agissant d’établissements de santé qui signent des contrats de remplacement avec des étudiants en masso-kinésithérapie non diplômés d’Etat.
A ce propos, il est important de rappeler que, conformément aux dispositions des articles L. 4321-2 et L. 4321-11 du code de la santé publique, peuvent exercer la profession de masseur-kinésithérapeute :
les personnes titulaires du diplôme d’Etat français de masseur-kinésithérapeute et inscrites au tableau de l’Ordre ;
les personnes titulaires d’une autorisation d’exercice et inscrites au tableau de l’Ordre ;
les personnes titulaires d’une autorisation délivrée par le Conseil national de l’ordre après vérification des qualifications professionnelles dans le cadre d’une déclaration préalable de prestation de services.
En outre, il convient de rappeler que l’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute, sans avoir respecté l’une des conditions ci-dessus rappelées, est constitutif du délit d’exercice illégal de la profession, défini à l’article L. 4323-4-1 et sanctionné par l’article L. 4323-4 du code de la santé publique.
Dès lors, un étudiant non diplômé d’Etat ne peut pas conclure un contrat de remplacement et prendre en charge la patientèle d’un titulaire sans se rendre coupable d’exercice illégal de la profession de masseur-kinésithérapeute. Le kinésithérapeute titulaire peut également être poursuivi pour complicité d’exercice illégal.
En revanche, les kinésithérapeutes peuvent accueillir en stage les étudiants issus des Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie (IFMK) dès lors que ces stages sont organisés dans le respect des prescriptions légales décrites dans l’avis CNO n°2015-03 du Conseil national relatif à l’accueil des étudiants stagiaires. Ils peuvent aussi accueillir des stagiaires étrangers dès lors que leur école dispose d’un agrément de l’autorité locale compétente permettant l’exercice de la kinésithérapie dans le pays qui délivre le diplôme.
Le Conseil national de l’Ordre
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La rééducation de sportifs de haut niveau passionne un grand nombre d’entre nous. Dans cette démarche, le kinésithérapeute intervient en binôme avec le chirurgien spécialiste du sport. Nous nous sommes donc rapprochés du docteur Christophe Cermolacce, chirurgien orthopédiste, spécialisé dans le sport et plus particulièrement dans les opérations cheville/pied pour mieux comprendre cette relation.
Christophe a commencé sa carrière comme chirurgien orthopédiste général. Attiré par la prise en charge de patients sportifs, il s’est associé au docteur Jean-Pierre Franceschi, chirurgien des stars du ballon rond (notamment à l’Olympique de Marseille, célèbre lieu de prédilection) et bien connu dans le milieu du sport en général.
Il s’est concentré peu à peu sur la prise en charge de la cheville et du pied, apprenant de nouvelles techniques révolutionnaires, notamment aux USA. Il participe aux débuts de cette chirurgie spécialisée en 1992 en France et à ceux des techniques percutanées dans les années 2000.
Au fil des années, les techniques chirurgicales classiques ont évolué vers des chirurgies mini-invasives réservées à quelques pionniers
Spécialité et technique de pointe
En 1995, le docteur Christophe Cermolacce fonde, avec 3 chirurgiens orthopédistes, l’ICOS (Institut de Chirurgie Orthopédique et Sportive) à Marseille, le centre dédié aux consultations de chirurgie orthopédique et aux consultations en traumatologie du sport, avec des sous spécialités, organisés en 3 pôles : membres inférieurs, genou/hanche et cheville/pied pour apporter la même expertise que celle délivrée dans les centres spécialisés dans la main, souvent plus connus.
En quelques années, l’ICOS est devenu le centre de référence pour les sportifs de haut niveau, englobant l’évaluation physique et médicale des joueurs de l’OM. Aujourd’hui, l’institut compte 10 chirurgiens spécialisés.
Il y a 16 ans, en 2006, Christophe crée l’ICP (Institut de la Cheville et du Pied) à Paris, cette fois-ci avec 5 chirurgiens orthopédistes, une plateforme exclusivement destinée à la prise en charge et à la chirurgie de toutes les pathologies du pied.
Aujourd’hui, sa passion semble toujours aussi forte. Si la recherche fondamentale est faite dans les laboratoires spécialisés, l’innovation chirurgicale se fait notamment, par certains chirurgiens, chez les sportifs de haut niveau comme les cellules souches et la thérapie cellulaire en général (PRP, PRF…)
La symbiose Chirurgien et Kiné du Sport
Si les avancées sont impressionnantes dans le domaine, l’échange avec les kinésithérapeutes lui semble toujours plus essentiel. Ils ont notamment un rôle clé pour mesurer la progression des patients.
Leur investissement sur le long terme auprès de leurs patients permet de récolter des informations précieuses, autant avant qu’après l’opération. Et ils sont même très régulièrement présents au bloc.
« C’est une symbiose. Vous ne pouvez pas avoir de bon résultat en chirurgie si vous n’avez pas de bon kiné »
Christophe Cermolacce
Constamment sur le terrain et connaissant parfaitement les limites des patients, notamment en cas de problème mécanique, ce sont généralement les kinésithérapeutes qui contactent les chirurgiens directement.
Afin d’être réactif pour les grands sportifs, il est aujourd’hui possible d’échanger immédiatement par visioconférence en cas de priorité haut niveau, en plus des consultations à Paris, Marseille et Calvi.
En post opératoire également, pour les athlètes éloignés, la technologie est également pratique pour suivre la récupération et les consolidations.
A ses débuts, Christophe n’a pas pu profiter autant qu’il l’aurait souhaité de l’expérience des anciennes générations de chirurgiens. Si à l’époque la mode était plutôt à rester dans son coin, aujourd’hui le partage est une valeur importante. Apprendre à se connaître et à échanger régulièrement est important pour une bonne cohésion entre les professionnels de santé, notamment les chirurgiens, les ostéopathes et les kinésithérapeutes.
Christophe reçoit donc très souvent de nos confrères kinés. Avec en moyenne 80 interventions chirurgicales cheville/pied par semaine entre l’ICOS et l’ICP, il confie « C’est avec plaisir que j’invite les jeunes générations à assister aux opérations et échanger sur le sujet ».
La période de remplacement des kinés ou en début d’installation est idéale pour la formation car le planning du cabinet n’impose pas encore un rythme trop soutenu.
Comme le chirurgien fait son autoformation et rencontre des référents dans chaque domaine, il suggère aux futurs kinés du sport de multiplier les expériences, de rejoindre des associations comme la SFMKS et d’assister à des congrès. L’idéal est de nouer des liens forts avec les chirurgiens locaux voire nationaux pour les rencontrer et partager sur les pathologies rencontrées.
Il faut en profiter et s’appuyer sur les plus expérimentés, en ciblant les professionnels qui gèrent les sportifs haut niveau et s’occupent vraiment de sportifs et en ont fait leur quotidien.
Le patient sportif de haut niveau connaît très bien son corps et sa pathologie, à une récupération hors norme, et est une aide précieuse pour le kiné du sport.
La route est longue et la démarche de formation ne s’arrête jamais réellement. Au-delà de son activité, c’est une passion que Christophe a transmise à son fils, le docteur Mathieu Cermolacce, également chirurgien orthopédiste, qui vient d’intégrer le groupe ICOS dans le même pôle cheville/pied tout en gardant une activité hospitalière à l’APHM.
Tu peux retrouver toutes les informations sur Christophe Cermolacce sur son site internet et le contacter via les réseaux sociaux : on a adoré échanger avec lui !
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