Catégorie : Kiné au Quotidien

Comment trouver un remplaçant kiné ? Quelle est la démographie des masseurs kinésithérapeutes ? Quelles formations et quels remboursements pour les MKDE ? Comment gérer sa comptabilité kiné ?

Autant de questions que nous nous sommes posé nous aussi dans notre quotidien de kiné : on y répond ici !

  • Déclaration 2035 kiné : guide pas à pas

    Déclaration 2035 kiné : guide pas à pas

    Si tu es en déclaration contrôlée, la 2035 est ton rendez-vous fiscal annuel incontournable. Liasse fiscale, feuillets multiples, dates à respecter : voici le guide pas à pas pour la remplir sans stress, étape par étape.

    La 2035, c’est quoi exactement ?

    La déclaration 2035 est le document fiscal qui détermine ton bénéfice net imposable en tant que kiné libéral au régime de la déclaration contrôlée. Elle précède et alimente ta déclaration de revenus personnelle (2042-C-PRO puis 2042). Tu n’y paies pas directement d’impôt, c’est le document qui calcule la base sur laquelle ton impôt sera ensuite déterminé.

    Qui doit remplir la 2035 ?
    Tous les kinés au régime de la déclaration contrôlée, obligatoirement si ton CA dépasse 83 600 € (seuil 2026) deux années consécutives, ou sur option volontaire même en dessous de ce seuil. Si tu es en micro-BNC, tu n’as pas à remplir la 2035.

    Les feuillets qui composent la 2035

    FeuilletContenu
    2035-SD (principal)Détermine le bénéfice ou déficit, immobilisations et amortissements
    2035-A-SDDétaille tes recettes (honoraires encaissés) et dépenses de l’année
    2035-B-SDInformations sur la composition du capital, prêts et avances
    2035-E-SDCalcul de la valeur ajoutée pour le plafonnement de la CFE

    Le guide pas à pas, étape par étape

    Étape 1 : Rassemble tous tes justificatifs (avant tout)

    • Relevés bancaires de l’année professionnelle
    • Factures et justificatifs de toutes tes dépenses déductibles
    • Attestations de cotisations URSSAF et CARPIMKO
    • Quittances de loyer du cabinet
    • Relevés de chiffre d’affaires (feuilles de soins, virements)

    Étape 2 : Déclare tes recettes encaissées

    Toutes les recettes effectivement encaissées dans l’année civile, qu’elles correspondent à des actes réalisés cette année ou les années précédentes. C’est le principe de l’encaissement, pas celui de la facturation.

    Étape 3 : Détaille tes charges déductibles

    Reporte chaque catégorie de charges dans la bonne case du feuillet 2035-A : cotisations sociales obligatoires (ligne dédiée, cadre BT), frais de véhicule, loyer, matériel, assurances, honoraires professionnels (comptable, AGA). Pour la liste exhaustive des charges déductibles, consulte notre guide dédié.

    Étape 4 : Calcule ton résultat

    Résultat imposable = Recettes encaissées − Dépenses déductibles

    Si tes dépenses dépassent tes recettes, le déficit constaté peut être imputé sur les 6 années suivantes, un mécanisme utile en cas de démarrage difficile ou d’investissement important en début d’activité.

    Étape 5 : Coche la case ECF si tu en bénéficies

    Si tu as opté pour l’Examen de Conformité Fiscale (recommandé pour limiter ton risque de contrôle et bénéficier d’une exemption de pénalités en cas d’erreur de bonne foi), n’oublie pas de cocher la case correspondante et d’indiquer le nom de ton prestataire certificateur.

    Étape 6 : Reporte le résultat sur ta 2042-C-PRO

    Le bénéfice net calculé sur ta 2035 doit être reporté dans la partie Revenus non commerciaux professionnels de ta déclaration 2042-C-PRO, qui elle-même alimente ta déclaration de revenus personnelle classique (2042).

    Le calendrier à respecter

    DéclarationÉchéance habituelle
    2035 (liasse fiscale)Début mai (date précise variable selon l’année)
    2042-C-PROFin mai à début juin selon le département
    DS PAMC (déclaration sociale)Début juin
    DAS2 (si rétrocessions versées)En annexe de la 2035, même échéance

    Astuce calendaire : la télétransmission donne généralement un délai supplémentaire de 15 jours calendaires par rapport à l’envoi papier et évite la majoration de 0,2 % appliquée aux envois postaux.

    Les erreurs les plus fréquentes sur la 2035

    ❌ Confondre frais réels et barème kilométrique
    Le choix se fait pour l’année entière, impossible de cumuler les deux méthodes sur des périodes différentes de la même année.
    ❌ Déduire la CSG en totalité
    Seuls 6,8 % de CSG sont déductibles de ton revenu imposable sur les 9,70 % totaux. Les 2,4 % restants (plus la CRDS) ne sont pas déductibles, une confusion fréquente qui fausse le calcul du résultat.
    ❌ Oublier la déclaration DAS2 si tu emploies un remplaçant
    Si tu as versé plus de 1 200€ de rétrocession à un même remplaçant sur l’année, la déclaration DAS2 est obligatoire, en annexe de ta 2035.
    Automatiser ta déclaration 2035 avec Indy
    Indy transforme automatiquement tes transactions bancaires en lignes comptables classées dans les bonnes catégories de la déclaration 2035, et peut télétransmettre directement ta déclaration si tu n’as pas d’AGA.

    FAQ : déclaration 2035

    Que se passe-t-il si je dépose ma 2035 en retard ?

    Une majoration de 0,2 % s’applique pour un dépôt papier hors délai, et des pénalités plus lourdes en cas de retard significatif sans justification. Mieux vaut anticiper, même en cas de difficulté à rassembler tous les justificatifs.

    Dois-je joindre des pièces justificatives à ma 2035 ?

    Non, pas directement lors de la télétransmission. Mais tu dois les conserver pendant 10 ans en cas de contrôle fiscal ultérieur.

    Ce qu’il faut retenir
    La 2035 se remplit en 6 étapes : rassembler les justificatifs, déclarer les recettes encaissées, détailler les charges déductibles, calculer le résultat, cocher l’ECF si applicable, reporter sur la 2042-C-PRO. Les pièges les plus fréquents concernent la CSG partiellement déductible et la confusion entre frais réels et barème kilométrique.

    Sources

    • Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) – Formulaires 2035 et notices 2026
    • Code général des impôts – Régime de la déclaration contrôlée des BNC
    • Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
  • Téléexpertise kiné : l’acte que tu ne savais peut-être pas pouvoir facturer

    Téléexpertise kiné : l’acte que tu ne savais peut-être pas pouvoir facturer

    Tu as déjà eu un doute clinique sur un patient et tu as appelé un confrère médecin pour avoir son avis, gratuitement, sur ton temps personnel ? Tu n’es pas seul(e) dans ce cas et c’est précisément ce que la téléexpertise permet de valoriser financièrement. Beaucoup de kinés ignorent purement et simplement que cet acte existe et qu’il leur est ouvert.

    La téléexpertise, c’est quoi exactement ?

    Définition
    La téléexpertise permet à un professionnel de santé, dit « requérant« , de solliciter à distance l’avis d’un médecin, dit « requis« , en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d’informations de santé liées à la prise en charge d’un patient, même en l’absence du patient.

    Concrètement : tu as un patient avec une situation clinique qui te questionne (une évolution inattendue, une zone grise diagnostique, une décision de prise en charge complexe). Plutôt que de renvoyer le patient consulter un médecin (avec les délais que ça implique), tu transmets les éléments pertinents à un médecin compétent sur le sujet, qui te donne son avis à distance. Et c’est rémunéré, pour toi comme pour lui.

    Qui peut demander une téléexpertise (requérants) ?

    CatégorieProfessions concernées
    MédecinsMédecins généralistes, spécialistes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes
    ParamédicauxKinésithérapeutes, infirmiers, podologues, orthophonistes
    PharmaciesPharmaciens d’officine

    Le point essentiel pour toi : en tant que kinésithérapeute, tu es explicitement reconnu comme requérant potentiel. Ce n’est pas un acte réservé aux médecins entre eux, c’est un outil à ta disposition dans ta pratique quotidienne.

    Qui peut être sollicité (requis) ?

    Le requis reste toujours un médecin (généraliste ou spécialiste), une sage-femme ou un chirurgien-dentiste, sollicité en raison de sa formation ou de sa compétence particulière sur le sujet clinique en question.

    Combien ça rapporte, concrètement ?

    MontantPrise en charge
    Pour toi, en tant que requérant10 € par téléexpertise100 % Assurance Maladie, aucun dépassement possible
    Pour le médecin requis23 € par téléexpertise100 % Assurance Maladie, aucun dépassement possible
    ⚠️ Limite à connaître
    La téléexpertise est limitée à 2 fois par an et par patient. Ce n’est donc pas un acte à répéter systématiquement, mais un outil ponctuel pour les situations qui le justifient réellement.

    Pourquoi ça vaut le coup, au-delà du tarif

    Pour tes patients : un accès à l’expertise nettement plus rapide

    Le délai moyen pour obtenir l’avis d’un expert via téléexpertise est de 17 heures, contre plusieurs mois d’attente pour un rendez-vous classique avec un spécialiste. Pour un patient dont la prise en charge dépend de cet avis, c’est une différence qui change concrètement le parcours de soin.

    Pour toi : un accès à un large réseau de spécialistes

    Via l’écosystème Doctolib, tu peux solliciter l’avis parmi plus de 100 000 spécialistes disponibles, un réseau que tu n’aurais probablement pas la possibilité de mobiliser aussi facilement par tes propres moyens, en particulier si tu exerces dans une zone avec peu de spécialistes à proximité.

    Pour ta pratique : la valorisation d’un temps déjà investi

    Tu sollicites déjà parfois l’avis de confrères médecins de manière informelle, sans contrepartie. La téléexpertise formalise et rémunère ce temps d’échange entre professionnels, un temps médical qui a une valeur réelle et qui était jusqu’ici invisible dans ta facturation.

    Comment ça fonctionne concrètement avec Doctolib Connect

    La téléexpertise est disponible directement dans Doctolib Connect, avec une intégration complète à ton flux de travail habituel.

    • Intégration au dossier patient : tu joins tes documents directement depuis le dossier patient, et retrouves automatiquement le compte-rendu de téléexpertise une fois l’avis rendu
    • Facturation en un clic : la facturation se fait directement depuis le logiciel clinique, sans démarche administrative séparée
    • Échanges tracés et sécurisés : conformité avec la certification Hébergement de Données de Santé (HDS) et le RGPD
    Découvrir la téléexpertise avec Doctolib
    Doctolib Connect intègre la téléexpertise directement dans ton outil de gestion de cabinet, avec facturation simplifiée et dossier patient automatiquement enrichi du compte-rendu.

    Dans quels cas un kiné aurait-il recours à la téléexpertise ?

    • Évolution clinique inattendue qui questionne la poursuite ou l’adaptation du plan de soin
    • Doute sur la nécessité d’orienter le patient vers un examen complémentaire ou une consultation spécialisée
    • Patient en zone sous-dotée sans accès rapide à un spécialiste, pour sécuriser une prise en charge avant le rendez-vous physique
    • Cas clinique complexe nécessitant l’avis d’un spécialiste (rhumatologue, orthopédiste, neurologue) avant de poursuivre ou réorienter la rééducation

    FAQ : téléexpertise kiné

    Le patient doit-il être présent lors de la téléexpertise ?

    Non, l’échange se fait entre professionnels de santé, sur la base d’informations de santé liées à la prise en charge, le patient n’a pas besoin d’être physiquement présent ni même informé en temps réel de l’échange, bien que sa prise en charge globale doive bien sûr lui être communiquée.

    Puis-je solliciter n’importe quel médecin pour une téléexpertise ?

    Le médecin sollicité doit avoir une formation ou une compétence particulière pertinente pour la question posée, ce n’est pas un avis générique, mais un avis d’expert ciblé sur la problématique clinique précise que tu rencontres.

    Que se passe-t-il si j’ai déjà utilisé les 2 téléexpertises annuelles pour un patient ?

    Au-delà de cette limite, tu ne peux plus facturer l’acte pour ce même patient sur l’année en cours, il faudra alors envisager une orientation classique vers une consultation physique si un nouvel avis est nécessaire.

    Faut-il une formation spécifique pour utiliser la téléexpertise ?

    Non, aucune formation particulière n’est requise. L’intégration via Doctolib Connect est pensée pour être utilisée directement, avec une interface guidée qui ne nécessite pas d’apprentissage complexe.

    Ce qu’il faut retenir
    La téléexpertise permet à tout kinésithérapeute de solliciter l’avis d’un médecin à distance, pour 10 € pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, dans la limite de 2 fois par an par patient. C’est un acte largement sous-utilisé par méconnaissance, alors qu’il valorise un temps d’échange entre professionnels que tu réalises peut-être déjà gratuitement. Avec Doctolib Connect, l’intégration au dossier patient et la facturation se font directement dans ton flux de travail habituel.

    Sources

    • Assurance Maladie – Téléexpertise, conditions de facturation et de prise en charge 2026
    • Doctolib – Doctolib Connect, fonctionnalité téléexpertise
    • Code de la santé publique – Cadre réglementaire de la télémédecine
  • Micro-BNC ou déclaration contrôlée kiné : la méthode pour trancher en 10 minutes

    Micro-BNC ou déclaration contrôlée kiné : la méthode pour trancher en 10 minutes

    Tu as déjà lu que le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée dépend de tes charges réelles. Mais comment, concrètement, faire ce calcul pour TA situation ? Voici une méthode pas à pas, avec une grille de calcul que tu peux reproduire toi-même en quelques minutes.

    Rappel express du principe

    Micro-BNCDéclaration contrôlée
    MécanismeAbattement forfaitaire de 34 % sur le CADéduction des charges réelles
    Avantageux si…Tes charges réelles sont inférieures à 34 % de ton CATes charges réelles dépassent 34 % de ton CA
    Seuil 2026CA inférieur à 83 600 €Au-delà, ou sur option en dessous

    La méthode en 4 étapes pour trancher

    Étape 1 : liste toutes tes charges professionnelles réelles de l’année

    • Cotisations sociales URSSAF et CARPIMKO
    • Loyer du cabinet (si applicable)
    • Frais de véhicule (réels ou barème kilométrique)
    • Matériel et fournitures professionnelles
    • Assurances professionnelles (RCP notamment)
    • Frais de comptabilité, logiciel métier
    • Cotisations ordinales et syndicales

    Étape 2 : additionne le total

    Fais la somme de toutes ces charges sur une année pleine d’exercice (ou une estimation réaliste si tu débutes).

    Étape 3 : calcule le pourcentage par rapport à ton CA

    % de charges réelles = (Total des charges ÷ Chiffre d’affaires annuel) × 100

    Étape 4 : compare au seuil de 34 %

    Résultat de ton calculRégime à privilégier
    Charges réelles < 34 % du CAMicro-BNC plus avantageux
    Charges réelles ≈ 34 % du CALes deux régimes sont quasi équivalents — la simplicité du micro-BNC peut faire la différence
    Charges réelles > 34 % du CADéclaration contrôlée plus avantageuse

    Exemple chiffré complet : deux profils contrastés

    Profil A : Kiné remplaçant, peu de charges

    Montant
    CA annuel55 000 €
    Cotisations sociales16 500 €
    Frais de véhicule2 000 €
    Assurance RCP300 €
    Total charges réelles18 800 €
    % de charges réelles34,2 %
    VerdictQuasi équivalent — micro-BNC pour la simplicité

    Profil B : Kiné titulaire avec cabinet

    Montant
    CA annuel85 000 €
    Cotisations sociales25 500 €
    Loyer de cabinet6 000 €
    Matériel et amortissements4 000 €
    Comptable et logiciel2 500 €
    Frais de véhicule3 000 €
    Total charges réelles41 000 €
    % de charges réelles48,2 %
    VerdictDéclaration contrôlée nettement plus avantageuse

    Les 3 erreurs fréquentes dans ce calcul

    ❌ Erreur 1 : oublier les cotisations sociales dans le calcul
    Ce sont souvent la plus grosse ligne de charges. Les ignorer fausse complètement le résultat et fait paraître le micro-BNC plus avantageux qu’il ne l’est réellement.
    ❌ Erreur 2 : se baser sur une estimation trop optimiste des charges
    En 1ère année, on sous-estime souvent le coût réel du matériel, des assurances, et des imprévus. Prévois une marge de 10 à 15 % sur ton estimation.
    ❌ Erreur 3 : ne pas reconsidérer le choix chaque année
    Ta situation évolue (passage en cabinet, changement de zone, nouvelle spécialisation). Un choix pertinent en année 1 peut ne plus l’être en année 3, le calcul doit être refait régulièrement.
    Laisser Indy faire le calcul pour toi
    Plutôt que de refaire ce calcul à la main chaque année, Indy peut analyser tes charges réelles à partir de tes transactions bancaires et te recommander automatiquement le régime le plus avantageux pour ta situation.

    FAQ : choisir entre micro-BNC et déclaration contrôlée

    Puis-je changer de régime en cours d’année ?

    Non. Le choix se fait pour une année fiscale complète. Si tu es sur option pour la déclaration contrôlée et que tu veux revenir au micro-BNC, la dénonciation doit être faite dans les délais de dépôt de la déclaration 2035.

    Le calcul est-il différent si mon activité est mixte (conventionné + hors nomenclature) ?

    Le principe du calcul reste le même, tu compares tes charges réelles totales à 34 % de ton CA total. La distinction conventionné/non conventionné impacte surtout le calcul de tes cotisations sociales, pas le choix du régime fiscal lui-même.

    Ce qu’il faut retenir
    La méthode tient en 4 étapes : liste tes charges réelles, additionne-les, calcule leur pourcentage par rapport à ton CA, compare ce pourcentage à 34 %. N’oublie jamais d’inclure tes cotisations sociales dans le calcul, c’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.

    Sources

    • Code général des impôts – Articles 50-0 et 102 ter, régime micro-BNC 2026
    • UNASA – Statistiques des professions libérales 2025
    • Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
  • Charges kiné libéral 1ère année : combien prévoir, et quand ?

    Charges kiné libéral 1ère année : combien prévoir, et quand ?

    On t’a probablement déjà dit qu’il fallait prévoir 40 à 50 % de charges sur ton chiffre d’affaires. Mais cette moyenne annuelle ne dit rien de l’essentiel pour un débutant : QUAND ces charges arrivent. Or en première année, le timing est presque aussi important que le montant total. On te donne ici le calendrier complet, mois par mois.

    Le calendrier des charges de la première année

    PériodeCharge à anticiperMontant indicatif
    Avant le 1er jour d’exerciceInscription Ordre, RCP, matériel de base1 500 à 5 000 €
    Dès le 1er jourCotisations URSSAF (base forfaitaire)Provisionner ~30 % du CA dès le 1er encaissement
    1er trimestreAffiliation CARPIMKO (automatique)Cotisation à intégrer au budget annuel
    Mois 3-6Premiers loyers de cabinet si installation300 à 800 €/mois selon la zone
    Fin de 1ère année civileCFE (exonération possible la 1ère année)Variable selon commune, souvent 0€ la 1ère année
    Année N+1 (printemps)Première déclaration fiscale (2042-C-PRO ou 2035)Pas de décaissement direct, mais impôt à anticiper
    Année N+2Régularisation URSSAF sur revenus réelsPotentiellement plusieurs milliers d’euros

    Le point de vigilance n°1 : la régularisation URSSAF de l’année N+2 reste la surprise la plus fréquente chez les jeunes kinés. Si tu n’as rien provisionné depuis le début, ce rattrapage peut représenter plusieurs mois de trésorerie d’un coup.

    Budget prévisionnel type : remplaçant vs titulaire

    Remplaçant en 1ère annéeTitulaire en 1ère année
    Frais d’installation initiauxFaibles (300-800 € : RCP, matériel léger)Élevés (5 000-25 000 € : cabinet, matériel, travaux)
    Charges fixes mensuellesQuasi nulles (pas de loyer)300 à 800 €/mois (loyer, charges)
    Cotisations sociales~30 % du CA généré~30 % du CA généré, identique
    Frais de déplacementPotentiellement élevés (multi-cabinets)Plus faibles (cabinet fixe)
    Total à provisionner 1ère année~25 à 35 % du CA~40 à 55 % du CA

    La méthode pour ne jamais être pris au dépourvu

    1. Ouvre un compte bancaire dédié dès le premier jour

    Séparer les flux professionnels et personnels n’est pas obligatoire légalement, mais c’est la base de toute gestion saine et un prérequis pour utiliser efficacement un outil de comptabilité automatisée.

    2. Mets en place une épargne de provision automatique

    Dès ton premier encaissement, vire automatiquement 30 % sur un compte d’épargne dédié aux charges sociales. Ce réflexe, pris dès le premier mois, t’évite l’essentiel des mauvaises surprises de régularisation.

    3. Anticipe le décalage entre l’activité et la fiscalité

    Ce que tu factures en 2026 n’est imposé qu’au printemps 2027. Ce décalage peut donner une fausse impression d’aisance financière en début d’activité, gardée en tête, cette mécanique évite de dépenser ce qui sera dû plus tard.

    Indy et Arcolib : deux partenaires complémentaires
    Pour la gestion comptable au quotidien (suivi des recettes, simulation de provisions, déclarations), Indy automatise l’essentiel de la charge administrative.
    Pour l’accompagnement plus large (adhésion AGA, Examen de Conformité Fiscale, avantages financiers via leur centrale d’achat), Arcolib complète cet accompagnement, en particulier si tu passes à la déclaration contrôlée.

    FAQ : charges de première année

    Puis-je étaler le paiement de mes cotisations sociales ?

    Oui, l’URSSAF propose des modalités de paiement mensualisé. C’est généralement recommandé pour lisser l’impact sur ta trésorerie plutôt que de subir des appels trimestriels qui peuvent être plus difficiles à anticiper.

    La CFE est-elle vraiment gratuite la première année ?

    Une exonération de CFE s’applique généralement la première année civile d’activité. Elle redevient due dès l’année suivante, avec un montant qui varie fortement selon la commune d’exercice.

    Ce qu’il faut retenir
    En première année, ce n’est pas seulement le montant des charges qui compte, mais leur calendrier. Le piège principal reste la régularisation URSSAF différée de l’année N+2. La parade : un compte dédié, une provision automatique de 30 % dès le premier encaissement, et un outil de comptabilité qui simule ces échéances pour toi.

    Sources

    • URSSAF – Modalités de cotisation première année d’activité
    • UNASA – Statistiques des professions libérales 2025
    • Indy.fr et Arcolib.fr – Partenaires Rempleo pour la gestion comptable et fiscale
  • CARPIMKO kiné : comment se calcule ta future pension de retraite

    CARPIMKO kiné : comment se calcule ta future pension de retraite

    Tu sais que tu cotises à la CARPIMKO depuis ton premier jour d’exercice. Mais sais-tu vraiment comment ces cotisations se transforment en pension de retraite ? Le système de points, souvent mal compris, mérite d’être détaillé. C’est la base pour anticiper ton niveau de vie futur et savoir si tu dois compléter avec une épargne personnelle.

    Les 3 régimes qui composent ta retraite CARPIMKO

    RégimeFonctionnementQui en bénéficie
    Régime de baseCotisation proportionnelle aux revenus, deux tranchesTous les kinés affiliés
    Régime complémentaireCotisation proportionnelle, génère des pointsTous les kinés affiliés
    ASV (Avantage Social Vieillesse)Financé en partie par la CPAMUniquement les conventionnés
    Pourquoi le conventionnement compte autant pour ta retraite
    L’ASV peut représenter une part significative de ta retraite totale en fin de carrière. Un kiné non conventionné avec l’Assurance Maladie n’a pas accès à ce régime, c’est l’une des raisons structurelles pour lesquelles le conventionnement reste largement la norme chez les kinés libéraux, malgré l’attrait du hors nomenclature pour certains compléments de revenus.

    Comment se calcule ta pension : le système de points

    Chaque année, tes cotisations au régime complémentaire génèrent des points. Au moment de la retraite, ces points sont convertis en pension annuelle selon une formule simple :

    Pension annuelle = Nombre de points acquis × Valeur du point

    La valeur du point est révisée chaque année par le conseil d’administration de la CARPIMKO. Les points s’acquièrent via deux tranches de cotisation : une cotisation forfaitaire qui génère un nombre fixe de points indépendant de tes revenus, et une cotisation proportionnelle à tes revenus professionnels qui génère des points supplémentaires, plafonnés annuellement.

    Simulation : l’impact du nombre d’années cotisées

    Pour visualiser l’effet cumulatif du système de points, voici une simulation simplifiée pour un kiné libéral avec un revenu stable.

    Durée de cotisationPoints accumulés (estimation)Pension complémentaire annuelle estimée
    10 ans~800 points~3 200 €/an
    20 ans~1 600 points~6 400 €/an
    30 ans~2 400 points~9 600 €/an
    40 ans~3 200 points~12 800 €/an
    Simulation indicative à visée pédagogique, basée sur une cotisation moyenne stable. Le montant réel dépend de tes revenus annuels effectifs et de la valeur du point en vigueur à chaque période. Pour une simulation personnalisée, utilise ton espace personnel sur carpimko.com.

    Les points bonus que tu peux ne pas connaître

    • Accouchement : 100 points supplémentaires par accouchement, dans la limite de 500 points par an
    • Incapacité supérieure à 6 mois : 400 points annuels
    • Invalidité en exercice assisté d’une tierce personne : 200 points annuels
    • Majoration de 10 % sur les pensions de base et complémentaire pour les parents de 3 enfants et plus

    Pourquoi cette pension ne suffit généralement pas seule

    Le système CARPIMKO, malgré sa solidité, génère souvent une pension inférieure aux attentes de maintien de niveau de vie, en particulier pour les kinés ayant eu des années à revenus variables (remplacement, interruptions, temps partiel). C’est précisément pourquoi l’épargne retraite personnelle (PER notamment) joue un rôle structurant pour de nombreux libéraux .

    Notre partenaire Capfinances
    Estimer sa future pension CARPIMKO est une chose. Construire une stratégie pour la compléter efficacement en est une autre. Capfinances accompagne les kinésithérapeutes libéraux dans l’analyse de leurs droits et la construction d’une stratégie de retraite complémentaire adaptée à leur profil.

    FAQ : retraite CARPIMKO

    À quel âge puis-je partir à la retraite ?

    L’âge légal de départ est fixé à 64 ans pour les générations nées à partir de 1968, avec 172 trimestres requis pour le taux plein. Le taux plein est accordé automatiquement à partir de 67 ans, indépendamment du nombre de trimestres.

    Les années de remplacement comptent-elles pour la retraite ?

    Oui, toute période d’activité libérale cotisée génère des points, y compris le remplacement. C’est l’un des avantages de démarrer tôt l’affiliation CARPIMKO, même en début de carrière avec des revenus modestes.

    Le cumul emploi-retraite est-il possible ?

    Oui, tu peux percevoir ta pension de retraite tout en continuant à percevoir des revenus d’activité. C’est une option fréquemment choisie par les kinés qui souhaitent réduire progressivement leur activité plutôt que s’arrêter brutalement.

    Ce qu’il faut retenir
    Ta retraite CARPIMKO repose sur 3 régimes (base, complémentaire, ASV) et fonctionne par système de points pour le régime complémentaire. Le conventionnement donne accès à l’ASV, un complément non négligeable. Pour la plupart des libéraux, cette pension obligatoire doit être complétée par une épargne personnelle pour maintenir le niveau de vie souhaité à la retraite.

    Sources

    • CARPIMKO – Fonctionnement des régimes de retraite, carpimko.com
    • CNAVPL – Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales
    • Capfinances – Partenaire Rempleo pour la stratégie patrimoniale des kinés
  • Cotisations URSSAF kiné 2026 : calcul et simulation

    Cotisations URSSAF kiné 2026 : calcul et simulation

    Tu as peut-être déjà utilisé notre simulateur URSSAF pour avoir une estimation rapide de tes cotisations. Mais comprendre le détail du calcul derrière ce chiffre, ligne par ligne, change tout : ça te permet d’anticiper, de vérifier tes appels de cotisations, et de repérer une erreur éventuelle. C’est exactement ce qu’on détaille ici, avec un exemple chiffré complet.

    Les 5 cotisations qui composent ton URSSAF

    En tant que kiné libéral conventionné, tu es rattaché au régime des praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC). Ce statut implique des taux spécifiques, différents d’une profession libérale classique.

    CotisationTaux 2026 (revenus conventionnés)Particularité
    Assurance maladie6,50 % (dont 6,40 % pris en charge par la CPAM)Tu ne paies réellement que 0,10 %
    Allocations familiales0 % à 3,10 % selon le revenuProgressif au-delà de 51 005 €
    CSG-CRDS9,70 % (dont 6,80 % déductible)S’applique sur l’ensemble des revenus
    CFP (formation professionnelle)Montant forfaitaire annuelFinance ton accès au FIF-PL
    CURPS0,10 % dans la limite de 240 €Non due pour les remplaçants

    Le point clé à retenir : sur tes revenus conventionnés, la CPAM prend en charge la quasi-totalité de ta cotisation maladie. Sur tes revenus non conventionnés (hors nomenclature, ostéopathie), ce taux grimpe à 9,75 % sans aucune prise en charge, c’est l’une des raisons pour lesquelles le total de tes charges peut dépasser 29 % si une part importante de ton activité est hors convention.

    Calcul complet : l’exemple de Paul, kiné titulaire

    Prenons un exemple chiffré complet pour visualiser comment ces taux s’articulent concrètement, à partir d’un bénéfice imposable de 45 000 € annuel, intégralement issu d’actes conventionnés.

    CotisationBase de calculMontant annuel
    Assurance maladie (0,10 % net)45 000 €45 €
    Allocations familiales (taux progressif)45 000 €~310 €
    CSG-CRDS (9,70 %)45 000 €4 365 €
    CFPForfait120 €
    CURPSPlafonné9 €
    Sous-total URSSAF~4 850 €
    CARPIMKO (retraite + prévoyance)Voir notre guide dédié~9 350 €
    TOTAL cotisations sociales~14 200 € (≈ 31,5 % du revenu)
    Exemple à visée pédagogique. Les taux exacts dépendent de ta situation précise (tranches de revenus, part conventionnée/non conventionnée, statut). Pour le détail des cotisations CARPIMKO, consulte notre guide dédié à la retraite et prévoyance des kinés.

    Le mécanisme de la régularisation différée

    Point essentiel à comprendre : tes cotisations de l’année N sont calculées sur une base provisionnelle (forfaitaire les deux premières années, puis sur tes revenus N-1 ou N-2 ensuite). Une régularisation intervient toujours avec un décalage, une fois tes revenus réels connus.

    ⚠️ Pourquoi ce mécanisme surprend tant de jeunes kinés
    Si ton chiffre d’affaires augmente significativement entre ta 1ère et ta 3ème année, la régularisation de la 3ème année peut représenter un rattrapage important, parfois plusieurs milliers d’euros d’un coup. Ce n’est pas une erreur de l’URSSAF, c’est le fonctionnement normal du système. La parade : provisionner systématiquement 30 % de ton bénéfice dès le premier mois d’activité, sur un compte séparé.

    Comment vérifier que ton appel de cotisations est correct

    • Compare la base de calcul indiquée sur ton appel avec ton revenu déclaré réel de la période concernée
    • Vérifie que la distinction conventionné/non conventionné est bien appliquée si tu as une activité mixte
    • Contrôle que les taux appliqués correspondent bien au barème de l’année en cours, ils évoluent chaque année
    • En cas de doute, contacte ton conseiller URSSAF avant de payer, une contestation après paiement est plus complexe
    📊 Automatiser ce calcul avec Indy
    Comprendre le détail du calcul, c’est essentiel. Le refaire à la main chaque mois, beaucoup moins. Indy, logiciel de comptabilité partenaire de Rempleo, automatise l’estimation de tes cotisations URSSAF et CARPIMKO à partir de tes revenus réels, avec une simulation de provision à mettre de côté chaque mois.

    FAQ : cotisations URSSAF kiné

    Pourquoi mes cotisations sont-elles différentes de celles d’un confrère au même revenu ?

    La répartition conventionné/non conventionné de ton activité, ta situation familiale (allocations familiales), et le décalage de régularisation (selon ton année d’exercice) peuvent créer des écarts significatifs même à revenu identique.

    Puis-je demander un échéancier si je ne peux pas payer un appel de cotisations ?

    Oui, l’URSSAF accepte généralement des délais de paiement sur demande motivée, surtout en cas de régularisation importante imprévue. Il vaut mieux anticiper la demande plutôt que d’attendre une procédure de relance.

    Ce qu’il faut retenir
    Tes cotisations URSSAF se composent de 5 lignes distinctes, avec une prise en charge quasi totale de la cotisation maladie sur les actes conventionnés. La régularisation différée est le piège n°1 des débutants, provisionne 30 % de ton bénéfice dès le départ pour ne pas être pris au dépourvu.

    Sources

    • URSSAF – Barèmes de cotisations PAMC 2026
    • Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes – Assurance Maladie 2026
    • Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
  • Kiné et investissement : PER, assurance-vie, immobilier

    Kiné et investissement : PER, assurance-vie, immobilier

    Tu génères un revenu confortable mais tu ne sais pas par où commencer pour le faire travailler ? PER, assurance-vie, immobilier locatif… trois options reviennent systématiquement. Plutôt qu’une présentation générale, voici un comparatif chiffré pour t’aider à visualiser concrètement ce que chaque option représente sur ta fiscalité de kiné libéral.

    Pourquoi la question de l’investissement est spécifique au kiné libéral

    Contrairement à un salarié, un kiné libéral n’a pas de retraite complémentaire d’entreprise, pas de plan d’épargne salariale abondé par un employeur. La CARPIMKO assure une retraite de base et complémentaire, mais à un niveau souvent inférieur aux attentes de maintien de niveau de vie. L’investissement personnel n’est donc pas une option de confort, c’est un complément quasi structurel pour beaucoup de libéraux.

    Comparatif chiffré : PER, assurance-vie, immobilier

    PERAssurance-vieImmobilier locatif
    Objectif principalRetraiteÉpargne flexible, transmissionPatrimoine, revenus complémentaires
    Déductibilité fiscale à l’entréeOui, versements déductibles du revenu imposableNonNon (sauf montages spécifiques type LMNP)
    Disponibilité de l’épargneBloquée jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé)Disponible à tout moment (rachat possible)Illiquide (vente d’un bien = délai)
    Fiscalité à la sortieImposition du capital ou de la renteAvantageuse après 8 ans de détentionRevenus locatifs imposés (régime réel ou micro-foncier/LMNP)
    Niveau de risqueVariable selon les supports choisisVariable selon les supports (fonds euro vs unités de compte)Modéré à élevé selon localisation et gestion

    Simulation chiffrée : l’impact du PER sur ta fiscalité

    Prenons un exemple concret pour un kiné titulaire avec un bénéfice imposable de 45 000 € annuel (tranche marginale d’imposition à 30 %).

    Sans versement PERAvec versement PER de 4 000 €
    Revenu imposable45 000 €41 000 €
    Économie d’impôt (TMI 30 %)1 200 €
    Coût réel du versement de 4 000 €2 800 € (après économie d’impôt)

    L’intérêt principal du PER est donc cette économie d’impôt immédiate, particulièrement intéressante pour les kinés dans une tranche marginale d’imposition élevée. Le revers : l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé (achat de la résidence principale, invalidité, etc.).

    L’assurance-vie : la flexibilité avant tout

    Contrairement au PER, l’assurance-vie n’offre pas de déduction fiscale à l’entrée. Son atout principal réside dans sa fiscalité avantageuse après 8 ans de détention (abattement annuel sur les plus-values lors des rachats) et sa flexibilité totale, tu peux récupérer ton épargne à tout moment, contrairement au PER.

    Quand privilégier l’assurance-vie plutôt que le PER ?
    • Tu veux garder ton épargne disponible en cas d’imprévu (les revenus libéraux sont par nature plus variables qu’un salaire)
    • Tu es dans une tranche marginale d’imposition faible (l’avantage fiscal à l’entrée du PER est alors limité)
    • Tu prépares un projet de transmission patrimoniale (l’assurance-vie offre un cadre fiscal successoral avantageux)

    L’immobilier locatif : construire un patrimoine tangible

    L’investissement immobilier reste une valeur sûre pour de nombreux kinés, en particulier via le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) qui permet d’amortir le bien et de réduire fortement la fiscalité sur les loyers perçus. C’est un investissement plus engageant (apport, gestion locative, risque de vacance) mais qui construit un patrimoine transmissible et un revenu complémentaire à terme.

    Pour un kiné libéral, l’immobilier locatif présente un avantage spécifique : il diversifie le patrimoine en dehors de l’activité professionnelle elle-même, contrairement à un titulaire dont le patrimoine est souvent très concentré sur son cabinet (murs professionnels, patientèle, matériel).

    Comment répartir entre les trois selon ton profil

    ProfilStratégie suggérée
    Jeune remplaçant, début d’activitéPriorité à l’épargne de précaution, puis assurance-vie pour la flexibilité
    Titulaire confirmé, TMI élevéePER pour l’optimisation fiscale immédiate + assurance-vie en complément
    Titulaire en fin de carrièrePréparer la transmission via assurance-vie, sécuriser la retraite via PER
    Profil avec capacité d’épargne importanteDiversifier avec une part d’immobilier locatif (LMNP) en complément
    Notre partenaire Capfinances
    Capfinances accompagne les kinésithérapeutes libéraux dans la construction de leur stratégie patrimoniale, avec des conseillers qui comprennent les spécificités du statut libéral et de la CARPIMKO.

    Diversification des placements, solutions retraite (PER), planification successorale, conseils personnalisés selon ton profil et tes objectifs : Capfinances t’aide à transformer cette comparaison théorique en stratégie concrète, adaptée à ta situation réelle.

    FAQ : investissement pour kiné libéral

    Peut-on cumuler PER, assurance-vie et immobilier ?

    Oui, et c’est même recommandé pour diversifier les risques et les horizons de disponibilité de l’épargne. La répartition optimale dépend de ta tranche d’imposition, ton âge, et ta tolérance au risque.

    Le PER remplace-t-il la retraite CARPIMKO ?

    Non, il la complète. La CARPIMKO reste ton régime de retraite obligatoire de base et complémentaire. Le PER est une épargne volontaire supplémentaire, à la carte.

    Faut-il attendre d’avoir un CA stable pour investir ?

    Pas nécessairement pour l’assurance-vie, qui peut démarrer avec de petits montants réguliers. Pour le PER et surtout l’immobilier, une stabilité de revenu est généralement préférable avant de s’engager sur des montants significatifs ou un emprunt.

    Ce qu’il faut retenir
    Le PER offre une économie d’impôt immédiate mais bloque l’épargne jusqu’à la retraite, idéal pour les TMI élevées. L’assurance-vie offre flexibilité et avantages successoraux après 8 ans. L’immobilier locatif construit un patrimoine tangible et diversifie hors de l’activité professionnelle. La bonne stratégie combine généralement plusieurs de ces leviers selon ton profil et ton horizon.

    Sources

    • CARPIMKO – Caisse de retraite des auxiliaires médicaux, barèmes 2026
    • Code général des impôts – Fiscalité du PER et de l’assurance-vie
    • Capfinances – Partenaire Rempleo pour la stratégie patrimoniale des kinés libéraux
  • Combien économiser pour ses vacances quand on est kiné libéral ?

    Combien économiser pour ses vacances quand on est kiné libéral ?

    En libéral, pas de congés payés automatiques. Chaque semaine de vacances est une semaine sans chiffre d’affaires, sauf à organiser un remplacement. Alors combien faut-il vraiment mettre de côté pour partir sereinement, sans plomber sa trésorerie de rentrée ?

    Le vrai coût des vacances pour un libéral : le manque à gagner

    Pour un salarié, les vacances sont payées. Pour un kiné libéral, chaque jour d’absence (sauf remplacement) représente une perte de chiffre d’affaires directe. C’est le premier calcul à faire avant même de penser au budget des vacances elles-mêmes.

    Durée d’absenceCA journalier moyen estiméManque à gagner total
    1 semaine (5 jours)300 €/jour1 500 €
    2 semaines (10 jours)300 €/jour3 000 €
    3 semaines (15 jours)300 €/jour4 500 €
    4 semaines (20 jours)300 €/jour6 000 €

    Solution principale : le remplacement. Trouver un remplaçant pour ton cabinet pendant tes congés réduit drastiquement ce manque à gagner, tu touches la rétrocession plutôt que zéro. C’est l’un des leviers les plus sous-utilisés par les titulaires qui partent en vacances sans organiser de remplacement.

    Combien épargner pour le budget vacances lui-même ?

    Au-delà du manque à gagner, il y a le budget vacances proprement dit. Les fourchettes ci-dessous donnent un ordre de grandeur pour une personne, à adapter selon la destination et le style de voyage.

    Type de séjourBudget moyen estimé / semaine
    Séjour en France, hébergement économique400 à 700 €
    Séjour en France, hébergement confort700 à 1 200 €
    Séjour en Europe800 à 1 500 €
    Séjour longue distance1 500 € et plus

    La méthode pour épargner sans y penser

    1. Calcule ton coût de vacances annuel total

    Additionne le manque à gagner (si pas de remplacement) et le budget vacances proprement dit. Pour 3 semaines de congés avec budget moyen : environ 4 500 € (manque à gagner) + 2 000 € (budget séjour) = 6 500 € à anticiper sur l’année.

    2. Divise par 12 et automatise un virement mensuel

    6 500 € / 12 mois = environ 540 € à mettre de côté chaque mois sur un compte épargne dédié. Automatiser ce virement dès le début du mois, avant toute autre dépense, est la méthode la plus fiable.

    3. Utilise les dispositifs de défiscalisation existants

    C’est là qu’interviennent les chèques-vacances ANCV : en tant que kiné libéral, tu peux transformer une partie de tes impôts en chèques-vacances utilisables pour financer ton séjour, dans la limite de 30 % du SMIC brut mensuel (soit environ 540 € par an), avec exonération de charges sociales et d’impôt sur le revenu.

    Notre partenaire ANCV
    En tant que kinésithérapeute libéral, tu peux bénéficier des Chèques-Vacances ANCV pour toi-même, ton conjoint collaborateur, et tes éventuels salariés, avec une exonération de charges sociales dans la limite de 30 % du SMIC brut mensuel.

    Grâce au partenariat Rempleo, bénéficiez de la gratuité sur les frais d’ouverture de compte avec le code CGR1REMPLEO26.

    → Pour le détail complet du fonctionnement et des avantages fiscaux, consultez notre guide dédié aux chèques-vacances ANCV pour kinés.

    Organiser son remplacement pendant les vacances : la clé du calcul

    Le levier le plus puissant pour réduire le coût réel de tes vacances reste de trouver un remplaçant fiable pour ton cabinet. Même avec une rétrocession de 25 %, tu continues à percevoir un revenu sur la période, ce qui réduit considérablement le manque à gagner calculé plus haut. Anticiper la recherche de remplaçant plusieurs semaines avant la période de congés, en particulier en haute saison où la demande de remplaçants est forte, est essentiel pour sécuriser cette solution.

    FAQ : épargner pour ses vacances en libéral

    Faut-il un compte épargne séparé pour les vacances ?

    C’est fortement recommandé. Séparer cette épargne de ta trésorerie professionnelle et de ton épargne de précaution évite de piocher dans le budget vacances pour d’autres dépenses, et inversement.

    Les chèques-vacances couvrent-ils tout le budget d’un séjour ?

    Non, ils représentent un complément (jusqu’à 540 €/an environ), pas l’intégralité du budget. Ils s’intègrent dans une stratégie d’épargne plus large.

    Ce qu’il faut retenir
    Le vrai coût des vacances pour un libéral combine le manque à gagner et le budget du séjour. Anticiper un remplacement réduit drastiquement la première partie. Automatiser une épargne mensuelle dédiée et utiliser les chèques-vacances ANCV permettent de financer la seconde sans tension de trésorerie.

    Sources

    • ANCV – Agence Nationale pour les Chèques-Vacances, conditions 2026
    • UNASA – Statistiques des professions libérales 2025
    • Rempleo – Partenaire ANCV pour les kinésithérapeutes libéraux
  • Kiné et micro-entreprise : est-ce possible ?

    Kiné et micro-entreprise : est-ce possible ?

    Tu as entendu parler du statut de micro-entrepreneur, plus simple à gérer que d’autres statuts. Et tu te demandes si tu peux l’adopter en tant que kiné. La réponse, claire et nette, va peut-être te surprendre.

    Non, un kiné ne peut pas être micro-entrepreneur

    La réponse directe
    Il est impossible d’être kinésithérapeute sous le statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur). Cette restriction est spécifique aux professions de santé réglementées et se justifie par des exigences propres à l’exercice de la kinésithérapie, qui nécessite un cadre plus structuré que celui offert par la micro-entreprise.

    Cette interdiction surprend souvent les jeunes diplômés, habitués à entendre parler de la micro-entreprise comme statut simple et rapide pour démarrer une activité indépendante. Pour les professions de santé réglementées par un Ordre, kinésithérapeutes, médecins, infirmiers, sages-femmes, ce statut n’est pas ouvert.

    Pourquoi cette restriction existe

    Les professions de santé réglementées sont soumises à des obligations spécifiques (inscription ordinale, responsabilité civile professionnelle, secret médical, contrôle déontologique) incompatibles avec la simplicité du régime micro-entrepreneur, conçu pour des activités commerciales ou de services standards. Le législateur a fait le choix de maintenir ces professions dans le cadre des professions libérales classiques (BNC), avec ou sans option de simplification fiscale.

    Le vrai équivalent pour un kiné : le régime micro-BNC

    Si la micro-entreprise t’est fermée, il existe un régime fiscal qui en reprend l’esprit de simplicité : le micro-BNC (Bénéfices Non Commerciaux), accessible à tous les kinés libéraux sous certaines conditions de chiffre d’affaires.

    Micro-entreprise (interdit pour kiné)Micro-BNC (accessible au kiné)
    Accessible aux professions réglementéesNonOui
    Simplicité administrativeTrès élevéeÉlevée
    Seuil de CA 2026188 700 € (vente) ou 77 700 € (services)83 600 €
    Abattement forfaitaireVariable selon activité34 % sur le CA
    Obligation comptableTrès allégéeJournal de recettes uniquement

    En pratique, le micro-BNC offre une simplicité administrative très proche de celle qu’aurait pu offrir une micro-entreprise, tout en respectant le cadre réglementaire propre aux professions de santé. C’est le régime que choisissent la grande majorité des jeunes kinés libéraux et des remplaçants en début d’activité.

    Les statuts juridiques réellement accessibles à un kiné libéral

    • Entreprise individuelle (EI) classique au régime micro-BNC ou à la déclaration contrôlée : le choix de la grande majorité des kinés en début d’activité
    • EI à la déclaration contrôlée (2035) : pour les kinés dont les charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire du micro-BNC
    • Société (SELARL, SCM) : pour les kinés installés en groupe ou souhaitant structurer davantage leur activité
    Notre partenaire Indy
    Que tu sois en EI au régime micro-BNC ou à la déclaration contrôlée, la gestion administrative reste une réalité incontournable de l’exercice libéral. Indy est un logiciel de comptabilité conçu pour les indépendants et professions libérales, dont les kinésithérapeutes, qui automatise cette gestion :
    • Import automatique de tes transactions bancaires
    • Génération automatique du journal de recettes
    • Aide à la préparation de ta déclaration fiscale
    • Simulation de tes cotisations sociales
    → Découvrir Indy pour les kinés libéraux :

    FAQ : kiné et micro-entreprise

    Un kiné salarié peut-il cumuler une activité de micro-entrepreneur dans un autre domaine ?

    Oui, en dehors de son activité de kinésithérapeute, un kiné peut tout à fait exercer une activité annexe sous statut de micro-entrepreneur (ex : formation, coaching non lié au soin, vente de produits), à condition de respecter les règles de cumul d’activité et de déontologie professionnelle.

    L’ostéopathe a-t-il le même statut que le kiné sur ce point ?

    Non, c’est une différence notable : un ostéopathe peut, sous certaines conditions de chiffre d’affaires, opter pour le statut de micro-entrepreneur, car cette profession n’est pas réglementée par un Ordre au même titre que la kinésithérapie.

    Le statut micro-BNC limite-t-il mon développement futur ?

    Non. Tu peux basculer vers la déclaration contrôlée à tout moment si ton activité se développe et que tes charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire de 34 %. Le micro-BNC n’est pas un engagement définitif.

    Ce qu’il faut retenir
    Le statut de micro-entrepreneur est fermé aux kinésithérapeutes, profession de santé réglementée par un Ordre. L’équivalent accessible et tout aussi simple administrativement est le régime micro-BNC, ouvert à tout kiné libéral sous le seuil de 83 600 € de chiffre d’affaires.

    Sources

    • Code de la santé publique – Réglementation des professions de santé
    • Code général des impôts – Articles 50-0 (micro-entreprise) et 102 ter (micro-BNC)
    • Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
  • Revenus kiné : écarts homme/femme

    Revenus kiné : écarts homme/femme

    La profession de kinésithérapeute est l’une des rares professions de santé à présenter une quasi-parité démographique : 52,2 % de femmes pour 47,8 % d’hommes parmi les 105 658 kinésithérapeutes en exercice en France. Mais cette parité numérique se traduit-elle par une égalité de revenus ? On a creusé les données disponibles.

    Ce que disent les données nationales sur les écarts de revenus

    Au niveau national, tous secteurs confondus, l’écart de salaire entre hommes et femmes en France atteint 14,9 % à temps de travail équivalent selon l’INSEE (2022), et grimpe à 23,5 % si l’on inclut tous les types de contrats, un écart largement creusé par le temps partiel, nettement plus fréquent chez les femmes (26,5 % des femmes actives, contre 7 % des hommes).

    Pour la profession de kinésithérapeute spécifiquement, les données chiffrées et désagrégées par genre restent rares et peu actualisées au niveau national. C’est en soi révélateur : la profession ne fait pas l’objet d’un suivi statistique genré aussi systématique que d’autres métiers de santé.

    Les mécanismes qui peuvent expliquer un écart, même sans données chiffrées précises

    Le temps partiel et la maternité

    En libéral, une grossesse ou un congé maternité implique généralement un arrêt total d’activité, sans salaire de remplacement automatique, sauf à souscrire une prévoyance adaptée. Ce mécanisme, structurellement plus présent chez les femmes, a un impact direct sur le chiffre d’affaires annuel et donc sur le revenu déclaré.

    Les choix de spécialisation

    Certaines spécialisations mieux valorisées financièrement (kinésithérapie du sport, en particulier) restent statistiquement plus investies par des hommes, tandis que la rééducation pédiatrique ou périnéale, moins valorisée en moyenne, est davantage investie par des femmes. Ce phénomène de ségrégation des spécialisations existe dans de nombreuses professions de santé.

    Le statut d’exercice

    Le salariat, en moyenne moins rémunérateur que le libéral, est parfois privilégié par les kinés en début de parentalité pour sa stabilité et sa prévisibilité, un choix qui peut peser différemment selon le genre du fait de la répartition encore inégale de la charge parentale.

    Ce qui ne varie théoriquement pas : le tarif de l’acte

    Un point important à souligner : la NGAP fixe un tarif identique pour un acte donné, indépendamment du genre du praticien. Contrairement à d’autres secteurs où la négociation salariale individuelle peut introduire des écarts directs, la kinésithérapie libérale conventionnée a une grille tarifaire neutre. L’écart de revenu, s’il existe, se construit donc en amont — sur le volume d’activité, les choix de spécialisation, le temps de travail — plutôt que sur le tarif lui-même.

    Comment réduire l’écart à l’échelle individuelle

    • Se former tôt à une spécialisation à forte valeur ajoutée, indépendamment des représentations de genre associées à certaines pratiques
    • Anticiper financièrement une maternité avec une prévoyance adaptée, pour limiter l’impact du congé sur le revenu annuel
    • Négocier activement les taux de rétrocession en remplacement, sans sous-évaluer sa valeur professionnelle
    • Considérer le hors nomenclature comme un levier de revenu accessible à tous, sans biais de genre dans sa pratique

    FAQ : écarts de revenus homme/femme en kinésithérapie

    Existe-t-il des études spécifiques à la kinésithérapie sur ce sujet ?

    Les données publiques désagrégées par genre spécifiquement pour la kinésithérapie libérale restent limitées à ce jour. Les ordres professionnels et syndicats commencent à s’y intéresser, mais aucune étude nationale exhaustive n’a encore été publiée sur ce point précis.

    Le statut libéral réduit-il ou accentue-t-il les écarts par rapport au salariat ?

    C’est ambivalent. Le libéral offre en théorie une rémunération directement liée à l’activité, sans biais de négociation salariale individuelle. Mais il expose davantage aux conséquences financières des interruptions d’activité (maternité, maladie), qui ne sont pas automatiquement compensées comme en salariat.

    Ce qu’il faut retenir
    La profession affiche une quasi-parité démographique, mais les données chiffrées sur l’écart de revenus restent rares au niveau national. Les mécanismes les plus probables passent par le temps partiel, les interruptions de carrière liées à la parentalité, et les choix de spécialisation, plutôt que par une différence de tarif à l’acte, qui reste fixé par convention indépendamment du genre du praticien.

    Sources

    • INSEE – Écarts de salaires femmes-hommes, données 2022, publication 2024
    • CNOMK – Démographie des kinésithérapeutes 2024
    • Convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes – Grille tarifaire NGAP 2026