Tu as déjà lu que le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée dépend de tes charges réelles. Mais comment, concrètement, faire ce calcul pour TA situation ? Voici une méthode pas à pas, avec une grille de calcul que tu peux reproduire toi-même en quelques minutes.
Rappel express du principe
Micro-BNC
Déclaration contrôlée
Mécanisme
Abattement forfaitaire de 34 % sur le CA
Déduction des charges réelles
Avantageux si…
Tes charges réelles sont inférieures à 34 % de ton CA
Tes charges réelles dépassent 34 % de ton CA
Seuil 2026
CA inférieur à 83 600 €
Au-delà, ou sur option en dessous
La méthode en 4 étapes pour trancher
Étape 1 : liste toutes tes charges professionnelles réelles de l’année
Cotisations sociales URSSAF et CARPIMKO
Loyer du cabinet (si applicable)
Frais de véhicule (réels ou barème kilométrique)
Matériel et fournitures professionnelles
Assurances professionnelles (RCP notamment)
Frais de comptabilité, logiciel métier
Cotisations ordinales et syndicales
Étape 2 : additionne le total
Fais la somme de toutes ces charges sur une année pleine d’exercice (ou une estimation réaliste si tu débutes).
Étape 3 : calcule le pourcentage par rapport à ton CA
% de charges réelles = (Total des charges ÷ Chiffre d’affaires annuel) × 100
Étape 4 : compare au seuil de 34 %
Résultat de ton calcul
Régime à privilégier
Charges réelles < 34 % du CA
Micro-BNC plus avantageux
Charges réelles ≈ 34 % du CA
Les deux régimes sont quasi équivalents — la simplicité du micro-BNC peut faire la différence
Charges réelles > 34 % du CA
Déclaration contrôlée plus avantageuse
Exemple chiffré complet : deux profils contrastés
Profil A : Kiné remplaçant, peu de charges
Montant
CA annuel
55 000 €
Cotisations sociales
16 500 €
Frais de véhicule
2 000 €
Assurance RCP
300 €
Total charges réelles
18 800 €
% de charges réelles
34,2 %
Verdict
Quasi équivalent — micro-BNC pour la simplicité
Profil B : Kiné titulaire avec cabinet
Montant
CA annuel
85 000 €
Cotisations sociales
25 500 €
Loyer de cabinet
6 000 €
Matériel et amortissements
4 000 €
Comptable et logiciel
2 500 €
Frais de véhicule
3 000 €
Total charges réelles
41 000 €
% de charges réelles
48,2 %
Verdict
Déclaration contrôlée nettement plus avantageuse
Les 3 erreurs fréquentes dans ce calcul
❌ Erreur 1 : oublier les cotisations sociales dans le calcul Ce sont souvent la plus grosse ligne de charges. Les ignorer fausse complètement le résultat et fait paraître le micro-BNC plus avantageux qu’il ne l’est réellement.
❌ Erreur 2 : se baser sur une estimation trop optimiste des charges En 1ère année, on sous-estime souvent le coût réel du matériel, des assurances, et des imprévus. Prévois une marge de 10 à 15 % sur ton estimation.
❌ Erreur 3 : ne pas reconsidérer le choix chaque année Ta situation évolue (passage en cabinet, changement de zone, nouvelle spécialisation). Un choix pertinent en année 1 peut ne plus l’être en année 3, le calcul doit être refait régulièrement.
Laisser Indy faire le calcul pour toi Plutôt que de refaire ce calcul à la main chaque année, Indy peut analyser tes charges réelles à partir de tes transactions bancaires et te recommander automatiquement le régime le plus avantageux pour ta situation.
FAQ : choisir entre micro-BNC et déclaration contrôlée
Puis-je changer de régime en cours d’année ?
Non. Le choix se fait pour une année fiscale complète. Si tu es sur option pour la déclaration contrôlée et que tu veux revenir au micro-BNC, la dénonciation doit être faite dans les délais de dépôt de la déclaration 2035.
Le calcul est-il différent si mon activité est mixte (conventionné + hors nomenclature) ?
Le principe du calcul reste le même, tu compares tes charges réelles totales à 34 % de ton CA total. La distinction conventionné/non conventionné impacte surtout le calcul de tes cotisations sociales, pas le choix du régime fiscal lui-même.
Ce qu’il faut retenir La méthode tient en 4 étapes : liste tes charges réelles, additionne-les, calcule leur pourcentage par rapport à ton CA, compare ce pourcentage à 34 %. N’oublie jamais d’inclure tes cotisations sociales dans le calcul, c’est l’erreur la plus fréquente et la plus coûteuse.
Sources
Code général des impôts – Articles 50-0 et 102 ter, régime micro-BNC 2026
UNASA – Statistiques des professions libérales 2025
Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
Tu as entendu parler du statut de micro-entrepreneur, plus simple à gérer que d’autres statuts. Et tu te demandes si tu peux l’adopter en tant que kiné. La réponse, claire et nette, va peut-être te surprendre.
Non, un kiné ne peut pas être micro-entrepreneur
La réponse directe Il est impossible d’être kinésithérapeute sous le statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur). Cette restriction est spécifique aux professions de santé réglementées et se justifie par des exigences propres à l’exercice de la kinésithérapie, qui nécessite un cadre plus structuré que celui offert par la micro-entreprise.
Cette interdiction surprend souvent les jeunes diplômés, habitués à entendre parler de la micro-entreprise comme statut simple et rapide pour démarrer une activité indépendante. Pour les professions de santé réglementées par un Ordre, kinésithérapeutes, médecins, infirmiers, sages-femmes, ce statut n’est pas ouvert.
Pourquoi cette restriction existe
Les professions de santé réglementées sont soumises à des obligations spécifiques (inscription ordinale, responsabilité civile professionnelle, secret médical, contrôle déontologique) incompatibles avec la simplicité du régime micro-entrepreneur, conçu pour des activités commerciales ou de services standards. Le législateur a fait le choix de maintenir ces professions dans le cadre des professions libérales classiques (BNC), avec ou sans option de simplification fiscale.
Le vrai équivalent pour un kiné : le régime micro-BNC
Si la micro-entreprise t’est fermée, il existe un régime fiscal qui en reprend l’esprit de simplicité : le micro-BNC (Bénéfices Non Commerciaux), accessible à tous les kinés libéraux sous certaines conditions de chiffre d’affaires.
Micro-entreprise (interdit pour kiné)
Micro-BNC (accessible au kiné)
Accessible aux professions réglementées
Non
Oui
Simplicité administrative
Très élevée
Élevée
Seuil de CA 2026
188 700 € (vente) ou 77 700 € (services)
83 600 €
Abattement forfaitaire
Variable selon activité
34 % sur le CA
Obligation comptable
Très allégée
Journal de recettes uniquement
En pratique, le micro-BNC offre une simplicité administrative très proche de celle qu’aurait pu offrir une micro-entreprise, tout en respectant le cadre réglementaire propre aux professions de santé. C’est le régime que choisissent la grande majorité des jeunes kinés libéraux et des remplaçants en début d’activité.
Les statuts juridiques réellement accessibles à un kiné libéral
Entreprise individuelle (EI) classique au régime micro-BNC ou à la déclaration contrôlée : le choix de la grande majorité des kinés en début d’activité
EI à la déclaration contrôlée (2035) : pour les kinés dont les charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire du micro-BNC
Société (SELARL, SCM) : pour les kinés installés en groupe ou souhaitant structurer davantage leur activité
Notre partenaire Indy Que tu sois en EI au régime micro-BNC ou à la déclaration contrôlée, la gestion administrative reste une réalité incontournable de l’exercice libéral. Indy est un logiciel de comptabilité conçu pour les indépendants et professions libérales, dont les kinésithérapeutes, qui automatise cette gestion : • Import automatique de tes transactions bancaires • Génération automatique du journal de recettes • Aide à la préparation de ta déclaration fiscale • Simulation de tes cotisations sociales → Découvrir Indy pour les kinés libéraux :
Un kiné salarié peut-il cumuler une activité de micro-entrepreneur dans un autre domaine ?
Oui, en dehors de son activité de kinésithérapeute, un kiné peut tout à fait exercer une activité annexe sous statut de micro-entrepreneur (ex : formation, coaching non lié au soin, vente de produits), à condition de respecter les règles de cumul d’activité et de déontologie professionnelle.
L’ostéopathe a-t-il le même statut que le kiné sur ce point ?
Non, c’est une différence notable : un ostéopathe peut, sous certaines conditions de chiffre d’affaires, opter pour le statut de micro-entrepreneur, car cette profession n’est pas réglementée par un Ordre au même titre que la kinésithérapie.
Le statut micro-BNC limite-t-il mon développement futur ?
Non. Tu peux basculer vers la déclaration contrôlée à tout moment si ton activité se développe et que tes charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire de 34 %. Le micro-BNC n’est pas un engagement définitif.
Ce qu’il faut retenir Le statut de micro-entrepreneur est fermé aux kinésithérapeutes, profession de santé réglementée par un Ordre. L’équivalent accessible et tout aussi simple administrativement est le régime micro-BNC, ouvert à tout kiné libéral sous le seuil de 83 600 € de chiffre d’affaires.
Sources
Code de la santé publique – Réglementation des professions de santé
Code général des impôts – Articles 50-0 (micro-entreprise) et 102 ter (micro-BNC)
Indy.fr – Partenaire Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux
Tu viens de te lancer en libéral. Ou tu y penses sérieusement. Et dès que tu commences à creuser la question administrative, tu tombes sur un alphabet soup qui donne le tournis : BNC, micro-BNC, 2035, DAS2, URSSAF, CARPIMKO…
Bonne nouvelle : si ton chiffre d’affaires reste sous le seuil du micro-BNC (et c’est le cas pour la grande majorité des remplaçants et des jeunes installés) ta comptabilité est bien plus simple qu’on ne te l’a dit. On te explique tout, étape par étape, sans jargon inutile.
Le régime micro-BNC : c’est quoi exactement ?
En tant que kiné libéral, tu exerces sous le régime des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). La distinction avec les salariés est simple : tu vends ton savoir-faire, tu n’es pas rémunéré par un employeur, et tu déclares un bénéfice pas un salaire.
Le régime micro-BNC est la version simplifiée de ce système. Il s’applique automatiquement si ton chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas le seuil légal. Son fonctionnement est d’une simplicité remarquable :
Comment fonctionne le micro-BNC ? 1. Tu déclares ton chiffre d’affaires brut encaissé (tes honoraires totaux). 2. L’administration fiscale applique automatiquement un abattement forfaitaire de 34 %. 3. Tu es imposé(e) sur les 66 % restants, sans avoir à détailler tes charges réelles. 4. Pas de déclaration 2035. Pas de liasse fiscale. Pas de comptabilité formelle.
En 2026, le seuil du micro-BNC a été revalorisé à 83 600 € de chiffre d’affaires annuel (contre 77 700 € sur la période 2023-2025). Ce seuil s’applique pour les revenus de 2026, 2027 et 2028. Le basculement obligatoire en déclaration contrôlée n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement.
Concrètement : pour un remplaçant qui génère 50 000 € de CA annuel, le micro-BNC s’applique sans question. Pour un titulaire dont le CA tourne autour de 85 000 € (la moyenne nationale) le seuil est désormais tangent.
Micro-BNC ou déclaration contrôlée : lequel choisir ?
C’est la question que tout kiné libéral se pose dès la première année. Et la réponse n’est pas toujours celle qu’on croit.
Micro-BNC
Déclaration contrôlée (2035)
Seuil CA
En dessous de 83 600 €
Au-dessus de 83 600 € (ou sur option)
Abattement
34 % forfaitaire automatique
Déduction des charges réelles
Comptabilité requise
Journal de recettes uniquement
Comptabilité complète (recettes + dépenses)
Déclaration fiscale
2042-C-PRO uniquement
2035 + 2042
Complexité administrative
Très faible
Élevée (comptable recommandé)
Avantageux si…
Charges réelles < 34 % du CA
Charges réelles > 34 % du CA
Le piège du micro-BNC pour les kinés : l’abattement forfaitaire de 34 % est souvent inférieur aux charges réelles. Les données UNASA montrent que les charges moyennes des kinés libéraux représentent entre 47 et 55 % de leur CA. Si tu es dans cette situation, la déclaration contrôlée te coûte moins d’impôt.
La règle simple : additionne tes cotisations sociales + tes frais de véhicule + tes autres charges. Si le total dépasse 34 % de ton CA, la déclaration contrôlée est plus avantageuse. En cas de doute, un coup de fil à un comptable spécialisé vaut le coût.
Tes obligations comptables concrètes en micro-BNC
L’avantage du micro-BNC, c’est sa légèreté administrative. Voici exactement ce que tu dois faire et ce que tu n’as pas à faire.
Ce que tu dois tenir : le journal de recettes
En micro-BNC, tu es obligé(e) de tenir un journal de recettes chronologique. Il doit mentionner pour chaque recette :
La date d’encaissement
L’identité du débiteur (patient ou organisme payeur)
Le montant encaissé
La nature de la prestation
Ce journal peut être tenu sur un simple tableur Excel, un carnet, ou (bien mieux) via un logiciel dédié qui l’automatise complètement.
Ce que tu dois déclarer : la 2042-C-PRO
Une seule déclaration fiscale en micro-BNC : la 2042-C-PRO, à remplir en même temps que ta déclaration de revenus annuelle. Tu y reportes simplement ton CA brut encaissé. L’abattement de 34 % est calculé automatiquement par l’administration.
Ce que tu dois conserver : les justificatifs
Même en micro-BNC, tu dois conserver tous tes justificatifs pendant 10 ans : feuilles de soins, relevs bancaires, factures de matériel, notes de frais. En cas de contrôle fiscal, tu dois pouvoir justifier tes recettes. Conserve également les doubles en format numérique — les tickets de caisse s’effacent vite.
Ce que tu n’as pas à faire en micro-BNC
En micro-BNC, tu n’as pas à : – Remplir la déclaration 2035 – Tenir une comptabilité formelle de recettes ET dépenses – Détailler tes charges réelles – Adhérer à une Association de Gestion Agréée (AGA) pour éviter la majoration fiscale (supprimée en 2023) – Produire une liasse fiscale
Le calendrier fiscal de la première année : ne rate aucune échéance
La première année en libéral, les délais administratifs arrivent souvent par surprise. Voici le calendrier à avoir en tête.
Période
Échéance
Ce que tu dois faire
Dès le 1er rempla
Immédiat
Inscription URSSAF via formalites.entreprises.gouv.fr
Dès le 1er rempla
Immédiat
Inscription CARPIMKO
1ère année
Continu
Tenir ton journal de recettes chaque mois
1ère année
Nov-Déc
Provisionner pour la régularisation URSSAF à venir
Printemps année N+1
Avril-Juin
Déclaration de revenus 2042-C-PRO
Année N+2
Variable
Régularisation URSSAF sur revenus réels de N
Si CA > 83 600 € 2 ans de suite
Année N+2
Basculement obligatoire en déclaration contrôlée
Le point crucial sur la régularisation URSSAF : les deux premières années, tu paies sur une base forfaitaire (19 % du PASS 2026 = 48 060 €). Mais en année 3, tu es régularisé(e) sur tes revenus réels. Si ton CA a été élevé dès le départ et que tu n’as rien provisionné, la facture peut faire très mal. Règle simple : mets 30 % de ton bénéfice de côté chaque mois dès le premier jour.
Les erreurs les plus fréquentes en première année
❌ Erreur 1 : ne pas s’inscrire à l’URSSAF dès le premier remplacement
Les cotisations sont dues dès le premier jour d’activité (Rep. ACOSS du 09/04/2019). Commencer à remplacer sans s’être inscrit, c’est s’exposer à des pénalités de retard.
❌ Erreur 2 : choisir le micro-BNC sans vérifier si c’est avantageux
Si tes charges réelles dépassent 34 % de ton CA, ce qui est fréquent dès que tu as un cabinet, le micro-BNC te coûte plus cher. Fais le calcul avant de choisir.
❌ Erreur 3 : ne rien provisionner pour la régularisation URSSAF
La régularisation de la 3ème année est la principale mauvaise surprise des jeunes kinés libéraux. Provisionne 30 % de ton bénéfice chaque mois, sans exception.
❌ Erreur 4 : mélanger compte personnel et compte professionnel
Même si ce n’est pas obligatoire d’avoir un compte bancaire professionnel, mélanger les flux complique considérablement le suivi et la déclaration. Ouvre un compte dédié à ton activité libérale dès le départ.
❌ Erreur 5 : ne pas conserver ses justificatifs
Les feuilles de soins, les recevés patients, les factures de matériel : garde tout pendant 10 ans minimum, de préférence en version numérique.
Simplifier sa comptabilité micro-BNC avec un outil adapté
Tenir un journal de recettes manuellement, c’est possible. Mais c’est chronophage et source d’erreurs. Pour un kiné qui voit 20 à 30 patients par jour, la comptabilité est la dernière chose sur laquelle tu veux passer du temps le soir.
C’est exactement pour ça qu’existent des outils de comptabilité automatisée conçus pour les professions libérales.
📊 Notre partenaire Indy Indy est un logiciel de comptabilité conçu spécifiquement pour les indépendants et professions libérales, dont les kinésithérapeutes. Il automatise la gestion comptable du régime micro-BNC et de la déclaration contrôlée. Ce qu’Indy fait pour toi : – Import automatique de tes transactions bancaires – Catégorisation intelligente de tes recettes et dépenses – Génération automatique du journal de recettes – Aide à la préparation de ta déclaration 2042-C-PRO ou 2035 – Simulation de tes cotisations URSSAF et de ta provision à mettre de côté – Alertes sur les échéances fiscales
FAQ : les questions que les kinés en micro-BNC nous posent
Est-ce que je peux rester en micro-BNC si mon CA dépasse 83 600 € une seule année ?
Oui. Le basculement obligatoire en déclaration contrôlée n’intervient qu’après deux années consécutives de dépassement. Si ton CA dépasse le seuil une seule année et revient en dessous l’année suivante, tu peux rester en micro-BNC.
Puis-je basculer en déclaration contrôlée même si mon CA est en dessous du seuil ?
Oui, sur option. Tu peux choisir la déclaration contrôlée même si tu es éligible au micro-BNC, si elle est plus avantageuse fiscalement. Cette option est valable 1 an et doit être dénoncée dans les délais de dépôt de la déclaration 2035 pour revenir au micro-BNC.
Est-ce que la TVA s’applique en micro-BNC pour les kinés ?
Non. Les actes de kinésithérapie sont exonérés de TVA, qu’ils soient conventionnés ou non. Cette exonération s’applique indépendamment du régime fiscal choisi. Tu n’as pas à collecter ni à déclarer de TVA.
Faut-il un comptable en micro-BNC ?
Ce n’est pas obligatoire. La plupart des kinés en micro-BNC gèrent leur comptabilité seuls, surtout avec un outil automatisé. En revanche, dès que ton CA approche du seuil ou que tu envisages de passer en déclaration contrôlée, consulter un expert-comptable spécialisé santé libérale est une décision rentable, ses honoraires sont déductibles.
Le remplacement kiné est-il comptabilisé différemment du cabinet ?
Non. Que tu sois remplaçant ou titulaire, tu déclares tes recettes nettes (c’est-à-dire les honoraires que tu as effectivement encaissés, après rétrocession pour le titulaire, ou les honoraires reçus après reversement au titulaire pour le remplaçant). La mécanique de déclaration est identique dans les deux cas.
Qu’est-ce que le DAS2 et est-ce que ça me concerne ?
Le DAS2 concerne le titulaire, pas le remplaçant. Le titulaire doit déclarer toute rétrocession dépassant 1 200 € par an vers un même remplaçant. Si tu es remplaçant, tu n’as pas à remplir ce formulaire. En revanche, tu dois déclarer les honoraires que tu as reçus dans ta propre déclaration de revenus.
Ce qu’il faut retenir
Le régime micro-BNC en 5 points clés : 1. Seuil 2026 : 83 600 € de CA annuel. En dessous, tu es en micro-BNC par défaut. 2. Abattement de 34 % automatique : simple, mais pas toujours avantageux si tes charges réelles sont plus élevées. 3. Seule obligation comptable : un journal de recettes chronologique. 4. Seule déclaration fiscale : la 2042-C-PRO, en même temps que ta déclaration de revenus. 5. La régularisation URSSAF de la 3ème année est la principale surprise à anticiper : provisionne 30 % dès le départ.
Pour automatiser tout ça et ne plus y penser : Indy est l’outil partenaire de Rempleo pour la comptabilité des kinés libéraux. Découvre le micro-BNC pour kiné libéral sur indy.fr