Kiné titulaire : mon collaborateur doit-il souscrire à Doctolib ?

Mon collaborateur Kinésithérapeute doit il souscrire à Doctolib

Vous êtes kiné et vous gérez un cabinet ? Vous vous posez certainement cette question lorsqu’un nouveau collaborateur rejoint votre structure. Doctolib bénéficie d’une large notoriété auprès des cabinets de kinés, mais faut-il l’imposer à vos collaborateurs ? Qui doit prendre en charge l’abonnement ? On vous donne des conseils pour aborder cette question et trouver la solution la plus adaptée à votre modèle économique et organisationnel.

Sommaire
1- Pourquoi envisager Doctolib pour vos collaborateurs ?
2- Qui doit prendre en charge l’abonnement ?
3- Proposer ou imposer : quelle approche adopter ?
4- Trouver le juste équilibre pour une collaboration réussie

Pourquoi envisager Doctolib pour vos collaborateurs ?

La question de l’harmonisation des outils au sein d’un cabinet est essentielle. L’intégration de vos collaborateurs dans un même écosystème présente plusieurs avantages :

Maîtriser l’organisation du cabinet. Un agenda unifié permet une visibilité globale sur l’activité, facilite la gestion des remplacements et optimise l’utilisation des salles de soins. Cette cohérence organisationnelle bénéficie à l’ensemble de l’équipe et aux patients.

Faciliter la facturation et le suivi administratif. Avec un système commun, le suivi des actes, la télétransmission et la gestion des impayés sont simplifiés. Cela permet également d’assurer une cohérence dans les pratiques de facturation au sein du cabinet.

Optimiser le remplissage des agendas. Un collaborateur intégré à votre système de prise de rendez-vous en ligne bénéficie de la visibilité du cabinet et peut ainsi développer plus rapidement sa patientèle. Il est aussi difficile pour un collaborateur d’anticiper précisément la fin des plans de traitement en cours, et de s’assurer un agenda rempli toutes les semaines. À savoir : Doctolib propose désormais plusieurs offres pour les kinés, qui vont d’un accès gratuit à un agenda hors ligne, à la suite complète de solutions cliniques et financières, avec ou sans prise de rendez-vous en ligne. Il est important d’identifier l’offre qui correspond à vos besoins et à ceux de vos collaborateurs pour optimiser votre investissement et maximiser les bénéfices pour l’ensemble du cabinet.

Qui doit prendre en charge l’abonnement ?

Cette question dépend essentiellement de votre modèle économique :

Le modèle de rétrocession est déterminant. Posez vous la question : est-ce que la prise en charge de Doctolib sera rentabilisée par le montant de la rétrocession versée par mon collaborateur ? Cela dépend de plusieurs éléments, comme le remplissage de son agenda, la méthode de calcul de la rétrocession, etc. Si votre collaborateur vous reverse un pourcentage de ses honoraires suffisant pour couvrir les charges liées à son exercice,  il est pertinent que vous preniez en charge l’abonnement, considérant qu’il fait partie des outils mis à disposition par le cabinet.

L’impact sur le FAMI doit être considéré. Si l’utilisation de Doctolib par l’ensemble des praticiens du cabinet contribue à l’obtention du Forfait d’Aide à la Modernisation et à l’Informatisation, cet élément peut justifier une prise en charge par le cabinet.

L’équilibre économique reste essentiel. Si vous prenez tout à votre charge et que le taux de rétrocession ne vous permet pas d’amortir ces coûts, il est légitime d’envisager une participation du collaborateur ou une révision du taux de rétrocession.

Proposer ou imposer : quelle approche adopter ?

La manière d’aborder le sujet avec votre collaborateur est aussi importante que la décision elle-même :

La communication transparente est primordiale. Expliquez clairement les avantages pour le cabinet et pour le collaborateur lui-même, notamment en termes de développement de patientèle et de simplification administrative.

L’approche contractuelle doit être claire. Si l’utilisation de Doctolib fait partie de votre modèle organisationnel, précisez-le dès le départ dans votre contrat de collaboration. Cela évite les malentendus et pose les bases d’une collaboration harmonieuse.

L’accompagnement facilite l’adoption. Proposez une formation et un accompagnement à vos collaborateurs pour qu’ils puissent tirer pleinement parti des fonctionnalités de Doctolib.

Trouver le juste équilibre pour une collaboration réussie

La décision finale dépend de votre modèle économique et de vos priorités organisationnelles :

Oui, si cela s’intègre dans votre modèle en tant que titulaire. Si les avantages organisationnels justifient l’investissement et que votre modèle de rétrocession vous permet d’absorber ce coût, la prise en charge par le cabinet est pertinente.

Non, si l’équilibre économique n’est pas assuré. Si vous prenez tout à votre charge et que vous ne vous y retrouvez pas avec la rétrocession actuelle, une participation du collaborateur ou une révision du taux de rétrocession peut être nécessaire.

L’essentiel est de trouver un équilibre qui satisfasse les deux parties et qui contribue à l’efficacité globale du cabinet. Cette décision, bien que principalement économique, a aussi un impact sur la cohésion d’équipe et la qualité du service offert aux patients.


Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire 👇

1- NGAP kiné 2025 : tout savoir sur la nouvelle nomenclature

2- Comment financer efficacement son matériel de kinésithérapie ?

3- Chèques vacances ANCV kiné : Comment en bénéficier ?

4- Comment trouver un remplaçant kiné en 2025 ?

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *