Comment trouver un remplaçant kiné ? Quelle est la démographie des masseurs kinésithérapeutes ? Quelles formations et quels remboursements pour les MKDE ? Comment gérer sa comptabilité kiné ?
Autant de questions que nous nous sommes posé nous aussi dans notre quotidien de kiné : on y répond ici !
Partenaire historique de la FNEK pour la création du Guide du Jeune MKDE, à destination des neodiplomés kinés, l’équipe de Rempleo vous en conseille bien sûr la lecture !
une suite de guides de conseils et bonnes pratiques
Pour bien démarrer sa vie professionnelle, les conseils du Guide du Jeune MKDE couvrent les catégories suivantes :
les Instances de la masso-kinésithérapie
les premières démarches à effectuer
les spécificités de l’exercice salarié
les spécificités de l’exercice libéral
le numérique et la santé connectée
la variété d’exercices possibles
une bibliographie
L’équipe de Rempleo intervient bien sûr dans la partie de l’exercice libéral, au sujet des différents status du kinésithérapeute : titulaire, collaborateur et remplaçant.
Le Guide du Jeune MKDE est disponible gratuitement, publié sur le site de la FNEK qui est son seul éditeur autorisé 👇
Le travail de la FNEK ne s’arrête pas à la création de ce guide, puisqu’elle publie également :
le Guide de la Poursuite de Formation qui recense les formations complémentaires que les kinésithérapeutes peuvent réaliser en plus de leur diplôme d’état.
le Guide de l’Élu Étudient Kiné qui comprend un résumé des textes du référentiel de formation, mais aussi une partie plus générale sur la posture de l’élu et les clés pour représenter efficacement les étudiants.
le Kit d’Initiation à la Recherche Bibliographique qui a pour but d’accompagner les étudiants, principalement en début de cursus, à réaliser une recherche bibliographique. Il s’accompagne aussi d’une aide à l’édition de la bibliographie.
le Guide de Survie du Stagiaire Kiné est édité par la FNEK en collaboration avec la SFP et distribué gratuitement à tous les étudiants lors de leur entrée en IFMK. Les étudiants et masso-kinéithérapeutes diplômés d’Etat désirant se le procurer au format papier peuvent nous contacter à publication@fnek.fr.
le Guide des Outre-Mer fait la promotion des territoires Outre-mer. Y sont listés les besoins des territoires et les démarches nécessaires aux étudiants et diplômés souhaitant exercer Outre-mer.
le Guide PCJS permet d’organiser l’intégration des nouveaux étudiants en masso-kinésithérapie, tout en y associant des actions solidaires, et de la prévention.
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Le chiffre d’affaires et le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute sont bien différents. Cette différence peut laisser croire que nous sommes très bien lotis. Notre partenaire Arcolib, spécialiste du domaine, a donc enquêté sur le sujet. On vous dévoile les vrais chiffres, tirés des 2035 moyennes des adhérents kinés du service !
À noter que sur 10ans, le revenu d’un MKDE titulaire est en très légère baisse. Pourtant, nous sommes nombreux à faire face à l’inflation galopante dans notre vie privée.
À la suite de la pandémie en 2020, les recettes semblent heureusement reprendre leur taux normal.
2021 est la meilleure année sur 10ans pour les collaborateurs, avec une augmentation notable des recettes, précédée comme pour nous tous d’une baisse due à la pandémie de COVID.
Hors année de COVID, 2021 semble être la moins bonne de ces 10 dernières années en terme de résultat net pour les kinés remplaçants. Une précarité qui ne devrait pas devenir un danger pour la profession, alors qu’il est déjà complexe de trouver des confrères pour assurer la continuité des soins pendant nos congés et arrêts maladie.
Pour bénéficier de l’accompagnement de ces spécialistes fiscalo-comptables du conseil aux libéraux, n’hésite pas à te rendre dans l’espace Avantages de ton application Rempleo : tu pourras profiter d’un forfait à 180€ par an !
Découvrez aussi le nouveau service de conformité fiscale Fisca-PASS créé par Arcolib.
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le rappel de l’expertise essentielle des kinésithérapeutes dans la vie des Français.
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Alors que la désertification sanitaire met en péril notre système de santé, la profession compte plus de 100 000 kinésithérapeutes, professionnels de santé dont les compétences permettent de prévenir et soigner de nombreux problèmes de santé à toutes les étapes de la vie.
Dans le contexte actuel,rappeler l’expertise des kinésithérapeutes et les pathologies que la profession est à même de prendre en charge au quotidien est un enjeu majeur.
Les kinésithérapeutes sont des acteurs clés de notre système de santé sur lesquels les Français peuvent compter.
Connaître l’étendue des prises en charge possibles en kinésithérapie et permettre aux kinésithérapeutes de soigner leurs patients dans les meilleures conditions, c’est assurer la qualité des soins, prévenir la perte d’autonomie, mettre en œuvre une politique de santé favorisant la prévention et préserver la santé de nos concitoyens. Les champs d’expertise de la kinésithérapie restent encore trop peu connus des Français.
C’est pourquoi, à l’occasion de la journée mondiale de la kinésithérapie ce jeudi 8 septembre, le Conseil national lance une vaste campagne de communication.
L’objectif de cette campagne est de promouvoir la profession et de rappeler combien les kinésithérapeutes, acteurs majeurs de santé publique, accompagnent les citoyens à toutes les étapes de leur vie, pour les aider à prévenir les maladies et à les traiter quand elles sont présentes. Le message principal que nous souhaitons véhiculer au grand public est que les kinésithérapeutes n’ont pas pour unique vocation de soigner des pathologies liées à la rééducation motrice et fonctionnelle, mais que leur champ d’action est bien plus vaste : prévention, dépistage, diagnostic, prise en charge et traitement de nombreuses autres pathologies.
Cette campagne se compose de plusieurs outils de communication.
Six visuels illustrant des pathologies différentes
La campagne met en avant six exemples de pathologies sur lesquelles les kinésithérapeutes peuvent intervenir dans le cadre d’une prise en charge concertée et auxquelles les Français ne pensent pas spontanément :
la prévention de l’obésité
la prévention des troubles de l’équilibre chez la personne âgée
la prise en charge de la rééducation du périnée
la prévention des troubles musculo-squelettiques
la prise en charge des situations de handicap
la prise en charge de la plagiocéphalie chez le nourrisson
La prévention de l’obésité
La prévention des troubles de l’équilibre chez la personne âgée
La prise en charge de la rééducation du périnée
La prévention des troubles musculo-squelettiques
La prise en charge des situations de handicap
La prise en charge de la plagiocéphalie chez le nourrisson
Un site internet dédié au grand public
Un site internet a été créé spécifiquement pour la campagne. Il s’adresse à une cible grand public qui pourra y découvrir l’ensemble des pathologies prises en charge par le kinésithérapeute via une mosaïque des pathologies complémentaires à celles mises en avant dans les affiches.
Cette vidéo, visant à valoriser les différents types de prises en charge de la profession tout au long de la vie des patients, décrit la place de la kinésithérapie dans la vie d’Anne, de sa naissance à l’âge senior. Celle-ci met en valeur le rôle majeur de la profession à tous les âges de la vie et pour de nombreuses pathologies diverses. La vidéo rappelle enfin que les kinésithérapeutes sont tant des professionnels du soin que de la prévention.
N’hésitez pas à partager cette campagne « La kinésithérapie, une pièce essentielle pour votre santé » sur vos réseaux sociaux et à utiliser les supports sur votre lieu d’exercice.
Cette campagne fera l’objet d’un important relais sur les réseaux sociaux de l’Ordre.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les mesures en place jusqu’au 30 septembre 2022 pour renforcer l’accès aux soins urgents et non programmés en France.
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En réponse aux difficultés rencontrées par les structures d’urgences, et plus globalement par l’ensemble du système de santé, la Première ministre, madame Elisabeth Borne a annoncé le 1er juillet dernier un ensemble de mesures ayant vocation à soutenir une organisation renforcée de l’accès aux soins urgents et non programmés sur tout le territoire.
Vous trouverez ci-dessous les mesures, précisées par monsieur François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, qui sont mises en place jusqu’au 30 septembre 2022 et qui concernent les kinésithérapeutes :
1- Simplification de la mise en application des protocoles de coopération entre kinésithérapeutes et médecins
Pour rappel, l’article 66 de la loi OTSS a remplacé le dispositif des protocoles de coopération issu de la loi HPST de 2009 par un nouveau permettant aux professionnels de santé travaillant en équipe de pouvoir s’engager, à leur initiative, dans une démarche de coopération pour mieux répondre aux besoins des patients.
Ce dispositif vise à permettre l’élaboration de protocoles de coopération entre des médecins et d’autres professionnels de santé en opérant des transferts d’activités, d’actes de soins ou d’actes de prévention.
Ces protocoles de coopération ont vocation à être déployés au niveau national et sont autorisés par arrêté ministériel.
A ce jour, seuls les protocoles de coopérations « Prise en charge de la douleur lombaire aigüe inférieure à 4 semaines par le masseur-kinésithérapeute dans le cadre d’une structure pluri-professionnelle » et « Prise en charge du traumatisme en torsion de la cheville par le masseur-kinésithérapeute dans le cadre d’une structure pluri-professionnelle » ont fait l’objet de deux arrêtés en date du 6 mars 2020.
Désormais et jusqu’au 30 septembre :
La mise en œuvre de ces protocoles n’est plus simplement autorisée en MSP et centre de santé mais peut également être effectuée dans le périmètre plus large des CPTS ayant signé l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) avec l’assurance maladie ou dont le projet de santé a été validé par l’ARS.
Afin de rendre possible la mise en œuvre des protocoles hors MSP, l’exigence de partage d’un même système d’information est supprimée s’agissant de la mise à jour des dispositions relatives au partage sécurisé des données de santé. Celui-ci peut être remplacé par un recueil de données de santé référencées par le Volet de Synthèse Médicale défini par la HAS.
La déclaration de l’adhésion aux protocoles est allégée puisqu’un formulaire unique de déclaration en équipe est mis à disposition sur l’application dédiée du ministère. En revanche, les structures d’emploi ou d’exercice sont toujours tenues de déclarer auprès de l’ARS chaque membre de l’équipe volontaire pour mettre en œuvre le protocole.
La possibilité de facturer à l’assurance maladie et d’indemniser les professionnels de santé mettant en œuvre le protocole au titre de leur participation à la réalisation des missions de service public de la CPTS est étendue à celle-ci. Cela permettra en pratique que les caisses primaires d’assurance maladie reconnaissent les prescriptions d’arrêts maladies et d’antalgiques des kinésithérapeutes dans le cadre des protocoles de coopération afin de permettre aux patients d’obtenir le remboursement des soins effectués.
Les collectivités locales peuvent vous aider en vous fournissant des locaux, des équipements et des moyens humains. Cet assouplissement doit permettre de faciliter l’application de ces protocoles et de montrer, une fois de plus, l’importance de l’accès direct au kinésithérapeute dans l’amélioration de notre système de santé et de l’accès aux soins de nos concitoyens
2- Un kinésithérapeute positif au Covid asymptomatique peut continuer à travailler dans le respect strict des conditions suivantes :
Les kinésithérapeutes asymptomatiques ou pauci-symptomatiques sans signes cliniques respiratoires susceptibles de majorer l’excrétion virale (toux, éternuements) peuvent continuer à travailler en établissement de santé, établissement social ou médico-social et en ville compte tenu du bénéfice/risque pour les patients dans le strict respect des conditions suivantes :
Ne pas prendre en charge des patients à risque de forme grave, non vaccinés ou en échec de vaccination connue ;
Ne pas partager de repas ou de pauses avec d’autres personnels soignants, en respectant les conditions d’aération des salles de pause ;
Respecter les mesures barrières et le port d’équipements de protections individuelle pendant toute la durée de la présence sur le lieu de travail.
Cette mesure en vigueur depuis le 3 janvier 2022 est prolongée jusqu’au 30 septembre 2022.
3- Faciliter le recrutement des kinésithérapeutes qui acceptent de participer à l’activité hospitalière en plus de leur activité libérale
Des dispositions exceptionnelles de recrutement et de rémunération des professionnels libéraux installés en cabinet par les établissements de santé sont mis en place :
La rémunération doit permettre le recrutement des professionnels libéraux en renfort des équipes hospitalières ;
Les recrutements sont réalisés dans le cadre d’un contrat avec l’établissement de santé, notamment pour sécuriser le bénéfice de la couverture assurantielle et de la couverture au titre des comptes accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) ;
L’intervention des masseurs-kinésithérapeutes libéraux conventionnés est valorisée forfaitairement comme suit : 30 euros par heure ou 41 euros par heure la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés.
Sur ce dernier point, le Conseil national de l’ordre a demandé au gouvernement une correction de ces tarifs à la hausse, l’écart constaté avec d’autres professionnels de santé apparaissant injustifié. Un arrêté modificatif procédant à un alignement de ces tarifs sur ceux alloués aux infirmiers doit paraître prochainement.
Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à renforcer les équipes hospitalières. Il est néanmoins indispensable de garder une offre de soins libérale cohérente, permettant les retours rapides à domicile des patients hospitalisés. Il convient également de participer autant que possible au service d’hospitalisation à domicile et au programme Prado, le service dédié au suivi du patient à domicile après son hospitalisation.
Si vous êtes intéressé pour renforcer les équipes, nous vous invitons à vous rapprocher des directions des ressources humaines des hôpitaux concernés ou de la plateforme Renfort RH crise.
Je vous prie de recevoir chères consœurs, chers confrères, mesdames, messieurs, mes salutations confraternelles. Pascale Mathieu Présidente du Conseil national de l’ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les données personnelles et professionnelles des kinésithérapeutes.
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Vous avez été nombreux à nous alerter au sujet de certaines plateformes de rendez-vous en ligne ou de logiciels de gestion des cabinets qui détiennent les données personnelles des professionnels de santé.
Ces plateformes affichent certaines données personnelles telles que les adresses professionnelles ainsi que les contacts associés (fax, mail et téléphone). Pour obtenir ces informations, elles utilisent « l’Annuaire santé », qui est une copie publique du « Répertoire partagé des professionnels intervenant dans le système de santé » (RPPS). Cet annuaire identifie les professionnels de santé, rassemble et publie les informations définies comme « communicables au public ». Ces informations sont remplies par les professionnels de santé notamment quand ils effectuent une demande de Carte de Professionnel de Santé (carte CPS).
Vous êtes également amenés à communiquer des coordonnées professionnelles au sein du formulaire d’inscription au tableau de l’Ordre. Ces coordonnées ont vocation à être rendues publiques. C’est pourquoi il est essentiel de compléter cet encart avec son courriel et numéro de téléphone professionnels. Si vous y inscrivez des données personnelles, celles-ci seront reprises par le RPPS, rendues publiques et ainsi librement accessibles par ces plateformes de rendez-vous en ligne.
Il est bien sûr possible de demander la modification de ces informations au conseil départemental d’inscription.
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
L’intérim est un mode d’exercice idéal pour développer ses compétences, son réseau, sa connaissance du monde du travail de la masso-kinésithérapie et son projet professionnel en intégrant de multitude d’équipes et de structures.
Grâce à l’intérim, de nombreuses missionste sont proposées dans le domaine que tu souhaites. Il est possible de varier les missions en travaillant dans plusieurs structures différentes sur du court terme ou long terme. Point positif, tu peux travailler dans toute la France (métropole et corse), les DOM-TOM et même la Suisse, avec notamment une prise en charge des frais de déplacement et de logement. Une superbe opportunité pour rencontrer des confrères et échanger sur tes expériences.
Notre partenaire Adecco Medical compte d’ailleurs un impressionnant réseau de 115 agences de proximité et tu peux découvrir et candidater à leurs offres directement depuis l’application Rempleo.
La flexibilité de l’intérim
Le second atout est la flexibilité. La liberté est un luxe que l’on retrouve grâce à la flexibilité des contrats et la gestion de son planning de travail. Tu es donc libre d’organiser ta vie personnelle avec ta vie professionnelle, sujet qui tient de plus en plus à cœur aux jeunes générations de kinés (et on comprend !). Tu acceptes uniquement les remplacements qui t’intéressent, grâce à une grande quantité de postes qui te sont proposés.
La stabilité du contrat d’intérim
La rémunération est très intéressante, car il n’y aura pas de fluctuation et surtout après chaque mission, des primes sont disponibles :
indemnisation de fin de mission
une indemnité compensatrice des congés payés
Bien évidemment grâce aux contrats de travail temporaire, tu bénéficies également de :
la cotisation retraite
congés maternité
d’une assurance maladie
Tu peux accès aux prêts de la vie quotidienne et à de nombreux privilèges Adecco.
L’intérim kiné avec Adecco Médical
Pour aller plus loin, exercer avec Adecco Medical c’est également un moyen de se diversifier en découvrant de nouveaux services dont des services plus techniques, comme la réanimation par exemple.
Adecco Medical t’accompagne dans tes démarches de formations dédiéees, en plus des formations remboursées FIFPL et DPC, que ce soit pour te perfectionner, développer de nouvelles compétences ou tout simplement te reconvertir.
L’objectif est de booster ta carrière, en répondant à la fois à tes attentes professionnelles et à tes besoins personnels.
En bref
Missions logées à travers la France (métropole et corse), DOM-TOM et Suisse
Variété et succession de missions
Travail à temps choisi
Valorisation de la rémunération
Cotisations retraite, maladie, congés maternité
Diversité des services dont des services techniques, comme la réanimation par exemple
Que tu exerces en libéral, en cabinet ou que tu sois responsable en établissement de santé, trouver un kinésithérapeute remplaçant est une galère que l’on connaît bien. Pendant longtemps, la seule option était de passer une annonce sur Physiorama, un site bien connu des kinésithérapeutes, qui vendait initialement du matériel de rééducation. Mais il existe d’autres options plus efficaces, gratuites et surtout bien plus sécurisées pour tes données personnelles !
Physiorama est initialement un site de vente de matériel kiné qui a été créé il y a trèèèèèèès longtemps. C’est pour cela qu’il est très bien référencé : il fait autorité sur Google lorsque tu cherches « Annonce rempla kiné » ou « job kiné« .
Comprenant la problématique de ses clients kinés, le site a proposé un forum et y a vite vu une manière de valoriser autrement sa clientèle, nous les kinés : proposer de faire remonter les annonces en haut de la pile contre rémunération.
Sans rancune, puisque cela résolvait l’un de nos pire problème : trouver un remplaçant kiné.
Pendant longtemps, Physiorama est resté la seule alternative pour passer une annonce kiné. Mais si nos problèmes ont finalement peu évolué, internet lui a bien changé. Et Physiorama a quelques lacunes rédhibitoires :
la recherche y est impossible, il faut donc scroller sur des pages à n’en plus finir pour tomber hypothétiquement sur l’annonce qui nous convient (si elle n’a pas déjà été prise !) Restons motivés.
les numéros de téléphone, adresses email et postales sont publiques : c’est de ta responsabilité et non de celle de Physiorama, c’est donc tout à fait légal… mais tes données sont disponibles pour n’importe qui (en plus de tes dates de vacances).
les transactions ne sont pas sécurisées : une fois qu’une annonce te plaît, tu peux contacter ton confrère sans garantie qu’un contrat sera signé, ou que celui-ci ne contiendra pas de clause abusive
en bon kiné mobile, on aime à checker les annonces entre deux patients. Il faut être réactif quand on connaît la galère pour trouver un remplaçant. Sauf que Physiorama ne s’adapte pas en responsive : le site n’est adapté qu’à l’ordinateur. Un autre âge.
Le réseau personnel
À moins d’avoir cassé les pieds à toute la promo quand tu étais à l’IFMK, tu dois avoir un réseau de confrères ! Alors enregistre bien les numéros et garde-les sur Facebook : ça peut servir ! On ne s’installe pas tous aussi vite les uns que les autres et des kinés restent même remplaçants toute leur carrière. Peut-être l’occasion de venir découvrir ta région pourrait leur convenir.
Les groupes WhatsApp et autres réseaux qui permettent le bouche-à-oreille te garantissent en plus un confrère recommandé par des amis, tu peux donc laisser ta patientèle en toute confiance ! Le kinésithérapeute remplaçant aura également plus de chance de choisir ton cabinet si tu as été également recommandé : n’oublions pas qu’ils sont très courtisés.
Investir dans ses stagiaires kinés
Si je te dis que les jeunes futurs MDE galèrent pour trouver des stages ? Oui oui, sur les réseaux sociaux de Rempleo nous avons des messages de toute la France de la part de futurs confrères kinésithérapeutes qui nous demandent si nous avons des stages à leur proposer. Des centaines par an.
Choisir de transmettre ton savoir te permets de voir si le courant passe bien, de nouer une relation et ensuite de prendre ce stagiaire en remplaçant, voir en assistant après sa sortie d’école. C’est ce que Lou Barbequot ou Claire aka @unekinette ont choisi par exemple.
Là encore, 100% de sérénité lorsqu’on laisse son cabinet à une personne connue en qui on sait avoir confiance !
Contacter les IFMK et bureaux des élèves
Les secrétariats des Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie ne sont pas tous à ranger dans le même panier. Avec toutes les demandes de jeunes kinés en cours de formation, on peut te dire qu’on les a tous appelés : certains sont très heureux de pouvoir proposer des alternatives en libéral à leurs élèves. Les IFMK les plus à la pointe ont même des pages web internes accessibles uniquement à leurs étudiants pour diffuser certaines annonces.
N’hésite donc pas à passer un coup de fil ou à les contacter sur Instagram et Facebook lorsqu’ils ont des comptes.
Les BDE d’étudiants kinés y sont également très actifs. C’est un bon moyen de passer son message directement auprès de futurs confrères qui vont bientôt avoir besoin de trouver du travail. Et ton cabinet est le meilleur pour exercer, non ?
En plus, n’espère pas toucher de jeunes kinés en postant une annonce sur Physiorama : le site n’est pas mobile et donc très peu utilisé par les jeunes, voir totalement inconnu. C’est d’ailleurs un point qui fait penser aux titulaires qu’il n’y a vraiment plus aucun remplaçant disponible… et donc l’unique option serait de payer pour apparaître en première page sur Physiorama. Tu auras compris qui ça arrange le plus !
Les groupes sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux et notamment les groupes Facebook se sont beaucoup développés pendant quelques années, du fait de la frustration à l’usage de Physiorama. En effet, tout le monde avait un compte Facebook, l’utilisation en est très simple sur smartphone… parfait pour les kinés pour se retrouver et échanger sur tous les sujets physio au-delà des annonces kinés.
Mais l’algorithme de Facebook est fait pour pousser le contenu qui fait le plus réagir : c’est normal, plus les gens passent de temps sur la plateforme, plus Facebook génère de chiffre d’affaires via son contenu publicitaire. Pas de chance, nous n’avons pas tellement de temps à perdre et puis tout le monde va liker l’annonce de rempla kiné à Saint Gilles à la Réunion, c’est couru d’avance ! Tant pis pour les autres qui ont peut-être des pépites, comme une annonce pour un cabinet à flanc de montagne dans les Pyrénées pour allier rando découverte et exercice du plus beau métier du monde…
Facebook implique également de mélanger vie pro et vie privée. Ou bien il faut passer par un compte pro, au risque de rater les notifications. Il faudra malgré tout, la plupart du temps et comme sur Physiorama, diffuser ses coordonnées personnelles et ses dates de vacances en publique.
Rempleo a été conçue par des copains kinésithérapeutes et développeursinformatique. En parlant de leurs problèmes, l’idée est venue de créer une plateforme au service de la communauté kiné qui pallierait aux problèmes de Physiorama :
L’application est 100% gratuite
Elle est disponible sur iPhone et Android
Un moteur de recherche permet de trouver des annonces en quelques secondes
Les annonces ne sont pas boostées, seul les critères d’intérêt choisit par l’utilisateur kiné permettent de classer les offres
Les kinésithérapeutes utilisateurs de l’application sont vérifiés par leur numéro RPPS pour garantir la confiance et la qualité des échanges
Des contrats de remplacement sont proposés directement dans l’application pour sécuriser remplaçants et titulaires
Des bons plans toute l’année pour des services dédiés aux kinés (compta, impayés, télésoin, équipements, assurance…)
Si pendant quelques mois Rempleo a souffert du manque de visibilité à ses débuts en 2018, l’application a aujourd’hui été adoptée par plus de 40.000 kinésithérapeutes en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Plus de 5.000 offres sont disponibles en permanence, offrant une large gamme de choix autant dans la destination, les équipements ou les types d’exercice : les remplacements, assistant, collaboration mais aussi salariat sont disponibles sur l’application.
Cette efficacité couplée à des partenariats avec les bureaux des élèves partout en France permet d’accueillir de nombreux jeunes kinésithérapeutes avant m6eme leur sortie de l’école (un statut étudiant existe sur l’application).
Tu peux télécharger l’application gratuitement via app.rempleo.fr
Au-delà des seules conditions de travail, de nombreux facteurs influencent le choix du statut du kinésithérapeute et de son mode d’exercice. Couvrant un spectre très large (rémunération, vie familiale, protection sociale…), l’importance de ces différents critères est propre à chaque praticien.
Confort vs liberté, stabilité des revenus vs indépendance… Les kinés salariés et libéraux sont complémentaires dans leur pratique, pour autant leurs statuts présentent des caractéristiques diamétralement opposées. Si bien qu’il peut être difficile de se positionner au moment de faire un choix. Tu te lances dans le grand bain, ou alors tu te demandes si l’herbe est plus verte de l’autre côté du statut kiné ? Tu es au bon endroit.
1- Le statut de kiné libéral
Le kiné de ville (ou de campagne !) perçoit sa rémunération en fonction des actes qu’il pratique. Il signe une convention avec l’assurance maladie qui fixe le montant de ses honoraires. Il a toutefois la possibilité d’appliquer un dépassement exceptionnel (DE) si le patient a des exigences particulières (exemple: uniquement des rendez-vous à partir de 20h45). Il a également la possibilité de pratiquer des actes hors nomenclature (HN). À toi les séances de DLM Renata França à 250€ les 15 minutes !
Si tu optes pour l’option libérale, tu pourras par exemple exercer en cabinet paramédical (individuel ou de groupe), MSP (contre un loyer), Ehpad (contre une éventuelle rétrocession), établissements thermaux etc. Ce statut est celui choisi par 80% des praticiens environ.
2- Le statut de kiné salarié
Lorsque l’on pense “kiné salarié”, on pense le plus souvent aux praticiens qui exercent leur mission en centre hospitalier (avec lequel ils ont signé un contrat de travail). C’est en effet le mode d’exercice salarié le plus répandu (17% du nombre total de kinés en France environ). Il existe un lien de subordination avec la collectivité ou l’entreprise qui fait appel à ses services. On retrouve également des kinés salariés dans les cliniques privées, IEM, IME, SSR, PMU… Si tu choisis ce statut, ta rémunération sera fixe. Elle dépendra du nombre d’heures de travail hebdomadaire et du taux horaire négociés à la signature.
3- Rémunération et patrimoine des kinés
Comme nous l’avons évoqué, la rémunération du kiné libéral se fait à l’acte. Il a donc totalement la main sur le montant de sa rémunération, et il peut décider de “travailler plus pour gagner plus” si bon lui semble. Revers de la médaille : ses honoraires ne sont pas stables dans le temps, et peuvent subir des variations dûes à des phénomènes extérieurs (exemple : Vieux Boucau les Bains dans les Landes ; 1600 habitants en hiver, 25 000 en été). Attention, le praticien libéral perçoit une rémunération brute à laquelle il doit retrancher des charges qui peuvent s’avérer très lourdes. Elles représentent un pourcentage important de son chiffre d’affaires qu’il faut optimiser (Impôts, URSSAF, CARPIMKO, Prévoyance, Contribution Foncière des Entreprises, logiciel métier, assurances, loyer, expert comptable, AGA, loyer ou mensualité, etc etc). En revanche, il a la possibilité de se fonder un patrimoine, en devenant par exemple propriétaire de son cabinet voire plus en créant une SCI par exemple et en pilotant son plan de retraite. Il a également la possibilité de négocier la reprise de sa patientèle par un confrère lors de son départ à la retraite. À ces arguments, le kiné salarié peut opposer une stabilité et une visibilité sur ses revenus, et bien souvent une charge de travail moins élevée. Il peut également se targuer de bénéficier de divers avantages comme des primes diverses, intéressements, parfois avantages en nature (logement par exemple) et n’a pas d’investissement à supporter pour commencer son activité.
4- Indépendance, liberté et rapports hiérarchiques
Dans le cadre de sa mission salariée, un kiné a la possibilité de travailler en équipe pluridisciplinaire, et de collaborer avec des confrères ou consœurs au sein de son service. C’est un des points positifs les plus souvent cités par les praticiens qui ont fait le choix de ce mode d’exercice.
Le kiné de ville quant à lui est souvent seul face à sa patientèle. Même s’il exerce en cabinet de groupe, il a moins fréquemment la possibilité de pratiquer de manière transversale. Dans les faits, la collaboration avec les autres professionnels de santé (infirmiers, ergo ou médecins par exemple) est bien souvent trop peu développée.
La lourdeur administrative est moins pesante du côté du salariat, et bien souvent un soutien logistique, informatique et matériel sont apportés. Le kiné dans son cabinet peut s’offrir les services d’une secrétaire (vous reprendrez bien un peu de charges ?) pour pallier une partie de ces problèmes.
Le plus gros point positif de cette section va pour l’exercice salarié. La maîtrise des volumes horaires peut avoir un côté rassurant, et représenter une tranquillité d’esprit pour nombre de praticiens notamment en zone sous-dotée.
Pas d’urgence à gérer, ou de patient en détresse à qui expliquer qu’on ne peut rien pour lui avant 5 jours. Pas d’appel à 17h45 le vendredi soir pour une bronchiolite prescrite dimanche et jours fériés (bon ok ça n’existe quasiment plus. Mais ça arrive encore !).
La question des remplacements, notamment en cas de congés maternité/paternité, ou bien d’arrêt maladie, n’est pas sous la responsabilité du kiné salarié qui peut sereinement envisager ces périodes (à toi le trek au Népal sans tracas !). Il bénéficie même de congés payés. Pour un praticien de ville, la recherche d’un(e) remplaçant(e) peut s’avérer très compliquée, à moins d’utiliser les bons outils.
6- Installation et formation kiné
S’installer en libéral peut être complexe selon les secteurs : trouver un local, une patientèle, entamer les démarches administratives… Certaines communes qui sont en forte demande peuvent toutefois apporter leur aide sur ces différents points. Les contrats d’aide à la création de cabinet (CACCMK 50 000€ sur 5 ans) ou à l’installation des MKDE (CAIMK 34 000€ sur 5 ans) en zone sous dotée , l’exonération d’impôt sur le revenu en ZFU ou ZRR sont aussi des dispositifs qui peuvent faire pencher la balance pour ce mode d’exercice. À noter que la création d’un cabinet libéral peut représenter un coût très important, en moyenne de 15 000 à 60 000€.
Concernant l’accès à la formation : il est facilité pour les kinés salariés (formation payée par l’employeur, salaire maintenu pendant les heures de formation, pas le souci de trouver un(e) remplaçant(e)). Les praticiens libéraux peuvent quant à eux voir leurs formations financées par l’OGDPC ou le FIF-PL, dont le catalogue est disponible ici, et peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt (calculé sur la base du nombre d’heures passées en formation, dans la limite de 40 heures par an, multiplié par le taux horaire du SMIC).
Conclusion
Il n’existe pas de mode d’exercice idéal, et certains arguments que tu peux considérer comme très avantageux vont se révéler rédhibitoires pour ta pote de promo. Selon à quel stade de ta carrière tu te situes (les jeunes kinés se tourneraient en plus grande proportion que leurs aînés vers les postes salariés par exemple), à quel train de vie tu veux avoir accès, la dose de tranquillité ou d’indépendance dont tu veux jouir ; le choix du statut de praticien libéral ou salarié se fera plus évident. Toutefois, cette décision de statut kiné n’est pas gravée dans le marbre, et tu pourras tout à fait passer d’un mode d’exercice à l’autre au cours de ta longue carrière.
La crise sanitaire a révélé de nombreuses failles dans le système de santé. Outre l’organisation financière, les deux dernières années ont permis de prendre conscience de la nécessité d’adapter le système de soins français pour faire face au changement climatique. Les kinésithérapeutes n’en sont pas de reste. Aujourd’hui, le secteur de la médecine doit ouvrir les yeux sur son influence et ses répercussions sur l’écologie. Seul un mouvement commun du secteur de la santé aura une action réelle et pourra restreindre les conséquences sur l’environnement. Découvrez quelle est la situation du secteur de la santé et les pistes d’amélioration simples et accessibles pour limiter l’impact sur l’environnement concernant les cabinets de kinésithérapie.
Le secteur de la santé pour atténuer les dérèglements climatiques
Outre les impacts sur la nature, de nombreuses études scientifiques démontrent plusieurs effets sur la santé. Les températures de plus en plus hautes ont déjà des effets sur la santé humaine : troubles respiratoires, AVC, malaises ou encore infarctus du myocarde. Si rien n’est fait, les essoufflements respiratoires et autres difficultés seront le résultat de la remontée des polluants et des allergènes. L’asthme et les allergies deviendront quotidiens.
Pour lutter contre cela, il est temps d’agir ensemble dans nos cabinets de kinésithérapie. Le secteur de la santé a un rôle à jouer. Selon le dernier rapport du GIEC, les prochaines années seront cruciales pour renverser l’orientation du monde. Cette étude démontre qu’il est temps d’agir sur les activités humaines provoquant des émissions à effet de serre. Cela concerne tous les secteurs professionnels y compris le secteur de la santé. Ce dernier serait l’un des plus polluants avec 8% des émissions de gaz à effet de serre en France.
Réaliser une transition écologique est accessible, elle demande de la patience et de l’investissement. L’écologie au sein des cabinets de kinésithérapeutes permet de lutter en partie contre les changements climatiques. Le domaine de la santé et du bien-être est au cœur du quotidien des concitoyens. Les professionnels de la santé doivent montrer l’exemple pour offrir aux patients soin, confort et sécurité.
Au sein de son rapport “Décarboner la santé pour soigner durablement”, une association travaillant pour la transition écologique « Shift Project » propose des actions simples à mettre en place dans ce sens. Elle présente 37 mesures pour une amélioration directe et positive. Les cabinets libéraux sont au cœur de la santé, ils ont un vrai rôle à jouer sur la diminution des émissions de carbones. Parmi ces propositions, l’association préconise la télémédecine ou la rénovation thermique des bâtiments mais ce n’est pas tout. Comment les kinésithérapeutes peuvent agir sur les enjeux climatiques ? Quelles sont les mesures phares conseillées à retenir ?
Replay de la conférence de présentation du rapport intermédiaire du Shift Project (15 juin 2021)
Découvrez comment adapter votre cabinet de kinésithérapie aux enjeux écologiques
Adapter l’activité de kinésithérapeute pour limiter les dérèglements climatiques est possible et essentiel. Les établissements de santé et les cabinets libéraux comme les cabinets de kinésithérapie peuvent mettre en place des solutions durables et alternatives afin de limiter leur emprunte carbone sans délaisser leur patient et la qualité des soins. Voici 7 pistes d’amélioration :
Tout d’abord, la première piste représente la rénovation thermique et d’isolement du cabinet libéral avec des matériaux écologiques. Le lieu d’exercice des kinésithérapeutes devient moins énergivore et plus confortable. Pour aller plus loin, l’entretien quotidien peut se faire avec des produits ménagers durables et responsables.
En même temps, il est intéressant de se pencher sur la consommation d’électricité. La limiter en optant pour une énergie verte s’avère une alternative pertinente d’après l’association « Shift Project ».
Réduire la consommation d’eau figure comme un geste simple et terriblement efficace pour les kinésithérapeutes. Pour cela, il suffit de prêter attention au thermostat et au ballon d’eau.
Consommer local demeure une alternative essentielle préconisée pour réussir la transition écologique d’un cabinet de santé en douceur.
Plus courante et démocratisée, la dématérialisation des documents à l’aide des supports informatiques est conseillée. Néanmoins, l’utilisation du digital pollue également. Pour avoir un impact concret sur les dérèglements climatiques, vider la corbeille de l’ordinateur régulièrement et de réduire la taille des fichiers numériques se révèlent des gestes simples.
Enfin, une augmentation de la coordination pour améliorer le parcours de santé des patients est suggérée.
Il existe des pistes d’améliorations pour agir directement sur les dérèglements climatiques et l’environnement dans le domaine de la santé et plus particulièrement dans les cabinets de kinésithérapie. Le secteur de la santé doit s’engager dans une dynamique positive et innovante. Intégrer la dimension environnementale dans le système de santé permet d’assurer un pouvoir sur les activités et les processus ayant un impact sur les variations de températures et l’écologie.
Ardemment réclamée par le gouvernement, accélérée par la crise sanitaire, la numérisation de la santé est en marche. La kinésithérapie numérique n’est pas en reste avec le déploiement de plateformes et d’outils digitaux inventifs. L’objectif est d’améliorer le parcours de santé et la qualité des soins. Mais cette révolution n’est pas sans soulever des interrogations comme celles de la protection des données médicales ou de la fracture numérique.
On ne compte plus les logiciels et plateformes qui facilitent la vie du kiné libéral. Comptabilité, télé-secrétariat, fichier clients, prise de rendez-vous, remplacement, télé-soin… Les outils numériques se multiplient et réinventent la gestion du cabinet.
Les patients bénéficient également de cette numérisation avec une amélioration du parcours de santé. Pour preuve, la récente e-CPS, outil numérique d’authentification du professionnel de santé pratique, rapide et sécurisé, qui se déploie en complément de la CPS. Plus besoin d’un ordinateur avec lecteur de carte ; le kinésithérapeute télécharge l’appli e-CPS sur son smartphone et consulte ses services et le dossier de son patient au chevet de ce dernier.
Des étudiants très sérieux
Le numérique s’invite bien sûr dans les études des kinés, que ce soit en formation initiale ou continue. La crise sanitaire a accéléré le processus d’enseignement à distance, parfois au détriment du lien social pour les jeunes étudiants. Mais cette génération, biberonnée au digital, devrait plébisciter une nouvelle forme d’enseignement : les serious games. Ces « jeux sérieux » empruntent à l’univers et aux codes des jeux vidéo pour dispenser des connaissances ou mettre les étudiants en situation. Un outil pédagogique qui doit cependant être intégré dans l’apprentissage global et répondre à des objectifs précis.
Des patients et des écrans
L’arrivée du numérique en physiothérapie a incontestablement rendu la pratique plus fun !
Au cabinet : place à la réalité virtuelle
De nouveaux outils ultra-performants comme Kiné Quantum s’invitent dans les cabinets, ringardisant les bons vieux haltères. La réalité virtuelle en est un. Muni de son casque, le patient se promène dans la jungle, joue au ping-pong ou tire à l’arc… Bref, il se rééduque tout en s’amusant. Et l’ordinateur analyse ses progrès. Une innovation bluffante, mais qui représente un investissement.
A la maison : l’accompagnement avec la télé-réhabilitation
Encore au stade expérimental, la télé-réhabilitation est une solution numérique et personnalisée pour suivre l’état de santé d’un patient. Elle permettra, par exemple, d’assurer au domicile et à distance le bon suivi d’un programme d’activité physique mis en place lors d’une hospitalisation.
Des applications telles qu’Axomove permettent aussi de proposer des exercices sur-mesure pour un suivi des patients en continu.
Applis et objets connectés : vers une kinésithérapie numérique sans kinés ?
Envers de la médaille, on trouve désormais dans le commerce des applis et des objets connectés qui se passent de prescription médicale… et des kinés. Des sondes de rééducation périnéale connectée au smartphone de l’utilisatrice sont en vente libre sur des sites marchands, des applis téléchargeables en un clic utilisent l’intelligence artificielle pour faire le bilan de douleurs dorsales et proposer des exercices adaptés en vidéo… La profession médicale la plus tactile risque-t-elle de perdre la main sur ses patients ? Sans parler de l’efficacité, voire de la nocivité, de ces pratiques non supervisées par un professionnel.
De l’éthique au temps du numérique
L’avènement programmé de la kinésithérapie numérique, et de la santé numérique de façon plus générale, ne sont pas sans poser de nombreux questionnements.
Le traitement des données médicales en est un : Comment sécuriser efficacement les datas ? Comment vont être utilisées toutes ces données numériques déposées d’eux même par les patients sur les applis et qui s’envolent vers les clouds des GAFAs ?
Quid de l’indépendance des professionnels de santé face aux vendeurs de logiciels ou d’objets connectés ?
Quid de la fracture numérique qui risque d’engendrer une kinésithérapie à 2 vitesses, pénalisant les patients peu ou pas connectés, car âgés ou précaires ?
Pour le physiothérapeute, l’ère numérique peut aussi être synonyme d’avis négatifs, voire de lynchage, sur les réseaux sociaux. Le kiné numérique devra-t-il embaucher un coach en e-réputation ? Peut-être qu’une appli fera l’affaire !
La numérisation de la kinésithérapie est en route et elle révolutionne l’accompagnement du patient. Mais, comme l’a rappelé Jean-François Dumas, secrétaire général de l’Ordre, le 22 mars 2022 dans le cadre d’une conférence « Kinésithérapie et numérique » en relation avec la PFUE (Présidence Française de l’Union Européenne), cette révolution devra se faire en conservant l’humain au centre du dispositif.