Les K-raid’ingues, représentent l’association K-Raid, 3 amies étudiantes à l’IFMK de Rodez se lançant dans une aventure kiné pour l’Europ’Raid 2022. L’école et toute la communauté kiné sont bien sûr derrière ces Kinés en Or pour leur mission humanitaire !
Claire, Juliette et Estelles sont trois étudiantes en masso-kinésithérapie qui se sont rencontrées en première année à l’IFMK de Rodez. Le courant passe tout de suite et elles se mettent vite en collocation.
Les trois futures MKDE n’ont pas froid aux yeux. Leurs étés, elles les passent déjà au service des autres. Juliette travaille dans une pharmacie à Agen, Claire et Estelle sont aides-soignantes.
Alors, lorsque l’opportunité de reprendre l’association K-Raid s’est présentée, elles ont sauté sur l’occasion de prendre part à cette aventure kiné (le K de K-Raid est sans ambiguïté), pour se mettre au service de l’autre tout en assouvissant leur besoin de découverte post COVID.
Si les passages montagneux, les changements de roues et les pannes mécaniques restent un challenge, les 3 futures kinés sont emballées de prendre le départ le 30 juillet 2022 : « on n’imagine sûrement pas trop dans quoi se lance, mais on y va ! ».
Une aventure kiné humanitaire
En plus de partager des moments avec les populations locales et les autres équipages, lors d’étapes organisées par Europ’raid, elles avaient à cœur de faire rayonner la vocation du soin de l’autre de leurs formateurs, anciens et actuels élèves de l’école qui les soutiennent massivement de manière personnelle dans ce projet.
Pour cette raison, l’objectif des K-raid’ingues est de livrer 60% de matériel médical et 40% de matériel éducatif et sportif lors d’un grand tour d’Europe en Peugeot 205.
À la suite de cette aventure qui couvre 10.000 km et 20 pays, elles aimeraient passer le flambeau à une nouvelle génération d’étudiant(e)s kinés motivés pour faire perdurer l’engagement des élèves de l’IFMK de Rodez.
Suivre et soutenir l’équipage
Pour suivre et soutenir cette aventure kiné, rien de plus simple !
La page Facebook des K-raid’ingues pour partager leur aventure : K-raid
La page Instagram des K-raid’ingues pour lacher un petit like : @k.raid2022
La cagnotte en ligne où même 1 euro compte : Hello Asso
Alors on leur souhaite une très belle traversée de l’Europe avec leur Peugeot noire & blanche, avant une rentré en quatrième année !
L’intérim est un mode d’exercice idéal pour développer ses compétences, son réseau, sa connaissance du monde du travail de la masso-kinésithérapie et son projet professionnel en intégrant de multitude d’équipes et de structures.
Grâce à l’intérim, de nombreuses missionste sont proposées dans le domaine que tu souhaites. Il est possible de varier les missions en travaillant dans plusieurs structures différentes sur du court terme ou long terme. Point positif, tu peux travailler dans toute la France (métropole et corse), les DOM-TOM et même la Suisse, avec notamment une prise en charge des frais de déplacement et de logement. Une superbe opportunité pour rencontrer des confrères et échanger sur tes expériences.
Notre partenaire Adecco Medical compte d’ailleurs un impressionnant réseau de 115 agences de proximité et tu peux découvrir et candidater à leurs offres directement depuis l’application Rempleo.
La flexibilité de l’intérim
Le second atout est la flexibilité. La liberté est un luxe que l’on retrouve grâce à la flexibilité des contrats et la gestion de son planning de travail. Tu es donc libre d’organiser ta vie personnelle avec ta vie professionnelle, sujet qui tient de plus en plus à cœur aux jeunes générations de kinés (et on comprend !). Tu acceptes uniquement les remplacements qui t’intéressent, grâce à une grande quantité de postes qui te sont proposés.
La stabilité du contrat d’intérim
La rémunération est très intéressante, car il n’y aura pas de fluctuation et surtout après chaque mission, des primes sont disponibles :
indemnisation de fin de mission
une indemnité compensatrice des congés payés
Bien évidemment grâce aux contrats de travail temporaire, tu bénéficies également de :
la cotisation retraite
congés maternité
d’une assurance maladie
Tu peux accès aux prêts de la vie quotidienne et à de nombreux privilèges Adecco.
L’intérim kiné avec Adecco Médical
Pour aller plus loin, exercer avec Adecco Medical c’est également un moyen de se diversifier en découvrant de nouveaux services dont des services plus techniques, comme la réanimation par exemple.
Adecco Medical t’accompagne dans tes démarches de formations dédiéees, en plus des formations remboursées FIFPL et DPC, que ce soit pour te perfectionner, développer de nouvelles compétences ou tout simplement te reconvertir.
L’objectif est de booster ta carrière, en répondant à la fois à tes attentes professionnelles et à tes besoins personnels.
En bref
Missions logées à travers la France (métropole et corse), DOM-TOM et Suisse
Variété et succession de missions
Travail à temps choisi
Valorisation de la rémunération
Cotisations retraite, maladie, congés maternité
Diversité des services dont des services techniques, comme la réanimation par exemple
Au cœur de la start-up nation, Rempleo pousse comme un champignon. Clubs de jeunes pousses restreints a 19.500e l’entrée, locaux flambants neufs a Paris dans le marais, débauchage des meilleurs de la Silicon Valley et banquiers qui alignent des prêts à rallonge.
Il fallait sauter le pas pour atteindre le saint Graal d’une valorisation à 9 chiffres : c’est fait. Sans dévoiler le nombre de zéros, nous pouvons vous annoncer avoir boucler notre levée de fonds en quelques heures seulement.
« J’attendais cette opportunité depuis 2ans », a confié William Von Kezun, gestionnaire des actifs Santé du fond Andreessen Horowitz.
Le but ? Se lancer dans le remplacement de chauffeur Uber. Une start-up nouvelle génération se doit d’ubériser les plus grands.
On profitera des fonds pour acheter également baby-foot et piscine à boules, faire un team building a Hawaï et lancer une grande campagne de publicité sur Nat Geo : Mike Horn dans la jungle des annonces kinés (petit spoiler, vous êtes des héros).
Rempleo change de modèle
Nous nous étions trompés. Pour permettre à tous les kinés d’accéder au remplacement, il ne fallait pas un modèle gratuit.
Certes il a permis de créer une application adoptée par plus d’un quart des kinés de France, facilitant et sécurisant l’accès au rempla kiné mais aussi aux assistanats, collaboration, salariat et découvrir des milliers de formations kinés remboursées en France métropolitaine et DOM-TOM, mais on est d’accord : on en veut PLUS !
L’équipe de Rempleo vous présente donc ses excuses les plus sincères et propose dès aujourd’hui, le 13/06/2022, ses services à la communauté kiné pour zéro euro. Nous espérons que nos confrères nous pardonneront notre cupidité initiale.
Une interface de paiement pour monnaies classiques et cryptomonnaies est d’ores et déjà disponible. Le paiement en lingot arrive bientôt à votre domicile grâce à notre investissement du marché du VTC.
Au service des kinés
Rempleo c’est en réalité quelques copains exerçant en cabinet libéral et salariés de boîtes technologiques avec 1.500 euros de capital et deux objectifs :
se marrer, un peu
apporter une solution aux 100.000 kinésithérapeutes de France, beaucoup
Avec 1/4 des kinésithérapeutes de France sur l’application Rempleo, nous faisons tout notre possible pour répondre le plus rapidement à vos questions entre deux patients ou pendant nos soirées. On note tout : questions sur l’appli bien sûr, sur notre modèle, sur de l’administratif, les équivalences, les stages… Kinésithérapeute c’est toujours une vocation et parfois un parcours du combattant. Et on est là pour vous.
L’équipe est très sensible aux supers commentaires et aux notes 5 étoiles que vous prenez le temps de mettre à l’application. C’est ce qui nous motive le plus et on a hâte d’apporter encore plus de solutions à la communauté kiné, surtout après ce COVID qui pique encore !
📲 L’application est disponible gratuitement via app.rempleo.fr
⭐⭐⭐⭐⭐ Pour les notes et commentaires sur le Play Store c’est par ici.
⭐⭐⭐⭐⭐ Pour les notes et commentaires sur l’App Store c’est par ici.
Que tu exerces en libéral, en cabinet ou que tu sois responsable en établissement de santé, trouver un kinésithérapeute remplaçant est une galère que l’on connaît bien. Pendant longtemps, la seule option était de passer une annonce sur Physiorama, un site bien connu des kinésithérapeutes, qui vendait initialement du matériel de rééducation. Mais il existe d’autres options plus efficaces, gratuites et surtout bien plus sécurisées pour tes données personnelles !
Physiorama est initialement un site de vente de matériel kiné qui a été créé il y a trèèèèèèès longtemps. C’est pour cela qu’il est très bien référencé : il fait autorité sur Google lorsque tu cherches « Annonce rempla kiné » ou « job kiné« .
Comprenant la problématique de ses clients kinés, le site a proposé un forum et y a vite vu une manière de valoriser autrement sa clientèle, nous les kinés : proposer de faire remonter les annonces en haut de la pile contre rémunération.
Sans rancune, puisque cela résolvait l’un de nos pire problème : trouver un remplaçant kiné.
Pendant longtemps, Physiorama est resté la seule alternative pour passer une annonce kiné. Mais si nos problèmes ont finalement peu évolué, internet lui a bien changé. Et Physiorama a quelques lacunes rédhibitoires :
la recherche y est impossible, il faut donc scroller sur des pages à n’en plus finir pour tomber hypothétiquement sur l’annonce qui nous convient (si elle n’a pas déjà été prise !) Restons motivés.
les numéros de téléphone, adresses email et postales sont publiques : c’est de ta responsabilité et non de celle de Physiorama, c’est donc tout à fait légal… mais tes données sont disponibles pour n’importe qui (en plus de tes dates de vacances).
les transactions ne sont pas sécurisées : une fois qu’une annonce te plaît, tu peux contacter ton confrère sans garantie qu’un contrat sera signé, ou que celui-ci ne contiendra pas de clause abusive
en bon kiné mobile, on aime à checker les annonces entre deux patients. Il faut être réactif quand on connaît la galère pour trouver un remplaçant. Sauf que Physiorama ne s’adapte pas en responsive : le site n’est adapté qu’à l’ordinateur. Un autre âge.
Le réseau personnel
À moins d’avoir cassé les pieds à toute la promo quand tu étais à l’IFMK, tu dois avoir un réseau de confrères ! Alors enregistre bien les numéros et garde-les sur Facebook : ça peut servir ! On ne s’installe pas tous aussi vite les uns que les autres et des kinés restent même remplaçants toute leur carrière. Peut-être l’occasion de venir découvrir ta région pourrait leur convenir.
Les groupes WhatsApp et autres réseaux qui permettent le bouche-à-oreille te garantissent en plus un confrère recommandé par des amis, tu peux donc laisser ta patientèle en toute confiance ! Le kinésithérapeute remplaçant aura également plus de chance de choisir ton cabinet si tu as été également recommandé : n’oublions pas qu’ils sont très courtisés.
Investir dans ses stagiaires kinés
Si je te dis que les jeunes futurs MDE galèrent pour trouver des stages ? Oui oui, sur les réseaux sociaux de Rempleo nous avons des messages de toute la France de la part de futurs confrères kinésithérapeutes qui nous demandent si nous avons des stages à leur proposer. Des centaines par an.
Choisir de transmettre ton savoir te permets de voir si le courant passe bien, de nouer une relation et ensuite de prendre ce stagiaire en remplaçant, voir en assistant après sa sortie d’école. C’est ce que Lou Barbequot ou Claire aka @unekinette ont choisi par exemple.
Là encore, 100% de sérénité lorsqu’on laisse son cabinet à une personne connue en qui on sait avoir confiance !
Contacter les IFMK et bureaux des élèves
Les secrétariats des Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie ne sont pas tous à ranger dans le même panier. Avec toutes les demandes de jeunes kinés en cours de formation, on peut te dire qu’on les a tous appelés : certains sont très heureux de pouvoir proposer des alternatives en libéral à leurs élèves. Les IFMK les plus à la pointe ont même des pages web internes accessibles uniquement à leurs étudiants pour diffuser certaines annonces.
N’hésite donc pas à passer un coup de fil ou à les contacter sur Instagram et Facebook lorsqu’ils ont des comptes.
Les BDE d’étudiants kinés y sont également très actifs. C’est un bon moyen de passer son message directement auprès de futurs confrères qui vont bientôt avoir besoin de trouver du travail. Et ton cabinet est le meilleur pour exercer, non ?
En plus, n’espère pas toucher de jeunes kinés en postant une annonce sur Physiorama : le site n’est pas mobile et donc très peu utilisé par les jeunes, voir totalement inconnu. C’est d’ailleurs un point qui fait penser aux titulaires qu’il n’y a vraiment plus aucun remplaçant disponible… et donc l’unique option serait de payer pour apparaître en première page sur Physiorama. Tu auras compris qui ça arrange le plus !
Les groupes sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux et notamment les groupes Facebook se sont beaucoup développés pendant quelques années, du fait de la frustration à l’usage de Physiorama. En effet, tout le monde avait un compte Facebook, l’utilisation en est très simple sur smartphone… parfait pour les kinés pour se retrouver et échanger sur tous les sujets physio au-delà des annonces kinés.
Mais l’algorithme de Facebook est fait pour pousser le contenu qui fait le plus réagir : c’est normal, plus les gens passent de temps sur la plateforme, plus Facebook génère de chiffre d’affaires via son contenu publicitaire. Pas de chance, nous n’avons pas tellement de temps à perdre et puis tout le monde va liker l’annonce de rempla kiné à Saint Gilles à la Réunion, c’est couru d’avance ! Tant pis pour les autres qui ont peut-être des pépites, comme une annonce pour un cabinet à flanc de montagne dans les Pyrénées pour allier rando découverte et exercice du plus beau métier du monde…
Facebook implique également de mélanger vie pro et vie privée. Ou bien il faut passer par un compte pro, au risque de rater les notifications. Il faudra malgré tout, la plupart du temps et comme sur Physiorama, diffuser ses coordonnées personnelles et ses dates de vacances en publique.
Rempleo a été conçue par des copains kinésithérapeutes et développeursinformatique. En parlant de leurs problèmes, l’idée est venue de créer une plateforme au service de la communauté kiné qui pallierait aux problèmes de Physiorama :
L’application est 100% gratuite
Elle est disponible sur iPhone et Android
Un moteur de recherche permet de trouver des annonces en quelques secondes
Les annonces ne sont pas boostées, seul les critères d’intérêt choisit par l’utilisateur kiné permettent de classer les offres
Les kinésithérapeutes utilisateurs de l’application sont vérifiés par leur numéro RPPS pour garantir la confiance et la qualité des échanges
Des contrats de remplacement sont proposés directement dans l’application pour sécuriser remplaçants et titulaires
Des bons plans toute l’année pour des services dédiés aux kinés (compta, impayés, télésoin, équipements, assurance…)
Si pendant quelques mois Rempleo a souffert du manque de visibilité à ses débuts en 2018, l’application a aujourd’hui été adoptée par plus de 40.000 kinésithérapeutes en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Plus de 5.000 offres sont disponibles en permanence, offrant une large gamme de choix autant dans la destination, les équipements ou les types d’exercice : les remplacements, assistant, collaboration mais aussi salariat sont disponibles sur l’application.
Cette efficacité couplée à des partenariats avec les bureaux des élèves partout en France permet d’accueillir de nombreux jeunes kinésithérapeutes avant m6eme leur sortie de l’école (un statut étudiant existe sur l’application).
Tu peux télécharger l’application gratuitement via app.rempleo.fr
Au-delà des seules conditions de travail, de nombreux facteurs influencent le choix du statut du kinésithérapeute et de son mode d’exercice. Couvrant un spectre très large (rémunération, vie familiale, protection sociale…), l’importance de ces différents critères est propre à chaque praticien.
Confort vs liberté, stabilité des revenus vs indépendance… Les kinés salariés et libéraux sont complémentaires dans leur pratique, pour autant leurs statuts présentent des caractéristiques diamétralement opposées. Si bien qu’il peut être difficile de se positionner au moment de faire un choix. Tu te lances dans le grand bain, ou alors tu te demandes si l’herbe est plus verte de l’autre côté du statut kiné ? Tu es au bon endroit.
1- Le statut de kiné libéral
Le kiné de ville (ou de campagne !) perçoit sa rémunération en fonction des actes qu’il pratique. Il signe une convention avec l’assurance maladie qui fixe le montant de ses honoraires. Il a toutefois la possibilité d’appliquer un dépassement exceptionnel (DE) si le patient a des exigences particulières (exemple: uniquement des rendez-vous à partir de 20h45). Il a également la possibilité de pratiquer des actes hors nomenclature (HN). À toi les séances de DLM Renata França à 250€ les 15 minutes !
Si tu optes pour l’option libérale, tu pourras par exemple exercer en cabinet paramédical (individuel ou de groupe), MSP (contre un loyer), Ehpad (contre une éventuelle rétrocession), établissements thermaux etc. Ce statut est celui choisi par 80% des praticiens environ.
2- Le statut de kiné salarié
Lorsque l’on pense “kiné salarié”, on pense le plus souvent aux praticiens qui exercent leur mission en centre hospitalier (avec lequel ils ont signé un contrat de travail). C’est en effet le mode d’exercice salarié le plus répandu (17% du nombre total de kinés en France environ). Il existe un lien de subordination avec la collectivité ou l’entreprise qui fait appel à ses services. On retrouve également des kinés salariés dans les cliniques privées, IEM, IME, SSR, PMU… Si tu choisis ce statut, ta rémunération sera fixe. Elle dépendra du nombre d’heures de travail hebdomadaire et du taux horaire négociés à la signature.
3- Rémunération et patrimoine des kinés
Comme nous l’avons évoqué, la rémunération du kiné libéral se fait à l’acte. Il a donc totalement la main sur le montant de sa rémunération, et il peut décider de “travailler plus pour gagner plus” si bon lui semble. Revers de la médaille : ses honoraires ne sont pas stables dans le temps, et peuvent subir des variations dûes à des phénomènes extérieurs (exemple : Vieux Boucau les Bains dans les Landes ; 1600 habitants en hiver, 25 000 en été). Attention, le praticien libéral perçoit une rémunération brute à laquelle il doit retrancher des charges qui peuvent s’avérer très lourdes. Elles représentent un pourcentage important de son chiffre d’affaires qu’il faut optimiser (Impôts, URSSAF, CARPIMKO, Prévoyance, Contribution Foncière des Entreprises, logiciel métier, assurances, loyer, expert comptable, AGA, loyer ou mensualité, etc etc). En revanche, il a la possibilité de se fonder un patrimoine, en devenant par exemple propriétaire de son cabinet voire plus en créant une SCI par exemple et en pilotant son plan de retraite. Il a également la possibilité de négocier la reprise de sa patientèle par un confrère lors de son départ à la retraite. À ces arguments, le kiné salarié peut opposer une stabilité et une visibilité sur ses revenus, et bien souvent une charge de travail moins élevée. Il peut également se targuer de bénéficier de divers avantages comme des primes diverses, intéressements, parfois avantages en nature (logement par exemple) et n’a pas d’investissement à supporter pour commencer son activité.
4- Indépendance, liberté et rapports hiérarchiques
Dans le cadre de sa mission salariée, un kiné a la possibilité de travailler en équipe pluridisciplinaire, et de collaborer avec des confrères ou consœurs au sein de son service. C’est un des points positifs les plus souvent cités par les praticiens qui ont fait le choix de ce mode d’exercice.
Le kiné de ville quant à lui est souvent seul face à sa patientèle. Même s’il exerce en cabinet de groupe, il a moins fréquemment la possibilité de pratiquer de manière transversale. Dans les faits, la collaboration avec les autres professionnels de santé (infirmiers, ergo ou médecins par exemple) est bien souvent trop peu développée.
La lourdeur administrative est moins pesante du côté du salariat, et bien souvent un soutien logistique, informatique et matériel sont apportés. Le kiné dans son cabinet peut s’offrir les services d’une secrétaire (vous reprendrez bien un peu de charges ?) pour pallier une partie de ces problèmes.
Le plus gros point positif de cette section va pour l’exercice salarié. La maîtrise des volumes horaires peut avoir un côté rassurant, et représenter une tranquillité d’esprit pour nombre de praticiens notamment en zone sous-dotée.
Pas d’urgence à gérer, ou de patient en détresse à qui expliquer qu’on ne peut rien pour lui avant 5 jours. Pas d’appel à 17h45 le vendredi soir pour une bronchiolite prescrite dimanche et jours fériés (bon ok ça n’existe quasiment plus. Mais ça arrive encore !).
La question des remplacements, notamment en cas de congés maternité/paternité, ou bien d’arrêt maladie, n’est pas sous la responsabilité du kiné salarié qui peut sereinement envisager ces périodes (à toi le trek au Népal sans tracas !). Il bénéficie même de congés payés. Pour un praticien de ville, la recherche d’un(e) remplaçant(e) peut s’avérer très compliquée, à moins d’utiliser les bons outils.
6- Installation et formation kiné
S’installer en libéral peut être complexe selon les secteurs : trouver un local, une patientèle, entamer les démarches administratives… Certaines communes qui sont en forte demande peuvent toutefois apporter leur aide sur ces différents points. Les contrats d’aide à la création de cabinet (CACCMK 50 000€ sur 5 ans) ou à l’installation des MKDE (CAIMK 34 000€ sur 5 ans) en zone sous dotée , l’exonération d’impôt sur le revenu en ZFU ou ZRR sont aussi des dispositifs qui peuvent faire pencher la balance pour ce mode d’exercice. À noter que la création d’un cabinet libéral peut représenter un coût très important, en moyenne de 15 000 à 60 000€.
Concernant l’accès à la formation : il est facilité pour les kinés salariés (formation payée par l’employeur, salaire maintenu pendant les heures de formation, pas le souci de trouver un(e) remplaçant(e)). Les praticiens libéraux peuvent quant à eux voir leurs formations financées par l’OGDPC ou le FIF-PL, dont le catalogue est disponible ici, et peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt (calculé sur la base du nombre d’heures passées en formation, dans la limite de 40 heures par an, multiplié par le taux horaire du SMIC).
Conclusion
Il n’existe pas de mode d’exercice idéal, et certains arguments que tu peux considérer comme très avantageux vont se révéler rédhibitoires pour ta pote de promo. Selon à quel stade de ta carrière tu te situes (les jeunes kinés se tourneraient en plus grande proportion que leurs aînés vers les postes salariés par exemple), à quel train de vie tu veux avoir accès, la dose de tranquillité ou d’indépendance dont tu veux jouir ; le choix du statut de praticien libéral ou salarié se fera plus évident. Toutefois, cette décision de statut kiné n’est pas gravée dans le marbre, et tu pourras tout à fait passer d’un mode d’exercice à l’autre au cours de ta longue carrière.
La crise sanitaire a révélé de nombreuses failles dans le système de santé. Outre l’organisation financière, les deux dernières années ont permis de prendre conscience de la nécessité d’adapter le système de soins français pour faire face au changement climatique. Les kinésithérapeutes n’en sont pas de reste. Aujourd’hui, le secteur de la médecine doit ouvrir les yeux sur son influence et ses répercussions sur l’écologie. Seul un mouvement commun du secteur de la santé aura une action réelle et pourra restreindre les conséquences sur l’environnement. Découvrez quelle est la situation du secteur de la santé et les pistes d’amélioration simples et accessibles pour limiter l’impact sur l’environnement concernant les cabinets de kinésithérapie.
Le secteur de la santé pour atténuer les dérèglements climatiques
Outre les impacts sur la nature, de nombreuses études scientifiques démontrent plusieurs effets sur la santé. Les températures de plus en plus hautes ont déjà des effets sur la santé humaine : troubles respiratoires, AVC, malaises ou encore infarctus du myocarde. Si rien n’est fait, les essoufflements respiratoires et autres difficultés seront le résultat de la remontée des polluants et des allergènes. L’asthme et les allergies deviendront quotidiens.
Pour lutter contre cela, il est temps d’agir ensemble dans nos cabinets de kinésithérapie. Le secteur de la santé a un rôle à jouer. Selon le dernier rapport du GIEC, les prochaines années seront cruciales pour renverser l’orientation du monde. Cette étude démontre qu’il est temps d’agir sur les activités humaines provoquant des émissions à effet de serre. Cela concerne tous les secteurs professionnels y compris le secteur de la santé. Ce dernier serait l’un des plus polluants avec 8% des émissions de gaz à effet de serre en France.
Réaliser une transition écologique est accessible, elle demande de la patience et de l’investissement. L’écologie au sein des cabinets de kinésithérapeutes permet de lutter en partie contre les changements climatiques. Le domaine de la santé et du bien-être est au cœur du quotidien des concitoyens. Les professionnels de la santé doivent montrer l’exemple pour offrir aux patients soin, confort et sécurité.
Au sein de son rapport “Décarboner la santé pour soigner durablement”, une association travaillant pour la transition écologique « Shift Project » propose des actions simples à mettre en place dans ce sens. Elle présente 37 mesures pour une amélioration directe et positive. Les cabinets libéraux sont au cœur de la santé, ils ont un vrai rôle à jouer sur la diminution des émissions de carbones. Parmi ces propositions, l’association préconise la télémédecine ou la rénovation thermique des bâtiments mais ce n’est pas tout. Comment les kinésithérapeutes peuvent agir sur les enjeux climatiques ? Quelles sont les mesures phares conseillées à retenir ?
Replay de la conférence de présentation du rapport intermédiaire du Shift Project (15 juin 2021)
Découvrez comment adapter votre cabinet de kinésithérapie aux enjeux écologiques
Adapter l’activité de kinésithérapeute pour limiter les dérèglements climatiques est possible et essentiel. Les établissements de santé et les cabinets libéraux comme les cabinets de kinésithérapie peuvent mettre en place des solutions durables et alternatives afin de limiter leur emprunte carbone sans délaisser leur patient et la qualité des soins. Voici 7 pistes d’amélioration :
Tout d’abord, la première piste représente la rénovation thermique et d’isolement du cabinet libéral avec des matériaux écologiques. Le lieu d’exercice des kinésithérapeutes devient moins énergivore et plus confortable. Pour aller plus loin, l’entretien quotidien peut se faire avec des produits ménagers durables et responsables.
En même temps, il est intéressant de se pencher sur la consommation d’électricité. La limiter en optant pour une énergie verte s’avère une alternative pertinente d’après l’association « Shift Project ».
Réduire la consommation d’eau figure comme un geste simple et terriblement efficace pour les kinésithérapeutes. Pour cela, il suffit de prêter attention au thermostat et au ballon d’eau.
Consommer local demeure une alternative essentielle préconisée pour réussir la transition écologique d’un cabinet de santé en douceur.
Plus courante et démocratisée, la dématérialisation des documents à l’aide des supports informatiques est conseillée. Néanmoins, l’utilisation du digital pollue également. Pour avoir un impact concret sur les dérèglements climatiques, vider la corbeille de l’ordinateur régulièrement et de réduire la taille des fichiers numériques se révèlent des gestes simples.
Enfin, une augmentation de la coordination pour améliorer le parcours de santé des patients est suggérée.
Il existe des pistes d’améliorations pour agir directement sur les dérèglements climatiques et l’environnement dans le domaine de la santé et plus particulièrement dans les cabinets de kinésithérapie. Le secteur de la santé doit s’engager dans une dynamique positive et innovante. Intégrer la dimension environnementale dans le système de santé permet d’assurer un pouvoir sur les activités et les processus ayant un impact sur les variations de températures et l’écologie.
Ardemment réclamée par le gouvernement, accélérée par la crise sanitaire, la numérisation de la santé est en marche. La kinésithérapie numérique n’est pas en reste avec le déploiement de plateformes et d’outils digitaux inventifs. L’objectif est d’améliorer le parcours de santé et la qualité des soins. Mais cette révolution n’est pas sans soulever des interrogations comme celles de la protection des données médicales ou de la fracture numérique.
On ne compte plus les logiciels et plateformes qui facilitent la vie du kiné libéral. Comptabilité, télé-secrétariat, fichier clients, prise de rendez-vous, remplacement, télé-soin… Les outils numériques se multiplient et réinventent la gestion du cabinet.
Les patients bénéficient également de cette numérisation avec une amélioration du parcours de santé. Pour preuve, la récente e-CPS, outil numérique d’authentification du professionnel de santé pratique, rapide et sécurisé, qui se déploie en complément de la CPS. Plus besoin d’un ordinateur avec lecteur de carte ; le kinésithérapeute télécharge l’appli e-CPS sur son smartphone et consulte ses services et le dossier de son patient au chevet de ce dernier.
Des étudiants très sérieux
Le numérique s’invite bien sûr dans les études des kinés, que ce soit en formation initiale ou continue. La crise sanitaire a accéléré le processus d’enseignement à distance, parfois au détriment du lien social pour les jeunes étudiants. Mais cette génération, biberonnée au digital, devrait plébisciter une nouvelle forme d’enseignement : les serious games. Ces « jeux sérieux » empruntent à l’univers et aux codes des jeux vidéo pour dispenser des connaissances ou mettre les étudiants en situation. Un outil pédagogique qui doit cependant être intégré dans l’apprentissage global et répondre à des objectifs précis.
Des patients et des écrans
L’arrivée du numérique en physiothérapie a incontestablement rendu la pratique plus fun !
Au cabinet : place à la réalité virtuelle
De nouveaux outils ultra-performants comme Kiné Quantum s’invitent dans les cabinets, ringardisant les bons vieux haltères. La réalité virtuelle en est un. Muni de son casque, le patient se promène dans la jungle, joue au ping-pong ou tire à l’arc… Bref, il se rééduque tout en s’amusant. Et l’ordinateur analyse ses progrès. Une innovation bluffante, mais qui représente un investissement.
A la maison : l’accompagnement avec la télé-réhabilitation
Encore au stade expérimental, la télé-réhabilitation est une solution numérique et personnalisée pour suivre l’état de santé d’un patient. Elle permettra, par exemple, d’assurer au domicile et à distance le bon suivi d’un programme d’activité physique mis en place lors d’une hospitalisation.
Des applications telles qu’Axomove permettent aussi de proposer des exercices sur-mesure pour un suivi des patients en continu.
Applis et objets connectés : vers une kinésithérapie numérique sans kinés ?
Envers de la médaille, on trouve désormais dans le commerce des applis et des objets connectés qui se passent de prescription médicale… et des kinés. Des sondes de rééducation périnéale connectée au smartphone de l’utilisatrice sont en vente libre sur des sites marchands, des applis téléchargeables en un clic utilisent l’intelligence artificielle pour faire le bilan de douleurs dorsales et proposer des exercices adaptés en vidéo… La profession médicale la plus tactile risque-t-elle de perdre la main sur ses patients ? Sans parler de l’efficacité, voire de la nocivité, de ces pratiques non supervisées par un professionnel.
De l’éthique au temps du numérique
L’avènement programmé de la kinésithérapie numérique, et de la santé numérique de façon plus générale, ne sont pas sans poser de nombreux questionnements.
Le traitement des données médicales en est un : Comment sécuriser efficacement les datas ? Comment vont être utilisées toutes ces données numériques déposées d’eux même par les patients sur les applis et qui s’envolent vers les clouds des GAFAs ?
Quid de l’indépendance des professionnels de santé face aux vendeurs de logiciels ou d’objets connectés ?
Quid de la fracture numérique qui risque d’engendrer une kinésithérapie à 2 vitesses, pénalisant les patients peu ou pas connectés, car âgés ou précaires ?
Pour le physiothérapeute, l’ère numérique peut aussi être synonyme d’avis négatifs, voire de lynchage, sur les réseaux sociaux. Le kiné numérique devra-t-il embaucher un coach en e-réputation ? Peut-être qu’une appli fera l’affaire !
La numérisation de la kinésithérapie est en route et elle révolutionne l’accompagnement du patient. Mais, comme l’a rappelé Jean-François Dumas, secrétaire général de l’Ordre, le 22 mars 2022 dans le cadre d’une conférence « Kinésithérapie et numérique » en relation avec la PFUE (Présidence Française de l’Union Européenne), cette révolution devra se faire en conservant l’humain au centre du dispositif.
Pour limiter sa facture d’impôts, opter pour les frais réels peut être une option intéressante en libéral. Une possibilité de déduire ses frais de fonctionnement quotidiens ouverte aux kinésithérapeutes soumis à une déclaration contrôlée 2035. De fait, si vous optez pour les frais réels vous pourrez déduire, outre les frais purement liés à votre activité, tels les investissements en équipements médicaux, consommables, etc., de très nombreuses dépenses connexes. À condition, bien entendu, de conserver précieusement, 10 ans durant, les factures afférentes en format papier, quitte à scanner par sécurité les tickets de caisses dont l’encre s’efface avec le temps !
Comptabilisez les dépenses de petit matériel et fournitures de bureau du cabinet
Selon le bulletin officiel des finances publiques du 9 février 2022 vous avez la possibilité de déduire :
les frais de bureau (enveloppes, papier, carbone, etc.) ;
les frais d’encaissement de notes d’honoraires sur factures ;
les frais d’envois postaux, de téléphone, de télécopie etc. ;
les frais de documentation : prix d’achat d’ouvrages professionnels (les ouvrages techniques, même d’un prix élevé, ne font pas l’objet d’un amortissement) ou abonnement à des publications professionnelles.
Ces dépenses, parfois minimes prises unitairement, peuvent représenter des sommes conséquentes en fin d’exercice.
Pensez à déduire vos frais de repas
Si votre activité professionnelle vous interdit, pour des raisons d’éloignement par exemple, de prendre vos repas à domicile, vous avez la possibilité de déduire une partie des frais engagés de votre chiffre d’affaires. Le montant pris en compte est limité à 19,40 euros TTC, montant duquel il faut déduire 5 euros correspondant aux frais liés à un repas à domicile. En somme, il vous est possible de déduire un maximum de 14,40 euros TTC maximum par repas.
Vous pouvez également déduire les frais de restaurant liés à des repas d’affaire ou des repas pris dans le cadre de congrès et séminaires directement liés à votre activité.
Déduction des frais de route pour vos domiciles
Si vous êtes conduit à vous déplacer à titre professionnel, vous avez la possibilité de déduire les frais engendrés. À votre convenance vous pourrez opter pour les frais réels (essence, péage, etc.), ou pour un forfait prenant en compte les chevaux fiscaux du véhicule ainsi que la distance parcourue. Pour l’année 2021, les nouveaux barèmes kilométriques, publiés le 13 février 2022, établissaient ces frais ainsi, sachant qu’à partir de 2021, le montant de ces frais est majoré de 20% pour les véhicules électriques :
Puissance administrative (en CV)
Distance (d) jusqu’à 5 000 km
Distance (d) de 5 001 km à 20 000 km
Distance (d) au-delà de 20 000 km
3 CV et moins
d x 0,502
(d x 0,3) + 1 007
d x 0,35
4 CV
d x 0,575
(d x 0,323) + 1 262
d x 0,387
5 CV
d x 0,603
(d x 0,339) + 1 320
d x 0,405
6 CV
d x 0,631
(d x 0,355) + 1 382
d x 0,425
7 CV et plus
d x 0,661
(d x 0,374) + 1 435
d x 0,446
Barème kilométrique applicable aux voitures (en €) – Source : Service Public.fr
De nombreux autres frais déductibles de votre chiffre d’affaires
Parmi les dépenses que vous avez la possibilité de prendre en compte figurent des frais auxquels on ne pense pas toujours comme
Les frais d’actes et de contentieux ;
Les cotisations syndicales et professionnelles ;
Les frais de formation professionnelle liés à votre activité ;
Les vêtements de travail (blouses, etc.) ;
Une partie des dépenses de prothèses dentaires ou auditives nécessaires à l’exercice normal de votre activité
Etc.
Ce que vous n’avez pas la possibilité de déduire
Certaines dépenses, qu’il vous semblerait parfois naturel d’imputer sur votre chiffre d’affaires ne sont pas considérées par l’administration fiscale comme des frais professionnels du kinésithérapeute. Il s’agit, notamment, des frais esthétiques ou de coiffure, des frais de garde d’enfant, des impôts sur le revenu, des abonnements à une salle de sport, de la majorité des frais de santé, des frais liés à l’habillement non professionnel, des frais de permis de conduire, des amendes et majorations de retard, etc.
Kinésithérapeute et futur parent, tu cherches des informations concernant tes droits en prévision d’un heureux évènement ? Ou bien tout ceci est une perspective lointaine, mais en personne très organisée tu prends les devants pour savoir ce qui t’attend… Bravo ! On fait le point avec les informations les plus à jour sur les congés maternité et paternité pour les kinésithérapeutes libéraux.
Quelles sont les conditions pour bénéficier des prestations de congé maternité et paternité ?
Bien qu’elles ne compensent généralement pas le manque à gagner, ces indemnisations permettent de supporter au moins en partie ses charges de kiné (URSSAF, CARPIMKO…), qui ne s’arrêtent pas de courir pendant cette période si particulière.
Pour en bénéficier, femmes et hommes sont logés à la même enseigne : tu dois justifier de 10 mois d’affiliation au titre d’une activité indépendante à la date présumée de l’accouchement ou de début du congé.
Si tu exerçais précédemment une autre activité professionnelle ou bénéficiais du chômage, ces périodes peuvent être prises en compte (sous réserve qu’il n’y ait pas eu d’interruption entre ces affiliations).
À noter que tu dois interrompre toute activité professionnelle. Pour la future maman, cette interruption doit avoir lieu au moins pendant 8 semaines dont 6 après l’accouchement. Bien entendu, tu peux poster gratuitement une annonce sur Rempleo pour te faire remplacer pendant cette période.
Montant des indemnités journalières des congés maternité et paternité
Un chiffre à retenir : 56,35€. Il s’agit du montant auquel peuvent prétendre les papas, pour chaque jour passé près de son enfant. Cette somme est également le plafond d’indemnité que peut percevoir la future maman pour chaque jour d’interruption de son activité professionnelle.
En effet, le montant des IJ est calculé en fonction des revenus cotisés et transmis par l’Urssaf. Il ne peut être supérieur à 1/730 de la valeur annuelle du plafond de la sécurité sociale, soit 56,35€ au 1er janvier 2022.
Bon à savoir : Ameli propose un simulateur pour estimer le montant de tes indemnités journalières (retrouve-le juste ici) et ainsi te faire une idée plus précise des sommes que tu peux être amené(e) à percevoir. Les montants indicatifs sont de 3155.6€ pour 8 semaines de congés maternité, et de 1408,75€ pour 25 jours de congé paternité.
Attention, ces indemnités sont soumises à impôt sur le revenu, 6,2% de CSG et 0,5% de CRDS.
L’allocation forfaitaire de repos maternel
À compter du 1er Janvier 2022; cette allocation s’élève à 3428,00€. Tu en percevra la moitié au début du congé maternité, et l’autre moitié à la fin des 8 semaines de cessation de ton activité de kinésithérapeute. Si l’accouchement à lieu avant la fin du 7ème mois de grossesse, la totalité du montant est versée en une seule fois. En cas d’adoption la moitié de cette allocation peut être perçue, soit 1714,00€.
Durées des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux
Le congé maternité comprend un congé prénatal et un postnatal. Sa durée légale varie selon le nombre d’enfants attendu et le nombre d’enfants que vous avez déjà.
Tu peux choisir deprendre un congé plus court que la durée maximale légale, toutefois pour percevoir tes indemnités journalières tu dois cesser d’exercer pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement (comme nous l’avons vu en première partie).
NB: En cas d’accouchement prématuré (moins de 6 semaines avant la date prévue), la durée totale de ton congé maternité n’est pas réduite, la date de fin de ton congé est inchangée : le congé prénatal non pris est automatiquement reporté sur la période postnatale. En cas d’accouchement tardif, la date de fin du congé postnatal reste identique à la date initialement prévue. Et en cas d’allaitement, il n’existe malheureusement pas de congé spécifique pour le moment.
Et pour les papas kinés ?
La durée du congé de paternité et d’accueil de l’enfant est de 25 ou 32 jours selon si tu attends un ou plusieurs enfants : Il doit débuter le jour de la naissance.
Tu peux prendre ce congé en une ou en plusieurs fois, et sa durée peut être décomposée en plusieurs périodes :
une première période obligatoire de 7 jours, qui doit débuter le jour de la naissance de l’enfant ;
une seconde période de 18 jours en cas de naissance simple ou de 25 jours en cas de naissances multiples. Facultative, elle peut être fractionnée en trois parties dont la plus courte est au moins égale à 5 jours, et doit débuter dans un délai de 6 mois à compter de la naissance de l’enfant.
Liens utiles
Ce tour d’horizon qui se veut rapide et synthétique n’aborde pas les questions des formalités à effectuer, des congés pour grossesse pathologique, les questions de report de congé prénatal ou autres situations parfois délicates. Nous ne manquerons pas d’y revenir dans un futur article sur le Blog de Rempleo.
En attendant, retrouvez plus d’informations sur le site d’Ameli :
De plus en plus de kinésithérapeutes exerçant en France ont fait leurs études à l’étranger. Ainsi, c’est 1/3 des néodiplômés kinés qui sont issus de formations dans l’Union Européenne ! Mais comment obtenir l’équivalence de diplôme pour exercer le métier de masseur-kinésithérapeute en France ?
Un kinésithérapeute diplômé à l’étranger peut-il exercer en France sans équivalence ?
Non pour exercer en France, il est indispensable d’être titulaire d’un diplôme reconnu par le ministère français de la santé. Dans le cas inverse, l’exercice de la kinésithérapie est illégal.
Les titulaires d’un titre de kinésithérapeute, obtenu au sein de l’Union Européenne, en Suisse ou dans l’Espace Économique Européen, peuvent bénéficier d’une reconnaissance de leur diplôme, à leur demande et sous réserve d’une attestation de conformité.
Pourquoi a-t-on besoin d’une équivalence pour pratiquer la kinésithérapie ?
En France, toutes les professions réglementées nécessitent une équivalence de diplôme pour être exercées. L’exercice de la kinésithérapie en fait partie, que ce soit en salarié ou en libéral, dans son cabinet ou dans le cabinet d’un confrère.
Seuls les kinésithérapeutes européens peuvent exercer en France ?
Non. Mais l’installation d’un kinésithérapeute non européen n’est possible que si un accord a été signé entre la France et son pays d’obtention du diplôme. Dans le cas inverse, il faut reprendre ses études à zéro en France.
Pourquoi les kinésithérapeutes européens sont-ils concernés par l’équivalence de diplôme ?
Les professions de santé sont réglementées partout en Europe. La France applique la norme sur le système général de reconnaissance de diplôme d’enseignement supérieur adoptée depuis 30 ans sur les formations de plus de 3 ans. L’expertise des candidats mais aussi le niveau de français pour prendre soin des patients sont importants.
Quels documents sont nécessaires pour espérer l’obtention de l’équivalence et exercer comme kinésithérapeute en France ?
Le diplôme initial de kiné doit avoir été obtenu lors d’un parcours dans un pays de l’Union Européenne ou dans un pays ayant un accord avec la France.
Le formulaire de demande d’autorisation d’exercice de la profession
Une photocopie de sa pièce d’identité en cours de validité
Une copie du diplôme permettant l’exercice de la kinésithérapie dans son pays d’origine
Une copie des diplômes additionnels s’il y en a
Toutes les preuves justifiant des formations continues et son expérience passée
Une déclaration de l’autorité compétente de l’État, membre ou partie, d’établissement, datant de moins d’un an, attestant de l’absence de sanctions. (Attestation délivrée par l’ordre s’il existe, l’employeur ou l’institut de formation)
Une attestation de demande unique de dépôt de dossier
Une lettre de motivation
La grille avec les secteurs de stages que l’on a effectué et le détail du volume horaire des stages pour chaque établissement où l’on s’est formé
Le titre de son mémoire
Ces documents doivent être adressés en deux exemplaires par lettre recommandée avec accusé de réception au secrétariat de la commission de la région souhaitée, avec une traduction en français pour tous les documents dans la langue d’origine.
Est-ce que je vais recevoir mes documents en retour après l’étude de mon dossier ?
Oui, si la demande est faite. Mais il est plus que recommandé de faire des copies.
En quoi consiste la procédure d’équivalence de diplôme de kinésithérapeute ?
Les documents mentionnés plus haut seront revus par une commission d’équivalence des diplômes, qui donneront un avis au Préfet (qui suivra cet avis, sauf cas très spécial).
Quelles sont les conditions pour que je bénéficie de l’équivalence de diplôme de kinésithérapeute ?
Je suis titulaire d’un diplôme sanctionnant une formation, délivré dans un État membre de l’Union Européenne réglementant la profession de masseur-kinésithérapeute
Je suis titulaire d’un diplôme délivré dans un État membre de l’Union Européenne ne réglementant pas la profession de masseur-kinésithérapeute mais j’ai exercé la profession à temps plein pendant deux ans au cours des dix années précédentes dans cet État
Je suis titulaire d’un diplôme délivré hors de l’Union Européenne, mais officiellement reconnu par un État membre réglementant la profession de masseur-kinésithérapeute, et je peux justifier de l’exercice de la profession durant trois années effectives dans cet État au cours des dix précédentes années.
Est-ce que j’ai le droit d’exercer tout de suite après l’examen de mon dossier d’équivalence ?
4 cas sont possibles lors de la commission :
La formation répond parfaitement aux exigences du contenu des enseignements fixé par l’arrêté des études françaises sur la kinésithérapie. Dans ce cas le candidat est admis.
La formation ne correspond pas aux exigences du contenu des enseignements fixé par l’arrêté des études françaises sur la kinésithérapie : le candidat est refusé.
Le dossier est incomplet : un complément de document est demandé au candidat et son dossier sera réexaminé à la prochaine commission d’équivalence (qui peut être longtemps après).
La formation suivie est très différente mais semble sérieuse pour la commission : le candidat devra effectuer un stage compensatoire.
Je dois faire un stage compensatoire : qu’est-ce que c’est ?
Le stage compensatoire est un stage de pratique de la kinésithérapie permettant aux candidats étrangers de rattraper ses connaissances dans certains domaines que la commission à juger nécessaire. Ce stage doit se faire dans un établissement agréé par l’ARS. Par exemple, voici la liste au 14 janvier 2021 en Occitanie.
J’ai fait mon dépôt de dossier dans une région mais je veux changer, comment faire ?
Si la commission a déjà pris connaissance du dossier, c’est trop tard.
S’il n’est pas trop tard, il faut :
Demander à la région visée de reprendre ton dossier en faisant un transfert.
Faire une demande d’annulation auprès de la commission d’équivalence de la région initiale/
Refaire le dossier si le transfert n’a pas été accepté.
Est-ce que je peux multiplier mes chances d’être accepté en posant plusieurs dossiers ?
Impossible : les dossiers de demandes d’équivalence sont centralisés et un seul sera accepté. En cas de refus, il est toujours possible de renouveler sa demande chaque année.
Et si je ne suis pas d’accord avec le résultat de la commission d’équivalence ?
Il est toujours possible de faire appel, et le jury révisera (ou pas) la durée des stages compensatoires à la baisse. Il n’y a pas de cas où cette durée est revue à la hausse, mais parfois il faut mieux simplement suivre l’avis de la commission pour pouvoir démarrer au plus vite sa carrière de kinésithérapeute, car ils peuvent mettre du temps à répondre.
Tout est bon pour la commission d’équivalence, dans combien de temps puis-je exercer ?
La réponse officielle arrivera d’ici 3 semaines, le temps de découvrir la France.
Puis-je changer de région d’exercice ?
Oui bien sûr ! La région de la demande initiale était peut-être motivée par une raison qui a évolué : il est tout à faire possible d’exercer n’importe où en France. D’ailleurs des postes de kinésithérapeute sont disponibles en ce moment sur l’application Rempleo.
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