L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes confirme sa position selon laquelle l’obligation vaccinale des masseurs-kinésithérapeutes doit être maintenue.
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Vaccination des masseurs-kinésithérapeutes
Maintenir les obligations vaccinales des professionnels de santé pour lutter contre la transmission des infections et protéger les patients.
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, après avoir contribué à la consultation publique, a pris connaissance de la recommandation de la HAS, et souhaite rappeler sa position quant à l’obligation vaccinale des professionnels de santé.
L’obligation vaccinale actuelle doit être selon l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes maintenue lors de l’entrée dans les études de santé.
S’engager collectivement en faveur de la vaccination, c’est être à la hauteur de la confiance accordée par les patients aux professionnels de santé qui les prennent en charge. Le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes appelle donc les pouvoirs publics à maintenir l’obligation vaccinale des soignants telle qu’elle existe actuellement, pour continuer d’assurer la sécurité des patients dans l’avenir.
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur la participation des kinésithérapeutes aux Jeux Olypiques Paris 2024.
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C’est au tour de la France, et de Paris tout particulièrement, d’accueillir le plus grand événement sportif mondial : les Jeux Olympiques et Paralympiques. L’année prochaine, nous pourrons célébrer ensemble les valeurs de Paris 2024 lors des Jeux Olympiques du 26 juillet au 11 août 2024 ainsi que lors des Jeux Paralympiques du 28 août au 8 septembre 2024.
Cet événement représente une occasion immanquable pour valoriser la profession de kinésithérapeute, seul professionnel de santé à être également professionnel du sport.
Plus largement, les Jeux créent un engouement majeur auprès des populations et favorisent la pratique d’une activité sportive. C’est alors le moment idéal pour mettre en valeur le sport santé et inciter les Français à se mettre ou à se remettre au sport.
Voilà tout l’enjeu pour la profession : utiliser l’impact et la résonance forte de Paris 2024 pour promouvoir la prévention en santé, le sport et la kinésithérapie.
Les plus de 100 000 kinésithérapeutes qui exercent sur le territoire et relayent au quotidien les messages de santé publique, vont ainsi devenir des ambassadeurs de Paris 2024, par leur sensibilisation à l’importance du mouvement et leur promotion de l’activité physique tout au long de la vie.
Candidatez maintenant pour devenir volontaire des Jeux et vivre une expérience unique.
Vous souhaitez vivre les Jeux de l’intérieur, au sein de la grande équipe de Paris 2024 ? Les seules conditions à remplir sont : avoir au moins 18 ans au 1er janvier 2024, parler français et/ou anglais et être disponible au moins 10 jours sur la période des Jeux Olympiques et/ou des Jeux Paralympiques. Le programme des volontaires de Paris 2024 est ouvert à tous !
Les missions proposées aux volontaires seront très variées et certaines pourraient vous permettre d’exploiter vos compétences médicales au service des athlètes des Jeux.
Dans le cadre de ce processus de recrutement des volontaires, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes sera amené à transmettre à Paris 2024 de façon ponctuelle les informations personnelles nécessaires qui vous concernent afin de procéder aux vérifications s’agissant de la légalité de votre exercice sur le territoire national.
Pour en savoir plus sur le processus de candidature, écoutez « Prêt ? », l’épisode dédié du podcast « Dans l’uniforme d’un volontaire ».
Pour vous faire patienter jusqu’au départ des premières épreuves des Jeux Olympiques, nous avons créé une page dédiée à Paris 2024. Elle comprend plusieurs informations sur les Jeux ainsi que sur le rôle des kinésithérapeutes et évoluera tout au long de l’année. N’hésitez pas à la visiter régulièrement !
L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur un nouvel outil pour l’évaluation des signaux d’alerte de vulnérabilité et d’emprise pour les kinés.
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Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
Afin d’aider les kinésithérapeutes à prendre la décision de procéder à un signalement conformément à l’article 226-14 du code pénal et des articles R. 4321-61 et R. 4321-90 du code de la santé publique, le Conseil national de l’ordre a créé un outil d’aide à l’évaluation des signaux d’alerte de vulnérabilité et d’emprise présenté sous forme de questionnements.
Le kinésithérapeute doit recueillir l’accord de la victime pour porter à la connaissance du procureur de la République les sévices ou privations qu’il a constatés sur le plan physique ou psychique.
Toutefois, cet accord n’est pas nécessaire si la victime est une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique. Il s’agit de dérogations au secret professionnel qui permettent aux professionnels d’alerter les autorités compétentes.
Ces éléments ne constituent pas un questionnaire à communiquer à la personne, mais une liste de points d’alerte permettant au professionnel de s’interroger et de l’aider à évaluer la situation dans le cadre de ses échanges avec la personne. Ils sont mentionnés à titre indicatif et ne sont ni impératifs ni exhaustifs.
Cet outil a été inséré au sein du commentaire de l’article R. 4321-90 du code de la santé publique consultable sur le site internet de l’Ordre.
Tu voudrais un petit quelque chose en plus, ou bien mettre un grand coup de pied dans la fourmilière ? Ces envies passent par la tête de nombreux kinésithérapeutes. Cela peut passer par une diversification de son activité,et amener au passage un peu plus de stabilité financière, aider à trouver un équilibre dans sa vie professionnelle ou simplement redonner de la motivation à long terme. Cette volonté de changement peut même amener certains confrères et consœurs à aller beaucoup plus loin, jusque sur le chemin de la reconversion.. Dans cet article, nous allons te donner des pistes et des exemples pour sortir du train-train quotidien.
Se diversifier au sein du métier de kiné
Exercer à mi-temps salarié et libéral ou dans différents types de structures
Les deux exercices sont différents, que ce soit dans la patientèle prise en charge ou dans les conditions de travail (par exemple les salariés hospitaliers font partie d’un service, d’une équipe pluridisciplinaire, ou ont des congés payés). Pourquoi ne pas envisager d’exercer dans des structures différentes ? SSR, Centre Hospitalier, Clinique privée, EHPAD, Thermes, Centre de Thérapie Oro Faciale, Brûlologie, Pédiatrie. Les possibilités sont très nombreuses. Cela permet d’engranger de l’expérience, éventuellement d’apprendre de nouvelles techniques, et de se tourner vers de nouveaux horizons.
Exercer en tant que kiné en entreprise
De plus en plus d’entreprises proposent des programmes de prévention et de bien-être pour leurs employés. Le Kinésithérapeute en entreprise est attaché à l’équipe médicale «Santé au Travail» qui comprend des Médecins et des Infirmiers. Il a un rôle complémentaire dans l’abord du salarié en souffrance, notamment dans la détection de gestes et postures pouvant générer des troubles musculo-squelettiques.
Des entreprises comme Axomove proposent de devenir “kiné préventeur” à celles et ceux qui ont suivi des formations en prévention des TMS, en les mettant directement en relation avec des entreprises intéressées (même pas besoin de prospecter!) Enfin, certaines structures font parfois appel aux kinés pour proposer des séances de massage à leurs salariés directement sur place.
Réaliser des actes Hors Nomenclature
Autre manière de diversifier son activité, sans pour autant bouger de son cabinet et tout en augmentant ses revenus : proposer des services pour lesquels le kiné n’est pas conventionné. Cours de Yoga (comme Clara), de gymnastique, massage bien être, Drainage Lymphatique de confort ou esthétique, là encore les possibilités ne manquent pas.
Enseigner en IFMK
Si tu as de l’expérience et que tu souhaites transmettre ton savoir aux prochaines générations, pourquoi ne pas devenir enseignant en kinésithérapie (comme Claire) ? Les instituts de formation peuvent être à la recherche de kinés spécialisés pour grossir leurs rangs.
Se diversifier en dehors du métier de kiné
Si tu souhaites vraiment sortir de ta zone de confort et explorer de nouvelles opportunités, il y a de nombreuses options disponibles pour exercer une activité complémentaire. Rappelons qu’un masseur-kinésithérapeute a le droit d’exercer une autre activité, sauf si un tel cumul est incompatible avec l’indépendance, la moralité et la dignité professionnelles ou le rend susceptible de tirer profit de ses prescriptions.
Faire de l’artisanat
Bien que la kinésithérapie soit encore à ce jour un métier manuel, il peut manquer pour certains un côté artistique dans leur pratique. Pour y remédier, il existe de nombreux métiers d’artisanat qui peuvent être exercés à temps partiel, comme la couture, la poterie, la menuiserie, la création de bijoux. Si tu as un talent particulier ou une passion, pourquoi ne pas essayer d’en faire une activité régulière ?
Avoir une activité en ligne
Ces dernières années, des membres de la profession se sont fait une place de choix sur les réseaux sociaux, en faisant principalement de la vulgarisation.. Mais on trouve aussi des codeurs, développeurs, rédacteurs web (coucou 👋), community managers, coachs en ligne. Le web propose des métiers avec des formations très courtes ou en autodidacte, et des plateformes freelance pour te mettre en relation avec de potentiels clients. La plus grosse difficulté ? Se lancer !
Gérer son argent, se créer un patrimoine
Avec le temps, ou si la lettre clé passe à 4€, tu auras peut-être de l’argent de côté. S’en occuper et le faire fructifier peut s’avérer très rémunérateur ou sécurisant pour l’avenir.
Se lancer dans l’immobilier, les placements boursiers, ou encore les cryptos (pour les plus aventuriers), ça implique souvent de se former et de s’y intéresser de près. Donc d’y passer du temps. On peut le voir comme une activité à part entière.
La reconversion kiné
Si tu as l’impression que ton métier de kinésithérapeute ne te correspond plus du tout, il faut peut-être songer à une reconversion professionnelle. Choix difficile, mais potentiellement très gratifiant à long terme. Nombre de confrères et consoeurs ont sauté le pas, et il existe des groupes Facebooks entiers dédiés à la reconversion des paramédicaux en général, et des kinés en particuliers. Conseils, support, exemples de parcours, erreurs à ne pas commettre. Ces groupes peuvent être de véritables mines d’or pour qui veut sauter le pas.
Conclusion
Simple lassitude ou véritable épuisement, il est important de voir les signes en face. La plupart du temps, ils sont passagers. Mais dans un nombre de cas de plus en plus important, le burn out peut être au bout du chemin, (parfois pire).
L’occasion de rappeler que l’association “Soins aux Professionnels de Santé” s’est donnée comme mission de venir en aide aux professionnels médicaux, paramédicaux ainsi qu’aux étudiants de ces filières. Un numéro vert existe, le 0805 23 23 36. 100% des appels sont décrochés.
Alors n’aies pas peur de tenter des choses, l’épanouissement n’est parfois pas très loin. Et qui sait, tu as peut-être simplement besoin de vacances (on a fait un article avec des solutions pour trouver un remplaçant au top !).
Alors, tu cherches à te diversifier, tu manques d’aventures ? Découvre des histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau
Le RKS est un réseau de kinés présent dans toute la France, dont la mission est de faciliter le parcours de soin en kinésithérapie des femmes opérées à la suite d’un cancer du sein.
Créé le 19 février 2020, le réseau a pour but premier de fédérer les kinésithérapeutes formés en sénologie. Dorothée Delecour, Kim Dunème et Sandrine Derhée, toutes les trois kinésithérapeutes, sont accompagnées d’Hélène Marty, patiente. L’organisation a été pensée et développée pour intégrer la kinésithérapie sénologique dans le parcours de soin de la femme opérée d’un cancer du sein
En se formant en sénologie, les kinésithérapeutes du réseau permettent de combler le déficit dû à une méconnaissance de la spécificité de cette prise en charge par le corps médical. Au-delà des kinésithérapeutes, l’organisation échange donc avec tous types de professionnels. Cela permet de mettre en place un tissu de praticiens au plus proche des besoins des patientes et de répondre à leurs questions.
La rééducation à la suite d’un cancer du sein nécessite des connaissances particulières, notamment sur les traitements et ses conséquences tels que, les différentes chirurgies, la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hormonothérapie. . L’accompagnement psychologique est également un aspect essentiel de la prise en charge.
Le RKS en chiffres
On se souvient de Margaux et Fanny, les Kinés Nichons-Nifroids qui étaient parties en Laponie pour un défi sportif en faveur du Réseau des Kinés du Sein. Le RKS c’est aussi et surtout :
plus de 1.000 kinésithérapeutes formés en sénologie répartis dans toute la France métropolitaine et DOM TOM.
plus de 12 000 patientes suivies depuis la création du réseau.
22 webinars.
une adhésion à 80 euros pour être référencé.
9 partenaires pour faire rayonner le RKS à l’échelle nationale.
L’information continue est un service essentiel du RKS, afin de garantir une prise en charge optimale et favoriser les échanges entre kinésithérapeutes investis et formés en sénologie. Ainsi, des réunions de travail, congrès, webinaires… sont proposées aux kinésithérapeutes adhérents et sont très suivis.
Le réseau est aujourd’hui reconnu. Alors que les pratiques chirurgicales évoluent vite, les kinés du RKS sont naturellement sollicités en tant qu’experts dans le domaine.
Pour aider les praticiens à communiquer, des supports éducatifs sont proposés pour un affichage dans les cabinets et des campagnes de communication nationales sont organisées. Des partenariats comme avec Etam ont même été mis en place pour sensibiliser la population au cancer du sein, et à sa prise en charge par les kinés. Un livret post-opératoire illustré peut aussi être partagé avec les patientes, leur apportant des explications exhaustives et les rassurant.
Enfin, un annuaire des kinésithérapeutes formés et investis en sénologie , adhérents au RKS est disponible pour faciliter la mise en relation avec les patientes.
Il y a 7 ans, Alice, professionnelle de santé, a eu un déclic écologique, qui s’est avéré être un déclic santé puisque tout est lié, et s’est ainsi engagée sur le chemin de la santé-environnement !
En tant que kinésithérapeute, nous avons un rôle clé à jouer dans la transition écologique : nous avons donc eu envie de vous partager son parcours et ses actions.
Alice est chirurgien-dentiste. En 2016, après 15 ans d’exercice en cabinet et suite à un problème d’épaule, elle prend du recul par rapport à son exercice et dans la même période, ressent l’envie de s’« alléger » environnementalement parlant, en prenant conscience de la catastrophe écologique en cours. Elle se décide à réduire son empreinte écologique personnelle et professionnelle.
Motivée notamment par les questions de patients sur les produits utilisés pour les soigner ou le sort réservé aux déchets du cabinet (ça vous rappelle quelque chose ?), elle décide de trouver les pistes pour intégrer la démarche écologique au cabinet.
Alice se lance donc dans une série de formations pour creuser le sujet, en commençant par le management du développement durable en santé, et fait le lien de plus en plus entre écologie et santé. Puisque l’environnement est un déterminant majeur de la santé, prendre soin de notre environnement, des écosystèmes, c’est prendre soin de chacun. Elle poursuit avec un DU en médecine environnementale puis un DU de qualité, pour comprendre comment intégrer une démarche environnementale tout en garantissant la qualité des soins et la sécurité au patient.
L’écologie, ce n’est pas une option, c’est la santé !
Alice Baras, Professionnelle de santé et formatrice en santé durable.
La remise en question est permanente et le parcours de sa réflexion écologique lui permet aujourd’hui de mener et participer à des études impactantes. Elle a notamment participé au rapport du Shift Project qui pointe l’impact carbone de la santé qui représente 6 à 8% des émissions nationales de gaz à effet de serre en France. Or, défi de taille, l’objectif est de diminuer de 80% les émissions d’ici 2050 pour rester dans le cadre de l’Accord de Paris et espérer rester sous la barre des 2°C de réchauffement climatique global, préserver les conditions de vie et de bien-être qui ont permis notre développement jusqu’alors.
Pour transmettre ses réflexions, son expérience et le fruit de ses recherches et rencontres, elle a publié entre autres le guide du cabinet de santé écoresponsable et propose des formations continues aux professionnels de santé. Alice a veillé à être exhaustive dans la proposition qui va de la nécessaire approche systémique des enjeux santé-environnement à la mise en place de la démarche de santé durable et des écogestes au cabinet en passant par la valeur de l’écoresponsabilité en santé et le besoin d’innovations collectives en mode gagnant-gagnant.
Réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre pour le climat et préserver la biodiversité qui est en train de s’effondrer est un projet ambitieux. Comme tout professionnel de santé, le kinésithérapeute, peut y arriver en agissant sur ces deux pistes :
Réduire l’impact écologique de son exercice en étant acteur de la démarche écoresponsable et ambassadeur de celle-ci auprès des patients, leur donner envie d’agir également.
Faire de la prévention et de la promotion de la santé pour réussir à baisser la demande de soins. Moins de curatif, plus de préventif.
Et ça passe par exemple, par sensibiliser les patients et usagers à l’importance d’évoluer dans un environnement favorable au quotidien, réduire les expositions aux produits chimiques et aux perturbateurs endocriniens par exemple, et particulièrement pendant la période des 1000 jours.
Veiller à ce que la femme enceinte et l’enfant évoluent dans un environnement sain durant cette période (qui débute avant la grossesse et se poursuit jusqu’à ses 2 ans) permet de réduire drastiquement les risques de cancer hormono-dépendants ou d’obésité dans la vie du futur adulte. Plusieurs outils pour le grand public dont le site de santé publique France Les 1000 premiers jours, pour les professionnels souhaitant se former, plusieurs formations disponibles, dont ce MOOC La prévention des risques environnementaux chez la femme enceinte proposé par l’APHP.
Au-delà de soigner, nous devons prendre soin des patients (#care vs #cure). On prend en charge un patient dans son environnement, et le kinésithérapeute mieux que quiconque, a cette capacité à aborder le patient dans une démarche globale. Lorsqu’on est à domicile, on peut observer des comportements délétères au sein même du foyer du patient et lui proposer des pistes d’action.
La sobriété c’est pas de l’austérité. La sobriété, moins mais mieux, c’est de la santé et l’opportunité de revenir à l’essentiel
Alice Baras, Professionnelle de santé et formatrice en santé durable.
Passer à l’action pour devenir kiné écoresponsable
S’installer et pratiquer en mode écoresponsable, c’est possible et les pistes d’action sont multiples, à adapter selon le contexte de chacun et chacune bien sûr. La démarche environnementale présente des co-bénéfices santé-environnement mais aussi sociaux et économiques. Maîtriser son impact est généralement favorable à la structure grâce aux économies réalisées.
En termes d’actions, nous pouvons par exemple :
Optimiser l’espace en collaborant à plusieurs. C’est bon pour l’environnement et cela donne aussi une dynamique interpro. positive, permet de réduire les frais comme avec une salle d’attente commune, mutualisation des équipements
Permettre l’accès en transports en commun est un élément essentiel à viser avant de choisir son local. Le choix du transport pour les domiciles est également une action majeure à observer selon notre contexte
S’équiper ou s’approvisionner dès que possible en seconde main (il y a de plus en plus d’opportunités en lien et il est possible d’avoir des factures en seconde main aujourd’hui)
Utiliser des huiles écolabellisées, des produits d’entretien sans danger pour l’environnement
Evoluer vers moins d’usage unique en optant pour des draps lavables par exemple ou en demandant aux patients de venir avec leur serviette en leur expliquant au préalable « pourquoi » c’est une belle action de santé !
Mettre en place les astuces et écogestes pour moins de déchets
Rédiger la charte du cabinet
A la question « pensez-vous que choisir d’aller faire des remplacements à l’autre bout de la planète est un contre-exemple de la démarche écoresponsable en santé ? », Alice nous répond qu’en effet, l’impact « avion » est colossal vs les autres modes de transports (1 tonne de CO2 c’est 6 aller-retours Paris-Marseille en avion… et 125 en train). Si limiter ses trajets en avion pour aller exercer ou pour se former joue forcément dans le bilan carbone, il appartient à chacun et chacune d’arbitrer ce qui lui semble être futile ou utile.
Les 3 piliers de la santé durable dans les pratiques de santé. D’après Baras A., (2022). International Health Trends & Perspectives. 2(3), SI: 27-47. https://doi.org/10.32920/ihtp.v2i3.1713
Il est vraiment possible de se mettre en mouvement dès maintenant, lancer la démarche et ses multiples actions selon nos envies, notre contexte, au cœur de nos pratiques et de la gestion du cabinet et saisir cette opportunité d’être acteur et actrice de la santé protectrice du vivant.
Comme pour tout cheminement, le premier pas est le plus important. Il est indispensable de se faire plaisir avec ses collaborateurs et ses proches, célébrer les victoires : c’est le secret de la réussite.
Se former est une étape importante, mais l’offre de formations en santé-environnement est encore trop confidentielle. Pourtant l’intérêt est réel (et les jeunes générations de la communauté Rempleo nous ont bien notifié leur questionnement à ce sujet) et avoir accès à des données sourcées facilitant le passage à l’action plutôt que la simple transmission de messages anxiogènes est urgent.
Alice propose des formations interdisciplinaires en maison de santé par exemple ou spécifiques aux kinés. La prochaine est programmée en juin 2023. Son objectif : connaître les outils pratiques et les actions vraiment efficaces pour la santé aujourd’hui et celle des générations futures, y compris notre santé de soignant et débuter ou progresser de manière positive dans la démarche toujours en accord avec les recommandations professionnelles.
Alice note une vraie dynamique en santé-environnement depuis la pandémie. De nombreuses actions écoresponsables se connectent à tous niveaux :
Institutions : la CNAM s’engage sur le sujet, la DGOS a créé un groupe de travail sur l’écoconception des soins
Organisations professionnelles : des sociétés savantes comme celle des anesthésistes ou les urologues montrent la voie dans les écosoins
Associations : L’association Alliance Santé Planétaire ouverte à tous professionnels souhaitant soutenir la démarche de santé planétaire, innover ensemble. L’association Ecokiné est aussi force de propositions pour avancer.
Aux kinésithérapeutes d’accompagner ce mouvement individuellement, collectivement, avec toute la profession, tous les acteurs et actrices de santé !
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L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute.
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Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
Les moyens de communication à disposition des kinésithérapeutes ne cessent de se diversifier et la communication numérique tend à s’amplifier. Le marketing d’influence est devenu omniprésent et l’on remarque que de plus en plus de kinésithérapeutes ont recours aux médias sociaux, et que certains y développent même une activité d’influenceur ou de créateur de contenus.
Cette modification profonde de notre société nous a conduits à éditer cette deuxième version du guide des recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute. En effet, si la communication évolue, les règles de déontologie se sont adaptées pour permettre à tout kinésithérapeute d’user des moyens de communication actuels tout en respectant les règles encadrant l’exercice de la profession. La commission éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes analyse et rend régulièrement des avis relatifs à la communication professionnelle des kinésithérapeutes. Le 22 décembre 2020, un véritable changement a eu lieu grâce à la publication du décret n° 2020-1663 qui consacre un principe de libre communication dans le respect des règles déontologiques de la profession et des recommandations du Conseil national. Ainsi, le 30 mars 2021, le Conseil national a adopté un document, élaboré par la commission, qui détaille de façon pratique les règles d’utilisation des différents outils et supports de communications, notamment numériques à disposition des kinésithérapeutes.
L’objectif poursuivi est ainsi d’améliorer l’information à destination du public particulièrement en ce qui concerne les compétences et les pratiques professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes.
Les pratiques évoluent, la déontologie ne peut être figée et doit apporter des réponses adaptées aux exigences que requiert l’exercice d’une profession de santé.
Communiquer, valoriser sa pratique et sa profession, transmettre et relayer des messages de santé publique, participer à l’éducation thérapeutique de la population par tout moyen, c’est une part importante de l’exercice de la kinésithérapie, profession qui ne cesse de se renouveler depuis sa création.
Le podcast GEM-K donne la parole à toute la diversité de la communauté kiné. Politique, pathologie, pratiques, spécialités, écologie… aucun thème n’est épargné. Nous avons donc souhaité rencontrer Matthieu, kinésithérapeute et hôte de ce podcast kiné.
Matthieu, vous êtes d’abord kinésithérapeute : quel est votre parcours ?
Bonjour et merci beaucoup pour cette interview.
Pour me présenter, je suis kinésithérapeute depuis maintenant 18 ans. Dès le début de mon activité, j’ai éprouvé le besoin de me former et me suis tourné assez rapidement vers l’ostéopathie qui représentait à l’époque une sorte de graal pour la pratique libérale. Parallèlement, j’ai eu la chance d’intervenir en tant que formateur assez rapidement dans le même domaine et me suis spécialisé dans le traitement des pathologies musculosquelettiques avec une appétence marquée pour les rachialgies et les douleurs d’épaule.
J’ai découvert un peu comme la plupart de nos collègues français·e l’EBP après 2010 et ai changé d’orientation pour me diriger vers la Thérapie Manuelle Orthopédique dans laquelle je me suis beaucoup formé pendant près de 10 ans, jusque obtenir la reconnaissance de Fellow par OMT-France en 2022.
En 2009, à l’occasion d’une migration professionnelle, j’ai rencontré Baptiste Falin qui est maintenant mon associé et ami. Nous avons eu cette idée à l’époque devant les difficultés pour les collègues de se former d’amener la formation localement, et ce, afin de réduire les coûts et les difficultés logistiques. Dès 2009, j’ai commencé à animer mon cycle de thérapie manuelle sur 2 ans et c’est en 2012 que GEM-K a vu le jour pour monter en puissance petit à petit.
Nous organisons depuis plus de 10 ans maintenant des formations pour les kinésithérapeutes (mais pas que), surtout dans le Centre Est mais avec quelques escapades plus lointaines (par exemple la Guadeloupe). Nous formons entre 700 à 900 participant·es par an autour d’une trentaine de formations aidés d’une super collaboratrice, Severine, pour gérer l’administratif et la qualité.
Aujourd’hui, j’ai une pratique libérale à Troyes 2 jours par semaines et le reste du temps, je donne des cours en formation initiale et continue ce qui m’occupe autour de 500 heures par an. Le temps restant, j’essaie de m’amuser et de partager, entre autre, autour du podcast.
GEM-K c’est d’abord un organisme de formation. Comment vous est venue l’idée d’un podcast ?
En effet, alors, je ne me souviens plus exactement quand m’est venue l’idée mais je crois qu’au départ, c’était plus ou moins sur un coup de tête. Évidemment, comme n’importe quel organisme, nous souhaitions nous développer un peu plus et avions à l’époque un collègue, Guillaume Thierry, qui proposait des billets pour notre blog.
Je me suis dis que ce serait intéressant de l’enregistrer en audio pour faire gagner du temps aux collègues et, à l’occasion d’une formation commune avec Gilles Barette animée en binôme, j’ai eu l’idée de sortir mon micro et ai mis en boite ses impressions un peu sans savoir où ça allait me mener.
De fil en aiguille, le podcast s’est développé et j’ai doucement changer le format jusque arriver aujourd’hui à des épisodes de 30 minutes deux fois par mois.
Pourquoi ce format plutôt que l’écrit ? Je dirai qu’il me semble que dans cet exercice, je me sens mieux et plus aligné avec mon souhait : donner la parole à un confrère ou une consœur en prenant le temps de discuter, d’échanger et égoïstement, d’apprendre de mes invité·es.
C’est une sacrée chance de pouvoir partager avec ses pairs et si éventuellement, cela peut en inspirer d’autres, et bien je crois que c’est plutôt cool non. Et je pense que nous sommes dans les premiers à avoir proposé un podcast kiné, artisanal certes, mais podcast quand même 🙂
A qui est adressé ce podcast et quel rayonnement en 2022 ? Quels objectifs en 2023 ?
Ce podcast s’adresse principalement aux métiers de la rééducation, mais je crois que les thèmes abordés sont suffisamment larges pour intéresser d’autres personnes. J’essaie de varier sur les thématiques qui vont :
J’ai été très étonné de constater que sur l’année 2022, en cumulant notre chaîne youtube et notre podcast, nous avions atteint les 33000 écoutes pour une satisfaction maximale. C’est assez incroyable je trouve pour un petit podcast sans prétention. L’idée est de poursuivre en 2023 avec de nouveaux invités, je m’enrichis énormément de ces échanges et le public nous fait confiance, donc je ne peux que souhaiter que ça continue, d’autant que j’ai encore une dizaine de podcasts d’avance en tête.
Comment gérez-vous l’équilibre vie personnelle / vies pros ?
Je ne sais pas si mon organisation sera inspirante mais je suis comme tout le monde, je cours après le temps, et ce qui me sauve c’est que je me garde le mardi pour travailler à la maison. Cette journée me permet d’avancer sur les cours, de gérer la com de GEM-K, de répondre aux mails et aussi de programmer ces podcasts.
J’essaie comme n’importe qui de conserver une vraie barrière entre ma vie personnelle et professionnelle et parviens assez facilement à couper pour me concentrer sur l’essentiel à savoir mon cocon familial et mes amis.
Quant à la création de podcast, pour que vous puissiez vous rendre compte, pour une heure de podcast, j’ai besoin de 5 à 6 heures de production. Il faut notamment :
choisir les personnes invitées
trouver une thématique en accord avec elles
travailler le sujet et écrire les questions
enregistrer le podcast
le scinder et le monter
produire des infographies en rapport pour synthétiser les informations
et enfin partager sur de multiples plateformes
Ca fait du boulot mais ça me fait plaisir à chaque fois de le faire.
Quel est votre avis sur la communication sur les réseaux sociaux par les kinésithérapeutes ?
Alors c’est amusant que vous posiez cette question car je pense avoir changer d’avis depuis quelques mois. J’ai toujours été très prudent avec les réseaux sociaux (RS), car je trouve qu’il y a une exacerbation voir une hystérisation des débats, l’attaque personnelle étant souvent plus simple voire légion.
Toutefois, nous avons toutes et tous pu constater que certain·es collègues influenceurs ou influenceuses avaient un bras de levier énorme pour vulgariser et changer l’image de la kinésithérapie, voir distiller des informations vertueuses pour la population générale. Nous avons longtemps réfléchis sur la place des RS pour GEM-K et des codes de communication associés. Il est évident que nous avons intérêt à être présents, comme n’importe quelle entreprise par ailleurs. Nous essayons de le faire de façon alignée avec nos valeurs en cherchant à partager du contenu qualitatif sur nos chaînes Instagram et Facebook.
Il y a maintenant quelques mois, j’ai décidé de me lancer moi-même sur les réseaux car j’ai compris que cela devenait indispensable, d’une part pour continuer d’enseigner (et j’adore ça) mais aussi car, que je le veuille ou non, nous vivons maintenant dans une société où les RS sont présents. Par contre, je fais bien la différence entre un podcast, un article scientifique et une vidéo Insta. Ces trois médias ne répondant pas aux mêmes exigences et aux mêmes buts et je dois dire que j’apprécie beaucoup ces trois formats.
Avec le podcast, on a le temps de traiter en profondeur les sujets et mettre de la nuance.
L’article scientifique nécessite un don de soi et un travail personnel fort permettant de creuser un maximum un sujet
Quant aux posts sur les réseaux sociaux, ils s’adressent au plus grand nombre et permettent (un peu) de s’affranchir des justifications extrêmes.
Je trouve mon équilibre comme ça en gardant à l’esprit ces trois modes d’expression. Les dangers et les opportunités des réseaux sont donc tout aussi grands je crois, notamment dans le discernement des spectateurs et spectatrices qui, parfois je trouve, ont du mal à faire la part des choses entre vulgarisations et recherche, création de contenu et création de connaissances. Nous avons besoin des deux, mais sans en oublier les contours et les limites et en essayant d’être le plus bienveillant possible.
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Si vous êtes kinésithérapeute et que vous avez subi des violences ou incivilités, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes vous encourage vivement à signaler ces faits sur la plateforme mise en place par l’observatoire national des violences en santé (ONVS). Pour accéder à celle-ci, cliquez ici.
Un réseau d’associations vient en complément de cette plateforme de signalement pour les kinésithérapeutes qui souhaiteraient dénoncer des faits de violences ayant eu lieu dans leur cabinet ou à l’extérieur de celui-ci, aux kinésithérapeutes qui subiraient des violences ou encore aux étudiants en masso-kinésithérapie qui seraient témoins ou victimes au sein d’un IFMK.
Pour trouver une association locale, nous vous invitons à cliquer ici.
Le Conseil national de l’Ordre
Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr
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Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.
Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.
Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :
« La confiance du parlement nous honore et nous oblige.
Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.
Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.
Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.
Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »
Suite à cette première étape, la proposition de loi a été transmise à la commission des affaires sociales du Sénat. Le texte sera ensuite voté en séance publique le mardi 14 février 2023.
Une fois la proposition votée par le Sénat, une commission mixte paritaire se réunira pour aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.
Dans le cas où la commission trouve un accord, la procédure législative requiert un vote d’adoption définitive en séance publique des deux chambres. La loi est ensuite promulguée.
Dans le cas où la commission ne trouve pas d’accord, l’Assemblée puis le Sénat sont consultés en nouvelle lecture avant que l’Assemblée nationale n’ait le dernier mot lors d’une lecture définitive du texte.
Le Conseil national de l’Ordre
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