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  • Comment amorcer sa transition écologique en tant que kinésithérapeute ?

    Comment amorcer sa transition écologique en tant que kinésithérapeute ?

    Il y a 7 ans, Alice, professionnelle de santé, a eu un déclic écologique, qui s’est avéré être un déclic santé puisque tout est lié, et s’est ainsi engagée sur le chemin de la santé-environnement !

    En tant que kinésithérapeute, nous avons un rôle clé à jouer dans la transition écologique : nous avons donc eu envie de vous partager son parcours et ses actions.

    Sommaire
    1- Professionnelle de santé & écolo
    2- Le rôle du kinésithérapeute en santé durable
    3- Passer à l’action pour devenir kiné écoresponsable

    Alice Baras, Professionnelle de santé et formatrice en santé durable.

    Professionnelle de santé & écolo

    Alice est chirurgien-dentiste. En 2016, après 15 ans d’exercice en cabinet et suite à un problème d’épaule, elle prend du recul par rapport à son exercice et dans la même période, ressent l’envie de s’« alléger » environnementalement parlant, en prenant conscience de la catastrophe écologique en cours. Elle se décide à réduire son empreinte écologique personnelle et professionnelle.

    Motivée notamment par les questions de patients sur les produits utilisés pour les soigner ou le sort réservé aux déchets du cabinet (ça vous rappelle quelque chose ?), elle décide de trouver les pistes pour intégrer la démarche écologique au cabinet.

    Alice se lance donc dans une série de formations pour creuser le sujet, en commençant par le management du développement durable en santé, et fait le lien de plus en plus entre écologie et santé. Puisque l’environnement est un déterminant majeur de la santé, prendre soin de notre environnement, des écosystèmes, c’est prendre soin de chacun. Elle poursuit avec un DU en médecine environnementale puis un DU de qualité, pour comprendre comment intégrer une démarche environnementale tout en garantissant la qualité des soins et la sécurité au patient.

    L’écologie, ce n’est pas une option, c’est la santé !

    Alice Baras, Professionnelle de santé et formatrice en santé durable.

    La remise en question est permanente et le parcours de sa réflexion écologique lui permet aujourd’hui de mener et participer à des études impactantes. Elle a notamment participé au rapport du Shift Project qui pointe l’impact carbone de la santé qui représente 6 à 8% des émissions nationales de gaz à effet de serre en France. Or, défi de taille, l’objectif est de diminuer de 80% les émissions d’ici 2050 pour rester dans le cadre de l’Accord de Paris et espérer rester sous la barre des 2°C de réchauffement climatique global, préserver les conditions de vie et de bien-être qui ont permis notre développement jusqu’alors.

    Lire The Shift project : Décarboner la santé, 2021. 


    Pour transmettre ses réflexions, son expérience et le fruit de ses recherches et rencontres, elle a publié entre autres le guide du cabinet de santé écoresponsable et propose des formations continues aux professionnels de santé. Alice a veillé à être exhaustive dans la proposition qui va de la nécessaire approche systémique des enjeux santé-environnement à la mise en place de la démarche de santé durable et des écogestes au cabinet en passant par la valeur de l’écoresponsabilité en santé et le besoin d’innovations collectives en mode gagnant-gagnant.

    Baras A. Guide du cabinet de santé écoresponsable. Les presses de l’EHESP, 2021.
    Baras A. Guide du cabinet de santé écoresponsable. Les presses de l’EHESP, 2021.

    Le rôle du kinésithérapeute en santé durable

    Réduire de 80% les émissions de gaz à effet de serre pour le climat et préserver la biodiversité qui est en train de s’effondrer est un projet ambitieux. Comme tout professionnel de santé, le kinésithérapeute, peut y arriver en agissant sur ces deux pistes :

    • Réduire l’impact écologique de son exercice en étant acteur de la démarche écoresponsable et ambassadeur de celle-ci auprès des patients, leur donner envie d’agir également.
    • Faire de la prévention et de la promotion de la santé pour réussir à baisser la demande de soins. Moins de curatif, plus de préventif.

    Et ça passe par exemple, par sensibiliser les patients et usagers à l’importance d’évoluer dans un environnement favorable au quotidien, réduire les expositions aux produits chimiques et aux perturbateurs endocriniens par exemple, et particulièrement pendant la période des 1000 jours.

    Veiller à ce que la femme enceinte et l’enfant évoluent dans un environnement sain durant cette période (qui débute avant la grossesse et se poursuit jusqu’à ses 2 ans) permet de réduire drastiquement les risques de cancer hormono-dépendants ou d’obésité dans la vie du futur adulte.
    Plusieurs outils pour le grand public dont le site de santé publique France Les 1000 premiers jours, pour les professionnels souhaitant se former, plusieurs formations disponibles, dont ce MOOC La prévention des risques environnementaux chez la femme enceinte proposé par l’APHP.


    Au-delà de soigner, nous devons prendre soin des patients (#care vs #cure). On prend en charge un patient dans son environnement, et le kinésithérapeute mieux que quiconque, a cette capacité à aborder le patient dans une démarche globale. Lorsqu’on est à domicile, on peut observer des comportements délétères au sein même du foyer du patient et lui proposer des pistes d’action.

    La sobriété c’est pas de l’austérité. La sobriété, moins mais mieux, c’est de la santé et l’opportunité de revenir à l’essentiel

    Alice Baras, Professionnelle de santé et formatrice en santé durable.

    La transition écologique chez les kinés

    Passer à l’action pour devenir kiné écoresponsable

    S’installer et pratiquer en mode écoresponsable, c’est possible et les pistes d’action sont multiples, à adapter selon le contexte de chacun et chacune bien sûr. La démarche environnementale présente des co-bénéfices santé-environnement mais aussi sociaux et économiques. Maîtriser son impact est généralement favorable à la structure grâce aux économies réalisées.

    En termes d’actions, nous pouvons par exemple :

    • Optimiser l’espace en collaborant à plusieurs. C’est bon pour l’environnement et cela donne aussi une dynamique interpro. positive, permet de réduire les frais comme avec une salle d’attente commune, mutualisation des équipements
    • Permettre l’accès en transports en commun est un élément essentiel à viser avant de choisir son local. Le choix du transport pour les domiciles est également une action majeure à observer selon notre contexte
    • S’équiper ou s’approvisionner dès que possible en seconde main (il y a de plus en plus d’opportunités en lien et il est possible d’avoir des factures en seconde main aujourd’hui)
    • Utiliser des huiles écolabellisées, des produits d’entretien sans danger pour l’environnement
    • Evoluer vers moins d’usage unique en optant pour des draps lavables par exemple ou en demandant aux patients de venir avec leur serviette en leur expliquant au préalable « pourquoi » c’est une belle action de santé !
    • Mettre en place les astuces et écogestes pour moins de déchets
    • Rédiger la charte du cabinet

    A la question « pensez-vous que choisir d’aller faire des remplacements à l’autre bout de la planète est un contre-exemple de la démarche écoresponsable en santé ? », Alice nous répond qu’en effet, l’impact « avion » est colossal vs les autres modes de transports (1 tonne de CO2 c’est 6 aller-retours Paris-Marseille en avion… et 125 en train). Si limiter ses trajets en avion pour aller exercer ou pour se former joue forcément dans le bilan carbone, il appartient à chacun et chacune d’arbitrer ce qui lui semble être futile ou utile.

    Comment amorcer sa transition écologique en tant que kinésithérapeute ?
    Les 3 piliers de la santé durable dans les pratiques de santé. D’après Baras A., (2022). International Health Trends & Perspectives. 2(3), SI: 27-47.
    https://doi.org/10.32920/ihtp.v2i3.1713

    Il est vraiment possible de se mettre en mouvement dès maintenant, lancer la démarche et ses multiples actions selon nos envies, notre contexte, au cœur de nos pratiques et de la gestion du cabinet et saisir cette opportunité d’être acteur et actrice de la santé protectrice du vivant.

    Comme pour tout cheminement, le premier pas est le plus important. Il est indispensable de se faire plaisir avec ses collaborateurs et ses proches, célébrer les victoires : c’est le secret de la réussite.

    Se former est une étape importante, mais l’offre de formations en santé-environnement est encore trop confidentielle. Pourtant l’intérêt est réel (et les jeunes générations de la communauté Rempleo nous ont bien notifié leur questionnement à ce sujet) et avoir accès à des données sourcées facilitant le passage à l’action plutôt que la simple transmission de messages anxiogènes est urgent.

    Alice propose des formations interdisciplinaires en maison de santé par exemple ou spécifiques aux kinés. La prochaine est programmée en juin 2023. Son objectif : connaître les outils pratiques et les actions vraiment efficaces pour la santé aujourd’hui et celle des générations futures, y compris notre santé de soignant et débuter ou progresser de manière positive dans la démarche toujours en accord avec les recommandations professionnelles.

    Intégrer une démarche écoresponsable en cabinet de kiné GEM-K formation, le 20 juin 2023 à Dole. https://www.gem-k.com/eco-responsable ou sur son site http://ecops-conseil.fr/

    Alice note une vraie dynamique en santé-environnement depuis la pandémie. De nombreuses actions écoresponsables se connectent à tous niveaux :

    • Institutions : la CNAM s’engage sur le sujet, la DGOS a créé un groupe de travail sur l’écoconception des soins
    • Organisations professionnelles : des sociétés savantes comme celle des anesthésistes ou les urologues montrent la voie dans les écosoins
    • Associations : L’association Alliance Santé Planétaire ouverte à tous professionnels souhaitant soutenir la démarche de santé planétaire, innover ensemble. L’association Ecokiné est aussi force de propositions pour avancer.

    Aux kinésithérapeutes d’accompagner ce mouvement individuellement, collectivement, avec toute la profession, tous les acteurs et actrices de santé !


    Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire 👇

    1- Kinésithérapie et écologie

    2- Données personnelles : se protéger en ligne quand on est masseur-kinésithérapeute

    3- Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral

    4- La recherche de l’amélioration continue dans l’exercice de la kinésithérapie : le témoignage de Lou

  • Flash Actu – La communication du kinésithérapeute

    Flash Actu – La communication du kinésithérapeute

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur les recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute.

    Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.

    Flash Actu de l'Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
    Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes

    Les moyens de communication à disposition des kinésithérapeutes ne cessent de se diversifier et la communication numérique tend à s’amplifier. Le marketing d’influence est devenu omniprésent et l’on remarque que de plus en plus de kinésithérapeutes ont recours aux médias sociaux, et que certains y développent même une activité d’influenceur ou de créateur de contenus.

    Cette modification profonde de notre société nous a conduits à éditer cette deuxième version du guide des recommandations relatives à la communication du kinésithérapeute. En effet, si la communication évolue, les règles de déontologie se sont adaptées pour permettre à tout kinésithérapeute d’user des moyens de communication actuels tout en respectant les règles encadrant l’exercice de la profession.
    La commission éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes analyse et rend régulièrement des avis relatifs à la communication professionnelle des kinésithérapeutes. Le 22 décembre 2020, un véritable changement a eu lieu grâce à la publication du décret n° 2020-1663 qui consacre un principe de libre communication dans le respect des règles déontologiques de la profession et des recommandations du Conseil national. Ainsi, le 30 mars 2021, le Conseil national a adopté un document, élaboré par la commission, qui détaille de façon pratique les règles d’utilisation des différents outils et supports de communications, notamment numériques à disposition des kinésithérapeutes.

    L’objectif poursuivi est ainsi d’améliorer l’information à destination du public particulièrement en ce qui concerne les compétences et les pratiques professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes.

    Les pratiques évoluent, la déontologie ne peut être figée et doit apporter des réponses adaptées aux exigences que requiert l’exercice d’une profession de santé.

    Communiquer, valoriser sa pratique et sa profession, transmettre et relayer des messages de santé publique, participer à l’éducation thérapeutique de la population par tout moyen, c’est une part importante de l’exercice de la kinésithérapie, profession qui ne cesse de se renouveler depuis sa création.

    Le Conseil national de l’Ordre

    Guide des recommandations relatives à la communication du masseur-kinésithérapeute
    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- GEM-K : le podcast kiné

    2- Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

    3- L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

    4- Kiné des îles, kiné des mers

  • GEM-K : le podcast kiné

    GEM-K : le podcast kiné

    Le podcast GEM-K donne la parole à toute la diversité de la communauté kiné. Politique, pathologie, pratiques, spécialités, écologie… aucun thème n’est épargné. Nous avons donc souhaité rencontrer Matthieu, kinésithérapeute et hôte de ce podcast kiné.

    Sommaire
    1- Le parcours de Matthieu, kinésithérapeute
    2- La naissance du podcast GEM-K
    3- Les objectifs du podcast kiné
    4- L’équilibre vie kiné / vie perso
    5- Le partage de connaissances kiné à l’heure des réseaux sociaux

    GEM-K Le podcast kiné

    Matthieu, vous êtes d’abord kinésithérapeute : quel est votre parcours ?

    Bonjour et merci beaucoup pour cette interview. 

    Pour me présenter, je suis kinésithérapeute depuis maintenant 18 ans. Dès le début de mon activité, j’ai éprouvé le besoin de me former et me suis tourné assez rapidement vers l’ostéopathie qui représentait à l’époque une sorte de graal pour la pratique libérale. Parallèlement, j’ai eu la chance d’intervenir en tant que formateur assez rapidement dans le même domaine et me suis spécialisé dans le traitement des pathologies musculosquelettiques avec une appétence marquée pour les rachialgies et les douleurs d’épaule.

    J’ai découvert un peu comme la plupart de nos collègues français·e l’EBP après 2010 et ai changé d’orientation pour me diriger vers la Thérapie Manuelle Orthopédique dans laquelle je me suis beaucoup formé pendant près de 10 ans, jusque obtenir la reconnaissance de Fellow par OMT-France en 2022. 

    En 2009, à l’occasion d’une migration professionnelle, j’ai rencontré Baptiste Falin qui est maintenant mon associé et ami. Nous avons eu cette idée à l’époque devant les difficultés pour les collègues de se former d’amener la formation localement, et ce, afin de réduire les coûts et les difficultés logistiques. Dès 2009, j’ai commencé à animer mon cycle de thérapie manuelle sur 2 ans et c’est en 2012 que GEM-K a vu le jour pour monter en puissance petit à petit. 

    Nous organisons depuis plus de 10 ans maintenant des formations pour les kinésithérapeutes (mais pas que), surtout dans le Centre Est mais avec quelques escapades plus lointaines (par exemple la Guadeloupe). Nous formons entre 700 à 900 participant·es par an autour d’une trentaine de formations aidés d’une super collaboratrice, Severine, pour gérer l’administratif et la qualité.

    Aujourd’hui, j’ai une pratique libérale à Troyes 2 jours par semaines et le reste du temps, je donne des cours en formation initiale et continue ce qui m’occupe autour de 500 heures par an. Le temps restant, j’essaie de m’amuser et de partager, entre autre, autour du podcast.

    Matthieu Loubière kinésithérapeute à Troyes

    GEM-K c’est d’abord un organisme de formation. Comment vous est venue l’idée d’un podcast ?

    En effet, alors, je ne me souviens plus exactement quand m’est venue l’idée mais je crois qu’au départ, c’était plus ou moins sur un coup de tête. Évidemment, comme n’importe quel organisme, nous souhaitions nous développer un peu plus et avions à l’époque un collègue, Guillaume Thierry, qui proposait des billets pour notre blog.

    Je me suis dis que ce serait intéressant de l’enregistrer en audio pour faire gagner du temps aux collègues et, à l’occasion d’une formation commune avec Gilles Barette animée en binôme, j’ai eu l’idée de sortir mon micro et ai mis en boite ses impressions un peu sans savoir où ça allait me mener.

    De fil en aiguille, le podcast s’est développé et j’ai doucement changer le format jusque arriver aujourd’hui à des épisodes de 30 minutes deux fois par mois.

    Pourquoi ce format plutôt que l’écrit ? Je dirai qu’il me semble que dans cet exercice, je me sens mieux et plus aligné avec mon souhait : donner la parole à un confrère ou une consœur en prenant le temps de discuter, d’échanger et égoïstement, d’apprendre de mes invité·es.

    C’est une sacrée chance de pouvoir partager avec ses pairs et si éventuellement, cela peut en inspirer d’autres, et bien je crois que c’est plutôt cool non. Et je pense que nous sommes dans les premiers à avoir proposé un podcast kiné, artisanal certes, mais podcast quand même 🙂

    A qui est adressé ce podcast et quel rayonnement en 2022 ? Quels objectifs en 2023 ?

    Ce podcast s’adresse principalement aux métiers de la rééducation, mais je crois que les thèmes abordés sont suffisamment larges pour intéresser d’autres personnes. J’essaie de varier sur les thématiques qui vont :

    J’ai été très étonné de constater que sur l’année 2022, en cumulant notre chaîne youtube et notre podcast, nous avions atteint les 33000 écoutes pour une satisfaction maximale. C’est assez incroyable je trouve pour un petit podcast sans prétention. L’idée est de poursuivre en 2023 avec de nouveaux invités, je m’enrichis énormément de ces échanges et le public nous fait confiance, donc je ne peux que souhaiter que ça continue, d’autant que j’ai encore une dizaine de podcasts d’avance en tête.

    Comment gérez-vous l’équilibre vie personnelle / vies pros ?

    Je ne sais pas si mon organisation sera inspirante mais je suis comme tout le monde, je cours après le temps, et ce qui me sauve c’est que je me garde le mardi pour travailler à la maison. Cette journée me permet d’avancer sur les cours, de gérer la com de GEM-K, de répondre aux mails et aussi de programmer ces podcasts.

    J’essaie comme n’importe qui de conserver une vraie barrière entre ma vie personnelle et professionnelle et parviens assez facilement à couper pour me concentrer sur l’essentiel à savoir mon cocon familial et mes amis.

    Quant à la création de podcast, pour que vous puissiez vous rendre compte, pour une heure de podcast, j’ai besoin de 5 à 6 heures de production. Il faut notamment :

    • choisir les personnes invitées
    • trouver une thématique en accord avec elles
    • travailler le sujet et écrire les questions
    • enregistrer le podcast
    • le scinder et le monter
    • produire des infographies en rapport pour synthétiser les informations
    • et enfin partager sur de multiples plateformes

    Ca fait du boulot mais ça me fait plaisir à chaque fois de le faire.

    Matthieu Loubière MKDE à Troyes et hôte de GEM-K le podcast

    Quel est votre avis sur la communication sur les réseaux sociaux par les kinésithérapeutes ?

    Alors c’est amusant que vous posiez cette question car je pense avoir changer d’avis depuis quelques mois. J’ai toujours été très prudent avec les réseaux sociaux (RS), car je trouve qu’il y a une exacerbation voir une hystérisation des débats, l’attaque personnelle étant souvent plus simple voire légion.

    Toutefois, nous avons toutes et tous pu constater que certain·es collègues influenceurs ou influenceuses avaient un bras de levier énorme pour vulgariser et changer l’image de la kinésithérapie, voir distiller des informations vertueuses pour la population générale. Nous avons longtemps réfléchis sur la place des RS pour GEM-K et des codes de communication associés. Il est évident que nous avons intérêt à être présents, comme n’importe quelle entreprise par ailleurs. Nous essayons de le faire de façon alignée avec nos valeurs en cherchant à partager du contenu qualitatif sur nos chaînes Instagram et Facebook.

    Il y a maintenant quelques mois, j’ai décidé de me lancer moi-même sur les réseaux car j’ai compris que cela devenait indispensable, d’une part pour continuer d’enseigner (et j’adore ça) mais aussi car, que je le veuille ou non, nous vivons maintenant dans une société où les RS sont présents. Par contre, je fais bien la différence entre un podcast, un article scientifique et une vidéo Insta. Ces trois médias ne répondant pas aux mêmes exigences et aux mêmes buts et je dois dire que j’apprécie beaucoup ces trois formats.

    Avec le podcast, on a le temps de traiter en profondeur les sujets et mettre de la nuance.

    L’article scientifique nécessite un don de soi et un travail personnel fort permettant de creuser un maximum un sujet

    Quant aux posts sur les réseaux sociaux, ils s’adressent au plus grand nombre et permettent (un peu) de s’affranchir des justifications extrêmes.

    Je trouve mon équilibre comme ça en gardant à l’esprit ces trois modes d’expression. Les dangers et les opportunités des réseaux sont donc tout aussi grands je crois, notamment dans le discernement des spectateurs et spectatrices qui, parfois je trouve, ont du mal à faire la part des choses entre vulgarisations et recherche, création de contenu et création de connaissances. Nous avons besoin des deux, mais sans en oublier les contours et les limites et en essayant d’être le plus bienveillant possible.


    Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire 👇

    1- Kiné : rester informé facilement

    2- Quitter la “Kiné Rat-Race”

    3- L’installation en tant que kinésithérapeute libéral : les premières démarches

    4- L’e-réputation au cœur de la carrière du kiné

  • Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

    Kinésithérapeutes : signaler un fait de violences

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    Si vous êtes kinésithérapeute et que vous avez subi des violences ou incivilités, le Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes vous encourage vivement à signaler ces faits sur la plateforme mise en place par l’observatoire national des violences en santé (ONVS). Pour accéder à celle-ci, cliquez ici.

    Un réseau d’associations vient en complément de cette plateforme de signalement pour les kinésithérapeutes qui souhaiteraient dénoncer des faits de violences ayant eu lieu dans leur cabinet ou à l’extérieur de celui-ci, aux kinésithérapeutes qui subiraient des violences ou encore aux étudiants en masso-kinésithérapie qui seraient témoins ou victimes au sein d’un IFMK.

    Pour trouver une association locale, nous vous invitons à cliquer ici.

    Le Conseil national de l’Ordre

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    1- Le revenu réel d’un masseur-kinésithérapeute libéral

    2- Kiné : Intérim vs Libéral

    3- Kinésithérapie et numérique : nouveautés… et questionnements

    4- Indemnisation et durée des congés maternité et paternité des kinésithérapeutes libéraux

  • L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

    L’accès direct aux kinésithérapeutes à l’Assemblée Nationale

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    Accès direct aux kinésithérapeutes à l'Assemblée Nationale

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :

    « La confiance du parlement nous honore et nous oblige.

    Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.

    Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.

    Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »

    Suite à cette première étape, la proposition de loi a été transmise à la commission des affaires sociales du Sénat. Le texte sera ensuite voté en séance publique le mardi 14 février 2023.

    Une fois la proposition votée par le Sénat, une commission mixte paritaire se réunira pour aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.

    Dans le cas où la commission trouve un accord, la procédure législative requiert un vote d’adoption définitive en séance publique des deux chambres. La loi est ensuite promulguée.

    Dans le cas où la commission ne trouve pas d’accord, l’Assemblée puis le Sénat sont consultés en nouvelle lecture avant que l’Assemblée nationale n’ait le dernier mot lors d’une lecture définitive du texte.

    Le Conseil national de l’Ordre

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    1- L’équivalence de diplôme de masseur-kinésithérapeute en France

    2- Rompre un Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    3- Données personnelles : se protéger en ligne quand on est masseur-kinésithérapeute

    4- L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

  • Rempleo : la nécessité de servir les masseurs-kinésithérapeutes

    Rempleo : la nécessité de servir les masseurs-kinésithérapeutes

    52,8% des kinésithérapeutes présentent des signes de burn-out selon une récente étude de la CARPIMKO. Pourtant, l’obligation morale et déontologique les empêche de laisser les patients sans assurer la continuité des soins. Comment trouver l’équilibre entre obligation professionnelle et stabilité personnelle lorsqu’on est chaque jour sous tension ?

    Sommaire
    1- La pression sur les kinésithérapeutes
    2- Prendre soin de nos soignants

    Les kinés, maillon essentiel

    La pression sur les kinésithérapeutes

    Les kinésithérapeutes subissent une première pression, financière, lors de leurs études. Cette pression devrait bientôt se réduire grâce à la victoire de la FNEK auprès du Conseil d’État pour réduire le coût de formation en IFMK. Reste que les actes des masseurs-kinésithérapeutes n’ont été augmentés que de 25 centimes en 10 ans. Un problème matériel aussi bien que psychologique pour une communauté kiné qui se sent dévalorisée, même dans une période qui la rend essentielle à la population (pandémie de COVID, épidémie de bronchiolite….) 

    Ensuite, les zones sur-dotées complexifient le rapprochement familial alors que l’installation dans les déserts médicaux promet un travail sans relâche pour prendre soin des patients dans le besoin. Face à ce dilemme, de plus en plus de néo-diplômés se tournent vers le salariat, moins rémunérateurs mais plus flexible sur les possibilités géographiques d’exercice et simplifiant la coupure avec la vie personnelle. C’est même à la demande de la communauté de remplaçants kinés qui ont souffert de la pandémie de COVID que les offres de postes salariés ont été rendues possibles dans l’application mobile Rempleo.

    La communauté a appelé ce phénomène la Kiné Rat Race, tunnel oppressant pour nombre de confrères et consœurs qui se retrouvent bientôt dans des groupes Facebook dédiés pour échanger sur les solutions pour mettre un terme à leur exercice de la kinésithérapie. Il semble essentiel de stopper cette hémorragie. 

    Rempleo, l'application mobile du recrutement kiné

    Prendre soin de nos soignants

    Les kinésithérapeutes méritent qu’on crée des services qui leur sont dédiés. Les technologies le permettent aujourd’hui. Malheureusement, la communauté kiné d’un peu moins de 100.000 membres est souvent considérée comme « un petit marché », comparée par exemple aux 770.000 infirmiers et infirmières ou aux 230.000 médecins en 2023.

    Pourtant, les problématiques quotidiennes des masseurs-kinésithérapeutes leur sont bien spécifiques, en exercice à domicile comme au cabinet. Protection des données personnelles, valorisation de la profession, suppression de la friction du rempla kiné, facilitation de la formation et de la recherche de poste pour trouver le mode d’exercice adéquat : c’est pour cette raison que Rempleo a été créée par des kinés, au service des kinés. Et le service n’évolue pas seul : un écosystème se structure, avec des services allant de la gestion des impayés à la valorisation de l’image dans le respect des règles déontologiques sur internet ou encore la gestion de son planning et de son cabinet directement depuis son mobile.

    Il apparaît donc essentiel de fournir des services digitaux qui permettent de réduire la charge administrative des praticiens pour leur permettre de se concentrer sur leurs patients. Mais il semble tout aussi clé de leur permettre de se soigner ou partir en congés en faisant appel à des remplaçants kinés, ou faire face sereinement à une augmentation temporaire d’activité en trouvant rapidement des assistants et collaborateurs.

    C’est l’équilibre d’une profession qui en dépend, et une question de santé publique.

    Apportant épanouissement personnel et permettant aux masseurs-kinésithérapeutes d’évoluer dans leur pratique, la facilitation de l’accès à la formation continue kiné est un axe de travail permanent. Mais le sujet est également lié à la friction du remplacement kiné, un titulaire en stage de formation ayant besoin de se faire remplacer pour maintenir la prise en charge des patients lors de son absence.

    Formation continue kiné Erevo sur Rempleo

    Le masseur-kinésithérapeute est un élément clé du système de santé en France, souvent considéré comme l’un des meilleurs du monde. Il est important aujourd’hui de préserver cette communauté et de valoriser ses différents statuts (étudiants, remplaçants, collaborateurs, assistants et titulaires) en leur apportant les services nécessaires grâce à des outils digitaux dans un écosystème unifié et sécurisant.


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    1- Le point stats kiné 2022 !

    2- L’e-réputation au cœur de la carrière du kiné

    3- La démographie des kinésithérapeutes : rapport 2021

    4- L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

  • Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Être kinésithérapeute, c’est aussi savoir transmettre et partager. Robin s’y met dès ses premières années d’études en proposant ses services en tutorat pour les autres.

    Sommaire
    1- Partage et pédagogie
    2- Associatif et études de kinésithérapie

    LAS et PAS

    Partage et pédagogie

    Robin Azziza est entré à l’IFMK d’Alençon en K1 après une LAS (Licence option Santé) à Caen. Ayant bénéficié d’un tutorat médecine à Caen, qu’il considère comme essentiel à la réussite, il souhaitait absolument transmettre cela pour assurer la continuité auprès de nouveaux étudiants.

    Il intervient donc à Alençon, où il n’y avait pas d’association de ce type avant, Alençon étant une antenne de l’académie de Caen. L’occasion aussi de rencontrer d’autres profils puisqu’il suit des élèves d’une LAS de droit, pour les accompagner sur la biomécanique, biophysique, les médicaments et toutes les matières de médecine.

    L’antenne compte 32 inscrits et 5 tuteurs. Sur l’académie cela monte même à 1000 tutés pour 77 tuteurs ! Bien organisés, ils ont un groupe Facebook dédié pour échanger et des rendez-vous personnalisés au besoin, à la demande des élèves. Pour le rythme de travail, c’est chaque semaine :

    • une colle blanche (c’est-à-dire que la matière peut-être une surprise)
    • une armature (une série d’exercices qu’ils préparent et qui sont corrigés en publique pour répondre aux questions, souvent sur les matières calculatoires).

    La LAS vaut 20% de la note finale (80% de licence majeure), il se concentre donc de manière pragmatique avec les élèves sur les 20% qui peuvent être décisifs pour eux. Cela leur permet de tenter le concours de médecine tout en ayant déjà une licence !

    Robin tutorat kiné

    Associatif et études de kinésithérapie

    Étant vice-président de l’association, il continuera à aider sur le plan organisationnel. En revanche, il ne souhaite plus faire de tutorat afin de garder cette expérience pour les élèves qui ont fraîchement sauté le pas. Le BDE local, Tadei, pourra aussi bénéficier de son expérience.

    Pour Robin, l’associatif permet de tester de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et nourrir sa curiosité. Côté charge de travail, il nous l’assure : c’est largement compatible avec le tutorat et les soirées pour sociabiliser ! Donner entre 5 et 10h par semaine lorsqu’on sort d’une année de préparation intense est une expérience facile à partager. Et le sentiment de rendre un service dont il a bénéficié lorsqu’il en avait le plus besoin lui semble le plus naturel du monde.


    L’enseignement l’intéresse beaucoup, et le tutorat qu’il a pu exercer permet aussi de se former à la transmission du savoir, aux méthodologies et de travailler les qualités de pédagogue. Robin envisage pourquoi pas d’enseigner en IFMK par la suite ! Hâte de le croiser sur les bancs dans quelques années !


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    1- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    2- Eva Arnaud : Kiné et culture

    3- Le Guide FNEK du Jeune MKDE

    4- Futurs kinés à la barre

  • Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie est kinésithérapeute à Montpellier et a clos récemment sa carrière sportive internationale en BMX. Elle nous partage son retour d’expérience sur le parcours d’études Kiné Sport et l’équilibre entre ses deux vocations.

    Sommaire
    1- Études Kiné Sport
    2- Carrières sportives et kinésithérapie
    3- Préparer son avenir de kinésithérapeute

    Études Kiné Sport

    Magalie commence le BMX à 6 ans, rejoignant la passion familiale qui lui fait parcourir le monde au gré des championnats. Après un BAC Economique et Social, alors qu’elle au Pôle France Élite de BMX d’Aix-en-Provence, elle décide de s’orienter vers l’exercice de la kinésithérapie.

    La Fédération de Cyclisme et le Creps d’Aix En Provence lui propose donc de l’aider à monter un dossier pour rejoindre l’IFMK de Marseille, qui propose 2 places pour des athlètes de haut niveau.

    Attendant que le résultat tombe, elle démarre une première année de licence STAPS. Son engagement dans sa pratique sportive ne peut être remis en cause grâce à un beau palmarès : notamment Championne du Monde Junior et plusieurs victoires de Championne de France et d’Europe. La discipline de BMX est aussi entrée aux Jeux Olympiques en 2008.

    Toujours est-il qu’en 2009, son dossier est validé et l’IFMK de Marseille l’accueille à bras ouverts.

    Si chaque école qui intègre des sportifs de haut niveau a sa propre façon de faire, à Marseille, l’aménagement des horaires est très personnalisé. Si un dédoublement de l’année est nécessaire, l’année supplémentaire est par exemple à moitié prix. Un avantage non négligeable pour permettre aux jeunes sportifs de mener leur carrière sportive souvent très peu rémunérée et intense, tout en suivant des études de kinésithérapie autour de 3000-4000 euros l’année.

    Ayant un parcours sportif également, le directeur de l’établissement accompagne et rassure immédiatement Magalie sur sa montée en compétence.

    Au lieu des 6 ans prévus pour compléter les études (traditionnellement en 3 ans pour les étudiants non sportifs à ce moment-là), elle les a complétés en 8ans vu son implication internationale :

    • Remplaçante aux JO en 2008
    • Finaliste aux JO en 2012
    • Championne du Monde en 2012

    Mener ces projets de compétition de 4ans nécessite de gros investissements personnels. Il est donc nécessaire de choisir ses priorités : 2 années avant les JO, Magalie priorisait ainsi les Jeux et les 2ans suivants les JO elle priorisait les études.

    Pour les étudiants souhaitant développer leur carrière sportive, l’école de kinésithérapie apporte un équilibre intellectuel et social favorable à la récupération et rassurant pour l’avenir professionnel. Quand on a les deux aspects à gérer en même temps, on passe ainsi de phases de très haute intensité à certaines périodes plus calmes. L’investissement dans les cours est plus simple en hiver quand on fait du BMX par exemple ! Il faut donc trouver l’équilibre et faire des choix pragmatiques.

    Au bout de 8 ans d’études, en 2017, Magalie a complété avec plaisir son cycle d’études. Elle s’est toujours sentie intégrée aux groupes d’élèves, qui étaient curieux de son parcours et l’aidaient volontiers pour les études.

    Magalie Pottier aux jeux Olympiques de Londres 2012. AFP PHOTO / ODD ANDERSEN

    Carrières sportives et kinésithérapie

    Après avoir manqué les sélections aux Jeux Olympiques de Rio, Magalie décide de mettre fin à sa carrière sportive BMX race et fait des remplacements en tant que kinésithérapeute libérale.

    Le BMX freestyle devient alors une nouvelle catégorie des JO. Grâce à son expérience sportive et passionnée par la discipline, elle décide de rejoindre l’aventure lorsqu’on lui en propose l’opportunité. 

    Elle va alors devoir mener sa carrière de kiné en plus de cette nouvelle carrière sportive, dans laquelle elle ne doit plus être la plus rapide sur la piste mais doit convaincre un jury subjectif.

    A partir de 2019 elle ajoute également une activité kiné au CREPS de Montpellier, en fonction du planning des athlètes et de ses propres compétitions, où elle s’occupe de sportives de la natation, d’athlétisme et de breakdance. Sur le terrain, elle est déjà intervenue avec les Equipes de France du BMX Freestyle Park relève et du Trial pour des stages ou des compétitions internationales

    Si son expérience de kinésithérapeute est alors plutôt courte, elle accède à une belle diversité d’événements grâce à son parcours sportif, jusqu’à des championnats du monde.

    Ressentant le besoin de rentrer pleinement dans la vie active de kinésithérapeute après 16 ans de carrière de sportive de haut niveau, elle s’arrête finalement en 2021 pour se concentrer à 100% à la kiné en tant que collaboratrice libéral dans un centre paramédical avec un dentiste, des infirmières et une psychologue. Pour l’instant elle ne se spécialise pas en kiné du sport, même si elle a des formations dédiées (notamment Kiné Sport Expert, qu’elle développe car le sport reste une passion).

    Elle continue également son activité au CREPS pour des prestations spécifiques. En 2021, elle obtient un diplôme pour faire de l’encadrement en BMX, ce qui lui permettra de continuer à transmettre sa passion dans sa discipline de prédilection lorsqu’elle aura atteint ses objectifs en tant que kinésithérapeutes.

    L’activité libérale offre aujourd’hui à Magalie une liberté bienvenue pour pouvoir découvrir tous les modes d’exercice qu’elle le souhaite et suivre les opportunités et les envies en fonction des contacts humains. Les patients le ressentent, et il est donc essentiel pour eux comme pour elle de travailler dans une bonne ambiance. Préserver son planning reste clé : un patient par demie-heure en cabinet, avec des heures au CREPS le mercredi et le vendredi. Et cela laisse aussi la possibilité de s’adapter en fonction de la demande de la patientèle (pendant les vacances c’est en principe moins chargé !).

    Encore une fois, il faut trouver le bon équilibre personnel pour être bien dans son métier mais aussi financièrement.

    cabinet mk

    Préparer son avenir de kinésithérapeute

    La retraite sportive est toujours une situation particulière lorsqu’on a un grand parcours international. Il faut préparer cet événement pour s’épanouir pleinement dans ce que l’on fait en compétition. Avoir un diplôme ou une formation dans lequel on pourra développer de futures compétences et relations est essentiel.

    Côté social et développement personnel, c’est également important : après avoir vécu des émotions très fortes pendant les événements sportifs, on redescend vite sur terre lors de stages en hôpital par exemple. Dans la kinésithérapie comme dans le sport, les moments de vie sont variés, très forts et sont une grande source d’apprentissage.

    « Préparer sa fin de carrière sportive, un moment délicat, et essentiel »

    Magalie Pottier, kinésithérapeute et championne de BMX

    Magalie partage donc avec plaisir son expérience et ne regrette pas d’avoir mis un terme à sa carrière d’athlète après un parcours extrêmement dense.

    Chaque confrère a sa propre façon de faire, garantie par la liberté d’exercice, et les différentes possibilités d’exercice offrent aux (futurs) kinésithérapeutes de nombreux choix : en clinique ou en libéral, se concentrer sur la kiné respiratoire, la pédiatrie, la gériatrie, la cardiologie, la neurologie, la vestibulaire ou se tourner vers les sportifs…

    Il y a de nombreux domaines que l’on découvre en IFMK et les multiples manières d’exercer sont un vrai atout pour la profession. Dans une journée type, Magalie peut voir des patients à domicile, au CREPS, au cabinet. Elle peut avoir des enfants, des ados, des adultes ou des personnes âgées. Et alterner les endroits et les ambiances de travail lui convient bien ! De plus, grâce à l’association Sport SF, elle se perfectionne également dans la prévention des spécificités féminines chez la sportive, au côté d’experts comme Isabelle Reynaud (Kinésithérapeute) et Pierre Mares (gynécologue).

    Un autre avantage de l’exercice de la kinésithérapie est de pouvoir se former en continu, ce qui est très appréciable. À la manière du sportif qui est acteur ou actrice de ses choix de formations pour performer. On ne reste pas sur ses acquis et il faut continuer d’avancer. Cela permet de faire évoluer son exercice et de délivrer des prises en charges plus poussées à ses patients par la suite tout en nourrissant sa soif de savoir.

    Magalie Pottier kinésithérapeute

    Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure sportive ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Francis, kinésithérapeute et sportif de haut niveau

    2- Charlène, kinésithérapeute et sportive de haut niveau

    3- Une kinette : les valeurs de la kiné

    4- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

  • Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le vote de l’Assemblée nationale à propos de l’accès direct au kinésithérapeute exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.

    Flash Actu de l'Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
    Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes

    Chères consœurs, chers confrères, mesdames, messieurs,

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés. Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.

    L’article 2 de la proposition de loi portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant en structures de soins coordonnés ainsi que dans les établissements de santé publics comme privés, les établissements et les services sociaux et médico-sociaux selon les conditions suivantes : 

    • Dans la limite de 10 séances ;
    • La transmission systématique du bilan et du compte-rendu au médecin et au patient ;
    • Pour les CPTS, l’inscription des modalités de prise en charge dans le projet de santé de la structure ;
    • Prendre prioritairement en charge les patients atteints d’affections de longue durée.

    Cet article est complété par l’article 2 bis qui permet au kinésithérapeute de prescrire de l’activité physique adaptée (APA) : « Il est également habilité, dans le cadre du parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques et des personnes en perte d’autonomie, à prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. »

    Demande de longue date de la profession, il s’agit d’une première réponse forte à la nécessaire amélioration de l’accès aux soins des patients.


    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :

    « La confiance du parlement nous honore et nous oblige.

    Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.

    Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.

    Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    2- La signature électronique dans les contrats entre kinésithérapeutes

    3- Accueil des étudiants en stage de kinésithérapie

    4- Kinés : faut-il craindre le contrôle fiscal en France ?

  • Kiné des îles, kiné des mers

    Kiné des îles, kiné des mers

    Amoureuse de la mer, Mathilde en a profité pour exercer la kinésithérapie de la Nouvelle-Calédonie à la pointe de la Bretagne. Elle nous partage son parcours et son prochain projet sportif !

    Sommaire
    1- Kiné des îles
    2- Kinésithérapie & transatlantique

    Mathilde kinésithérapeute libérale et intérim et skippeuse

    Kiné des îles

    Diplômée 2011 de l’Université de Liège, Mathilde est passée par l’exercice de la validation d’équivalence. Un processus long (4 mois) et complexe… mais dont elle vient finalement à bout avant de s’envoler pour de nouvelles aventures, sans avoir de stage de mise à niveau à faire. À noter que, contrairement à Elsa, elle avait fait un stage en France et tous les autres stages en Belgique.

    Pour la première partie de sa carrière de masseur-kinésithérapeute, Mathilde décide de s’installer en Nouvelle-Caléonie. Elle voulait partir dans les îles depuis un moment, et avait de la famille à Nouméa : le choix a donc été naturel ! Elle va passer 10 ans dans le Pacifique, en tant que kiné remplaçante à mi-temps, dans un cabinet libéral. Elle en profite aussi pour avoir quelques expériences ponctuelles dans d’autres cabinets pour varier son exercice.

    Kinésithérapeute en Nouvelle-Calédonie

    Le rythme des praticiens en Nouvelle-Calédonie est généralement plus tranquille, mais la pratique de la kinésithérapie reste identique. Elle note qu’il est en revanche plus complexe de mener sa formation continue qu’en métropole, car l’offre est assez faible.

    Si la vie est un peu plus chère là-bas, les impôts sont aussi bien plus faibles et les prises en charges kiné beaucoup mieux valorisées. Faisons une comparaison rapide sur une séance au tarif minimum :

    • La séance est à 16,13€ en France, sur laquelle le kiné récupère environ 8€ après impôts et charges
    • Elle est autour de 23€ en Nouvelle-Calédonie, sur lesquelles le kinésithérapeute en récupère 18€

    C’est donc plus du double qu’en France métropolitaine, et largement de quoi pouvoir profiter des beautés que la nature offre dans l’archipel.

    Petite, Mathilde passait déjà ses vacances en voilier et a continué à pratiquer la voile pendant ses études. En Nouvelle-Calédonie elle a donc choisi de vivre sur son voilierGalopin, sur lequel elle organisait aussi des régates en équipage féminin comme la Groupama Race (le tour de la Nouvelle Calédonie sans escales).

    « Les valeurs de partage, l’humilité et l’adaptation sont communes à la pratique de la voile et à l’exercice de la kinésithérapie »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Ces expériences et la participation au départ de la Route du Rhum en 2018 lui ont donné envie de prendre part, comme notre confrère Victor, à une grande course au large. En discutant avec des amis qui avaient vécu une transatlantique, elle décide elle aussi de préparer sa transat en Mini.

    Kinésithérapeute en mini transat

    Kinésithérapie & transatlantique

    Après une période de préparation, elle souhaite prendre le départ le 24 septembre 2023, sur son voilier Minimalist. Le métier de kinésithérapeute offre à Mathilde une liberté d’organisation qui lui permet de s’occuper du bateau. Mais veiller à l’équilibre physique et en disponibilités d’exercice est très important car la préparation d’une course au large prend du temps. Surtout qu’il faut enchaîner les courses intermédiaires pour avoir la chance de participer à la Mini Transat (comme la Mini Fastnet de Douarnenez à l’Irlande pour Mathilde !).

    Monter un projet sportif aussi intense comme s’occuper des patients nécessite un engagement maximum. Or, la pratique de la kinésithérapie est aussi un travail physique, et aller naviguer le weekend demande parfois de la motivation après une semaine de travail au cabinet ! 

    Il est aussi essentiel d’avoir un équilibre financier, car en dehors des périodes de remplacement kiné, il peut être nécessaire de passer 2 ou 3 mois sur l’eau. Mathilde fait donc des remplacements en cabinet libéral et travaille en intérim dans un centre de rééducation dans les environs de Douarnenez, ce qui est enrichissant et permet de travailler sur différents types de pathologies.

    Son inscription à la Mini Transat a pût se faire le 16 janvier grâce à la validation des miles nautiques déjà parcourus. La course se passe en septembre, en solitaire, avec un départ des Sables d’Olonne sur des bateaux de 6,5m avec une escale aux Canaries (10 jours) puis direction la Guadeloupe en une quinzaine de jours.

    Kinésithérapie & transatlantique

    Savoir rapidement s’adapter et se confronter en permanence à de nouvelles personnes sont des qualités nécessaires à la fois au remplacement kiné et à la préparation d’une régate. Pour la préparation physique, Mathilde a forcément un avantage et propose même d’aider les autres candidats à la transatlantique pour préparer ensemble leur corps à cette épreuve. Il faut être souple, agile, explosif lorsque c’est nécessaire ou capable de rester des heures assis à barrer et travailler sa proprioception. La voile lui permet d’ailleurs d’appréhender complètement l’impact d’une bonne préparation physique en s’appliquant ses méthodes à soi-même, pour ensuite aider ses patients.

    « Quelque soit la place à la fin, on apprend à chaque régate car on sort de sa zone de confort. »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Finalement l’accomplissement est énorme lorsqu’on regarde le point de départ sur le quai, les tempêtes traversées et les jours de mer seule. Ce sont des opportunités d’expérience uniques, qui permettent aussi de porter les couleurs de missions qui tiennent à cœur. Mathilde soutient la Voix de l’Enfant, dont le parrain est Bruno Solo.

    Il y a de nombreux profils sur la course, ce qui est très enrichissant. Ils sont regroupés dans une association : le Pôle Mini. Si tu es intéressé, Mathilde recommande de finir ses études pour attaquer sereinement un tel parcours en tant que remplaçant kiné. C’est une bonne école pour apprendre de nouvelles choses sur soi-même, et repousser ses limites personnelles.

    Tu peux suivre les aventures de Mathilde depuis sa page Instagram@titienmini

    Tu peux également soutenir son projet depuis cette page !

    Minimalist, le bateau de la kiné Mathilde Vaudelet

    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Yoga et kinésithérapie

    2- Isaline, kiné des championnes

    3- Kiné du Sport : l’experience de Yoann

    4- Physio on hand : le voyage à travers le monde d’un masseur-kinésithérapeute