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  • Rempleo : la nécessité de servir les masseurs-kinésithérapeutes

    Rempleo : la nécessité de servir les masseurs-kinésithérapeutes

    52,8% des kinésithérapeutes présentent des signes de burn-out selon une récente étude de la CARPIMKO. Pourtant, l’obligation morale et déontologique les empêche de laisser les patients sans assurer la continuité des soins. Comment trouver l’équilibre entre obligation professionnelle et stabilité personnelle lorsqu’on est chaque jour sous tension ?

    Sommaire
    1- La pression sur les kinésithérapeutes
    2- Prendre soin de nos soignants

    Les kinés, maillon essentiel

    La pression sur les kinésithérapeutes

    Les kinésithérapeutes subissent une première pression, financière, lors de leurs études. Cette pression devrait bientôt se réduire grâce à la victoire de la FNEK auprès du Conseil d’État pour réduire le coût de formation en IFMK. Reste que les actes des masseurs-kinésithérapeutes n’ont été augmentés que de 25 centimes en 10 ans. Un problème matériel aussi bien que psychologique pour une communauté kiné qui se sent dévalorisée, même dans une période qui la rend essentielle à la population (pandémie de COVID, épidémie de bronchiolite….) 

    Ensuite, les zones sur-dotées complexifient le rapprochement familial alors que l’installation dans les déserts médicaux promet un travail sans relâche pour prendre soin des patients dans le besoin. Face à ce dilemme, de plus en plus de néo-diplômés se tournent vers le salariat, moins rémunérateurs mais plus flexible sur les possibilités géographiques d’exercice et simplifiant la coupure avec la vie personnelle. C’est même à la demande de la communauté de remplaçants kinés qui ont souffert de la pandémie de COVID que les offres de postes salariés ont été rendues possibles dans l’application mobile Rempleo.

    La communauté a appelé ce phénomène la Kiné Rat Race, tunnel oppressant pour nombre de confrères et consœurs qui se retrouvent bientôt dans des groupes Facebook dédiés pour échanger sur les solutions pour mettre un terme à leur exercice de la kinésithérapie. Il semble essentiel de stopper cette hémorragie. 

    Rempleo, l'application mobile du recrutement kiné

    Prendre soin de nos soignants

    Les kinésithérapeutes méritent qu’on crée des services qui leur sont dédiés. Les technologies le permettent aujourd’hui. Malheureusement, la communauté kiné d’un peu moins de 100.000 membres est souvent considérée comme « un petit marché », comparée par exemple aux 770.000 infirmiers et infirmières ou aux 230.000 médecins en 2023.

    Pourtant, les problématiques quotidiennes des masseurs-kinésithérapeutes leur sont bien spécifiques, en exercice à domicile comme au cabinet. Protection des données personnelles, valorisation de la profession, suppression de la friction du rempla kiné, facilitation de la formation et de la recherche de poste pour trouver le mode d’exercice adéquat : c’est pour cette raison que Rempleo a été créée par des kinés, au service des kinés. Et le service n’évolue pas seul : un écosystème se structure, avec des services allant de la gestion des impayés à la valorisation de l’image dans le respect des règles déontologiques sur internet ou encore la gestion de son planning et de son cabinet directement depuis son mobile.

    Il apparaît donc essentiel de fournir des services digitaux qui permettent de réduire la charge administrative des praticiens pour leur permettre de se concentrer sur leurs patients. Mais il semble tout aussi clé de leur permettre de se soigner ou partir en congés en faisant appel à des remplaçants kinés, ou faire face sereinement à une augmentation temporaire d’activité en trouvant rapidement des assistants et collaborateurs.

    C’est l’équilibre d’une profession qui en dépend, et une question de santé publique.

    Apportant épanouissement personnel et permettant aux masseurs-kinésithérapeutes d’évoluer dans leur pratique, la facilitation de l’accès à la formation continue kiné est un axe de travail permanent. Mais le sujet est également lié à la friction du remplacement kiné, un titulaire en stage de formation ayant besoin de se faire remplacer pour maintenir la prise en charge des patients lors de son absence.

    Formation continue kiné Erevo sur Rempleo

    Le masseur-kinésithérapeute est un élément clé du système de santé en France, souvent considéré comme l’un des meilleurs du monde. Il est important aujourd’hui de préserver cette communauté et de valoriser ses différents statuts (étudiants, remplaçants, collaborateurs, assistants et titulaires) en leur apportant les services nécessaires grâce à des outils digitaux dans un écosystème unifié et sécurisant.


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    1- Le point stats kiné 2022 !

    2- L’e-réputation au cœur de la carrière du kiné

    3- La démographie des kinésithérapeutes : rapport 2021

    4- L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

  • Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Solidarité étudiante : Robin, étudiant kiné à Alençon

    Être kinésithérapeute, c’est aussi savoir transmettre et partager. Robin s’y met dès ses premières années d’études en proposant ses services en tutorat pour les autres.

    Sommaire
    1- Partage et pédagogie
    2- Associatif et études de kinésithérapie

    LAS et PAS

    Partage et pédagogie

    Robin Azziza est entré à l’IFMK d’Alençon en K1 après une LAS (Licence option Santé) à Caen. Ayant bénéficié d’un tutorat médecine à Caen, qu’il considère comme essentiel à la réussite, il souhaitait absolument transmettre cela pour assurer la continuité auprès de nouveaux étudiants.

    Il intervient donc à Alençon, où il n’y avait pas d’association de ce type avant, Alençon étant une antenne de l’académie de Caen. L’occasion aussi de rencontrer d’autres profils puisqu’il suit des élèves d’une LAS de droit, pour les accompagner sur la biomécanique, biophysique, les médicaments et toutes les matières de médecine.

    L’antenne compte 32 inscrits et 5 tuteurs. Sur l’académie cela monte même à 1000 tutés pour 77 tuteurs ! Bien organisés, ils ont un groupe Facebook dédié pour échanger et des rendez-vous personnalisés au besoin, à la demande des élèves. Pour le rythme de travail, c’est chaque semaine :

    • une colle blanche (c’est-à-dire que la matière peut-être une surprise)
    • une armature (une série d’exercices qu’ils préparent et qui sont corrigés en publique pour répondre aux questions, souvent sur les matières calculatoires).

    La LAS vaut 20% de la note finale (80% de licence majeure), il se concentre donc de manière pragmatique avec les élèves sur les 20% qui peuvent être décisifs pour eux. Cela leur permet de tenter le concours de médecine tout en ayant déjà une licence !

    Robin tutorat kiné

    Associatif et études de kinésithérapie

    Étant vice-président de l’association, il continuera à aider sur le plan organisationnel. En revanche, il ne souhaite plus faire de tutorat afin de garder cette expérience pour les élèves qui ont fraîchement sauté le pas. Le BDE local, Tadei, pourra aussi bénéficier de son expérience.

    Pour Robin, l’associatif permet de tester de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes et nourrir sa curiosité. Côté charge de travail, il nous l’assure : c’est largement compatible avec le tutorat et les soirées pour sociabiliser ! Donner entre 5 et 10h par semaine lorsqu’on sort d’une année de préparation intense est une expérience facile à partager. Et le sentiment de rendre un service dont il a bénéficié lorsqu’il en avait le plus besoin lui semble le plus naturel du monde.


    L’enseignement l’intéresse beaucoup, et le tutorat qu’il a pu exercer permet aussi de se former à la transmission du savoir, aux méthodologies et de travailler les qualités de pédagogue. Robin envisage pourquoi pas d’enseigner en IFMK par la suite ! Hâte de le croiser sur les bancs dans quelques années !


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    1- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    2- Eva Arnaud : Kiné et culture

    3- Le Guide FNEK du Jeune MKDE

    4- Futurs kinés à la barre

  • Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie Pottier : des podiums aux patients

    Magalie est kinésithérapeute à Montpellier et a clos récemment sa carrière sportive internationale en BMX. Elle nous partage son retour d’expérience sur le parcours d’études Kiné Sport et l’équilibre entre ses deux vocations.

    Sommaire
    1- Études Kiné Sport
    2- Carrières sportives et kinésithérapie
    3- Préparer son avenir de kinésithérapeute

    Études Kiné Sport

    Magalie commence le BMX à 6 ans, rejoignant la passion familiale qui lui fait parcourir le monde au gré des championnats. Après un BAC Economique et Social, alors qu’elle au Pôle France Élite de BMX d’Aix-en-Provence, elle décide de s’orienter vers l’exercice de la kinésithérapie.

    La Fédération de Cyclisme et le Creps d’Aix En Provence lui propose donc de l’aider à monter un dossier pour rejoindre l’IFMK de Marseille, qui propose 2 places pour des athlètes de haut niveau.

    Attendant que le résultat tombe, elle démarre une première année de licence STAPS. Son engagement dans sa pratique sportive ne peut être remis en cause grâce à un beau palmarès : notamment Championne du Monde Junior et plusieurs victoires de Championne de France et d’Europe. La discipline de BMX est aussi entrée aux Jeux Olympiques en 2008.

    Toujours est-il qu’en 2009, son dossier est validé et l’IFMK de Marseille l’accueille à bras ouverts.

    Si chaque école qui intègre des sportifs de haut niveau a sa propre façon de faire, à Marseille, l’aménagement des horaires est très personnalisé. Si un dédoublement de l’année est nécessaire, l’année supplémentaire est par exemple à moitié prix. Un avantage non négligeable pour permettre aux jeunes sportifs de mener leur carrière sportive souvent très peu rémunérée et intense, tout en suivant des études de kinésithérapie autour de 3000-4000 euros l’année.

    Ayant un parcours sportif également, le directeur de l’établissement accompagne et rassure immédiatement Magalie sur sa montée en compétence.

    Au lieu des 6 ans prévus pour compléter les études (traditionnellement en 3 ans pour les étudiants non sportifs à ce moment-là), elle les a complétés en 8ans vu son implication internationale :

    • Remplaçante aux JO en 2008
    • Finaliste aux JO en 2012
    • Championne du Monde en 2012

    Mener ces projets de compétition de 4ans nécessite de gros investissements personnels. Il est donc nécessaire de choisir ses priorités : 2 années avant les JO, Magalie priorisait ainsi les Jeux et les 2ans suivants les JO elle priorisait les études.

    Pour les étudiants souhaitant développer leur carrière sportive, l’école de kinésithérapie apporte un équilibre intellectuel et social favorable à la récupération et rassurant pour l’avenir professionnel. Quand on a les deux aspects à gérer en même temps, on passe ainsi de phases de très haute intensité à certaines périodes plus calmes. L’investissement dans les cours est plus simple en hiver quand on fait du BMX par exemple ! Il faut donc trouver l’équilibre et faire des choix pragmatiques.

    Au bout de 8 ans d’études, en 2017, Magalie a complété avec plaisir son cycle d’études. Elle s’est toujours sentie intégrée aux groupes d’élèves, qui étaient curieux de son parcours et l’aidaient volontiers pour les études.

    Magalie Pottier aux jeux Olympiques de Londres 2012. AFP PHOTO / ODD ANDERSEN

    Carrières sportives et kinésithérapie

    Après avoir manqué les sélections aux Jeux Olympiques de Rio, Magalie décide de mettre fin à sa carrière sportive BMX race et fait des remplacements en tant que kinésithérapeute libérale.

    Le BMX freestyle devient alors une nouvelle catégorie des JO. Grâce à son expérience sportive et passionnée par la discipline, elle décide de rejoindre l’aventure lorsqu’on lui en propose l’opportunité. 

    Elle va alors devoir mener sa carrière de kiné en plus de cette nouvelle carrière sportive, dans laquelle elle ne doit plus être la plus rapide sur la piste mais doit convaincre un jury subjectif.

    A partir de 2019 elle ajoute également une activité kiné au CREPS de Montpellier, en fonction du planning des athlètes et de ses propres compétitions, où elle s’occupe de sportives de la natation, d’athlétisme et de breakdance. Sur le terrain, elle est déjà intervenue avec les Equipes de France du BMX Freestyle Park relève et du Trial pour des stages ou des compétitions internationales

    Si son expérience de kinésithérapeute est alors plutôt courte, elle accède à une belle diversité d’événements grâce à son parcours sportif, jusqu’à des championnats du monde.

    Ressentant le besoin de rentrer pleinement dans la vie active de kinésithérapeute après 16 ans de carrière de sportive de haut niveau, elle s’arrête finalement en 2021 pour se concentrer à 100% à la kiné en tant que collaboratrice libéral dans un centre paramédical avec un dentiste, des infirmières et une psychologue. Pour l’instant elle ne se spécialise pas en kiné du sport, même si elle a des formations dédiées (notamment Kiné Sport Expert, qu’elle développe car le sport reste une passion).

    Elle continue également son activité au CREPS pour des prestations spécifiques. En 2021, elle obtient un diplôme pour faire de l’encadrement en BMX, ce qui lui permettra de continuer à transmettre sa passion dans sa discipline de prédilection lorsqu’elle aura atteint ses objectifs en tant que kinésithérapeutes.

    L’activité libérale offre aujourd’hui à Magalie une liberté bienvenue pour pouvoir découvrir tous les modes d’exercice qu’elle le souhaite et suivre les opportunités et les envies en fonction des contacts humains. Les patients le ressentent, et il est donc essentiel pour eux comme pour elle de travailler dans une bonne ambiance. Préserver son planning reste clé : un patient par demie-heure en cabinet, avec des heures au CREPS le mercredi et le vendredi. Et cela laisse aussi la possibilité de s’adapter en fonction de la demande de la patientèle (pendant les vacances c’est en principe moins chargé !).

    Encore une fois, il faut trouver le bon équilibre personnel pour être bien dans son métier mais aussi financièrement.

    cabinet mk

    Préparer son avenir de kinésithérapeute

    La retraite sportive est toujours une situation particulière lorsqu’on a un grand parcours international. Il faut préparer cet événement pour s’épanouir pleinement dans ce que l’on fait en compétition. Avoir un diplôme ou une formation dans lequel on pourra développer de futures compétences et relations est essentiel.

    Côté social et développement personnel, c’est également important : après avoir vécu des émotions très fortes pendant les événements sportifs, on redescend vite sur terre lors de stages en hôpital par exemple. Dans la kinésithérapie comme dans le sport, les moments de vie sont variés, très forts et sont une grande source d’apprentissage.

    « Préparer sa fin de carrière sportive, un moment délicat, et essentiel »

    Magalie Pottier, kinésithérapeute et championne de BMX

    Magalie partage donc avec plaisir son expérience et ne regrette pas d’avoir mis un terme à sa carrière d’athlète après un parcours extrêmement dense.

    Chaque confrère a sa propre façon de faire, garantie par la liberté d’exercice, et les différentes possibilités d’exercice offrent aux (futurs) kinésithérapeutes de nombreux choix : en clinique ou en libéral, se concentrer sur la kiné respiratoire, la pédiatrie, la gériatrie, la cardiologie, la neurologie, la vestibulaire ou se tourner vers les sportifs…

    Il y a de nombreux domaines que l’on découvre en IFMK et les multiples manières d’exercer sont un vrai atout pour la profession. Dans une journée type, Magalie peut voir des patients à domicile, au CREPS, au cabinet. Elle peut avoir des enfants, des ados, des adultes ou des personnes âgées. Et alterner les endroits et les ambiances de travail lui convient bien ! De plus, grâce à l’association Sport SF, elle se perfectionne également dans la prévention des spécificités féminines chez la sportive, au côté d’experts comme Isabelle Reynaud (Kinésithérapeute) et Pierre Mares (gynécologue).

    Un autre avantage de l’exercice de la kinésithérapie est de pouvoir se former en continu, ce qui est très appréciable. À la manière du sportif qui est acteur ou actrice de ses choix de formations pour performer. On ne reste pas sur ses acquis et il faut continuer d’avancer. Cela permet de faire évoluer son exercice et de délivrer des prises en charges plus poussées à ses patients par la suite tout en nourrissant sa soif de savoir.

    Magalie Pottier kinésithérapeute

    Alors, tu te lances toi aussi dans une aventure sportive ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Francis, kinésithérapeute et sportif de haut niveau

    2- Charlène, kinésithérapeute et sportive de haut niveau

    3- Une kinette : les valeurs de la kiné

    4- K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

  • Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    Flash Actu – Vote de l’accès direct au kinésithérapeute par l’Assemblée Nationale

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis un nouveau flash d’actualités sur le vote de l’Assemblée nationale à propos de l’accès direct au kinésithérapeute exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.

    Flash Actu de l'Ordre des masseurs-kinesitherapeutes
    Flash Actu de l’Ordre des masseurs-kinesitherapeutes

    Chères consœurs, chers confrères, mesdames, messieurs,

    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et l’ensemble des élus de l’Ordre se félicitent de l’adoption par l’Assemblée nationale de l’article de la proposition de loi relative à l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé, qui prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés. Après son adoption en première lecture par la commission des affaires sociales le mardi 10 janvier 2023, l’accès direct au kinésithérapeute a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale ce 19 janvier 2023 avec le soutien du Gouvernement.

    L’article 2 de la proposition de loi portant l’amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé prévoit l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant en structures de soins coordonnés ainsi que dans les établissements de santé publics comme privés, les établissements et les services sociaux et médico-sociaux selon les conditions suivantes : 

    • Dans la limite de 10 séances ;
    • La transmission systématique du bilan et du compte-rendu au médecin et au patient ;
    • Pour les CPTS, l’inscription des modalités de prise en charge dans le projet de santé de la structure ;
    • Prendre prioritairement en charge les patients atteints d’affections de longue durée.

    Cet article est complété par l’article 2 bis qui permet au kinésithérapeute de prescrire de l’activité physique adaptée (APA) : « Il est également habilité, dans le cadre du parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques et des personnes en perte d’autonomie, à prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. »

    Demande de longue date de la profession, il s’agit d’une première réponse forte à la nécessaire amélioration de l’accès aux soins des patients.


    Pascale MATHIEU, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes :

    « La confiance du parlement nous honore et nous oblige.

    Je tiens à remercier Stéphanie RIST, rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Elisabeth BORNE, Première ministre, François BRAUN, ministre de la Santé et de la Prévention, Agnès FIRMIN LE BODO, ministre déléguée auprès du ministre de la Santé et de la Prévention, chargée de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, ainsi que les groupes parlementaires qui ont voté ce jour à l’unanimité cet article 2 qui permet l’accès direct aux kinésithérapeutes exerçant dans une structure de soins coordonnés.

    Nous savons que les parlementaires sont sollicités quotidiennement par les élus locaux et les Français pour améliorer l’accès aux soins. Nous avons besoin d’un système de santé adapté à notre époque, plus efficace, plus équilibré, dans l’intérêt de nos patients.

    Les 100 000 kinésithérapeutes sont prêts à participer à ce défi commun.

    Nous savons pouvoir compter sur les sénateurs pour une inscription rapide de cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’examen des textes au Sénat. »

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    2- La signature électronique dans les contrats entre kinésithérapeutes

    3- Accueil des étudiants en stage de kinésithérapie

    4- Kinés : faut-il craindre le contrôle fiscal en France ?

  • Kiné des îles, kiné des mers

    Kiné des îles, kiné des mers

    Amoureuse de la mer, Mathilde en a profité pour exercer la kinésithérapie de la Nouvelle-Calédonie à la pointe de la Bretagne. Elle nous partage son parcours et son prochain projet sportif !

    Sommaire
    1- Kiné des îles
    2- Kinésithérapie & transatlantique

    Mathilde kinésithérapeute libérale et intérim et skippeuse

    Kiné des îles

    Diplômée 2011 de l’Université de Liège, Mathilde est passée par l’exercice de la validation d’équivalence. Un processus long (4 mois) et complexe… mais dont elle vient finalement à bout avant de s’envoler pour de nouvelles aventures, sans avoir de stage de mise à niveau à faire. À noter que, contrairement à Elsa, elle avait fait un stage en France et tous les autres stages en Belgique.

    Pour la première partie de sa carrière de masseur-kinésithérapeute, Mathilde décide de s’installer en Nouvelle-Caléonie. Elle voulait partir dans les îles depuis un moment, et avait de la famille à Nouméa : le choix a donc été naturel ! Elle va passer 10 ans dans le Pacifique, en tant que kiné remplaçante à mi-temps, dans un cabinet libéral. Elle en profite aussi pour avoir quelques expériences ponctuelles dans d’autres cabinets pour varier son exercice.

    Kinésithérapeute en Nouvelle-Calédonie

    Le rythme des praticiens en Nouvelle-Calédonie est généralement plus tranquille, mais la pratique de la kinésithérapie reste identique. Elle note qu’il est en revanche plus complexe de mener sa formation continue qu’en métropole, car l’offre est assez faible.

    Si la vie est un peu plus chère là-bas, les impôts sont aussi bien plus faibles et les prises en charges kiné beaucoup mieux valorisées. Faisons une comparaison rapide sur une séance au tarif minimum :

    • La séance est à 16,13€ en France, sur laquelle le kiné récupère environ 8€ après impôts et charges
    • Elle est autour de 23€ en Nouvelle-Calédonie, sur lesquelles le kinésithérapeute en récupère 18€

    C’est donc plus du double qu’en France métropolitaine, et largement de quoi pouvoir profiter des beautés que la nature offre dans l’archipel.

    Petite, Mathilde passait déjà ses vacances en voilier et a continué à pratiquer la voile pendant ses études. En Nouvelle-Calédonie elle a donc choisi de vivre sur son voilierGalopin, sur lequel elle organisait aussi des régates en équipage féminin comme la Groupama Race (le tour de la Nouvelle Calédonie sans escales).

    « Les valeurs de partage, l’humilité et l’adaptation sont communes à la pratique de la voile et à l’exercice de la kinésithérapie »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Ces expériences et la participation au départ de la Route du Rhum en 2018 lui ont donné envie de prendre part, comme notre confrère Victor, à une grande course au large. En discutant avec des amis qui avaient vécu une transatlantique, elle décide elle aussi de préparer sa transat en Mini.

    Kinésithérapeute en mini transat

    Kinésithérapie & transatlantique

    Après une période de préparation, elle souhaite prendre le départ le 24 septembre 2023, sur son voilier Minimalist. Le métier de kinésithérapeute offre à Mathilde une liberté d’organisation qui lui permet de s’occuper du bateau. Mais veiller à l’équilibre physique et en disponibilités d’exercice est très important car la préparation d’une course au large prend du temps. Surtout qu’il faut enchaîner les courses intermédiaires pour avoir la chance de participer à la Mini Transat (comme la Mini Fastnet de Douarnenez à l’Irlande pour Mathilde !).

    Monter un projet sportif aussi intense comme s’occuper des patients nécessite un engagement maximum. Or, la pratique de la kinésithérapie est aussi un travail physique, et aller naviguer le weekend demande parfois de la motivation après une semaine de travail au cabinet ! 

    Il est aussi essentiel d’avoir un équilibre financier, car en dehors des périodes de remplacement kiné, il peut être nécessaire de passer 2 ou 3 mois sur l’eau. Mathilde fait donc des remplacements en cabinet libéral et travaille en intérim dans un centre de rééducation dans les environs de Douarnenez, ce qui est enrichissant et permet de travailler sur différents types de pathologies.

    Son inscription à la Mini Transat a pût se faire le 16 janvier grâce à la validation des miles nautiques déjà parcourus. La course se passe en septembre, en solitaire, avec un départ des Sables d’Olonne sur des bateaux de 6,5m avec une escale aux Canaries (10 jours) puis direction la Guadeloupe en une quinzaine de jours.

    Kinésithérapie & transatlantique

    Savoir rapidement s’adapter et se confronter en permanence à de nouvelles personnes sont des qualités nécessaires à la fois au remplacement kiné et à la préparation d’une régate. Pour la préparation physique, Mathilde a forcément un avantage et propose même d’aider les autres candidats à la transatlantique pour préparer ensemble leur corps à cette épreuve. Il faut être souple, agile, explosif lorsque c’est nécessaire ou capable de rester des heures assis à barrer et travailler sa proprioception. La voile lui permet d’ailleurs d’appréhender complètement l’impact d’une bonne préparation physique en s’appliquant ses méthodes à soi-même, pour ensuite aider ses patients.

    « Quelque soit la place à la fin, on apprend à chaque régate car on sort de sa zone de confort. »

    Mathilde Vaudelet, kinésithérapeute et skippeuse

    Finalement l’accomplissement est énorme lorsqu’on regarde le point de départ sur le quai, les tempêtes traversées et les jours de mer seule. Ce sont des opportunités d’expérience uniques, qui permettent aussi de porter les couleurs de missions qui tiennent à cœur. Mathilde soutient la Voix de l’Enfant, dont le parrain est Bruno Solo.

    Il y a de nombreux profils sur la course, ce qui est très enrichissant. Ils sont regroupés dans une association : le Pôle Mini. Si tu es intéressé, Mathilde recommande de finir ses études pour attaquer sereinement un tel parcours en tant que remplaçant kiné. C’est une bonne école pour apprendre de nouvelles choses sur soi-même, et repousser ses limites personnelles.

    Tu peux suivre les aventures de Mathilde depuis sa page Instagram@titienmini

    Tu peux également soutenir son projet depuis cette page !

    Minimalist, le bateau de la kiné Mathilde Vaudelet

    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Yoga et kinésithérapie

    2- Isaline, kiné des championnes

    3- Kiné du Sport : l’experience de Yoann

    4- Physio on hand : le voyage à travers le monde d’un masseur-kinésithérapeute

  • Yoga et kinésithérapie

    Yoga et kinésithérapie

    Clara Bonneau est kinésithérapeute spécialisée dans la périnéologie et professeure de yoga. Elle nous a partagé sa vision de la complémentarité des deux exercices, pour les patients comme pour les kinésithérapeutes.

    Sommaire
    1- Kiné & Yogi
    2- Les avantages du yoga pour les kinésithérapeutes
    3- Les avantages du yoga pour les patients

    Clara - kiné et yoga

    Kiné & Yogi

    Diplômée en 2008 de l’école d’Assas, Clara entre en poste en salariat dans un centre de rééducation, en neurologie. En 2013, elle quitte son poste pour faire un tour du monde et découvre le yoga et la méditation.

    Cette expérience lui offre un autre regard sur sa pratique de la kinésithérapie. Elle continue donc à voyager et à se former, notamment au massage thaï, puis enchaîne les formations en périnéologie à partir de 2014.

    En 2017 elle obtient son premier diplôme de professeur de yoga (Vinyasa) au Brésil, complète son cursus en 2018 en se formant au Yin yoga, puis aux 5 éléments en 2021 et enfin au yoga hormonal en 2022.

    Elle combine aujourd’hui les deux exercices, pratiquant la kinésithérapie dans un cabinet libéral à Levallois-Perret et donnant des cours de yoga.

    En semaine, elle alterne entre consultations, cours de yoga et préparation des formations. Le weekend, elle anime des ateliers de yoga. Une à deux fois par an, elle organise des retraites d’une semaine. Cela lui permet d’alterner ses passions, sans jamais s’ennuyer. Si ses pratiques se recouvrent l’une l’autre, les sujets abordés ne sont pas forcément les mêmes avec un patient en une demie heure (on parle plus d’anatomie) ou lors d’une retraite d’une semaine (on peut aborder jusqu’à la philosophie, spiritualité).

    « Le yoga permet de donner plus de sens a mon exercice quotidien. »

    Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga

    Clara recommande un tour du monde, qui offre la possibilité de rencontrer des gens exceptionnels et de vivre des expériences décisives. Apporter du soin aux gens aujourd’hui lui permet de redonner ce qu’elle a pût recevoir, de faire vivre ce cadeau et cette connaissance.

    En tant que professionnelle de santé, elle propose des formations via l’organisme Kiné Formations, mais ne communique pas aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Elle le fait en revanche en tant que professeure de yoga : c’est un sujet à la mode, qui souffre de beaucoup d’idées reçues et d’informations erronées.

    Afin d’apporter des réponses aux sportives en difficulté, elle prépare actuellement une formation qui est dédiée à leur prise en charge (stress et dérèglements hormonaux), en plus des formations déjà disponibles en e-learning :

    • yoga kiné prénatal
    • yoga kiné post partum
    • yoga viscéral et introduction au yoga hormonal  

    Pour aller plus loin dans le partage, elle souhaite monter un cabinet pluridisciplinaire dédié aux prises en charge féminines. L’occasion de créer un lieu où l’on aborde des sujets parfois tabous (sexo, périnéo) afin de dédramatiser et d’apporter des réponses sérieuses dans un cadre privilégié. Elle aimerait également faire rayonner les connaissances partagées dans des écoles ou auprès de clubs sportifs.

    Clara Bonneau kiné et professeure de yoga

    Les avantages du yoga pour les kinésithérapeutes

    En plus de cette diversité qui permet de garder son métier passionnant, Clara note de manière pragmatique que les kinés ont besoin de se diversifier pour survivre dans un monde de la santé qui ne fait pas de cadeau. Cela permet d’équilibrer le mental et le physique, mais également d’équilibrer sa pratique quotidienne pour les patients et d’offrir d’autres débouchés.

    En effet, quand on sait qu’on va travailler jusqu’à 67 ans, si on ne veut pas faire de burnout il faut pouvoir s’épanouir et se préserver. Et Clara le souligne : on ne peut pas prendre soin des patients si nous même sommes au bout du rouleau. Pour rappel 52,8% des kinés montrent des signes de burnout selon la CARPIMKO.

    C’est en s’épanouissant que nous serons meilleurs pour servir les patients, que nous vivrons plus en harmonie avec nos collègues (la majeure partie de son temps est passée au travail) et que l’on réduira les frictions en famille après des journées surchargées.

    On ne prépare pas les soignants à faire face à ces difficultés : on a toujours l’impression que l’on doit faire plus pour les patients et on peut donc éprouver une certaine culpabilité. Comme le mentionnait Thierry Blain, il faut réussir à quitter la Kiné Rat Race.

    Avec la quantité de pathologies observées, de patients suivis, se sentir crédible et légitime peuvent également sembler impossible. Pourtant le kinésithérapeute est un élément clé du système de santé, à préserver. Qui le soignera s’il se blesse ? Il ne faut pas penser que c’est ingrat de partir en vacances ou de réduire ses horaires de travail. Ce serait bien plus dommageable de gâcher sa vocation.

    « La clé est de trouver l’harmonie, comme dans une partition, en variant son rythme, ses notes, ses pauses, son tempo. »

    Clara Bonneau, kinésithérapeute et professeure de yoga

    Elle recommande donc fortement la pratique du yoga pour les kinés a titre individuel. Les masseurs-kinésithérapeutes sont au quotidien dans l’empathie, c’est un métier physique mais également chargé d’émotions. Il faut être à l’écoute de soi, sur le plan physique et mental. C’est essentiel pour se mettre à disposition des patients et éviter la lassitude dans un contexte difficile.

    L’intérêt de cet outil – le yoga – est donc évident. En tant que kiné on connaît la puissance du mental et on constate tous les jours des patients atteints de troubles émotionnels en plus de leurs pathologies physiques. Le yoga s’inscrit dans une démarche préventive sur les deux plans pour le praticien. C’est une approche globale de l’Être tant sur le plan physique, mental, émotionnel, énergétique et spirituel. C’est l’union de tous ces aspects qui permet de trouver un équilibre stable et une santé durable.

    La formation continue, que se soit en yoga ou en kinésithérapie est extrêmement importante pour développer sa pratique : elle conseille ainsi de se former au yoga via des organismes internationaux reconnus et certifiants (son choix personnel s’est porté sur Yoga Alliance).

    Kiné et Yogi

    Les avantages du yoga pour les patients

    Le yoga s’inscrit totalement en complément de nos techniques de kinésithérapie classique. Cette discipline a des vertus multiples qui peuvent s’appliquer à un champ d’action large:

    • Au niveau de la sphère viscérale : en complément de la thérapie manuelle et de l’approche nutritionnelle, on peut compléter par des exercices d’étirements fluides (en yoga dynamique) ou par des positions tenues (en Yin yoga) avec une action sur l’organe et le méridien.
    • Au niveau hormonal : il y a des liens très étroits entre l’anatomie, le système hormonal, la respiration… avec des postures de bases du yoga on peut avoir des champs d’applications immenses et très ciblés pour les patients.
      Depuis l’hypothalamus et l’hypophyse, dans le cerveau, les hormones sont transportées par le flux sanguin vers les glandes qui les transforment pour agir. Chez une patiente, il est donc possible grâce au yoga d’agir sur le cerveau, le cœur par la mise en mouvement pour agir sur le flux et sur les glandes en comprimant ou étirant les organes, voire sur le méridien des organes ciblés pour aider à rééquilibrer le système hormonal.
    • Au niveau postural, rhumato : pour améliorer la posture au quotidien, contre balancer un mode de vie sédentaire, réduire des douleurs chroniques, améliorer sa mobilité, sa tonicité, son équilibre.

    Pour les patients, il peut s’avérer essentiel de s’apaiser pour mieux se réparer. Notamment pour ses patientes qui la consultent en périnatale. Les exercices de yoga à faire à la maison sont très doux et permettent de s’autonomiser au maximum.

    Cela permet aussi de développer les connaissances des patientes et leur donner des clés de compréhension de leur propre corps. C’est également un élément important pour la prévention des blessures, et notamment pour les patients sportifs.

    Yoga et kinésithérapie

    Cet échange plein d’ondes positives sur le yoga et la kinésithérapie nous a laissés en forme ! Et Clara ne compte pas s’arrêter là : elle souhaite créer une plateforme accessible en ligne pour mettre à disposition une bibliothèque d’exercices afin de partager et d’autonomiser encore plus les patients et confrères qui en auraient besoin. Nous avons hâte de découvrir cela !

    En attendant, si vous souhaitez la retrouver, lui poser des questions, avoir plus d’informations ou approfondir vos connaissances, voici les liens à suivre :

    • Le site de kiné formations pour les formations en présentiel (yoga périnatal, périnéologie et sport au féminin), les e-learning (yoga prénatal, yoga post partum, yoga viscéral)
    • www.kialaya.fr

    Un avis à partager ? N’hésite pas à laisser un commentaire 👇

    1- La recherche de l’amélioration continue dans l’exercice de la kinésithérapie

    2- Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    3- Isaline, kiné des championnes

    4- Une kinette : les valeurs de la kiné

  • K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    K3 à Orléans et en route pour le 4L Trophy

    Humanitaire, aventure, rencontres… le 4L Trophy est un challenge qui permet de se forger une expérience unique pour les étudiants kinés les plus courageux. Marjorie et Noémie ont donc suivi leur vocation, plutôt que la voie de la facilité.

    Sommaire
    1- Un projet d’étude kiné
    2- Objectif humanitaire

    Experience aventure etudiantes kinés

    Un projet d’étude kiné

    En K1 à l’IFMK d’Orléans, ça a immédiatement matché entre Marjorie et Noémie. Alors lorsqu’en K3 elles doivent faire un projet et le présenter à l’école, elles décident de s’associer.

    Le projet doit promouvoir la kinésithérapie auprès du grand public. Des portes ouvertes, un film ou l’animation d’un forum sont envisageables. Mais il manque quelque chose… Elles pourraient inclure leur projet dans une aventure humanitaire.

    Elles choisissent donc de se lancer dans le 4L Trophy, une aventure humanitaire intense, sur une période de dix jours. En plus du matériel scolaire, elles livreront ainsi du matériel médical pour la rééducation : béquilles, fauteuil roulant, déambulateurs. Ce projet permettra ainsi de rencontrer d’autres personnes, et de partager sur leur vocation de masseur-kinésithérapeute, mettant en avant leur formation et leur métier dans chaque échange…

    À l’issue du projet, l’objectif est de faire une présentation pour faire découvrir l’aventure, et qui sait, susciter de nouvelles vocations d’étudiants kinés !

    4L Trophy kiné

    Objectif humanitaire

    Marjorie le confie, la préparation est assez compliquée mais le projet est déjà très enrichissant. Les deux aventurières ont monté leur association, les Kinesitrophystes, et déjà parcouru la jungle administrative. Avec de la famille parrainant déjà un enfant via l’association Enfants du Désert, qui organise l’événement, la mission est très concrète et permet de garder le cap.

    « Je n’ai encore jamais traversé 3 pays dans une 4L. Ça sera une nouvelle expérience. »

    Marjorie, étudiante kiné du 4L Trophy

    Des sponsors les suivent déjà :

    • L’ARAPL Grand Centre (accompagnement comptable et fiscal pour les professionnels de santé)
    • GPM, partenaires du BDE de l’IFMK d’Orléans Kinergy
    • Des partenaires moins connus mais tout aussi important de leurs réseaux personnels

    Les bienfaiteurs et bienfaitrices de la communauté kiné sont aussi les bienvenus : https://www.helloasso.com/associations/kinesitrophystes/collectes/financement-4l-trophy-2022-kinesitrophystes.

    Les Kinesitrophystes sont aussi bien sûr sur Instagram !

    Si l’humanitaire et le fait de se débrouiller toutes seules les attiraient beaucoup pour ce projet étudiant, Marjorie envisage de retourner faire de l’humanitaire à nouveau une fois en exercice. Libéral ou salariat, rien n’est encore arrêté, mais travailler en équipe lui semble essentiel. Pouvoir échanger avec des confrères ou même d’autres professionnels de santé lui apporte déjà beaucoup lors de ses stages.


    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Sandstorm : une aventure d’étudiants kinés

    2- Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    3- Eva Arnaud : Kiné et culture

    4- Les K-raid’ingues : aventure kiné à l’Europ’Raid

  • Bonnes pratiques – Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    Bonnes pratiques – Indépendance d’exercice de la kinésithérapie

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de l’indépendance d’exercice de la kinésithérapie.

    Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.

    Bonnes pratiques - La newsletter juridique de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
    La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Le principe d’indépendance professionnelle s’applique aux kinésithérapeutes, quels que soient leur statut et leur mode d’exercice.

    Ainsi un praticien dispose pleinement de son indépendance lorsqu’il exerce. Il demeure libre dans le choix de ses actes, techniques et prescriptions.

    Dans ces conditions, les kinésithérapeutes sont libres de recourir à la technique qu’ils estiment la plus appropriée à la bonne prise en charge d’un patient suite à la réalisation du bilan et ne sont pas tenus par l’indication sur l’ordonnance du médecin prescripteur du nombre de séances à effectuer ou de la technique à mettre en œuvre. Il convient à cet égard de rappeler que seules les techniques validées scientifiquement peuvent être mises en œuvre par les kinésithérapeutes, sous peine d’engager leur responsabilité disciplinaire.

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- Quitter la “Kiné Rat-Race”

    2- Kiné : rester informé facilement

    3- Les groupes Facebook de petites annonces kiné

    4- Kiné salarié ou kiné libéral, quel statut choisir ?

  • Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux

    Elsa est une jeune masso-kinésithérapeute qui exerce dans le sud de la France. En parallèle, elle a monté un profil Instagram pour partager les recherches et révisions qu’elle effectue pour sa formation continue de kinésithérapeute.

    Sommaire
    1- Parcours d’une masso-kinésithérapeute diplômée en Espagne
    2- Instagram et partage de la kinésithérapie
    3- Quelle suite pour une kinésithérapeute qui partage ses connaissances sur Instagram ?

    @ma_kine_est_nulle

    Parcours d’une masso-kinésithérapeute diplômée en Espagne

    Diplômée en 2021 à l’Université de VIC, en Catalogne, elle est passée par l’étape de l’équivalence de diplôme de kinésithérapeute. Grâce à un peu de chance et un dossier béton, elle n’a pas eu de stage compensatoire à faire et a pût se lancer directement dans les démarches pour exercer.
    Elsa conseille, afin de maximiser ses chances de bénéficier de l’équivalence sur dossier dès la commission de :

    • faire tous ses stages en France
    • exercer dans un maximum de spécialités possible
    • déposer un dossier clair et organisé (le jury en voit des centaines, aidons les !)
    • se relire 10 fois et contrôler que les pièces justificatives ne manquent pas

    Elle enchaîne donc sur un poste en clinique pour quelques mois, le temps de faire l’administratif : ordre, URSSAF, CPAM… on liste les premières démarches de l’installation kiné. Après cette transition d’un an entre les études et l’exercice professionnel qu’elle s’était imaginé, elle se lance dans le remplacement en libéral.

    En dehors des lapins occasionnels des patients, son expérience de kiné remplaçante se passe super bien. L’adaptation est importante dans la profession en général, mais le statut de kinésithérapeute remplaçant la rend essentielle puisqu’on est en permanence dans l’inconnu. Elle varie entre des tromatos classiques, quelques enfants, des sportifs…

    Aujourd’hui assistante dans un cabinet dans lequel elle faisait des remplacements, elle continue à se former et prend le temps de comprendre exactement comment elle veut travailler, avec quels confrères ou autres professions paramédicales. Pour sa formation continue, Elsa aimerait faire la formation kiné du sport et diversifier ainsi sa patientèle en apportant aux sportifs une prise en charge de qualité.

    Instagram et partage de la kinésithérapie

    Elsa a commencé à poster sur Instagram sur le compte @ma_kine_est_nulle en octobre 2021, juste après son diplôme. Initialement, elle voulait se mettre dans le bain de l’exercice de la kinésithérapie en mettant au point des fiches de révision. Pour se motiver, rien de mieux que de partager ce travail : avec un peu de courage, le canal de partage s’est trouvé être Instagram.

    On est loin du post fait rapidement. Dès le début, si le partage était l’objectif, Elsa souhaitait une approche pédagogique autant pour elle-même que pour ses abonnés. Elle s’est donc lancée à fond, sans compter ses heures… et sans imaginer avoir un jour plus de 27.000 abonnés sur son compte. Un joli score réalisé en un peu plus d’un an !

    La répartition des abonnés de @ma_kine_est_nulle

    • 35% d’étudiants
    • 35% kinés
    • 15% patients
    • 15% autres professionnels de santé
    répartition audience kiné

    Les posts sont variés, mettant en avant des pathologies, des exercices, des infographies ou moyen de partage des astuces qui fonctionnent au cabinet pour Elsa. Le format est court et le ton direct, les éléments complexes vulgarisés. En effet, il faut remettre les abonnés de toute origine professionnelle dans le contexte, sans oublier de bien intégrer les liens vers des articles scientifiques pour sourcer toutes les informations.

    « Sur chaque post j’essaie de faire bénéficier les lecteurs de deux choses clés pour moi : l’ouverture d’esprit et l’expérience de la pratique de le kinésithérapie »

    Elsa, kinésithérapeute et autrice de @ma_kine_est_nulle

    Séparer son activité sur Instagram et son exercice de la kinésithérapie est important. Ainsi elle ne fait pas de publicité, ni dans un sens ni dans un autre, ne prend aucun rendez-vous de patient sur Instagram et reste discrète sur son activité. Cela pour ménager les attentes, et rester la kiné de proximité à laquelle les patients peuvent se confier avec la confidentialité de rigueur.

    Elsa ne le cache pas, c’est une grosse charge de travail qu’il faut mener avec passion. Lors de ses débuts, alors qu’elle exerçait en clinique, elle pouvait facilement écrire des posts de 17h à 1h du matin ! Avec le temps bien sûr cela devient plus facile : l’expérience est là, la confiance en elle mais aussi le lien qui est créé avec la communauté. La difficulté qui persiste est la régularité, car l’algorithme n’aime pas que le contenu prenne des vacances, mais Elsa confirme son engagement pour le projet sur le long terme ! On est donc ravis !

    Quelle suite pour une kinésithérapeute qui partage ses connaissances sur Instagram ?

    Garder sa passion et son ADN bien sûr : rester bienveillante vis-à-vis de soi et des autres. D’ailleurs, faire des collaborations pour partager avec d’autres kinésithérapeutes l’intéresse beaucoup !
    Si elle a fait quelques partenariats commerciaux (signalés bien sûr) cela reste très limité et uniquement sur des choses intéressantes qui lui semblent vraiment judicieuses à partager. Il faut filtrer les demandes et ne pas hésiter à les décliner. En aucun cas cela ne concurrence son exercice de kinésithérapeute, et ce n’est pas du tout prévu.

    « Instagram ne peut pas marcher sans passion »

    Elsa, kinésithérapeute et autrice de @ma_kine_est_nulle

    La pédagogie en présentiel l’intéresse également, mais lui semble encore un peu précoce : enseigner en IFMK demande une assurance et une légitimité qu’elle n’estime pas avoir. Elsa adore enseigner, le plaisir de transmettre que ce soit auprès des patients (habitudes a prendre) ou des membres de la communauté, et sans nul doute qu’elle pourrait faire profiter des élèves de sa passion, ce serait un succès !

    Partage et pédagogie kiné sur les réseaux sociaux


    Pour Elsa, les kinésithérapeutes libéraux ont la vocation de faire les choses par eux-mêmes, de ne pas dépendre des autres. De gros bosseurs, avec plein de casquettes (administratif, patrimoine, etc) ? Il y a un donc petit côté entrepreneur qui est très stimulant et qu’elle a su valoriser pour son plus grand plaisir et pour le notre.

    Merci Elsa pour l’effort de recherche et de création de contenu. Comme tu le dis si bien « Plaisir partagé : si tout le monde kiffe, c’est le principal. »


    Alors, tu te lances toi aussi dans une mission humanitaire, entrepreneuriale ou une aventure ? Découvre d’autres histoires de kinésithérapeutes aventuriers ou sportifs de haut niveau 👇

    1- Isaline, kiné des championnes

    2- Eva Arnaud : Kiné et culture

    3- Une kinette : les valeurs de la kiné

    4- La recherche de l’amélioration continue dans l’exercice de la kinésithérapie : le témoignage de Lou

  • Bonnes pratiques – La signature electronique dans les contrats entre kinésithérapeutes

    Bonnes pratiques – La signature electronique dans les contrats entre kinésithérapeutes

    L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a transmis de nouvelles bonnes pratiques dans sa newsletter juridique, au sujet de la signature électronique dans les contrats, notamment ceux proposés par Rempleo pour faciliter les échanges entre confrères.

    Pour recevoir la newsletter de l’Ordre directement dans votre boîte mail, c’est par ici.

    Bonnes pratiques - La newsletter juridique de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes
    La newsletter juridique de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Les conseils départementaux de l’ordre ont pour mission de contrôler la conformité des contrats communiqués par les praticiens à la déontologie de la profession.

    La signature de ces contrats par les parties est nécessaire à leur validité.

    Le code civil fixe les conditions de validité de la signature électronique. Elle impose la présence d’un « procédé fiable d’identification », c’est-à-dire qu’elle doit permettre de garantir l’identité du signataire et l’intégrité du document, attestant que le document signé n’a pas été modifié (article 1366 et article 1367 du code civil).

    Il existe trois niveaux de signature électronique : la signature électronique simple, avancée ou qualifiée.

    La signature électronique simple est la plus adaptée s’agissant des contrats signés entre kinésithérapeutes puisqu’elle intègre l’identité du signataire et permet d’assurer l’intégrité du document (signature numérique, cachet électronique) grâce à un fichier de preuves établi au moment de la signature.

    Le Conseil national de l’Ordre

    Ordre des masseurs-kinésithérapeutes

    Retrouvez toutes les informations de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes sur www.ordremk.fr

    Suivre l’Ordre sur Facebook, Twitter et LinkedIn.


    1- Rompre un Contrat d’Assistant Kiné Libéral

    2- Données personnelles : se protéger en ligne quand on est masseur-kinésithérapeute

    3- L’avenir du système de santé par le Conseil de l’Ordre

    4- Kinésithérapie et numérique : nouveautés… et questionnements